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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 20, 2009 10:05
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Sac à bine, qu'il fait froid icittedans, personne n'est venu nourrir la truie ?
Ça prend pas la tête à Papineau !
Si je tente de vous réunir ici, c’est pour avoir le plaisir de lire vos histoires, comme celles que l’on racontait au coin du feu ou près de la truie (sorte de poêle à bois) ou du cantou (en Provence désigne l'âtre).
La barbe du père Noël
Père Noël ! s'écria le chef des lutins en ouvrant la porte de la chambre où dormait le vieux bonhomme. Réveillez-vous, nous sommes au mois de décembre. Il faut songer à vous préparer... - Quoi ? Déjà ! fit le père Noël en bâillant... - Levez-vous, reprit le lutin, sinon vous ne serez pas prêt à temps pour faire la tournée des cheminées. Pensez, il faut nettoyer votre grand manteau, cirer vos bottes, rassembler vos rennes, ouvrir les lettres de tous les enfants qui vous ont écrit, emballer les cadeaux, charger votre traîneau... - Oh là là ! dit le père Noël en quittant péniblement son lit. Quel travail ! Il faisait si bon sous les couvertures... - Courage, père Noël, je vous ai apporté du café bien chaud... Le père Noël but rapidement son café, puis se dirigea vers l'armoire dans laquelle étaient rangées ses affaires. Il en sortit un manteau tout chiffonné et des bottes pleines de poussière, qu'il tendit au lutin. - Veille à ce que ma tenue soit impeccable. Pendant ce temps, je vais à la recherche de mes rennes et lire mon courrier... Durant des jours et des jours, une grande activité régna alors dans le ciel. La nuit de Noël, le chef des lutins retourna voir le père Noël. Il aida celui-ci à endosser son manteau, à enfiler ses bottes, puis reculant de quelques pas, il lui dit : - Tournez-vous... Pas mal, pas mal ! ajouta-t-il en s'agenouillant pour arranger un pli du manteau, avant de grimper sur une chaise pour dissimuler une mèche de cheveux qui dépassait du bonnet du père Noël... Tout me semble parfait... Il n'y a que votre barbe qui, cette année encore, me semble bien trop longue... - Tu crois ? interrogea le père Noël en jetant un coup d'œil dans son miroir... - Oui, si longue même que vous risquez de tomber en marchant dessus. Ça doit faire des mois et des mois que vous ne vous êtes pas rasé... Ce n'est pas très sérieux. Ça ne fait pas très soigné. Ne bougez pas... Il revint quelques minutes plus tard avec une grande paire de ciseaux, installa le père Noël sur un fauteuil de nuages, et commença à couper très délicatement sa barbe... Des millions de petits poils blancs s'envolèrent aussitôt dans le ciel, sous les yeux amusés des lutins qui s'étaient rassemblés pour assister au spectacle. Sur la terre, au même instant, un petit garçon qui n'arrivait pas à s'endormir, écarta les rideaux de sa chambre. Soudain, il aperçut, émerveillé, les premiers flocons voltiger dans la nuit et recouvrir peu à peu la campagne... Un sourire apparut sur ses lèvres. Il se précipita pour réveiller sa sœur. - Lucie viens voir, c'est magnifique : il neige ! Là-haut on est sans doute en train de couper la barbe du père Noël... Chouette, ça signifie qu'il va venir bientôt. Recouchons- nous pour l'attendre...
(Je ne connais pas l’auteur de ce conte…)
*Ce message a été édité le 20-Dec-2009 10:05 AM par Meluzine*
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Moineau 
France
Messages : 5500 
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Date du message :
décembre 20, 2009 11:23
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Et voilà, tu te ranges dans le style de notre PAPYRENE, avec les contes et tu as raison, nous sommes un peu des enfants quelque part , nous aussi, à l'approche de NOEL,
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 20, 2009 11:29
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C'était là que je voulais en venir dans 1 2 3 4 5 6 7 Québec !
Partager des histoires avec chaque région 
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Lcmoi 
France
Messages : 3867 
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Date du message :
décembre 20, 2009 12:01
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Mignonne comme tout cette petite histoire !
Elle devait en effet être très très longue la barbe du Père Noël quand on voit toute cette étendue blanche qui s'étale autour de nous.
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 20, 2009 12:52
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J'aime ce genre d'histoire qui font rêver les enfants et moi par la même occasion !
Bien longue en effet Lcmoi, nous avons quelques centimètres de neige en Belgique aussi. Peut-être aurons-nous un Noël blanc pour changer ?
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Adèle 
Canada
Messages : 5627 
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Date du message :
décembre 21, 2009 00:11
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Très drôle Mélu et LcMoi. Faut-il croire que le Père Noël se coupe le barbe plus souvent au-dessus du Kébek!!! lol
A
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Nicoll 
France
Messages : 1349 
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Date du message :
décembre 21, 2009 13:14
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Il est vraiment très joli ce conte. Maintenant, je comprends pourquoi on attend la neige avec impatience aux alentours de Noël.
Mais Méluzine, je suis une ignarde de première catégorie. "Tirez-vous une bûche" est une expression que j'ai déjà entendu mais que signifie-t-elle au juste ? En cette veille de Noël pardonnez ses pêchés à une pauvre ignorante.
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 21, 2009 13:50
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Tirez-vous une bûche veut dire, prenez une chaise, tout simplement Nicoll.
"Expression qui vient du début de la colonie. Elle est facile à comprendre quand on connaît les conditions de vie des colons de cette époque.
Les maisons (seulement à une ou deux pièces) étaient bâties de bois coupé à même les terres défrichées. À moins de faire partie de la bourgeoisie, les meubles étaient rares et construits par le père de famille. A part les paillasses pour dormir, on y trouvait seulement une table de cuisine et puisque les chaises étaient souvent plus difficiles à construire, elles étaient facilement remplacées par de simples bûches taillées à la hauteur nécessaire".
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 21, 2009 13:56
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Pourquoi ne pas se plonger dans l’ambiance de Louis Hémon avec Maria Chapdelaine ?
Une histoire d’amour figée à jamais les eaux glacées de la rivière Peribonka… La vie d'une famille du Saguenay Lac Saint Jean…
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Moineau 
France
Messages : 5500 
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Date du message :
décembre 27, 2009 11:24
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PASSIONNANT, allez, MELUZINE, lances-toi...
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 27, 2009 14:16
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Il ne m'est pas possible d'écrire en ce moment Moineau, mais voici un nouveau conte toujours d'un auteur inconnu...
Les grottes et les cavernes sont souvent entourées d’un voile de mystère. Des rumeurs, des anecdotes, de «vraies histoires», des croyances et des mythes les accompagnent fréquemment.
Avez-vous entendu jaser de la grotte aux fées ?
Il était une fois... Dans la Grande Forêt, au Pays des Contes de Fées... une joyeuse bande de lutins. Ceux-ci ne pensaient qu'à s'amuser en jetant des sorts par-ci, par-là sur tout ce qu'ils voyaient. Ce qui n'était pas aussi amusant pour ceux à qui cela arrivait... Oh... Ce n'était pas bien méchant mais ils ne pouvaient voir un chat sans aussitôt le transformer en grenouille ; un écureuil en hirondelle ou une tourterelle en souris. Cela devenait franchement désagréable et perturbait le calme légendaire de la forêt. Un jour où, comme à l'accoutumée, nos joyeux lurons se promenaient, ils passèrent devant l'entrée d'un trou béant qui baignait dans le noir le plus total. - Brrrr !, fit l'un des lutins. Que cet endroit est sinistre ! - Si nous entrions juste pour voir ?, dit un autre. - Sûrement pas ! Il y fait bien trop noir !, répondirent les autres en choeur. - A moins..., suggéra l'un d'entre eux, que nous nous changions en mouches. Nous serions moins visibles et pourrions fuir plus rapidement en cas de danger. A cet instant, à l'intérieur de la grotte, brillèrent deux énormes yeux jaunes qui semblaient les regarder méchamment. - Ouaah !, s'exclamèrent les lutins, s'enfuyant en tous sens. Quelques dizaines de mètres plus loin, ils se rassemblèrent et décidèrent donc de se métamorphoser tous en mouches. Mais afin de ne pas être aperçus par l'étrange habitant de la caverne, ils ne reviendraient que dès qu'il ferait nuit. Le soir tombé, un petit essaim de mouches pénétra dans la grotte mystérieuse. Mais à peine s'y trouvait-il, que les branchages entourant l'entrée se refermèrent aussitôt derrière eux les empêchant ainsi de pouvoir ressortir. Soudain, l'action se déroula à une vitesse extrême. L'occupant des lieux goba les mouches les unes après les autres. - A l'aide ! Glob... - Au secours ! Glob... - A moi ! Glob... Glob... Glob... Lorsqu'il ne resta plus qu'une seule mouche, une douce lumière éclaira l'intérieur de la caverne. Elle dévoila un hibou géant. De ses grands yeux jaunes, il fixa la dernière mouche et lui dit : - Ah ! Ah ! Ah ! A mon tour de rire, vilains farceurs ! Vous rappelez-vous de moi ? Je suis le pauvre bûcheron que vous avez changé en hibou le printemps dernier... Quant à toi, mouche ridicule, je sais qui tu es et je t'ai laissé la vie sauve uniquement pour que tu puisses me rendre mon apparence d'homme... Dès que tu m'auras promis cela, alors seulement, je libérerai tes amis. - Bzzz ! D'accord, Monsieur le hibou... Euh ! Boucheron... Oh, pardon, je voulais dire : bûcheron. Sincèrement, nous regrettons. Nous vous avions complètement oublié. La mouche redevint lutin et le hibou ouvrit largement son bec laissant échapper les autres mouches qui, à leur tour, redevinrent lutins. Comme promis, les petits farceurs prononcèrent la formule magique. Immédiatement, le hibou se transforma en bûcheron costaud qui toisait les petits lutins d'un air mécontent. - Excusez-nous, Monsieur le bûcheron, implorèrent-ils. La leçon que vous venez de nous donner nous a fait comprendre nos erreurs. Nous promettons de ne plus jamais recommencer et de laisser la Nature telle qu'elle est. Ayant pardonné les coquins, le bûcheron s'en retourna à la civilisation pour y reprendre son métier. Saluant une dernière fois ses nouveaux amis, il disparut dans les fourrés. Plus tard, muni de sa grand hache, le bûcheron se posta aux pieds d'un beau hêtre qu'il se préparait à abattre. Il leva très haut son outil, prêt à fendre le bois. Au moment de frapper l'arbre, il se ravisa, sourit et reposa lentement son outil au pied du hêtre. Il venait de comprendre que l'homme non plus, n'a pas le droit de modifier la Nature.
(Je ne connais pas l’auteur de ce conte…)
*Ce message a été édité le 27-Dec-2009 2:21 PM par Meluzine*
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Meluzine 
Belgique
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Date du message :
décembre 28, 2009 08:11
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Le Survenant, de Germaine Guèvremont
"Résumé
Un soir d’automne, au Chenal du Moine, un étranger frappe à la porte des Beauchemin. Le lendemain et les jours suivants, il aide les hommes à accomplir les travaux de la ferme. Comme il est un bon travaillant, Didace Beauchemin lui offre le gîte en échange de son travail. Son fils Amable et sa bru Alphonsine voient d’un mauvais oeil l’intrusion de ce «Survenant» dans la famille Beauchemin. Pourtant, ce «Grand-Dieu-des-routes» exerce un fort attrait sur les sédentaires du Chenal du Moine. Il a beaucoup voyagé et est un conteur hors pair, si bien que tous les voisins accourent pour l’entendre. Parmi eux, il y a Angélina Desmarais, une voisine qui a levé le nez sur tous les soupirants du voisinage. Elle est amoureuse du Survenant et celui-ci semble répondre à son amour. L’hiver passe et le Survenant semble vouloir rester. L’amitié du père Didace, qui le considère comme son fils, et l’amour franc d’Angélina lui font oublier les mesquineries dont il est l’objet dans ce petit milieu qui accepte difficilement qu’on puisse déranger l’ordre des choses. L’été revient. Le Survenant se trouve à la croisée des chemins : rester ou partir? «S’il reste, c’est la maison, la sécurité, l’économie en tout et partout, la petite terre de vingt-sept arpents, neuf perches, et le souci constant des gros sous...» «S’il part, c’est la liberté, la course dans la montagne avec son mystère au déclin. Et tout à coup : une sonnaille au vent. Le jappement d’un chien. Un tortillon de fumée. Une dizaine de maisons. Des visages étrangers. Du pays nouveau. La route. Le vaste monde...» L’appel de la route sera plus fort et, sans rien dire, il repart comme il était venu."
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Moineau 
France
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Date du message :
décembre 28, 2009 08:52
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A découvrir donc dans sa totalité ce soir !!merci
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Nicoll 
France
Messages : 1349 
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Date du message :
décembre 28, 2009 19:21
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Meluzine, tu as eu la gentillesse de pourvoir à mes carences linguistiques et tu l'as fait avec beaucoup de talent ; j'ai eu droit à un cours d'histoire en même temps qu'un cours de linguistique pour le même prix.
Je ne suis pas très sympathique de te remercier avec un tel retard. Ne m'en veux pas, mes fonctions d'adjointe au Père Noël m'ont beaucoup occupée.
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Meluzine 
Belgique
Messages : 265 
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Date du message :
décembre 29, 2009 04:41
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Chère Nicoll, 
Le Père Noël, c'est bien plus important !
J'imagine le sourire et les yeux émerveillés des enfants devant leurs cadeaux aux emballages brillant de mille feux...  La ficelle à grosses bouclettes entourant les paquets, leurs doigts fébriles et maladroits rendant presque impossible l'ouverture du présent tant espéré...
Ce fut un réel plaisir de te donner les renseignements demandés. 
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