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Badol 
Suisse
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Date du message :
janvier 3, 2009 00:55
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La forêt des épines agite ses étendards transparents.
L'aigle ancestral déploie ses ailes pour réchauffer la tribu.
Dans l'aisselle du soir les traces de pas cristallisent.
Chacune de ces huit pages aura six branches comme un flocon de neige.
Les broderies de la lourde chasuble tournent sur les dossiers de l'orage.
Dans un repli de la nappe le cheval tire son traîneau.
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Badol 
Suisse
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Date du message :
janvier 3, 2009 23:17
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Disparus de Jam Leurs âmes sont allées sous une onde traîtresse dans son sillage une infinie détresse le vent sombre des heurs a arraché les voiles d’une vie qui devait les mener aux étoiles
le malheur a noué sa faveur vengeresse autour de l’insouciance et de leur tendresse ils savouraient la vie en peignant sur sa toile la fraîcheur des trésors qu'à la fin elle dévoile le sort leur fut contraire un hasard de la mer entraînant au tréfonds d'un tourbillon amer deux destins prometteurs éperdus de jeunesse.
La nature a rompu les haubans pavoisés de sourire au futur bientôt apprivoisé et pour qui les attend il faudra qu'ils renaissent.
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Badol 
Suisse
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Date du message :
janvier 6, 2009 23:19
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DRAPÉS DE LAQUES pour Béatrice Mazzuri
C'est l'enveloppement d'un ciel du soir autour des épaules de l'horizon puis l'ombre se cristallise en braises d'où germe un rosier de flammes qui lèchent et carbonisent la forêt
C'est une agitation de bannières devant les sillons qui se tordent sous la fumée des feuilles mortes roulement de vagues mouillées dans le chuchotement de l'automne
C'est une rafale de neige douce comme une caresse au long des jambes du paysage qui se blottit au creux du lac entre les portes des glaciers
C'est une étole de cristaux taillés en écailles si fines qu'elles ruissellent sur les yeux au moindre pas le long des falaises dans le vertige des embruns
C'est une coulée de métaux qui rejaillit sur les rocs pour s'engouffrer dans les ravins en grappes et lianes entre les seins des cariatides
C'est un collier de lessive sur le torse du torrent entre les berges d'anthracite aux noeuds d'acajou dans la gifle de l'ail et du benjoin
Ce sont des bras qui se referment autour du cou des choses palpant leur fuite et s'entrouvrant pour les lâcher vers un siècle d'essor
Catalogue Mazzuri
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Badol 
Suisse
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Date du message :
janvier 10, 2009 01:22
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PARADIS BLANC
in memoriam René Bourdeau1
La forêt des épines agite ses étendards transparents.
L'aigle ancestral déploie ses ailes pour réchauffer la tribu.
Dans l'aisselle du soir les traces de pas cristallisent.
Chacune de ces huit pages aura six branches comme un flocon de neige.
Les broderies de la lourde chasuble tournent sur les dossiers de l'orage.
Dans un repli de la nappe le cheval tire son traîneau.
2
La luge devant les planches, prête à se précipiter dans l'abîme.
Les arcs des églantiers font gicler leurs gouttes de sang sur la route déblayée.
Déchiquetées les feuilles survivantes font frémir les échos des vallées.
Les murs du château sont faits de poussière de neige; les fenêtres et les portes de bises violentes, comme dit le conteur scandinave.
L'effort pour arracher les pierres fait ployer l'araignée à griffes de velours.
L'ombre enracinée dans les ornières fleurit en chandelier marin.
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Astrencya 
Canada
Messages : 3
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Date du message :
janvier 10, 2009 06:00
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c'est superbe. Félicitations
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Badol 
Suisse
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Date du message :
janvier 14, 2009 02:55
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Merci Astrencya, je vois que c'est lu !
DRAPÉS DE LAQUES
pour Béatrice Mazzuri
C'est l'enveloppement d'un ciel du soir
autour des épaules de l'horizon
puis l'ombre se cristallise en braises
d'où germe un rosier de flammes
qui lèchent et carbonisent la forêt
C'est une agitation de bannières
devant les sillons qui se tordent
sous la fumée des feuilles mortes
roulement de vagues mouillées
dans le chuchotement de l'automne
C'est une rafale de neige
douce comme une caresse
au long des jambes du paysage
qui se blottit au creux du lac
entre les portes des glaciers
C'est une étole de cristaux
taillés en écailles si fines
qu'elles ruissellent sur les yeux
au moindre pas le long des falaises
dans le vertige des embruns
C'est une coulée de métaux
qui rejaillit sur les rocs
pour s'engouffrer dans les ravins
en grappes et lianes
entre les seins des cariatides
C'est un collier de lessive
sur le torse du torrent
entre les berges d'anthracite
aux noeuds d'acajou
dans la gifle de l'ail et du benjoin
Ce sont des bras qui se referment
autour du cou des choses
palpant leur fuite
et s'entrouvrant pour les lâcher
vers un siècle d'essor
Catalogue Mazzuri
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Badol 
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Date du message :
janvier 18, 2009 01:33
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MENACE POLAIRE
Les vagues énormes sur les brisants de la mer antarctique répondent à celles qui font l'assaut du Groenland ou du Spitzberg dessinent des monstres apocalptiques se faufilant parmi les icebergs qui éclatent sous des tempêtes de rires électriques
Et tout au long des méridiens se propagent les commentaires parmi les troupes de cétacés que poursuivent les massacreurs sur ce conciliabule de cataclysmes des deux côtés de l'équateur pour organiser la vengeance et préserver les innocents
Il s'agirait donc de remplacer notre race humaine par une autre meilleure nageuse et mieux adaptée aux intempéries qui n'aurait donc nul besoin de s'emmitoufler de fourrures et pourrait participer aux conversations des animaux volcans et nuages
*Ce message a été édité le Jan 18, 2026 1:35 AM par Badol*
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Badol 
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Date du message :
janvier 31, 2009 00:39
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A L'Aube D'Un Nouveau Jour
Une nouvelle aube se lève aujourd'hui. Les premiers rayons l'éveillent doucement. Elle est paisible, heureuse, et se sent épanouie, Aussi belle que la rose rouge du printemps.
Elle s'étire langoureusement dans ses draps fins; A ses côtés, l'homme qu'elle aime reste endormi, Par la fenêtre le rossignol chante sa mélodie. Cette nouvelle vie, elle l'a méritée, elle débute enfin.
Tout autour d'elle, la vie commence à s'agiter: Dehors sur son balcon, dans sa nuisette blanche, Elle savoure la chaleur du soleil et la brise fraiche, Et ferme les yeux en sentant les bras de son Aimé.
Plus rien ne compte en dehors de leur amour. Profitant de chaque instant ils restent enlacés, Irradiant le matin d'une tendresse passionnée, Ils sont à l'aube d'un nouveau jour.
- Julie Poulin
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Badol 
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Date du message :
février 1, 2009 01:37
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MENACE POLAIRE
Les vagues énormes sur les brisants de la mer antarctique répondent à celles qui font l'assaut du Groenland ou du Spitzberg dessinent des monstres apocalyptiques se faufilant parmi les icebergs qui éclatent sous des tempêtes de rires électriques
Et tout au long des méridiens se propagent les commentaires parmi les troupes de cétacés que poursuivent les massacreurs sur ce conciliabule de cataclysmes des deux côtés de l'équateur pour organiser la vengeance et préserver les innocents
Il s'agirait donc de remplacer notre race humaine par une autre meilleure nageuse et mieux adaptée aux intempéries qui n'aurait donc nul besoin de s'emmitoufler de fourrures et pourrait participer aux conversations des animaux volcans et nuages
3) LE TREMBLEMENT DES GRILLES
Les intempéries les plus violentes ont secoué l'ancienne ordonnance. Le bonnet phrygien s'accroche aux piques tordues. Les rubans flottent au fil du fleuve qui garde pour l'instant son calme en attendant l'inondation. Les visages grincent dans les mailles distendues du côté de la grande ville dont les fumées s'épaississent parmi les nuages, et les enfants privilégiés dans les salons où tintent les cristaux autour des chandelles qu'il avait fallu allumer déjà, interrompent leur leçon d'histoire naturelle pour demander à leurs institutrices ce qui peut bien provoquer ce glas, ces rumeurs et cette agitation de toute la domesticité.
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Badol 
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Date du message :
avril 24, 2009 09:19
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Mon amour
Tu es la route qui mène à toi La route est longue Je marche je marche Je crois que je ne pourrai jamais Arriver jusqu'à toi Comme si je marchais dans la lumière d'une étoile Que chaque pas agrandirait Que chaque découverte éloignerait Mon amour Tu es si près de moi Que je ne pourrai jamais Arriver jusqu'à toi
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Badol 
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Date du message :
avril 25, 2009 01:20
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Le village s’éveille Et dans un bruit d’abeilles La vie prend ses couleurs Là-haut sur la colline Comme des ballerines Dansent les arbres en fleur Voici qu’à sa fenêtre se penche une fillette Et, dans ses boucles folles, le soleil cabriole Légère, une mésange, dans sa main, vole et mange Puis, au milieu des branches, rejoint son nid
D’où viens-tu, jolie mésange ? Ta chanson ravit mon cœur Tsi tsi tsi tsi tsi tsi tsi Tes notes de cristal font rêver les fleurs D’où viens-tu, jolie mésange ? Viens-tu m’annoncer l’amour ? Tsi tsi tsi tsi tsi tsi tsi Mon cœur sentimental l’attend chaque jour
Au bord de la fontaine Quand ils ont dit : Je t’aime La mésange a chanté Mais les mois de mai passent Et les serments s’effacent Aux derniers soirs d’été Le garçon est fidèle Bientôt quitte sa belle Alors l’oiseau de chance S’enfuit au ciel immense Depuis, une âme en peine Quand les printemps reviennent Guette en vain, dans la plaine Sa seule amie
Où es-tu, jolie mésange ? C’était mon premier amour Tsi tsi tsi tsi tsi tsi tsi Tes notes de cristal enchantaient nos jours Où es-tu, jolie mésange ? Qu’as-tu fait de mon bonheur ? Sans le soleil de ma vie Mon cœur sentimental tristement se meurt
Tsi tsi tsi tsi tsi tsi tsi Pourtant, je crois toujours A son doux retour
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Badol 
Suisse
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Date du message :
avril 26, 2009 02:36
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Si je suis sérieux belle dame, Comment le voulez-vous autrement, Car je pourrais mourir d'un baiser de vous. Et alors! Pourquoi aurais-je dû être sérieux? Respectable chère dame, respectable, je suis le farfelu respectable. Aimant les belles dames, aimant les belles femmes. Ôtez-moi mon humour et découvrez mon amour. Et si le futur vous voulez, et si le passé vous voulez, entendez-moi juste pour ce présent. Ce cher présent, dame celui qui me dit qu'un baiser de vous j'obtiendrais, qu'un baiser de vous nous pardonnera qu'un baiser de vous et nos coeurs s'envoleront. La turquoise vous enchante et vos longs cheveux me désorientent. D'un visage si doux et lisse, sur un si haut et long corps. Savez-vous que j'en oubli mes remords. Savez-vous ce que je vous donne à présent? Mon hiver maintenant aura une teinte bien autre que celle de tous les autres réunis. Mais vôtre nom chère dame! Vôtre nom! Je ne le sais, je ne le saurais car voyez-vous par la pensée je ne vous est oublié, mais aussi vous ne pourrez me répondre.
Pourtant votre vue m'aura comblée. Pourtant notre union aura manquée. C'en est trop mais votre image je garderais.
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Badol 
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Date du message :
avril 27, 2009 00:50
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Mon Amour
Mon amour, mon coeur, ma princesse, mon âme soeur. Je pense à toi tous les jours, toutes les nuits, tu es dans toutes mes pensées. Il y a quelque chose en toi qui me rend heureux, ton sourire m'envahit de bonheur. Belle comme le coucher du soleil, tu es ma petite fée.
Je veux t'offrir ma chaleur pour te réchauffer du froid, t'embrasser pour ne pas que tu aies peur, pour ne jamais que tu pleures. Et tout ça, pour être à toi. Ton sourire est tellement agréable, ton corps si tendre à caresser, ton odeur si douce à sentir, ton regard si intense mon coeur. Je me ferais tout beau, tout neuf pour que tu me regardes toujours avec cette lueur qu'il y a en toi. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
J'aime te regarder, t'admirer, me balader avec toi pour oublier tout, tout à part toi. J'aime sentir ton odeur, te faire tout plein de bisous dans le cou et t'embrasser en posant mes lèvres sur les tiennes avec tant de tendresse. J'aime te sentir à mes cotés lorsque je dors, lorsque je rêve. Et te voir apparaître quand je me réveille.
Tu me plais mon amour, je t'aime tellement. Profitons de tous les moments que nous pouvons passer ensemble car la vie avance à pas de géant. Je ne serais jamais méchant, jamais infidèle, pour que tu sois belle. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
- Julien Wiart
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Badol 
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Date du message :
avril 29, 2009 21:51
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Il a neigé trois fois la hauteur des maisons Il a plu quatre fois comme l'anse est profonde Le vent a fait trois fois cent fois le tour du monde Le soleil a poli des siècles de saisons Et mes amours sont demeurées les mêmes. Je t'aime. «Quand la tendresse vient» - Gilles Vigneault
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Badol 
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Date du message :
mai 31, 2009 00:24
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MENACE POLAIRE
Les vagues énormes sur les brisants de la mer antarctique répondent à celles qui font l'assaut du Groenland ou du Spitzberg dessinent des monstres apocalyptiques se faufilant parmi les icebergs qui éclatent sous des tempêtes de rires électrique
Et tout au long des méridiens se propagent les commentaires parmi les troupes de cétacés que poursuivent les massacreurs sur ce conciliabule de cataclysmes des deux côtés de l'équateur pour organiser la vengeance et préserver les innocents
Il s'agirait donc de remplacer notre race humaine par une autre meilleure nageuse et mieux adaptée aux intempéries qui n'aurait donc nul besoin de s'emmitoufler de fourrures et pourrait participer aux conversations des animaux volcans et nuages _________________
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