Hors temps, hors siècle, Anne Vanderlove à eu une vie plutôt tourmentée. Je l’écoutais, oreille collée au transistor ou presque. Je savourais chacune de ses chansons avec ferveur. J’aurais aimé la rencontrer. Et puis, elle nous a quittés, ce week-end, sans bruit, sans éclat médiatique, quasi oubliée depuis longtemps car ayant refusé l’image qu’on voulait lui faire endosser : perruque blonde, nez refait... répertoire gnangnan… On l’a cantonnée à la « Ballade de novembre » et à cette étiquette de Joan Baez française, femme engagée comme elle. On lui demandait sempiternellement la Ballade lors de ses rares passages sur les plateaux, sans même s’enquérir de ses nouveaux titres… Puisse-t-elle reposer en paix là où se retrouvent tous les artistes .