Le blog de Thea
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Le 16 septembre à 12:45
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Parcours
Le groupe d'éditions LANCIO ( Rome) a créé au fil des ans une pléiade d'acteurs devenus de véritables stars à travers les nombreux titres diffusés dans le monde entier. Sophia Loren, pour ne citer qu’elle, a débuté ainsi.( cf photos au bas de l’article)
Le 21 janvier 1961, je reçois un courrier de ces Editions dont j’ignore tout ! *
On m’informe être « en possession de mon nom comme auteur (je n’ai jamais su comment). Etant donné que notre Maison Editrice publie en France divers journaux du type « presse du cœur » elles m’invitent « à leur soumettre des textes inédits ».
« Toutefois, vous devriez tenir compte des recommandations suivantes en principe :
1) le public auquel nous nous adressons est simple, de bons sens, pas très rusé mais suffisamment intelligent. Et il est surtout un public féminin. Par conséquent les histoires, dans leur juste mesure, devront considérer lesdites caractéristiques et doivent être des histoires d’amour singulières, fraîches et substantielles. Donc, moins de rhétorique et beaucoup de faits " (sic)
Sans commentaires !
A raison de « 10 pages dactylographiées « et une moyenne de « deux histoires par mois », j’envoie quelques nouvelles. Plusieurs sont publiées et présentées comme… « histoires vécues » par les éditions désireuses d’aguicher leur lectorat féminin qui se reconnaîtra. Mes …histoires vécues… sont diffusées dans une revue française financée par le groupe LANCIO : « Charme ». Non non, ce n’est pas ce que vous imaginez, c’est très sage, style «Nous Deux » Des histoires édifiantes mais d’une banalité affligeante, d’un ennui ! Je n’en garde pas un souvenir impérissable ! Je ne les ai même plus, sauf une que je retrouve en même temps que ce courrier de Rome :
« Un jour en été » Elle est vendeuse chez Prisunic et s’appelle Sophie. Il est comptable à la CAF et s’appelle Stanley…ils se sont rencontrés à la fin de la guerre pendant les bombardements. Mariage puis désamour, il fait la connaissance de Jane …mais on ne trompe pas sa femme dans ces histoires-là. Bref, la moralité est sauve. Les prénoms américains étaient très à la mode, ça mettait un peu d’exotisme. Ensuite je n’ai pas continué, impossible pour moi « d’entrer dans les cases « des personnages stéréotypés. Héros grand et musclé, ayant réussi professionnellement, si possible ingénieur- très prisé- ou mieux, médecin !! Héroïne immature, jugée intellectuellement déficiente etc… On décida que j’étais trop… littéraire ! (sic) Mais bon, je ne regrette rien, j’aurais fait une expérience instructive et amusante, gagné quelques lires et des souvenirs. Peut-être suis-je passée à côté d’une grande carrière à la Delly ou la Barbara Cartland !!!Qui sait ?
* contrairement à ce que je pensais j’ai collaboré à des revues, magazines etc, avant 1963 !
Giroflee dit :
Tiens, je n'ai jamais flirté avec la presse du coeur, mais "sur les bancs publics" bien sûr !!!
posté il y a 6 jour
Ex-libris dit :
et bien !!!
je vais vous dire à toutes les deux : voila qui n'est pas très sérieux
posté il y a 4 jour
Thea dit :
eu euh Ex-libris...ben non..même j'avais la bague au doigt depuis 1960. Mais les bancs publics ça accueillaient aussi "les jeunes mariés sympathiques" en ce temps-là!
posté il y a 4 jour
Thea dit :
aujourd'hui les contes commenceraient ainsi : "ils eurent beaucoup d'enfants et se...marièrent"... pas vrai ?
posté il y a 4 jour