Le vendredi, juste avant le passage à l’heure d’hiver entre samedi et dimanche, nous sommes allés, mon mari et moi, à Rouen, faire une visite à Marcelle la compagne de feu mon père, laquelle va sur 80 ans. Ensuite nous avons continué vers Dieppe. Le soir nous sommes allés voir la mer : « Ma Mer » comme j’aime à dire de la Manche ; juste avant d’aller manger des moules/frites dans un petit restau sur le port. Le lendemain le ciel était "mouilleux" comme on dit en patois Cauchois, ce qui ne nous a tout de même pas empêché de longer la côte pour aller visiter « mes plages » de galets gris. A Pourville, nous avons acheté des huîtres normandes que nous avons mangées le soir une fois rentrés chez nous. Je suis allée à la pêche à pieds sur les rochers découverts à marée basse, mais je n’ai pas fait de pêche miraculeuse. Juste une poignée de bigorneaux ! J’ai par contre pris un bon bol d’air marin ! Sur la route du retour j’ai demandé à passer par Monville, pour revoir la Rue des Rivières, longeant la maison où je suis née. C’est étonnant de constater que 50 ans après que nous l’ayons quitté, ce lieu précis a très peu changé ! De part et d’autre, de ce qui s’appelait « la Sente à Patin » avant de prendre le nom de rue ; les mêmes haies avec entre autres toujours du houblon ; les prés avec des vaches et en fond la même ferme au toit d’ardoises, juste un peu vieillie et mal entretenue! Deux blocs de chacun dix logements de briques de style corons, terminent cette rue. Autrefois ces maisons étaient les logements des ouvriers des deux usines locales. De nos jours, les entreprises ayant fermé leurs portes de longue date, les maisons ont été vendues à des particuliers et ont ainsi perdu de leur unité dans une modernisation que chaque propriétaire a faite différemment. La route du retour le samedi soir était fluide.
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