Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 36
Les nouveaux membres : 9
Anniversaires aujourd'hui : 13
Inscrivez-vous à Amicalien pour participer à nos jeux concours !
Thème du concours : Histoire du temps des fêtes
Type de concours : Court récit littéraire
Fin des votes : 15 janvier 2009
Je t'ai trouvée
Les cheminées fumantes enveloppaient la ville d'une brume artificielle, et firent tousser Christian. Celui-ci sourit, sans trop savoir pourquoi, à une vieille dame qu'il croisait. Apercevant la photographie d'un palmier, il se prit à rêver à un voyage, un long et beau voyage... aux côtés de celle qu'il rejoignait. Sans trop savoir comment, il se retrouva devant la porte.
Il frappa énergiquement. Des pas se firent entendre, et une angélique voix chanta:
- Qui est là?
- C'est Christian! Répondit celui-ci.
- Je ne connais aucun Christian! dit la voix.
Il y eut un silence.
- C'est toi, Emilia? fit Christian.
La porte s'ouvrit soudain:
- Mais oui c'est moi, mon Christian! Je t'ai bien eu.
Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps:
- Entre, dit-elle.
Christian pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil. Emilia vint s'asseoir près de lui.
- Alors, que racontes-tu?
- Euh... rien, rien de bien spécial.
Christian semblait ailleurs. Son amie s'en aperçut et lui demanda s'il allait bien.
- Oui, je vais bien! En fait...
- En fait?
- En fait, j'ai simplement envie de t'embrasser.
Emilia eut un sursaut.
- Me... mais... moi?
- Oui.
Un silence s'ensuivit. Christian comprit qu'il était allé trop loin.
- Excuse-moi, Emilia, je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça.
- Tu ne le sais pas?
- Euh... à vrai dire, euh... enfin, je voulais dire que...
- Est-ce que tu étais sérieux? Le coupa Emilia.
Il hésita.
- Je suppose que non. J'ai sûrement dit ceci sans réfléchir. Je suis désolé.
- Christian...
- Je suis désolé, oublie-ça.
- Christian, embrasse-moi...
Cette fois-ci, ce fut lui qui sursauta. Après un moment, sans mot dire, il approcha ses lèvres de celles de Emilia. Puis, dans le silence de cette maison tranquille, au milieu d'une journée comme les autres, ils s'embrassèrent pour la première fois.
Une fois de plus, Christian prononça les trois mots magiques.
- Je t'aime.
Mais cette fois-ci, cela sonnait autrement. C'était plus beau. C'était plus fort.
- Cela ne fait que quelques jours que nous nous sommes vus, et je n'ai jamais aimé une femme autant que toi. Car les autres étaient des femmes ordinaires.
- Il en est de même pour moi, mon chéri, déclara Emilia. Personne ne pourra remplacer ton si tendre sourire. Tu es unique, grâce à plein de petites choses. Personne n'a ta démarche, Personne n'a tes cheveux. Personne n'imite aussi bien que toi le murmure de l'amour. Personne ne connait l'histoire de mon coeur aussi bien que toi. Personne à part toi ne m'a jamais dit que j'étais douce. Bref, personne à part toi ne mérite d'être dans mon coeur.
- Tu sais... j'ai aimé, tout à l'heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n'en fallut pas plus à Emilia pour saisir le bras de Christian et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l'impression d'être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s'échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C'était beau, c'était puissant, comme un tableau de Rubens, ou comme ''Ne Me Quittes Pas'' de Jacques Brel. Tout rugissait autour d'eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d'une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Christian ferma les yeux et eut l'impression de aimer en haut d'un chène. Et soudain tout s'arrêta.
- Emilia...
- Oui?...
- Emilia... veux-tu m'épouser?...
- Oui... fit-elle doucement.
Ils restèrent ainsi toute la nuit à se regarder dans le blanc des yeux. Parfois, ils s'embrassaient. Parfois, ils parlaient.
- Ne me quitte jamais, disait Christian.
- Je ne te quitterai jamais. Tu es bien trop romantique pour que je te quitte, répondait Emilia. Tu es l'opposé de la bêtise, de la brutalité... tu vaux bien plus que ce rustre de Pierre. Je ne sais pas comment j'ai fait pour lui trouver du charme.
Et ils s'embrassaient. Puis ils s'embrassaient une nouvelle fois.
Puis ils se promirent de s'aimer éternellement, et l'éternité commença pour eux.
C'était le soir de Noël ......
Participant : Chris0835
Position : 10 de 20
Pointage total : 198
Nombre de votes : 36
Moyenne des votes : 5.5000
Ma note : N/D
Visionnements durant les votes : 94
Visionnements depuis les votes : 372