Jean-Pierre MARIELLE, né en 1932, vient de jouer sa dernière scène. Voix singulière et tonitruante, gouaille et flamboyance du rire et du verbe. Carcasse impressionnante, démarche de grand seigneur, moustache puis barbe altières. Un univers à lui seul, cet homme-là, cet acteur-caméléon qui, s’il apparaît dans des comédies de boulevard, joue aussi, des années 60 aux années 2000, du Claudel, du Tchekhov ou du Pirandello. Au cinéma, après de timides débuts en 1960, il lui faut attendre une décennie et une bonne vingtaine de rôles avant de se faire remarquer. Il a été sept fois nominé aux César sans en remporter un seul. Mais ne rien obtenir dans les « comices agricoles télévisuels » lui était indifférent, disait-il: « Les César ? J’en ai rien à foutre! »