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Guillaumet 
Admin famille
France 
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Date du message :
avril 19, 2011 14:44
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Patrick Wajsman Directeur Général
La santé a un coût, mais elle n'a pas de prix. Derrière la b*****ité d'une formule, les réalités. À l'heure où l'humanité compte près de 7 milliards d'êtres, la plus grave crise financière depuis les sombres années 1930 déroule son cortège d'incertitudes, de chômage, de pauvreté. Les nations du Nord quêtent la croissance nouvelle et ploient sous le fardeau de la dette. Les grands émergents foncent à toute vapeur vers la terre promise du développement. Restent des centaines de millions de laissés-pour-compte. De fait, en Afrique, en Asie, voire en Amérique latine, de nombreuses populations ont vu leur état aggravé par le tsunami. Un milliard d'individus vivent avec, plus ou moins, un euro par jour. Plus d'un milliard d'habitants n'ont toujours pas accès à l'eau potable et à un logement décent. Malnutrition, manque d'hygiène, carences de soins, déficit en médicaments/médecins/logistique, mortalité infantile, la nouvelle pauvreté accentue les facteurs de pathologies, d'épidémies, voire de pandémies. Or les maladies qui affectent en premier lieu les plus démunis sont cause de désorganisation sociale quand ce n'est pas de déséquilibres locaux et régionaux. Moralement inacceptable. Politiquement dangereux.Un espoir se lève. En ce début de XXIe siècle, la santé, dans son acception la plus large, devient affaire de conscience et d'enjeu planétaire. Briser les cycles de la pauvreté, allouer les ressources, maîtriser la démographie des naissances, rassembler la communauté internationale en faveur du développement, beaucoup comprennent que c'est oeuvrer à la paix et à la sécurité. Il y a une dizaine d'années, la grande croisade contre le sida s'est ébranlée à l'initiative, principalement, de la France et du Brésil. Elle a, d'une certaine manière, donné le la à cette grande mobilisation pour l'aide internationale qui rassemble désormais un large éventail d'acteurs - des États eux-mêmes aux organisations institutionnelles en passant par la société civile, les associations et les fondations à but caritatif, les universitaires et les chercheurs. Sans oublier le monde des affaires. Il est plaisant d'observer qu'au-delà des sensibilités et des intérêts particuliers la coopération s'exerce dans le meilleur esprit. L'aide se révèle de plus en plus efficace. Les gouvernements donateurs du Nord, certains d'entre eux au moins, augmentent leurs contributions malgré la rigueur ambiante. Des pays du Sud eux-mêmes veulent dépenser plus pour la santé. Aux Nations unies, de grands dirigeants planétaires se mobilisent, conscients que, dans les régions à faibles revenus, 8 millions d'enfants meurent encore chaque année de maladies et 350 000 femmes, des suites de complications liées à la grossesse et à l'accouchement ! Prévenir mais aussi guérir : sur le terrain, la vaccination et le traitement pour l'éradication des maladies « tueuses » d'enfants et d'adultes progressent quotidiennement. Souvent dans un cadre de coopération public-privé. Encourageant. Sauver et prolonger la vie : légitime et immense ambition. Beaucoup reste à faire, à imaginer, à initier. Sans oublier, naturellement, que les grandes problématiques de santé publique ne sont pas l'apanage des pays pauvres. Dans les démocraties du Nord, l'allongement de l'espérance de vie, le vieillissement donc, est porteur de lourds paradoxes. À peine la santé devient-elle un droit fondamental que l'objectif de justice, de qualité médicale et d'universalité des soins bute sur le défi du financement, sur la soutenabilité socio-économique. Mettre en oeuvre une politique de « santé équitable » nécessite aussi, en face des progrès de la science, de s'accorder sur les critères de morale et d'éthique. Et suppose enfin, last but not least, de résoudre l'équation de la recherche fondamentale et appliquée au coeur de la médecine de demain. Par dizaines de milliards chaque année, les dépenses de l'industrie de la pharmacie et du biomédical ne cessent de progresser. Or le nombre de médicaments nouveaux approuvés par l'autorité publique diminue tandis que croissent les exigences du public. Recherche, épidémiologie, avancées, qualité des soins, mutations, hausse des besoins, financement : les dirigeants ont la responsabilité de pérenniser les systèmes de protection menacés par le stress budgétaire ; définir le juste ratio coûts/bénéfices pour la collectivité ; et garantir à la recherche un niveau d'investissement compatible avec les enjeux scientifiques. Évidemment d'une grande complexité, le sujet santé s'impose comme priorité absolue. Une nouvelle ère s'ouvre qui exacerbe les défis en termes de prévention, d'intervention, de préservation de la biodiversité, de climatologie. Ce Dossier exceptionnel de Politique Internationale consacré à la santé ne prétend pas être exhaustif, mais choisit de donner la parole à de grandes personnalités et à de grandes institutions, que nous remercions de leur sollicitude. *****yses et témoignages édifiants. Par nature, le postulat, c'est que l'aide au développement n'est et ne sera jamais suffisante. OEuvrer au bien-être : la tâche est d'autant plus considérable qu'une part de l'humanité doit prioritairement s'atteler à l'édification d'une politique de santé, d'un système de protection sociale propre qui ne sera jamais qu'un très lointain cousin du modèle d'État-providence échafaudé au Nord sur les ruines de la guerre. Mais, réconfortant, le mouvement est en marche. Des voix se font entendre. De grands pays émergents, telle la Chine, rejoindront un jour prochain le club des donateurs, lequel a donc vocation à s'élargir. La mobilisation elle-même s'exerce déjà sur un front plus large. La coopération et les financements innovants (Unitaid et autres) ouvrent des perspectives de ressources insoupçonnées. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme enregistre des résultats probants. Sans doute l'argent reste- t-il le nerf de la guerre. Une quarantaine de milliards de dollars : tels sont les besoins qui permettraient d'atteindre l'objectif annuel de la Stratégie globale de l'ONU. La crise financière, dit-on, aurait coûté au moins 5 000 à 6 000 milliards, c'est selon. Henry Lauret Coordonnateur de ce Dossier spécial
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Soyeuse 
Canada
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Date du message :
juin 2, 2011 18:17
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Je crois qu'un groupe de personnes influentes, tant par la fortune que par le pouvoir, sont unis pour dicter au monde son avenir. Ils s'appellent les Bilderbergs. http://face-cachee-du-monde.wifeo.com/les-bilderbergs.php Depuis la fin des années 1960 le sieur Yvan Illich, dit philosophe a fait des adeptes avec son livre «Le chômage créateur» et tant pis pour la dignité intrinsèque de l'humain. Un bassin de population pauvre dans un pays est l'assurance d'une main-d'oeuvre bon marché. Avec la radio, la télévision, l'informatique d'une part; les distributions de nourriture d'autre part on donne du pain et des jeux au affamés et ce faisant on les maintient dans leur servitude. On évite de les éduquer parce que la connaissance mène au progrès et à la révolte. Il faudra encore beaucoup de printemps Nord-africains, africains et arabes. *Ce message a été édité le 2-Jun-2011 6:20 PM par Soyeuse*
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Soyeuse 
Canada
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Date du message :
juin 3, 2011 07:49
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J'oubliais de signaler un fait essentiel : c'est que la santé dans le monde, la faim, les cataclysmes et autres fléaux ne sont pas leur affaire. Quand ils investissent un dollar pour des soit disant besoins humanitaires c'est surtout pour ne par éradiquer une main-d'oeuvre bon marché. Le reste c'est du pipeau.. J'en suis fort marrie pour les personne qui s'engagent de tout leur coeur, de toutes leur forces dans des combats généreux. Si vous vous posez la question : non je ne suis pas amère! Je continue à croire en l'humain. Je ne crois plus aux organisations, aux politiques (hommes et décisions), pas plus aux institutions, mais je crois qu'un humain peut se tourner vers l'autre, lui tendre la main pour l'aider à avance. Ça OUI, j'y crois. Certaines actions désirent l'ombre et l'anonymat. La générosité en est une. C'est comme l'esprit créateur de l'homme. Si le support d'une équipe est nécessaire, c'est bien seul et isolé qu'un humain pense et créée.
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Larpete1 
France
Messages : 4487 
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Date du message :
juin 8, 2011 18:02
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Moi, je suis tràs surpris qu'on réfléchisse encore comme quand nous étions sur les bancs d'école Avec les bons sentiments, un certain honneur, j'en passe Nous étions, il y a une génération, à 4 milliards de personnes sur terre Nous sommes aujourd'hui à 6 milliards En 2050, on va probablement être aux environs de 12 milliards La surface de la terre n'est pas extensible, les richesses non plus
Alors, il faut se poser nous-mêmes les bonnes questions actuelles Comment va-t-on nourrir cette humanité Je ne pense pas que les bonnes intentions vont résister à une telle situation
Et juste une remarque: Il y a peu de temps qu'on essaie d'éradiquer les différentes maladies, en se substituant à la sélection naturelle et le manque d'hygiène dans les pays encore à la traîne Mais plus il va y avoir du monde, plus vite on va aller dans le mur
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Soyeuse 
Canada
Messages : 5945 
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Date du message :
juin 9, 2011 09:36
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Plus nous sommes nombreux plus le civisme devrait nous guider. Oui Larpete, je sais que je rêve lol
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Larpete1 
France
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Date du message :
juin 9, 2011 09:59
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Je pense que l'instinct de conservation va vite primer sur des considérations égalitaires imaginées par de bons utopistes qui ont inventé les bons sentiments, qui n'existent pas dans la nature Ce qui me fait le plus rigoler, c'est que, si on en arrive à se taper dessus pour bouffer, le fric ne vaudra plus rien........ *Ce message a été édité le 9-Jun-2011 10:02 AM par Larpete1*
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Soyeuse 
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Date du message :
juin 9, 2011 14:06
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Avec l'évolution du climat ce que tu dis pourrais bien arriver bientôt Larpete. Vous aviez la sécheresse et nous des inondations pour le même effet : les récoltes sont fichues dans plusieurs endroits. Nous allons nous taper des briques.
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