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Auteur

Sujet : En panne dans les monts d'arrée

corsen
France
Messages : 1247

Date du message : décembre 21, 2009  05:38



Ça s'est passé il y a près de quarante ans. C'était fin des années soixante, fin octobre, je
m'en souviens très bien je venais d"être nommé à Quimper après avoir travaillé quelques
années dans la région parisienne. Je revenais d'une mission dans la région de Morlaix et
en début de soirée je roulais vers mon domicile dans le sud Finistère à bord d'une
superbe 403 qui approchait les 200 000 kilomètres. Mais comme m'a dit le chef du
service auto le matin même, les Peugeot sont increvables. Il avait fait très beau toute la
journée mais en passant les monts d'Arrée (point culminant le Roc Trévezel 383 mètres)
il y avait un petit crachin bien breton et comme la nuit tombait on ne voyait plus grand
chose. Soudain, après quelques soubresauts le moteur cala. J'ai juste eu le temps de
me mettre au point mort et avec l'erre de véhicule j'ai pu me garer sur le bas coté. Je ne
sais pas si vous connaissez cette partie de la Bretagne intérieure mais c'est le désert. Au
bout de quelques instants mes yeux se sont habitués à l'obscurité et j'ai aperçu une
lumière à quelques centaines de mètres. Je me suis dirigé dans cette direction et je suis
arrivé a une maisonnette un peu en retrait de la route. J'ai frappé une femme m'a ouvert.
Je lui a fait part de mes malheurs et je lui ai demandé si je pouvais téléphoner. Elle m'a
répondu qu'elle n'avait pas le téléphone, que la cabine publique était au bourg à huit
kilomètres et qu'à cette heure elle était fermée. Elle me proposa d'entrer, je n'ai pas
refusé car j'étais trempé. Dans la pièce principale qui servait également de cuisine il y
avait un bon feu de cheminée, je m'en suis approché car je commençais à avoir froid.
Après quelques b*****ités elle me demanda si je n'avais pas faim, je lui avoua que je
mangerais bien un morceau. Elle apporta un grand pain rond, une motte de beurre, un
beau morceau de lard, une bouteille de vin, un verre un couteau et m'invita à casser la
croûte. Je me suis pas fait prier. Je n'avais pas fini mon premier morceau de pain beurre
au lard que la porte s'ouvrit, un homme entra avec un seau de lait au bout de chaque
bras, il vint vers moi et sans dire un mot enleva le pain, le beurre, le lard, le vin. Un peu
surpris, j'ai failli m'étrangler avec ma dernière bouchée puis quand j'ai pu parler je lui ai
fait part de mes problèmes avec mon véhicule et je lui dis que gentiment son épouse m'a
offert une petite collation. "Où allez vous dormir?" me demanda t'il. Je ne m'étais pas
encore posé la question mais je lui dis que si je trouvais pas mieux je dormirai dans ma
voiture et que demain j'irai à pieds ou en stop à la cabine publique pour téléphoner."
Vous dormirez ici." Un peu gêné mais bien contant j'ai bredouillé un truc dans le
genre; "Je ne voudrais pas vous déranger". Sans me répondre il a reprit ses seaux de
lait ,est allé au fond de la pièce où il y avait un écrémeuse manuelle. Je l'ai regardé faire,
sa femme continuais sans parler à ses taches ménagères. Une fois terminé il a
démonté et nettoyé l'écrémeuse, rangé la crème et le lait écrémé, à rangé quelques
bricoles et m'a dit "on va au lit." Là je me suis rendu compte que la maison ne comportait
que deux pièces séparées par un couloir, je lui ai fait remarquer qu"il n'y avait pas de
place pour moi, il me répondit qu'il dormira au milieu, sa femme d'un coté et moi de
l'autre et que le lit était assez large. Son épouse était déjà couchée et semblait dormir, il
se mit rapidement au lit et éteignit la lumière. Moi complètement dépassé par les
événements j'ai enlevé mon pantalon, je me suis également couché mais je n'ai pas
trouvé le sommeil. Au milieu de la nuit on entendit un grand meuglement qui venait de
l'étable. L'homme se leva mis son bleu de travail, ses bottes et parti en courant en
criant ; "La vache va vêler". Le femme s'approcha de moi et me dit que la vache allait avoir
un petit veau, J'avais compris mais n'ayant pas de connaissance dans ce domaine je lui
dis que je ne lui serais d'aucune aide. Mais me dit elle à oreille ; " il en a pour un moment
vous devriez en profiter". En se rapprochant de moi elle insista tellement que je me suis
levé et dans le placard de la cuisine j'ai pris le pain le vin, le beurre, le lard, et je me suis
remis à casser la croûte.

Corsen

joboni
France
Messages : 1784

Date du message : décembre 21, 2009  12:15

Corsen, la pauvre femme ça ne fait pas honneur à la galanteries Française.

Yaelle
France
Messages : 5499

Date du message : décembre 22, 2009  08:52



Wouah ! elle est belle ton histoire, Corsen !
Et tout à ton honneur, en plus
Je vais la garder dans mes favoris.

titefée
Admin famille
France

Date du message : décembre 24, 2009  03:08

fable du terroir.. savoureuse à souhait.





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