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De génération en génération : le degré « r » pour un petit air de famille




Pour la première fois, une équipe de chercheurs du CNRS (Laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble) a évalué la capacité qu’on les êtres humais à détecter un lien familial. Cette reconnaissance dépend du degré « r » de parenté. Explications.

Un fils, un frère, une cousine, un grand-père, une tante… partagent certains traits qui montrent plus ou moins qu'ils ont un lien de parenté. Si les êtres vivants reconnaissent en général les membres de leur propre famille, peuvent-ils reconnaître si deux inconnus ont un lien de parenté ? Apparemment oui, selon les chercheurs du CNRS. Et ce, grâce au degré « r » de parenté.

Le cœfficient de parenté « r » correspond à la probabilité qu'un même gène se retrouve chez deux individus de même famille. Il est, par exemple, égal à un pour deux « vrais jumeaux », de un-demi entre parents et enfants et de un quart entre petits-enfants et grands-parents. Et selon cette étude, plus le degré « r » est plus élevé, plus détecter le lien de parenté est fréquent.

Elle montre ainsi que l'on perçoit l'air de famille même avec des personnes qui n'ont jamais cohabité et qui appartiennent à différentes générations, comme des grands-parents et leurs petits-enfants. Reconnaître un lien de parenté entre deux inconnus peut nous aider à anticiper leurs comportements, procurant ainsi un certain avantage dans la vie en société.

Certaines particularités ont également été notées : en effet, le lien qui réunit grands-parents et petits-enfants est plus détectable que celui qui lie les oncles ou tantes à leurs neveux ou nièces, bien qu'ils soient tous deux estimés par le même coefficient de parenté (r=¼). « Des facteurs comportementaux et génétiques concourent à expliquer ces différences » selon le communiqué du CNRS.

Pour cette étude, l'équipe du LPNC a réuni plus de 500 photos de membres de plusieurs dizaines de familles de la région grenobloise. Elle les a ensuite associées par paires et les a soumis à des adultes n'ayant aucun lien avec ces familles. Ces adultes devaient détecter l'existence ou non d'un lien de parenté entre elles.

Les paires de visages présentées à ces adultes associaient un individu avec lui-même (à un âge différent), avec un frère ou une sœur, un oncle ou une tante, un des grands-parents, un cousin ou une cousine ou enfin avec, un étranger, adulte ou enfant.

Aujourd'hui, l'équipe du LPNC poursuit ses investigations en essayant de mieux comprendre la nature des mécanismes mise en jeu dans la reconnaissance et de définir les zones des visages qui permettent de détecter la parenté.

Ces résultats ont été publiés dans Proceedings of the Royal Society B.


Source : Senior actu : l'actualité senior sur internet

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