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Le 18 aout 2015 à 03:50
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Voix d'aujourd'hui
Cette chanson de Brassens fut récupérée dans ses tiroirs après sa mort, inachevée comme d’autres.
Et nous, on retrouve tous quelque chose de notre enfance sur les plages du souvenir... Un maillot de bain, une pelle, un seau, une casquette et le sable, immense terrain de jeu et de construction pour nos royaumes imaginaires peuplés de forteresses éphémères. La marée montante les contournait de ses vagues, léchait, détruisait, emportant avec elle les butins de nos batailles. Le lendemain, nous bâtissions de nouvelles citadelles, nous inventions de nouvelles épopées et de fantastiques chevauchées. Le monde nous appartenait.
1996 :
Maxime le Forestier chante Brassens " Les Châteaux de Sable" sur l'album "petits bonheurs posthumes".
Un an après Renaud, voici l'album de Maxime Le Forestier, joliment titré « douze nouvelles de Brassens » ou petits bonheurs posthumes. Posthumes, ces chansons furent créées, pour la plupart, par Jean Bertola en 1982 et 1985. Deux inédits rares : La file indienne, enregistrée par Bernard Lavalette, au Théâtre des Cinq Diamants, le 28 octobre 1986, sur une cassette (label Caïac) et Les châteaux de sable, créée sur disque par Valérie Ambroise en 1991 (deuxième CD, réf. 6438), sur une musique de G.?Bourgeois.?Ici, le texte de Brassens a bénéficié d'une nouvelle musique de Le Forestier, énergique, menée à train d'enfer.
Comme Renaud, Maxime a choisi l'acoustique. Mieux : les arrangements sont épurés à l'extrême, puisqu'il ne s'accompagne que de sa guitare. Excellent prise de son qui marie bien la son métallique des cordes à la voix mélodieuse de Maxime.
© jechantemagazine.com/ discogs.com/
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Crédit photos : jechantemagazine.com/ commentfaiton.com/ gallica.bnf.fr/ lexildesmots.hautetfort.com/
LES CHÂTEAUX de SABLE
Paroles et Musique: Georges Brassens 1985 © Editions musicales 57
Je chante la petite
guerre
Des braves enfants de naguère
Qui sur la plage ont bataillé
Pour sauver un château de sable
Et ses remparts infranchissables
Qu'une vague allait balayer.
J'en étais : l'arme à la bretelle,
Retranchés dans la citadelle,
De pied ferme nous attendions
Une cohorte sarrasine
Partie de la côte voisine
A l'assaut de notre bastion.
A cent pas de là sur la dune,
En attendant que la fortune
Des armes sourie aux vainqueurs,
Languissant d'être courtisées
Nos promises, nos fiancées
Préparaient doucement leur coeur.
Tout à coup l'Armada sauvage
Déferla sur notre rivage
Avec ses lances, ses pavois,
Pour commettre force rapines,
Et même enlever nos Sabines
Plus belles que les leurs, ma foi.
La mêlée fut digne d'Homère,
Et la défaite bien amère
A l'ennemi pourtant nombreux,
Qu'on battit à plate couture,
Qui partit en déconfiture
En déroute, en sauve-qui-peut.
Oui, cette horde de barbares
Que notre fureur désempare
Fit retraite avec ses vaisseaux,
En n'emportant pour tous trophées,
Moins que rien, deux balles crevées,
Trois raquettes, quatre cerceaux.
Après la victoire fameuse
En chantant l'air de "Sambre et Meuse"
Et de la "Marseillaise", ô gué,
On courut vers la récompense
Que le joli sexe dispense
Aux petits héros fatigués.
Tandis que tout bas à l'oreille
De nos Fanny, de nos Mireille,
On racontait notre saga,
Qu'au doigt on leur passait la bague,
Surgit une espèce de vague
Que personne ne remarqua.
Au demeurant ce n'était qu'une
Vague sans amplitude aucune,
Une vaguelette égarée,
Mais en atteignant au rivage
Elle causa plus de ravages,
De dégâts qu'un raz-de-marée.
Expéditive, la traîtresse
Investit notre forteresse,
La renversant, la détruisant.
Adieu donjon, tours et courtines,
Que quatre gouttes anodines
Avaient effacés en passant.
A quelque temps de là nous sommes
Allés mener parmi les hommes
D'autres barouds plus décevants,
Allés mener d'autres campagnes,
Où les châteaux sont plus d'Espagne,
Et de sable qu'auparavant.
Quand je vois lutter sur la plage
Des soldats à la fleur de l'âge,
Je ne les décourage pas,
Quoique je sache, ayant naguère
Livré moi-même cette guerre,
L'issue fatale du combat.
Je sais que malgré leur défense,
Leur histoire est perdue d'avance,
Mais je les laisse batailler,
Pour sauver un château de sable
Et ses remparts infranchissables,
Qu'une vague va balayer.
Thea dit :
Maxime Le Forestier rend ici un bel hommage à Georges Brassens dont il fit, en octobre 1972, la première partie à Bobino. Belle & nostalgique cette chanson nous rappelle quelque chose à tous ![]()
.
posté il y a 212 semaine
Thea dit :
que de tendresse, oh oui ! Que de souvenirs déploie cette chanson fraîche et douce, Tozzia ! Bon après-midi à toi, aux visiteurs et amis
posté il y a 212 semaine
Lembelly dit :
Cette chanson évoque en moi de beaux souvenirs, de beaux matins et après-midi d'été. Je souris en revoyant mes jolis châteaux de sable, les plus beaux. Merci Théa
posté il y a 212 semaine
Giorgino dit :
Voui, jolie chanson , pleine de tendresse . . . merki Dame Théa . .
posté il y a 212 semaine
Thea dit :
rès belle chanson, en effet, Lembelly Tout y est, poésie, nostalgie, bonheur des des étés de l'enfance : liberté... bonheur de vivre, et le vécu dans l'instant présent, le coeur en fête...
posté il y a 212 semaine
Thea dit :
On se laisse prendre à cet te chanson, GG. Le grand Georges avait des trésor s de tendresse et de poésie. Le Forestier sait les interpréter ans le trahir. C'est velouté.
posté il y a 212 semaine