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Famille : Carnets de voyages.
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Auteur
Sujet : Une semaine à ténérife.
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moa |
Date du message : juillet 18, 2009 07:40 |
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Samedi 21 février. Départ de chez nous à 4heures du matin. Cette fois Marcelle (adorable compagne de feu mon père) est du voyage. Nous sommes à l'aéroport pour 5h comme prévu, afin de recueillir les billets qui nous sont remis par le bureau de l'agence de voyages. La jeune femme de l'accueil détaille nos trois billets et me demande: "Quel âge à l'enfant?" Je lui désigne Marcelle et précise " 74 ans!!" Elle la regarde et s'excuse de la méprise… Nous avons les trois places comme nous les souhaitons: Daniel un hublot, Marcelle côté allée et moi donc entre eux deux… Décollage à 7h 30. Arrivée sans encombre à 10h30 heure locale, c'est-à-dire une heure de moins qu'en France. Un car nous prend à l'arrivée pour nous conduire à l'hôtel de Puerto de la Cruz. Il dépose avant nous, dans trois autres hôtels, des voyageurs qui feront la plupart des mêmes excursions que nous. Nous sommes au Complexe Magec, usine à touristes qui comporte lui-même trois hôtels, les uns contre les autres. Nous devons attendre pour avoir les chambres, l'accueil du bureau de l'hôtel est mécanique et glacial! On voit qu'ils n'ont pas besoin de faire du style pour avoir la clientèle, laquelle leur arrive par cars entiers, fournis par les agences, toute chaude prête à croquer. Pour accéder aux chambres, il faut monter deux étages, puis suivre un long couloir, monter quelques marches, puis suivre un autre couloir en partie dehors avec un toit de plastique, puis rejoindre le second bloc d'habitations, prendre un second ascenseur sur quatre étages et continuer encore un couloir avant d'atteindre les chambres… Personne ne nous guide pour cette première fois, le type du bureau en bas nous a fait le topo et nous laisse nous débrouiller avec les valises. Pour nous ce n'est pas gênant mais pour Marcelle et son genou fragile, cela aurait été bien d'avoir quelqu'un: service minimum! Nous sommes logés dans deux chambres consécutives, et Marcelle a la même chambre que nous, car elles sont toutes identiques! Chaque chambre possède une petite terrasse donnant sur la mer… enfin au loin, avec les hautes constructions en béton devant : des hôtels et appartements de vacances principalement. Sur la table, il y a une assiette avec des bananes et un carton portant imprimés les noms du directeur de l'hôtel. Ténérife est la capitale canarienne de la banane, principale ressource du pays avec le tourisme. Nous prenons notre premier repas dans le restaurant de l'hôtel, lequel accueille sur un horaire large les très nombreux touristes qui défilent. Les repas sont en self service, en buffets chauds et froids. C'est très varié, à la fois classique (pâtes, frites, viandes grillées et en sauce) et plus espagnol : paëlla, poissons frits, papas au sel etc. crudités de toutes sortes, fruits, gâteaux, crèmes, glaces… Marcelle est ravie comme une gamine devant ces choix. A 15 heures, nous partons tous trois faire un long tour à pied, en ville et jusqu'à la grève. La mer est d'une belle couleur émeraude, les vagues impressionnantes moussent au soleil et viennent mourir sur la plage de sable noir volcanique. Les bains de mer sont le plus souvent presque impossibles, c'est pourquoi un complexe moderne de piscines d'eau de mer a été construit sur une espèce de digue avancée dans l'océan. Nous voyons cela de loin, mais nous ne pratiquerons pas. L'hôtel aussi a une piscine, peu fréquentée. Ce qui fut le petit charmant port de la Croix (Puerto de la Cruz) est complètement cerné de toutes part de hautes constructions de béton, collées les unes aux autres sans harmonie et jalonnées de boutiques de souvenirs "made in China"! Aucune politique de préservation de l'environnement ici! La rentabilité à outrance du tourisme de masse est manifeste. Dans les rues de la partie ancienne de la ville je fais quelques clichés de balcons de bois sur des maisons traditionnelles. C'est l'époque du Carnaval et les voies sont investies par les baraques foraines, la vieille place aussi, ce qui ne nous permet pas de jouir de son cachet réel. Nous croisons des personnes, adultes et enfants déguisés, se rendant nous ne savons pas où mais il est clair que la fête se prépare. Un grand défilé officiel était prévu pour ce soir, mais la pluie étant attendue il est annulé. Ce qui n'empêchera pas les gens de faire la fête toute la nuit dans les rues de la ville! Je fais aussi les premières photos de tulipiers d'Afrique, arbres que j'avais déjà découvert à Lima, au Pérou. Nous faisons un arrêt à une terrasse de café, Daniel et Marcelle dégustent leur première "cerveza de barril" (bière à la pression) de la marque locale Dorada. Bonne, légère et pas chère. J'en goûte juste une gorgée dans le verre de Daniel. Sur le trajet du retour, Marcelle jette un regard sur les cartes postales : entre 20 et 30 centimes d'euros selon les boutiques. Le soir, le restau est ouvert de 18 heures (pour les Allemands, entre autres!) jusqu'à 21h30, (pour les Espagnols de la péninsule)… Nous nous y rendrons généralement à un horaire compris entre les deux. Au dîner, je découvre du Gaspacho excellent, et j'en prendrai ensuite tous les soirs! La nuit est "musicale"… Nous découvrons dès 20h30, que nous sommes logés juste au-dessus de la boîte de nuit… et la musique y est diffusée à fond, en faisant bénéficier même ceux qui n'ont rien demandé comme nous… Lorsque ce bruit cesse enfin, la rue prend le relais avec la liesse populaire du Carnaval : cris rires, musiques, feu d'artifices jusqu'à six heures du matin… où c'est alors la cavalcade dans les couloirs de ceux qui rentrent de la fête… A suivre.
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moa |
Date du message : juin 2, 2007 07:39 |
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Dimanche 22 février. Petit déjeuner en buffet. Je découvre des figues demi sèches excellentes. Je trouverai à en acheter ensuite pour en rapporter chez nous. Nous nous rendons à la réunion de mise au point du séjour. Nous demandons s'il est possible d'avoir des chambres plus loin de la boîte de nuit… "Oui, mais demain!" Départ pour "Loro Parque" un parc de création artificielle, mais bien fait, réunissant à la fois des animaux dont des oiseaux : grande collection de perroquets entre autres, et des espèces botaniques. Dès l'arrivée on nous dirige vers le restaurant où nous sont servi:, une brochette de viande délicieuse et des légumes excellents, et en dessert un genre de flan comme nous en trouverons souvent dans les menus. Je verrai sur les cartes postales ensuite qu'il s'agit manifestement d'une spécialité locale. Nous avons ensuite quartier libre jusqu'à 17h30 pour nous promener à notre aise dans ce parc immense avec un plan et y voir( ou non) les spectacles animaliers présentés à heures fixes et annoncées. Nous ne regarderons que celui du dressage des dauphins. Je me fais un vrai plaisir à parcourir les allées entre les plantes et les fleurs plus belles les unes que les autres. Un bâtiment abrite des aquariums où les poissons sont présentés de très belle façon, il est même possible d'y réaliser de jolies photos. Un dôme est entièrement réservé à la présentation de pingouins en situation, c'est très bien fait. Moi qui pensais être déçue par le côté surfait, je suis agréablement surprise. Les oiseaux qui volent sont, bien entendu en grandes cages, mais bien entourées de végétation partout. La majorité de ces animaux ne sont pas originaires des Canaries. Curieusement, la faune naturelle est rare et peu nombreuse sur cet archipel, pourtant peu éloigné du continent africain. Au retour, nous demandons au bureau d'accueil confirmation de notre changement de chambre pour le lendemain. Le préposé, pas plus aimable que la veille, nous dit :" Ce n'est pas certain… cela dépendra des arrivées…" Nous allons voir l'homme qui nous a promis le matin même le changement lors de la réunion, il va voir le type de l'accueil et règle fermement le problème… Le soir, nous décidons de changer de salle de restauration, il y en a trois. A la fin du repas, j'emporte une banane. Un homme qui semble être le "chef de salle" m'arrête, désigne d'un doigt sévère le fruit que je tiens en main, et le visage revêche, me sermonne d'un ton de surveillant d'internat : "Ça c'est interdit! Ça va bien pour ce soir, mais il est interdit de sortir de la nourriture d'ici!" Il ajoute d'un ton méprisant : "En France vous faites ce que vous voulez, mais ici on est en Espagne, pas en France!" Nous décidons que nous ne reviendrons pas dans cette salle de restaurant! Compte tenu de ce que nous savons que sera la nuit, nous nous "schootons" pour pouvoir dormir malgré les bruits! Lundi 23 février. Changement de chambre pour nous. Marcelle a décliné l'offre: elle n'a pas envie de remballer et déballer à nouveau ses affaires! De toutes façons elle se drogue pour dormir et assure que cela ne la gêne donc pas outre mesure. Nous émigrons au septième étage! Balcon à la place de terrasse, à ceci près la chambre est identique: elles sont toutes pareilles dans les trois hôtels de ce gros complexe! La vue a changé avec l'exposition : nous sommes côté montagne, et c'est le Teide enneigé qui se profile au dessus de la ville et des immeubles en béton. Daniel qui a le vertige et ne s'approche donc pas, mais je m'avance et regarde au- dessous. J'y vois à droite la piscine de l'hôtel, à gauche un chantier de construction en cours, et juste au-delà, une petite bananeraie. Nous partons pour Abaco visiter une vieille demeure canarienne datant du 16 ième siècle. Dans la journée elle est visitée en tant que musée et le soir ses salons accueillent des musiciens et auditeurs de ces mini-concerts, en faisant aussi bar de luxe. Nous visitons également une serre où les papillons, sans rapport avec les Canaries, sont en liberté dans un espace planté. Je m'attendais à être déçue, mais c'est bien agencé, la flore y est aussi intéressante et finalement j'ai l'occasion d'y réaliser de jolies photos impossibles dans d'autres conditions. Daniel filme même un spécimen posé sur ma chaussette, m'accompagnant un bon moment, et semblant m'avoir adopté comme si j'étais une fleur… A Garachico, nous faisons un arrêt pour regarder les coulées de lave datant de l'éruption de 1760 (ce qui, à l'échelle de la planète est hier!) et descendant jusqu'à dans la mer. Une maison empêtrée dans la coulée est conservée comme témoin de la hauteur du sol primitif de cette époque et de l'épaisseur de la lave accumulée par dessus. De nos jours elle se trouve en contrebas par rapport au sol actuel. La surface de l'île s'est aussi augmentée à cette occasion, et la route longeant la côte a été construite directement sur la lave refroidie. Dans la mer, des parties formant des bassins naturels entre les avancées de coulées, ont été exploitées comme "piscines naturelles" en les fermant sur un bout. Des marches ont été taillées dans la roche volcanique pour accéder à ces bassins. Le guide nous mène dans un magasin où une dégustation de "rhum au miel" nous est proposée. A Icod de Los Vinos nous est montré comme à tous les touristes de passage "LE" dragonnier millénaire… Nous est même indiqué l'endroit exact pour en faire la meilleure photo! Dans l'église, nous retrouvons bien l'imagerie traditionnelle spéciale à l'Espagne, avec ses représentations de la Sainte famille et des saints, souvent vêtus de riches vêtements "très entretenus", manifestement lavés et repassés de la veille. Je me permets quelques commentaires souriants à voix basse pour amuser Marcelle! Le car nous débarque ensuite pour le repas. Le guide nous annonce un "restaurant familial typique" faisant une paëlla à la Valencienne "fabuleuse" qu'il nous invite à aller photographier dans la cuisine… L'endroit n'a rien d'extraordinaire, bien au contraire. La quarantaine de voyageurs entre dans le restaurant désert et pourtant nous sommes tous collés en bloc dans le même coin sur trois tables … La soupe traditionnellement servie est bonne mais n'a rien de "typique", j'en fais de la semblable! Quant à la paëlla elle est carrément décevante! Le pire est le dessert. Les corbeilles étant sur la table depuis le début du repas, nous avons eu tout le temps de voir qu'elles ne contiennent que des oranges fanées et rabougries et des bananes trop mûres… Seul le vin de Valence est agréable. L'après-midi, le car nous mène à La Orotava. Il nous est annoncé une "école et fabrique de dentelles traditionnelles" dans une vieille maison. La maison ancienne est belle, mais tellement encombrée de bazar à vendre qu'il est difficile d'y faire une photo intéressante. En fait d'école, il n'y a que deux jeunes femmes, installées là pour justifier la prétendue "école". Elles travaillent dans le magasin au milieu de tas de choses à vendre sans rapport avec ce qu'elles brodent, pourtant de bine jolie façon. Là, comme ailleurs dans le pays, beaucoup de choses en vente sont "made in China", broderies comprises! Une fois de retour à Puerto de la Cruz, Marcelle et Daniel ont envie de descendre en ville pour trouver un petit café sympa où prendre un apéritif avant le dîner à l'hôtel. Marcelle apprécie le Xérès… A suivre.
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moa |
Date du message : juin 3, 2007 14:25 |
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Mardi 24 février. Journée libre. Nous voulions faire une excursion de la ½ journée en l'achetant en supplément mais ce qui nous intéressait est annulé… Nous faisons donc du "sur place"… Après le petit déjeuner, nous partons à la recherche de la poste pour des achats de timbres. Il n'y a en fait que des autocollants imprimés à la demande, pas très passionnant pour le philatéliste. Nous explorons les "supermercados" à la recherche de ce que nous pouvons trouver moins chèr que dans les boutiques à touristes: cartes postales, alcools locaux, vins et confiseries entre autres. Nous entrons dans un espace Internet pour mettre un mail à nos filles. Nous retournons tranquillement vers l'hôtel pour le déjeuner. Je récupère au passage ma pellicule que j'ai fait développer. Je suis satisfaite du résultat et donne ainsi ma seconde. Après le repas, nous ressortons pour une balade à pied de trois heures. Nous nous dirigeons vers les plages, surtout celle dite "des jardins". En effet, entre la route et la grande plage se trouvent d'intéressants jardins botaniques, notamment de cactées, certaines fleuries. Je ne m'approche pas trop de ces plantes auxquelles je suis allergique… Sur la plage de sable noir volcanique, les vagues sont si fortes que peu de gens se baignent en entier. Pour cela il y a des piscines d'eau de mer, mais nous ne les avons pas fréquentées. Pas même celle de l'hôtel. Je me baigne les jambes et Marcelle prend une photo… de loin… Les vagues sont en effet si puissantes que je me sens sapée à la base, et l'équilibre est difficile à tenir. Une femme à demi habillée, faisant comme moi, est tombée dans les flots! Au retour, nous déclinons l'offre du dîner spectacle dans une ville à 15 kilomètres prévu au programme. L'affiche montrant ce qui est présenté : folklore "pour touristes étrangers" et représentation de vedettes de Carnaval en plumes et paillettes ne nous attire pas, avec le retour prévu tard dans la nuit. Nous préférons dîner à l'hôtel et réserver notre énergie pour l'excursion du lendemain. A suivre.
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moa |
Date du message : juin 4, 2007 05:02 |
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Mercredi 25 (Cendres) Il pleut: départ pour la bananeraie. A l'entrée de la propriété nous est offerte une fleur "oiseau de paradis" (Strelizia), une figue mi-sèche de fabrication locale et une banane… Dans cette plantation de bananiers ouverte à la visite, le cycle de la plante (qui n'estpas un arbre!) nous est expliqué. Nous pouvons voir la plante à tous les stades, depuis la première pousse apparaissant au pied du "père" jusqu'au stade final, lorsque le régime encore vert est bon à couper et que la plante porteuse de la taille d'un arbre va, elle aussi, être coupée pour faire place à la suivante. Ce qui est appelé fleur, cette boule oblongue de couleur rouge foncé, est la partie mâle. Ce qui ressemble à des pétales se relève couche après couche faisant apparaître les parties femelles laissant deviner déjà à les minuscules bananes. Celles-ci vont se développer et une fleur va apparaître au bout de chaque fruit du régime. Cette fleur sera coupée à mi-développement, évitant ainsi la venue de sorte de pépins noirs désagréables à trouver sous la dent. Chaque pied ne porte qu'un régime, ensuite la plante ayant fini son cycle, c'est son "fils" naissant à sa base qui prend la relève. Dans cette bananeraie est aussi un intéressant jardin botanique, avec les espèces répertoriées et annoncées sur des écriteaux, surtout des fleurs et arbres fruitiers. Nous passons en dernier par l'inévitable magasin de vente de liqueur de banane, de confiseries à la banane et de petites babioles qu'on retrouve partout et pour la plupart "made in China"… Le car nous mène ensuite dans la capitale Santa Cruz, et nous y laisse durant une heure en temps libre. Les gens se précipitent sur les magasins. Il n'y a pas grand-chose d'intéressant à voir d'autre. Nous nous promenons tranquillement dans les rues. Comme c'est Carnaval, sur la place principale est montée une grande scène avec des décors de théâtre pour les représentations du soir. Je fais le cliché: sur ma photo les décors de toile peinte et carton colorés se révèlent très crédibles! Nous repartons et le guide nous signale une étonnante plage de sable doré… Des tonnes de sable ont été apportées de ce qui était autrefois le Sahara espagnol pour "embellir" cette plage qui autrement serait comme les autres, de sable noir. Nous partons vers la région montagneuse pour nous rendre à Taganana, village du nord de l'île, vivant autrefois exclusivement de la pêche. Je prononcerai ensuite TA-GA-NA-NA en séparant les syllabes tout en faisant un geste de la main indiquant un virage différent à chacune d'elles… En effet, les virages sont secs et nombreux, pour monter d'abord, et ensuite redescendre sur le village. J'ai beau avoir pris un comprimé contre les nausées, j'arrive blanche et molle comme un poulpe mort né ! Les autres s'installent aux tables du restaurant, moi je finis allongée par terre … Je ne mangerai pas, impossible d'avaler autre chose que de l'eau même une heure après! Pourtant le menu de soupe, crudités, poissons frits et papas cuites avec la peau semblait bon, et les inévitables bananes du dessert étaient belles! Au bout d'un moment je sors du restaurant et vais me promener sur la toute petite plage se sable noir et galets de lave. Au moment de repartir je vais mieux mais il faut refaire une partie du trajet dans l'autre sens et donc repasser par les mêmes lacets. Je ferme les yeux pour minimiser les dégâts… En cours de route, le car s'arrête pour nous laisser respirer et admirer un point de vue sur le paysage. Je suis un peu chancelante, mais sortir à l'air me fait du bien. Je m'éloigne lègèrement, les graviers de lave de type pouzzolane roulent sous mon pied et je tombe! Mon pantalon est déchiré et mon genou en sang ! On m'aide à me relever et monter dans le car. Je vois les visages consternés des autres voyageurs et j'éclate de rire tant je trouve la situation cocasse! Le guide sort un désinfectant et une dame se précipite en disant : "Donnez, je suis infirmière!" Ce n'est pas gravissime puisqu'il n'y a rien de cassé, mais ça fait tout de même bougrement mal! Sur le reste du trajet moins sinueux, nous faisons un arrêt au musée du vin des Canaries à La Baranda. La visite est intéressante avec petite dégustation de vins rouges et blancs, et de fromage de chèvre local. Elle se termine par l'inévitable magasin de vente de vins et alcool, mais aussi de toutes autres choses comme ailleurs! Je reste dehors à traîner la patte et respirer l'air agréable en attendant ceux qui sont au magasin. Au retour à Puerto de la Cruz, je donne encore ma troisième pellicule à développer… Ce soir en théorie, c'est la fin du carnaval avec "l'enterrement de la sardine"… Mais en réalité les jours suivants, la fête va continuer dans les rues, même si c'est un peu moins fort et moins tard le matin. Merci les boules Quiès! A suivre.
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moa |
Date du message : juin 5, 2007 08:05 |
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Jeudi 26. Mon genou est raide au réveil, mais en le mobilisant un peu ça fonctionne, et je n'ai pas envie de rater cette sortie. Cette journée était "libre" dans notre programme, sans excursion, nous avons donc acheté sur place une journée à l'île de La Gomera Il est difficile de dire qu'elle est à l'ouest de Ténérife: en effet aux Canaries cette notion n'existe pas : il y a le nord et le sud et c'est tout! Elle se trouve donc légèrement au sud… mais ouest quand même. Il y a déjà deux heures de car pour se rendre à Los Cristianos, le port d'embarquement de l'énorme catamaran menant vers La Gomera en trois quarts d'heure de navigation. Pour accéder à bord il faut monter un grand escalier métallique qui fait souffrir le genou fragile de Marcelle et le mien! Nous avons l'air fin! A l'intérieur, c'est très confortable, des sièges aussi bons qu'en première classe avion! Nous débarquons au port de St Sébastian où il faut descendre le même escalier… Un car nous prend à l'arrivée et va nous conduire toute la journée au travers de l'île. Le premier arrêt permet de contempler les étranges cheminées de lave restées figées à l'intérieur des cratères, alors que les parties externes plus tendres ont été érodées par les siècles, ne laissant à nu que la lave refroidie comme d'immenses pains de sucre gris. En hauteur les nuages sont présents et le guide nous précise que c'est habituel. Ce phénomène permet à l'île de ne pas avoir de problème d'eau douce, laquelle est ainsi facilement récupérée dans des réservoirs et acheminée plus bas. Il y a un peu partout des vignes, encore nues en cette saison, et des bananiers à tous les stades. Compte tenu des pentes montagneuses, les cultures se font en terrasses partout sur cette île. Nous suivons la route dans la montagne jusqu'à Ste Catarina, pour voir un petit musée des outils permettant de travailler la vigne et les bananiers, et passant bien entendu par la dégustation de liqueur de bananes, de rhum au miel et le magasin de vente… Au lieu d'entrer dans la boutique je me promène un peu plus loin et trouve un néflier avec des fruits mûrs, je m'en régale! Pour le déjeuner nous sommes arrêtés dans une usine à nourrir les touristes… Les "troupeaux" sont déversés dans les salles, et entassés à huit autour de tables où il serait raisonnable de mettre six personnes. La soupe habituelle est servie, puis une viande en sauce avec des pommes de terre en robe des champs. Le dessert est… deux bananes! L'après-midi nous montons encore et les nuages nous plongent dans une bruine mouillée. Nous traversons la forêt de Garajonay, classée Parc Naturel National pour ses espèces datant de la "forêt primitive". C'est cette atmosphère humide quasi permanente qui permet à ces plantes de subsister depuis l'aube des temps. Il fait même franchement froid malgré les pulls et le K Way, alors que quelques centaines de mètres plus bas nous étions bras nus au bord de mer. La guide nous laisse les trois quarts d'heure de temps libre prévu au programme mais nous ne pouvons faire aucune promenade, la brume est trop compacte et glacée. Après avoir regardé un peu dans les environs immédiats, nous restons donc tous agglutinés auprès de la maison forestière qui fait café et vente de cartes postales. Le groupe reprend le car et la descente commence. Très vite le temps change, dès que nous sortons des nuages le soleil réapparaît et chauffe très vite. Nous pouvons voir au- dessus, la limite très franche entre la zone que nous venons de quitter, toujours dans la brume et celle dans laquelle nous arrivons, c'est un contraste étonnant. De retour à St Sébastian nous flânons sur la petite plage noire en attendant le départ du bateau. Epreuve du grand escalier métallique et retour vers Ténérife. La clim du car est trop froide, je sens que je commence à m'enrhumer. A l'arrivée, c'est l'heure de pointe pour la circulation dans Puerto de la Cruz, le guide nous demande si nous acceptons qu'il nous largues à 500 mètres de l'hôtel plutôt que de s'engouffrer plus avant dans la circulation. Nous sommes d'accord, nous y gagnons en temps et avons de toutes façons envie de nous dégourdir les jambes après ces heures de car. Nous dînons à l'hôtel et je donne ma pellicule à développer en récupérant mes photos données la veille. A suivre.
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moa |
Date du message : juin 7, 2007 09:28 |
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Vendredi 27 février. Même si la notion d'ouest n'existe pas ici, c'est tout de même en direction du sud-ouest que nous partons. Nous traversons des cultures de vignes, de papas et ensuite, en montant vers le Teide, une forêt de pins. Nous faisons un arrêt devant une curieuse formation géologique appelée "la rose" mais formant plutôt une marguerite. Nous commençons la traversée du Parc national du Teide, avec ses étendues immenses de lave donnant une remarquable impression de coulée récente. Il a neigé la semaine précédente, le volcan est blanc! Le car nous arrête à 2300 mètres, à la station de téléphérique. Elle ne fonctionne pas. La raison donnée en est qu'il gèle! Cela nous fait bien rire, car si les téléphériques ne fonctionnaient pas quand il gèle en France, ils ne seraient presque jamais en service l'hiver! Sur les côtés du parking et de la route il y a des congères. Le car nous emmène alors vers un autre versant du volcan. Les derniers épanchements du Teide jusque dans la vallée datent du 18ème siècle mais il nous est montré qu'une cheminée adjacente a produit une coulée noire bien plus récente, même si moins étendue. Ce volcan est donc seulement en sommeil. Une étendue plate, restant de l'intérieur d'un plus ancien cratère, est parsemée de flaques d'eau. Il nous est expliqué que par grosses pluies et plus encore à la fonte des neiges, cet espace sert de réceptacle naturel aux eaux, permettant ainsi de remplir ensuite les réservoirs aménagés plus bas pour l'usage domestique et l'arrosage des cultures. Il n'y a en effet pas de sources à Ténérife, mais des nappes temporaires de recueil des eaux de pluie, connues, répertoriées et bien exploitées. Au lieu dit la Roques, se trouve un curieux chaos de pierres de lave énormes, de formes étonnantes. L'une d'elle érigée en monolithe, figure sur tous les dépliants publicitaires vantant les beautés de Ténérife. Le guide nous laisse à cet endroit, à l'entrée de chemins sévèrement balisés en nous indiquant les promenades autorisées et les endroits interdits d'accès, ces derniers plus nombreux que les autres! Je profite à fond des ¾ d'heure accordés pour m'enfoncer dans le premier sentier. Cette mini balade permet de voir les roches et le volcan sous un angle différent. Mon appareil à photo commence à donner des signes de fatigue, les piles faiblissent. Il ne fait plus la mise au point demandée. De ce fait je vais avoir un certain nombre de photos floues. De plus, le brouillard là encore arrive et masque une partie des sites prévus, la visite est donc écourtée. Lors de la descente vers le restaurant, le guide nous montre de l'obsidienne; roche noire volcanique brillante. Il nous fait aussi remarquer un endroit où la terre a été tranchée pour les travaux de la route, laissant affleurer des "bombes volcaniques", ces pierres rondes caractéristiques. Un autre endroit en bord de route permet de voir en coupe pour les mêmes raisons, des couches successives de basalte de couleurs différentes. Nous sommes débarqués dans un restaurant agréable et peu encombré. Il y a des tables de trois ou quatre, et donc nous avons une table pour nous trois. La sangria est payante en plus, mais paraît-il très bonne… Je dois être à peu près la seule à ne pas en prendre… Il nous est servi une bonne soupe, une excellente salade mixte et ensuite du poulet recette locale. Comme je refuse l'assiette de viande le serveur me demande si je veux du poisson. Il m'apporte peu après une part de très bon poisson frit avec des pommes de terre. Le dessert est un flan de recette locale comme nous avons mangé le tout premier jour et que j'ai retrouvé au buffet des desserts du restau de l'hôtel. C'est donc un excellent repas dans un lieu agréable que nous aurons eu pour la dernière excursion. Lors de la descente vers la vallée en traversant à nouveau une forêt de pins, juste à la sortie du Parc du Teide, le car nous arrête un court instant à La Espéranza, le site d'où Franco est parti pour "conquérir" l'Espagne en 1936. Là, une fois encore, on nous stoppe dans ce qui est annoncé comme étant: "une ferme produisant des spécialités locales"… En fait une grosse maison sans aucun intérêt, sauf celui pour le guide qui manifestement est copain avec le propriétaire, de vendre de tout, surtout beaucoup d'objets d'importation, et pas seulement d'Espagne continentale! En repartant nous passons devant l'aéroport secondaire de La Laguna, tristement célèbre par son accident entre deux avions atterrissant dans le brouillard et qui fit 525 morts. C'est depuis ce temps qu'à été décidé la construction du second aéroport, servant actuellement au trafic international. Sur le trajet du retour, la clim du car est trop froide et je sens que je recommence à m'enrhumer. Du fait qu'une partie des promenades concernant des sites dans la brume ont été annulées, nous sommes de retour très tôt à Puerto de la Cruz. Daniel se rend à la boutique Internet pour mettre un mail aux filles, Marcelle rentre à l'hôtel se reposer . Je décide de partir refaire une dernière promenade vers la mer pour ce dernier jour sur place. Ayant peu le sens de l'orientation je fais attention où je passe afin de pouvoir retrouver ma route, mais je reconnais les lieux par lesquels nous sommes passés le mardi de journée libre… Au retour j'entre au "supermercado" acheter une bouteille d'eau pour Marcelle. L'eau du robinet, traitée et fortement chlorée, (issues du recueil des eaux de pluies) est imbuvable, et Marcelle n'en a jamais assez avec les bouteilles servies aux repas. Un peu plus tard, peu avant le dîner, nous ressortons à trois pour nous rendre au petit café en ville où la bière Dorada est bonne et pas chère… Comme d'habitude je me contente d'une gorgée prise sur le verre de Daniel. Avant de rentrer j'achète une pile pour mon appareil à photos puisqu'ici ce genre de choses est moins cher que chez nous! Daniel veut absolument nous mener vers une boutique d'alimentation où il a vu des fleurs ou des légumes, il ne sait pas et demande mon verdict! Une fois arrivés devant le magasin il est manifeste que ce sont de fleurs mais je n'en connais pas le nom. Nous entrons détailler les fruits et légumes et nous réjouissons en les regardant. Nous en connaissons certains mais d'autres pas. La marchande ne s'occupe pas de nous, elle a ses clientes, mais elle ne nous chasse pas non plus, bien que nous encombrions sa boutique de nos trois personnes avec sacs à dos. Je la trouve bien gentille et patiente à notre égard et ne veux pas de ce fait sortir sans achat. Elle a aussi des produits laitiers, je demande un beau morceau de ce fromage de chèvre dégusté la veille. Nous lui disons que c'est pour l'emporter en France dans la valise, elle nous l'emballe avec soin. A suivre
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moa |
Date du message : juillet 17, 2007 14:35 |
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Samedi 28 février. Nous partons pour l"aéroport à 8h45. Dans l'avion d'air méditerranée qui nous ramène vers la France, les sièges ont été resserrés sur un côté pour ajouter trois places, et ce sont ces trois sièges différents, très serrés contre les autres et impossible à basculer en arrière qui nous échoient, et pas de palce pourles jambes ce qui est très pénible pour Marcelle. Nous disons notre mécontentement à la jeune femme chef de cabine. Elle nous approuve et nous donne l'adresse de la compagnie, afin d'adresser un courrier de rouspétance. (Lequel restera sans effet!) A l'arrivée, j'ai bel et bien une "crève" prise avec la clim des cars... Le soir même de notre retour, nous sommes invités chez notre fille aînée pour le dîner. Nous donnons nos petits cadeaux et montrons les photos. Le lendemain nous allons chez notre seconde fille... pour fêter avec deux jours d'avance le vingt deuxième anniversaire de notre troisième fille !!! Je suis H.S., je m'endors d'un seul coup sur le canapé. Ce n'est que le dimanche soir que Marcelle reprend son train pour Rouen, bien fatiguée aussi, mais enchantée de son séjour avec nous.
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moa |
Date du message : novembre 24, 2007 11:45 |
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Fin de ce récit.
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Janelouise |
Date du message : décembre 8, 2007 09:10 |
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Quel beau voyage.
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moa |
Date du message : novembre 8, 2008 04:42 |
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Tous les voyages que j'ai eu l'occasion de faire, je les ai trouvé beaux!
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moa |
Date du message : juillet 18, 2009 07:39 |
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Je fais remonter ce sujet pour qui ne l'a pas lu.
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