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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 5, 2010 10:36
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Je sors.
Je rêve que je sors dans la nuit de neige.
Je rêve que j'emporte
Avec moi, loin, dehors, c'est sans retour,
Le miroir de la chambre d'en haut, celui des étés
D'autrefois, la barque à la proue de laquelle, simples,
Nous allions, nous interrogions, dans le sommeil
D'étés qui furent brefs comme est la vie.
En ce temps-là
C'est par le ciel qui brillait dans son eau
Que les mages de nos sommeils, se retirant,
Répandaient leurs trésors dans la chambre obscure.
Yves Bonnefoy "Ce qui fut sans lumière" Gallimard.
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Domysa 
France
Messages : 4 
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Date du message :
février 6, 2010 15:42
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Domysa 
France
Messages : 4 
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Date du message :
février 6, 2010 15:45
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Chaque jour nous invite, nous incite à avancer, à cheminer, peu à peu vers un après souvent brumeux et l'on cherche parfois une réponse, trop vite …
Nos rencontres quelques fois atypiques comme des pierres sur le sentier ne sont pas fortuites mais nous guident, nous aventuriers
Chaque nouveau matin est un présent qui nous est offert malgré nos doutes il est chemin faisant, un allers vers, une route
Chaque être croisé va m'apporter un peu de lui, un peu de ce que je ne suis point pour me permettre d'encore marcher plus avant, vers un après, beaucoup plus loin
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 7, 2010 10:09
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Belle poésie, surtout si elle vient de toi..Domysa..
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 7, 2010 10:18
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Photo-Souvenir.
Derrière toi la terre appréhende le coucher de soleil
La nuit sera longue et froide et la mer de glace à l'entrée des ports
Cet oiseau égaré dans la volée du siècle vient heurter du bec les vitres embuées de notre chambre
Quelques traces sur les murs nous révèlent un langage ancien
Ta main posée sur le livre en appelle au silence
et la flamme s'abreuve au désordre de nos gestes
Accorde-moi la nuit pour te rêver haut.
Yves Broussard . "Pauvreté essentielle"
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
février 8, 2010 10:42
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Je retrouve l'espoir
Plus nous travaillons sur les outils qui nous sont donnés pour manifester l’amour et l’harmonie, soit notre esprit et le corps qui l’abrite, plus nous retrouvons ce goût de l’enfance que nous croyions avoir perdu.
Plus nous devenons proches de notre nature véritable, plus nos choix sont conformes à ce que notre cœur désire vraiment et plus nous ressentons la joie de vivre qui anime fondamentalement chaque enfant qui vient au monde.
Enfants, nous étions heureux de tout ce que nous avions à apprendre. Petit à petit, cependant, nous avons subi les contraintes de l’extérieur, et, par crainte de ne pas être acceptés et aimés, nous avons commencé à agir pour plaire, faisant taire la voix intérieure qui nous disait ce qui était bon pour nous.
Plus tard, nous avons développé le sens du devoir, et, aujourd’hui, il est bien rare que nous ne fassions pas ce que la société attend de nous. Pourtant, sommes-nous certains que ces attentes sont vraiment conformes à l’état d’amour que souhaite notre cœur ?
Faisons-nous la différence entre être performants et être heureux ?
Nous comparons-nous sans cesse au lieu tout simplement ?
"En étant à l'écoute je trouve des solutions qui me rapprochent du bonheur. Je redécouvre l'innocence de ma petite enfance. Tous les espoirs me sont permis"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 9, 2010 10:49
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Sous le sable.
Ah! ne posez pas trop pesamment sur le sable De cette route neuve ou de ce vieux sentier Dans les feuilles perdu la rose de vos pieds, Ô jeunes filles du palais ou de l'étable.
En ce matin où le bouton de l'églantier En vos beaux doigts fleurit exquis et périssable, Que votre pas glisse comme un pas de pavane Et soyez très légères où que vous passiez.
Car il n'est pas d'endroit où sous un peu de terre Ne repose un amoureux aux deux bras ballants, Un amoureux d'hier à jamais solitaire;
Car sous tous ces rubans de gravier gris ou blanc, Sous toute motte de blé noir ou de pré vert Dort quelqu'un qui chantait il y a trois mille ans.
Tristan Klingsor (1874-1966)
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
février 12, 2010 23:10
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Lettre du peintre Fra Angelico à un ami : toucher la main de l’ange
Ami, Il n’y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis donner et que vous pouvez prendre. Le ciel ne peut descendre jusqu’à nous, à moins que notre cœur n’y trouve aujourd’hui même son repos. Prenez donc le ciel.
Il n’existe pas de paix dans l’avenir qui ne soit cachée dans le court moment présent. Prenez donc la paix.
L’obscurité du monde n’est qu’une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie. Il y a derrière cette obscurité une splendeur et une joie ineffables, si nous pouvions seulement les voir. Et pour voir, vous n’avez qu’à regarder. Je vous prie donc de regarder.
La vie est généreuse donatrice, mais nous, qui jugeons ses dons d’après l’apparence extérieure, nous les rejetons, les trouvant laids ou pesants, ou durs. Enlevons cette enveloppe et nous trouverons au-dessous d’elle, une vivante splendeur, tissée d’amour par la sagesse, avec d’abondants pouvoirs.
Accueillez-la, saisissez-la et vous toucherez la main de l’ange qui vous l’apporte. Dans chaque chose que nous appelons une épreuve, un chagrin ou un devoir, se trouve, croyez-moi, la main de l’ange ; le don est là – ainsi que la merveille d’une présence adombrante.
De même pour nos joies : ne vous en contentez pas en tant que joies, elles aussi cachent des dons divins.
La vie est tellement emplie de sens et de propos, tellement pleine de beautés au- dessous de son enveloppe, que vous apercevrez que la terre ne fait que recouvrir votre ciel. Courage donc pour le réclamer. Mais vous avez du courage et vous savez que nous sommes ensemble des pèlerins qui, à travers des pays inconnus, se dirigent vers leur patrie.
Ainsi, en ce jour de Noël, je vous salue, non pas exactement à la manière dont le monde envoie ses salutations, mais avec la prière : que pour vous, maintenant et à jamais, le jour se lève et les ombres s’enfuient.
Fra Angelico
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
février 15, 2010 12:19
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J'accueille l'infini
"Nous sommes dans ce monde uniquement
pour apprendre et enseigner l'amour" (Dr Gérald Jampolsky)
Le bonheur peut devenir une habitude au même titre que le malheur et la souffrance.
Lorsque l’on se pose en victimes et que l’on fait dépendre son bonheur de circonstances extérieures, nul doute que nous cultivons mal notre jardin.
Arrachons les mauvaises herbes que représentent toutes les croyances négatives que nous entretenons,
à notre sujet comme au sujet des autres, et redonnons la force vitale à ce que nous voulons voir fleurir dans notre jardin.
Tout comme il faut accorder du temps et des soins à une entreprise matérielle pour obtenir de bons résultats, de même devons-nous purifier notre esprit afin d’y installer en permanence les principes d’une vie réussie.
Quand nous aurons établi une pensée positive en permanence dans notre esprit, nous devrons passer à l’étape suivante, qui consiste à taire nos pensées pour être à l’écoute des autres.
Cette étape est essentielle parce qu’elle nous permet de réaliser toutes nos nouvelles pensées.
Il n’est pas opportun d’insister et de demander sans répit, comme un enfant inquiet.
Une telle attitude dénote un manque de confiance dans la vie et empêche le flux énergétique de se mettre à l’oeuvre.
Reposons notre esprit, centrons-nous sur notre être intime et accueillons l’infini.
"Je suis positif(ve), calme et sereine. Je me mets à l'écoute de ma vie intérieure. J'en fais mon précieux guide et je suis ses conseils avec confiance"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 16, 2010 10:17
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Je dis le monde.
Je caresse la mer et j'écoute la lune Le peuple des dauphins qui dansent dans l'été Je dis le monde et les Andes se dissimulent Parmi les arbres célestes de la contrée D'ici, les isthmes, les golfes, les pôles brûlent Et la nuit remue sans que la terre ait bougé.
Je dis le monde avant d'avoir à le nommer Je connais ces chemins de bois et de bocage Les bruits de la planète et les vents d'outre-large Je dois mourir en eux pour les mieux situer Je sais ce qui me lie à l'âme des glaciers Et ce que peuvent mes prunelles sous l'outrage.
Je dis le monde avec amour et je m'y cache Ah! j'aurais tant voulu ne jamais exister Ne pas avoir ce poids de terre sous mes pieds Ces arbres dans le ciel jusqu'à l'éternité Comme des parchemins couturés de crevasses.
J'habite ici dans un domaine de fougère Que les poulains feuillus défoncent du sabot Je pourrais y battre monnaie de cuivre clair A l'effigie d'un dieu mort à notre niveau Mais je passe mes jours à changer de misère Soumis à l'angélus de la rainette d'eau.
Les ténèbres du corps peuvent bien répondre Mon âme en mouvement leur échappe d'emblée Les arbres du ponant s'éloignent de ce monde La lune les transforme en autant de voiliers.
Je redonne à la mer amour et gravité Et la terre que j'aime est plus rude que ronde.
Jean-Claude Renard "Les Noces de la terre" 1957.
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
février 17, 2010 17:54
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Bouton d'espoir, bouton de rêve...
Je conserve dans le coeur une photographie superbe aperçue il y a quelques années dans une revue.
Une vue d’ensemble d’un de ces paysages presque désertiques des Etats-Unis, sillonné par une longue route sinueuse. De part et d’autre, des herbes sèches brûlées par un soleil implacable. La chaleur semble se dégager sans netteté au ras du sol, et s’élever doucement en petites vagues aériennes et troubles. Pas âme qui vive.
Et pourtant, d’une fente de l’asphalte a surgi, irréelle et fragile, une petite fleur. Tranquille, ou insouciante de l’univers hostile dans lequel elle s’épanouit, elle s’ouvre lentement au monde, bouton d’espoir, bouton de rêve. Elle s’offre à ce soleil meurtrier qui lui accorde la grâce de fleurir un instant et de défier à elle seule la nature et l’homme. Beauté éphémère et insolite qui accroche l’oeil et touche l’âme. J’ai dans le coeur un précieux bouton d’espoir. Il me plaît de croire qu’il saura vaincre aussi le dur asphalte des désespérances qui parfois recouvre mon chemin de vie. Bouton de rêve qui restera au fond de moi toujours vivace, promesse éternelle d’une vie qui jamais ne se fane, et qui même jamais ne finit vraiment d’éclore.
Marie-Anne Morel, samedi 8 juillet 2000
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
février 21, 2010 12:18
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Rappelle-toi
Que si un rien fait souffrir un rien aussi fait plaisir...
Que tu peux être semeur d'optimisme, de courage, de confiance...
Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres... que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable...
Que ton sourire non seulement t'enjolive, mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent... Que tu as des mains pour donner et un coeur pour pardonner... Thomas Merton
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
février 22, 2010 01:14
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Je sème l'harmonie
L'harmonie est un état que nous devons rétablir constamment en nous et autour de nous.
Si, par exemple, nous sommes en désaccord avec quelqu'un, ne laissons pas la tension s'accumuler en nous.
Nous n'avons pas tous les mêmes valeurs, et il est normal de nous retrouver parfois en conflit.
Nous pouvons cependant nous libérer du jugement de valeur que nous portons sur les autres en nous disant :
Je crois avoir raison. Mais je crois que l'harmonie est plus importante que le fait d'avoir raison.
Ce mouvement ne changera pas nos valeurs, au contraire; mais nous éviterons de nous charger de haine et de ressentiment.
Nous continuerons de croire en nous, tout en étant serein et ouvert à de nouvelles discussions.
En restant calme, nous aurons une influence profonde sur les gens.
"Je refuse de me laisser envahir par la tristesse ou la colère."
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 22, 2010 08:54
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Au nom de l'impossible.
Il est des vagabonds flamboyants, gueux des steppes et des déserts, derviches, majnûms, illuminés, pèlerins vêtus de poussière qui ne veulent prendre place dans l'un ou l'autre monde,
même si au nom de l'autre monde ils sont pendus dans celui-ci.
Ainsi de Machrab qui disait: "je préfère la route à cette ville.. et cheminait du Ferghana au Pamir, de Mazar à Samarkand, sans s'attarder jamais ni adoucir le feu de sa bouche:
au nom de la poésie à vivre il ne gardait que l'impossible en vue toute parole lui était une poignée de sable..
André Velter "Ceux de la poésie vécue" recueil "Tant de soleils dans le sang"
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
février 24, 2010 19:29
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Le jour où je me suis aimé pour vrai ... Charlie Chaplin
...j'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j'ai pu me relaxer. Aujourd'hui je sais que ça s'appelle..... Estime de soi
...j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n'étaient rien d'autre qu'un signal quand je vais contre mes convictions. Aujourd'hui je sais que ça s'appelle..... Authenticité
...j'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd'hui je sais que ça s'appelle.... Maturité
...j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une situation ou une personne dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi- même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment... Aujourd'hui je sais que ça s'appelle..... Respect
...j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire : personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Aujourd'hui je sais que ça s'appelle.... Amour propre
...j'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans, j'ai abandonné les Mégaprojets du futur. Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime, quand ça me plaît et à mon rythme. Aujourd'hui je sais que ça s'appelle.... Simplicité
...j'ai cessé de chercher à toujours avoir raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui j'ai découvert .... l'Humilité
...j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir. Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd'hui je vis une seule journée à la fois. Et ça s'appelle.... Plénitude
...j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient un allié très précieux. Tout ceci est.... Savoir vivre
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