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GRAND CREATEURS
TRES BEAU TRAVAIL DE CET ARTISTE
René Jules Lalique est né en 1860 à Ay, un petit village de la Marne. Dès le plus jeune âge, il sintéresse au design et à lart. Sa famille déménage rapidement en banlieue parisienne mais ses nombreux séjours à Ay durant ses vacances influencent Lalique dans ses sculptures naturalistes en verre.
En 1872, il intègre le Collège Turgot où il commence à dessiner. Deux ans plus tard, il travaille en tant quapprenti auprès du joaillier Louis Aucoc à Paris tout en suivant les cours du soir de lEcole des Arts Décoratifs. En 1876, il déménage à Londres et intègre le Sydenham Art College. Il y développe ses compétences pour le graphisme ainsi que son approche naturaliste de lart.
Après son retour dAngleterre, il dessine des bijoux pour Cartier, Boucheron et dautres. En 1885, Lalique ouvre sa propre Maison où il crée et fabrique ses propres bijoux et objets en verre. Dès 1890, il est reconnu comme lun des plus importants designers en joaillerie Art Nouveau de France. Dans les années 1920, il devient également célèbre pour ses œuvres de style Art Déco.
On lui doit la décoration de plusieurs paquebots, lIle-de-France, le Normandie ainsi que des trains de prestige comme lOrient Express.
Lalique meurt en 1945 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Avec la disgrâce de lArt nouveau, et les sombres années 1930, les bijoux de Lalique tombent dans loubli. Sa cote a véritablement commencé à démarrer à partir de lexposition de 1991 au Musée des Arts décoratifs. (Musique : Piotr Ilyich Tchaikovsky - Danse de la fée Dragée)
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| Métadonnées personne | |
|---|---|
| NOM | René Jules Lalique |
| NOMS ALTERNATIFS | |
| COURTE DESCRIPTION | maître verrier et bijoutier français, |
| DATE DE NAISSANCE | 6 avril 1860 |
| LIEU DE NAISSANCE | Aÿ dans la Marne |
| DATE DE DÉCÈS | 5 mai 1945 |
| LIEU DE DÉCÈS | |
René Jules Lalique (né le 6 avril 1860 à Aÿ dans la Marne et mort le 5 mai 1945) est un maître verrier et bijoutier français,
Il s'est rendu célèbre par ses créations étonnantes de bijoux, puis de bouteilles de parfum, de vases, chandeliers, horloges et, à la fin de sa vie, de cabochons de voitures. L'entreprise qu'il a fondée fonctionne toujours. Son nom est resté attaché à la créativité et la qualité, car il a toujours su dessiner des objets fastueux mais restant discrets.
Sommaire |
À seize ans, il commence son apprentissage avec un joaillier parisien, Louis Aucoq (en). Il suit ensuite, de 1878 à 1880, les cours du Sydenham Art College (en) à Londres. Après être revenu en France, il travaille pour Aucoq, Cartier, Boucheron et d'autres. Il découvre l'art japonais contemporain à travers les expositions universelles de 1867 et 1878, ce qui sera pour lui une source d'inspiration.
En 1882, il devient dessinateur concepteur indépendant pour plusieurs maisons de joaillerie de Paris (Georges Fouquet, Aucoq, Hamelin, Boucheron, Henri Vever...). Il lance quatre ans plus tard, en 1885, sa propre joaillerie.
En 1890, il rencontre Alice Ledru qu'il épouse peu après et avec qui il aura une fille, Suzanne (1892) et un garçon, Marc Lalique (1900). Il se mariera beaucoup plus tard avec Marie-Jeanne Anère avec qui il aura deux autres enfants : Raymond Lalique et Renée Lalique. Lalique est reconnu comme un des concepteurs de bijoux les plus importants de l'Art nouveau français ; en créant des pièces innovantes pour la nouvelle boutique de Samuel Bing à Paris, La Maison de l'Art Nouveau. Il commence à exposer ses œuvres à son nom dès 1894, notamment au Salon des artistes français de 1897 et 1898. Le grand verrier Émile Gallé le découvre à l'occasion du premier et en fait un éloge appuyé. Son stand à l'exposition universelle de 1900 à Paris remporte un franc succès.
Tout en gardant les sources d'inspiration de l'Art nouveau, faune et flore, dont le paon, divers insectes et parfois un bestiaire fantastique, il innove en utilisant des matériaux peu usités pour la bijouterie à cette époque : le verre, l'émail, le cuir, la corne, la nacre, et en préférant souvent les pierres semi-précieuses aux pierres précieuses. L'introduction du volume dans la bijouterie est facilitée par ses connaissances en modelage. Il dessine ses modèles, les faisant réaliser par une équipe de ciseleurs, sculpteurs et émailleurs qu'il recrute avec soin.
De nombreuses femmes de la noblesse, de la bourgeoisie et du spectacle se sont mises à porter ses bijoux extraordinaires, telles la marquise Arconati-Visconti, la comtesse de Béarn, la princesse de Guermantes, Mme Waldeck-Rousseau, Sarah Bernhardt pour laquelle il réalise en 1902 son costume de scène pour la reprise de la pièce Théodora au Théâtre Sarah Bernhardt.
Lalique fut l'unique artiste moderne dont Calouste Gulbenkian devint le client et l'ami. Ce dernier acquis le fameux Pectoral à la libellule (vers 1897-1898), chef-d'œuvre très admiré à l'Exposition universelle de 1900, qu'il prêta à la tragédienne Sarah Bernhardt. Quelques bijoux Lalique visibles au musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne :
Il s'intéresse tôt au verre comme matière artistique et il installe dès 1890 un atelier de verrerie où il commence à expérimenter ses possibilités, dans un premier temps dans la bijouterie. Il en effectue des moulages et apprivoise la liaison verre-métaux. Ses premiers bijoux comportant cette matière sont exposés en 1895.
Après avoir ouvert une boutique place Vendôme à Paris, il commence à concevoir en 1895 des flacons de parfums en verre, étant ainsi le premier à imaginer de commercialiser cet emblème du luxe et du raffinement dans un emballage tout aussi splendide. Il le fait aussi dans le but de produire de beaux objets en séries importantes, et donc de rendre son art accessible à un nombre croissant de personnes. Cette même année 1895, le musée des Arts décoratifs fait entrer Lalique dans ses collections.
En 1898, il installe un atelier de verrerie dans la propriété de Clairefontaine (Yvelines), lui permettant, en particulier, de mieux maîtriser le verre soufflé.
En 1900, Lalique triomphe à l'Exposition universelle de Paris et en 1905 il ouvre un magasin, « place Vendôme ». En 1910, il crée pour le parfumeur François Coty, qu'il a rencontré en 1908, le flacon pour « Ambre antique ».
En 1913, il rachète une verrerie à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) et dès 1914, il convertit son usine à la fabrication d'objets médicaux destinés aux hôpitaux et aux pharmacies. En 1918, il construit une usine de verre en Alsace à Wingen-sur-Moder.
Après la fin de la Première Guerre mondiale, les bijoux très colorés, très fantastiques de Lalique n'étaient plus dans l'air du temps. Le créateur le sent et décide de se reconvertir, et dès 1920, il se tourne vers l'Art déco. Ainsi le succédané néo-classique et géométrique Art déco remplace l'Art nouveau. Cependant, selon Olivier Mauny, le PDG de Lalique, ses créations vont ouvrir la voie à une industrialisation des objets d'arts, car une des meilleures manières d'inscrire le luxe et l'esthétisme au quotidien est d'en faire des objets usuels. Il va ainsi créer de nombreux objets tels que vases, coupes, chandeliers, flacons à parfum, bouchons de radiateurs pour la 5 CV Citroën (1925), décorations des wagons-restaurants de l'Orient Express (1929), décorations de la salle à manger des premières classes du paquebot Normandie (1936), fontaines des Champs-Élysées.
En 1933, la première rétrospective est organisée au Musée des Arts décoratifs.
En 1945, année de sa mort, son fils Marc Lalique démarre le travail du cristal.
René Lalique est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise, Paris, France.
René Lalique ne se contente pas de créer des modèles, il construit aussi une usine à Wingen-sur-Moder afin de les fabriquer en grande série, et dépose des brevets sur de nombreuses techniques de fabrication (verre pressé-moulé, verre à double fond).
Il crée également des effets esthétiques : le satiné Lalique, les verres opalescents.
L'excellence de ses créations, et le goût qu'il met dans œuvres, lui valent de réaliser le décor intérieur de plusieurs paquebots : l’Île-de-France, le De Grasse, le Normandie, ainsi que des trains de prestige l'Orient-Express et le Nice-Côte d'Azur express.
Il réalise les vitrages ainsi que la colombe et les lampes liturgiques pour l'église saint-Nicaise de Reims. Inspiré par la chapelle de la Vierge Fidèle à Douvres-la-Délivrande, près de Caen, il livre aux sœurs qui lui ont commandé un crucifix, outre cette croix de verre, une porte de tabernacle, un retable, une lampe, deux colonnes lumineuses, les verrières du chœur, la table de communion et l'autel, entièrement en verre.
René Lalique fut le premier à sculpter le verre dans de grandes réalisations monumentales :
Avec la disgrâce de l'Art nouveau, et les sombres années 1930, les bijoux de Lalique tombent dans l'oubli. Sa cote a véritablement commencé à démarrer à partir de l'exposition de 1991 au musée des Arts décoratifs.
Ninalily dit :
Merci d'avoir mis Maitre René Lalique,je le revisite avec plaisir.La transparence
du verre est magnique entre les mains de ce createur.Bonne journée,a +
posté il y a 3 semaine
Thea dit :
Nous sommes plusieurs à avoir rendu hommage à ce maître-verrier, c'est tjrs un plaisir de revoir ses oeuvres. Merci Phatrist (comment fais-tu pour mettre des articles si bien illustrés?Moi, mpossible)
posté il y a 2 semaine
Phatrist dit :
thea quand j'ais posté ma vidéo je revient chercher l'historique du sujet...
et rien n'est refusé sur le blog
posté il y a 2 semaine