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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
janvier 10, 2010 12:11
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Invitation de la folie ! ...fable de Jean de la Fontaine La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
* Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :
- On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
- Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
* Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
* L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
* La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
* La Joie courut au milieu du jardin.
* La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
* L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
* La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
* Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.
- CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...
* La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
* En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
* Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...
* Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda
- Où est l'Amour ?
* Personne ne l'avait vu.
* La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.
* C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
* La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
* L'Amour accepta les excuses. * Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
janvier 10, 2010 18:41
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Une envie du matin
J'avais envie matin de t'écrire un poème Tout teinté d'affection et d'étreintes amicales Mélanger un instant tous les mots que tu aimes Pour en faire un bouquet d'amitié en pétales
Aux heures du dimanche ma plume s'est posée J'avais envie matin de t'écrire un poeme Inventant des baisers à venir déposer Aux abords de ton coeur, de sa tendre bohème
Pour donner des couleurs à l'aurore trop blême J'ai puisé dans tes yeux les tons d'un arc-en-ciel J'avais envie matin de t'écrire un poème Qui soit doux et sucré avec un goût de miel
Que son chant t'accompagne sur ta route aujourd'hui Pour faire briller ton âme aux diamants du diadème Qu'il efface les traces des larmes de la pluie J'avais envie matin de t'en faire un poème...
De fripou2
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 11, 2010 10:10
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Tristesse. (extrait)
Mais quoi ! je n'ai plus de pensées ! Elles ont pâli sous mes pleurs ; L'air de Paris les a glacées, Comme l'hiver glace les fleurs ! De mes derniers accords vibrante, Comme la voix d'une mourante, Ma lyre se tait pour toujours : Adieu donc, sainte poésie !... Hélas ! mon coeur t'avait choisie Pour appuyer mes tristes jours !
Elise Gagne.
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
janvier 13, 2010 08:27
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Ma petite voix intérieure...
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Bien des gens vont se demander c'est
quoi je veux dire.
Depuis que je suis toute jeune,
avant de faire quelque chose, de dire
quelque chose, poser un geste ou une parole,
il y a une petite voix à l'intérieur de moi
qui me dit ne fait pas ça ou
bien ça tu peux le faire.
Vous allez peut être rire de moi à cause
de ce que je vous dis là mais je sais de quoi je parle.
Au début, je ne mettais pas en pratique
ce que ma petite voix me disait et ça m'occasionnait bien des problèmes.
Un jour je me suis assise seule et je me suis mise à réfléchir. Pourquoi cette voix en dedans de moi... Je ne suis pas folle mais elle est bien là.
Les psychologues vont dire que c'est
la voix de la conscience. Mais moi je ne crois pas C'est le bon qui est en nous et qui nous
murmure ce qui est bon ou pas.
Nous devrions toujours l'écouter.
Vous savez, je ne suis plus une jeune fille mais une adulte accomplie.. Et je peux vous dire que pas juste
une fois dans ma vie, j'ai écouté cette
petite voix qui me disait ce que je
devais faire ou pas. Et je suis assez fière de moi car grâce à
l'écoute de cette petite voix,
je suis une femme épanouie et heureuse.
Ce n'est pas toujours facile d'écouter notre
voix intérieure mais j'ai appris que la plupart
du temps, elle a raison.
Combien je me suis évité des problèmes parce que j'ai écouté ma petite voix intérieure. et je ne l’ai jamais eu à le regretter.
Croyez-moi, posez-vous la question
quand vous êtes seuls. Et vous pouvez être assurés que vous allez entendre inconsciemment cette
petite voix en vous. Vous seriez surpris des conseils
qu'elle nous donne.
Ils sont toujours très bons et je peux vous garantir une chose, les fois où je ne l'ai pas écoutée, les problèmes survenaient...
Maintenant j'ai appris à vive avec ma
petite voix et j'en suis fière. Car elle m'aide à accepter les déceptions,
les joies, les hypocrisies et bien
autre chose dans le monde dans lequel aujourd'hui nous vivons.
À vous qui me lisez, écouter votre voix intérieure elle vous aidera plus
que vous ne croyez.
Johanne
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 13, 2010 09:26
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Madrid
Madrid, princesse des Espagnes, Il court par tes mille campagnes Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs. La blanche ville aux sérénades, Il passe par tes promenades Bien des petits pieds tous les soirs.
Madrid, quand tes taureaux bondissent, Bien des mains blanches applaudissent, Bien des écharpes sont en jeux. Par tes belles nuits étoilées, Bien des senoras long voilées Descendent tes escaliers bleus.
Madrid, Madrid, moi, je me raille De tes dames à fine taille Qui chaussent l’escarpin étroit ; Car j’en sais une par le monde Que jamais ni brune ni blonde N’ont valu le bout de son doigt !..
Car c’est ma princesse andalouse ! Mon amoureuse ! ma jalouse ! Ma belle veuve au long réseau ! C’est un vrai démon ! c’est un ange ! Elle est jaune, comme une orange, Elle est vive comme un oiseau !
Oh ! quand sur ma bouche idolâtre Elle se pâme, la folâtre, Il faut voir, dans nos grands combats, Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu’une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras !..
Alfred de Musset .
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 14, 2010 08:08
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Odeur marine.
J'ai dans l'âme une odeur marine.
Odeur de large, odeur de plage, odeur de ports, De vieux ports goudronneux et saurs où la marée Délaye lentement l'ombre des grands navires... Odeur des goémons aux capsules dorées, Chevelures d'ambre, algues que je sens encor Glisser, vivantes, sur ma bouche et ma mémoire ;
Coquillages gravés au long des promontoires, Beau souvenir qui sent la mer et le soleil, Les grands chemins marins et les syrtes profondes O les chemins qui ne sont pas toujours pareils Et qui s'en vont vers l'autre bout du monde !
J'ai, dans l'âme, une odeur marine.
Et vous, barques, avec vos mâts et vos cordages, Qui découpent en carrés d'or Le ciel, le ciel cruel et divin des voyages, M'attendez-vous ? et dans quel port ?
Et quelle voile, pour moi seul enfin tendue, Emportera vers l'aventure et vers la mer Mon âme à tout jamais contumax et perdue...
Roger Dévigne.
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
janvier 15, 2010 09:11
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JE SUIS SUR LA BONNE ROUTE
Je rumine moins à l'intérieur. Je suis moins vulnérable. Je peux admirer les beaux paysages. Ma pensée devient plus claire; mon jugement, plus sûr; mes sentiments, plus stables. Je commence à éprouver de la joie à aller travailler. Je découvre des aspects de la vie jamais perçus auparavant. Je reconnais certains visages qui n'avaient plus d'expression. Je prends davantage goût à la vie et à ses petites surprises quotidiennes. J'ai déjà envie de partager ma joie nouvelle. À travers moi, une vie insoupçonnée commence à poindre.
(Auteur inconnu)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 15, 2010 09:27
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Poésies en prose..
Si tu veux nous irons en aéroplane et nous survolerons le pays des mille lacs,
Les nuits y sont démesurément longues
L'ancêtre préhistorique aura peur de mon moteur
J'atterrirai
Et je construirai un hangar pour mon avion avec les os fossiles de mammouth
Le feu primitif réchauffera notre pauvre amour
Samowar
Et nous nous aimerons bien bourgeoisement près du pôle
Oh viens ! .
Blaise Cendrars.
« Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France »
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 16, 2010 08:30
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L'odeur de la terre.
A Carnac, l'odeur de la terre A quelque chose de pas reconnaissable.
C'est une odeur de terre Peut-être, mais passée A l'échelon de la géométrie Où le vent, le soleil, le sel, L'iode, les ossements, l'eau douce des fontaines, Les coquillages morts, les herbes, le purin, La saxifrage, la pierre chauffée, les détritus, Le linge encore mouillé, le goudron des barques, Les étables, la chaux des murs, les figuiers, Les vieux vêtements des gens, leurs paroles, Et toujours le vent, le soleil, le sel, L'humus un peu honteux, le goémon séché,
Tous ensemble et séparément luttent Avec l'époque des menhirs
Pour être dimension.
Eugène Guillevic.
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
janvier 16, 2010 09:40
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L'AMITIÉ
La véritable amitié est pure. Elle ne recherche aucune faveur en retour. Elle élève celui qui la donne. La véritable amitié est généreuse.
Elle est plus forte que tous les préjugés. Elle anoblit celui qui la donne. La véritable amitié est fidèle. Elle n’est pas altérée par le temps.
Elle honore celui qui la donne. La véritable amitié est tenace. Elle est faite de loyauté et de franchise. Elle grandit celui qui la donne.
La véritable amitié est magnanime. Elle ne pose aucune condition. Elle embellit celui qui la donne. La véritable amitié est absolue.
Elle n’est jamais donnée par miettes. Elle fait honneur à celui qui la donne. La véritable amitié est spontanée. Elle ne fait l’objet d’aucun marchandage.
Elle récompense celui qui la donne. La véritable amitié est sincère. Elle ne pose pas de conditions. Elle enrichit celui qui la donne.
Henri de Lacordaire, (1802-1861)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 17, 2010 13:02
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Au bord de la mer.
La lune de ses mains distraites A laissé choir, du haut de l'air, Son grand éventail à paillettes Sur le bleu tapis de la mer.
Pour le ravoir elle se penche Et tend son beau bras argenté ; Mais l'éventail fuit sa main blanche, Par le flot qui passe emporté.
Au gouffre amer pour te le rendre, Lune, j'irais bien me jeter, Si tu voulais du ciel descendre, Au ciel si je pouvais monter !
Théophile Gautier "Espana"
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
janvier 18, 2010 09:23
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La journée sera formidable
La première heure du matin est le gouvernail
de la journée toute entière. "
(Henry Ward Beecher)
Si nous décidions chaque matin d'ouvrir notre coeur à la beauté du monde, nous serions comme un immense jardin fertile. Nous ferions place au pardon, à l'amour, au partage et à la joie de vivre.
Nous serions comme ces jardiniers qui se lèvent à l'aube afin de contempler le soleil qui se pointe à l'horizon et d'obtenir la promesse d'un jour fécond.
N'y a t-il pas plus beau moment que celui où l'on découvre les choses sous un jour nouveau ?
Si nous arrivions, dès notre réveil, à prendre quelques instants pour méditer positivement sur ce que nous voulons accomplir dans la journée, nous aurions l'occasion de nous unir à la puissance infinie de l'Univers.
Ainsi, notre être tout entier se sentirait prêt à entreprendre sa tâche quotidienne, car il se saurait guidé et protégé.
"Avant de débuter ma journée, je m'arrête pour faire le point afin de réunir mes pensées et mes actions dans un même dessein. C'est ainsi que je suis en harmonie avec moi- même."
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
janvier 19, 2010 08:58
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LE VAISSEAU D'OR
Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif : Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues; La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues, S'étalait à sa proue, au soleil excessif.
Mais il vint une nuit frapper le grand écueil Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène, Et le naufrage horrible inclina sa carène Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.
Ce fut un Vaisseau d'Or dont les flancs diaphanes Révélaient des trésors que les marins profanes, Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.
Que reste-il de lui dans la tempête brève ? Qu'est devenu mon coeur, navire déserté ? Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve !
(Émile Nelligan)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 19, 2010 08:59
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Il n'y a qu'un seul amour..
Il n'y a qu'un seul amour, comme on dit: une seule loi, la même pour tous, la même absence au coeur de toute présence, la même absence dans la souffrance comme dans la joie. Ce qu'on apprend dans les livres, c'est-à-dire « Je vous aime ». Il faut d'abord dire « je ». C'est difficile, c'est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de maladie, de la maladie des vies impersonnelles, des -vies tuées. Ensuite il faut dire « vous ». La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d'une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire « vous », tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l'absence abondante. Enfin il faut dire « aime ». C'est vers la fin des temps déjà, cela ne peut être dit qu'à condition de ne pas l'être. La dernière lettre est muette, elle s'efface dans le souffle, elle s'en va comme l'air bleu sur la page, dans la gorge. " Je vous aime"...
Christian Bobin , extrait, "La part manquante"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 19, 2010 09:02
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Un autre extrait ..
Je t'aime. Je t'aime et dans cet amour fleurit la plus grande vue de toi, une image où tu es libre, une image de drap blanc et ciel pur, je n'entre pas dans cette image, mon amour, je n'y entrerai jamais, tu y es seule, libre d'y dormir, d'y sourire et même d'y disparaître, je te regarde, je t'aime et t'aimant je te vois dans la nuée de ta vie blanche, dans la douceur de cette vie venue à toi et dont toi seule connaîtras jamais le goût, je t'aime donc je te vois et tu es libre dans cette vue.
Christian Bodin.
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