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  Famille : Voeux d'anniversaires


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Auteur

Sujet : L’été commence

Lara
Admin famille
Suisse

Date du message : juin 20, 2011  16:08

l'été commence demain a 19h 17

Petite histoire de l’été…

La belle saison

Mon Ange, ouvre grand tes bras et serre moi très fort
Ecoute mon coeur battre, pour toi il n'est pas mort
Il cogne dans ma poitrine et pleure ton absence
Attendre ton retour je trépigne d'impatience
Quelle belle renaissance dès ton apparition
Mais une larme de plus à ta disparition
Le plaisir est le même à chaque retrouvaille
Signe de tous temps et début des ripailles
A peine retrouvé que déja tu me quitte
Ces jours sans toi, je vois bien, tu m'évite
A me pousser vers l'autre qui attend qui fulmine
Le retour de sa chair, qui grogne et qui rumine
Oh! comme il aime cette nature qui lui a tout donné
Même s'il pleure les blessures qu'elle lui a infligé
Eclipse du printemps, bref éclair d'un été
Passe ces deux saisons au bras de l'être aimé
Explose jolies couleurs, habillage d'automne
tes habits pourpre et or n'ont rien de monotone
Mais l'hiver menaçe et toutes ses turpitudes
Active toutes mes craintes à vouloir être rude
Mon Ange ouvre grand tes bras et laisse moi partir
J'ai peur de ce grand froid et ne veux pas mourir

de poèmes de Un-Birdy

Lara qui vous souhaite un bel été 2011

Lara
Admin famille
Suisse

Date du message : juillet 3, 2011  20:18

En guise d'introduction

Si nous prenons le calendrier des Postes 2005 (Almanach du facteur pour appeler les
choses par leur nom) , nous trouvons plein d'indications, jours fériés, phases de la Lune,
vacances scolaires, données du comput, levers et couchers du Soleil et de la Lune... Mais
rien, pas un mot sur les dates de changement d'heure. A croire que l'indiction romaine (qui
n'est strictement d'aucune utilité) est plus importante que ces deux changements d'heure
annuels.

Et pourtant, il est important ce changement d'heure. Il nous fait, deux fois par an, partir à la
recherche de tout ce qui ressemble à une horloge pour remise à l'heure. Il fait couler
beaucoup d'encre. Il y a ceux qui sont pour, il y a ceux qui sont contre.

Nous allons, dans cette page, essayer de suivre l'histoire de ce qui semble être devenu
une tradition et, essayer de savoir pourquoi elle est née et pourquoi elle existe encore.

En revanche, nous nous garderons bien de prendre position pour ou contre, même si
certaines constatations entraînent des conclusions claires.

Nous allons particulièrement suivre l'histoire de "l'heure d'été" en France mais nous dirons
aussi quelques mots sur son histoire dans d'autres pays.

Une idée très ancienne.

Cette idée date de 1784. Elle est de Benjamin Franklin et exposée de manière un peu
fantaisiste sous forme de lettre envoyée par Franklin au Journal de Paris qui la publie le
26 avril 1784.


Cette "lettre" est, à l'origine, la partie d'un discours plus sérieux intitulé An Economical
Project et dont le sujet traite des économies d'énergies naturelles. Il en réécrit une partie
par amitié pour Antoine Alexis-Francois Cadet de Vaux, éditeur du Journal de Paris qui
souhaite que le sujet soit abordable par ses lecteurs.

Il commence en décrivant la démonstration à laquelle il avait assisté la veille d'une
nouvelle lampe à huile. Il relate la discussion qui s'en était suivie à propos du rapport huile
consommée/lumière produite.

Le sujet en tête, il entre chez lui et s'endort vers 3-4 heures du matin. Un bruit le réveille
vers 6 heures et il s'étonne d'une grande clarté dans sa chambre. Il pense d'abord à ces
fameuses lampes éclairant sa chambre mais constate, en fait, que ce sont les rayons du
Soleil levant qui pénètrent dans la pièce. La lecture d'un almanach lui confirme que le
Soleil se lèvera encore de plus en plus tôt jusqu'à fin juin.

"Cet événement me fit penser à des choses plus importantes et plus sérieuses. Si je
n'avais pas été éveillé si tôt le matin, j'aurais dormi six heures de plus à la lumière du
Soleil, et, par contre, aurait passé six heures la nuit suivante à la lumière des chandelles."

Et il poursuit : " En partant du principe qu'il y a 100 000 familles à Paris et que ces familles
consomment la nuit 1/2 livre de bougies et chandelles par jour... En estimant de 6 à 8
heures la durée moyenne entre l'heure de lever du soleil et la nôtre... il y a donc 7 heures
par nuit pendant lesquelles nous brûlons des bougies, on en arrive au décompte suivant :

En six mois entre le 20 mars et le 20 septembre, il y a 183 nuits. 7 heures par nuit
d'utilisation de bougie. La multiplication donne 1 281 heures. Ces 1 281 heures
multipliées par 100 000 donnent 128 100 000.
Chaque bougie exige 1/2 livre de suif et de cire, soit un total de 64.050.000 livres. À un
prix de trente sols par livre de suif et de cire on en arrive à 96.075.000 tournois de livre."
Euh... un tournoi de livre, c'est combien d'euros ?

Bref, Franklin conclut par "...une immense somme que la ville de Paris pourrait sauver
chaque année !"

Non, la conclusion, c'est " les gens sont obstinément attachés à leurs vieilles traditions et il
sera difficile de les amener à se lever avant midi". Mouais. Il fréquentait qui, Franklin ?

Et il propose des solutions :

1) Taxer d'un louis par fenêtre les habitants qui laissent leurs volets fermés.

2) Bougies rationnées à une livre par famille par semaine.

3) Policiers chargés d'arrêter la circulation après le coucher du Soleil exceptée celle des
médecins, des chirurgiens et des sages-femmes.

4) Chaque matin dès que le Soleil se lèvera, cloches d'église et, au besoin, canon
informeront l'ensemble des habitants de l'arrivée de la lumière.

Remplaçons le bruit de canon par celui d'un réveille-matin avancé de quelques heures et
l'heure d'été est bien née. Notons, tout de même , que Franklin avait pour projet de
réveiller les gens plus tôt et non pas de décaler les heures des montres et horloges.

L'idée, sans les loufoqueries (encore, qu'actuellement, il faille se méfier des loufoqueries
de nos gouvernants français), fut reprise en 1907 par un certain William Willett (1857-
1915), entrepreneur anglais.

Son idée à lui fut bien d'avancer et retarder les montres. Dans une brochure intitulée
Waste of Daylight ("Gaspillage de la lumière du jour"), il explique le processus. Le
décalage devait se faire durant 4 dimanches, à 2 heures du matin, en avril (avancer les
montres) et et septembre (reculer les montres) à raison de 20 minutes chaque dimanche.
Willet explique le choix de 2 heures du matin par le fait que c'est l'heure qui dérange le
moins la circulation des trains.

Son but était double :

- Passer ses loisirs à la lumière du jour. Sans compter ses six premières années, un
homme gagnerait une année de "jour" à 28 ans, 2 à 50 ans et 3 à 72 ans.

- Et, surtout et encore une fois, économiser l'énergie destinée à produire l'éclairage
artificiel. Willett l'estime, déduction faite de la perte de profit des fournisseurs, à £ 2 546
834 pour la période avril-septembre de chaque année.

Économie d'énergie.
Passer plus de temps, pendant qu'on est éveillés, à la lumière du Soleil était le but aussi
bien de Franklin que de Willet.

Il est bien évident qu'entre le 27 mars et le 30 octobre, nous allons perdre de
l'ensoleillement durant les premières heures du matin et les gagner le soir. Pour être
précis, la durée d'ensoleillement sera toujours identique pour un même jour, heure d'été
ou pas, mais il y a de fortes chances que cette période corresponde à celle durant laquelle
nous sommes éveillés. Et nos soirées avant le coucher ont aussi des chances de moins se
passer sous la lumière artificielle et plus à la clarté du Soleil.

Mais, il ne semble pas que la bronzette ait été le but réel de Franklin ou Willet. Il était plutôt
d'économiser, pour l'un des chandelles, pour l'autre du charbon producteur d'électricité. Et,
plus tard, du pétrole.

Mais, maintenant ? Maintenant que notre électricité est pratiquement d'origine 100 %
nucléaire, que veut-on nous faire économiser ? Ah, si !! Peut-être de l'essence, du super
ou du gas-oil en roulant moins longtemps à la lumière des phares qui, paraît-il, augmente
la consommation des voitures ? Ne pas rouler les phares allumés, ça ne vous dit rien ???

Il n'empêche que si nous nous rendons sur le site du ministère de l'économie, des
finances et de l'industrie ici, on lit toujours la même chose : "L'heure d'été a été instituée en
France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l' objectif d'effectuer des économies
d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage notamment en soirée. On estime
aujourd'hui à 250 000 tonnes d'équivalent pétrole (tep) les économies d'énergie annuelles
résultant de la mise en œuvre du régime de l'heure d'été dans notre pays."

Vrai ? Faux ? Notre but, ici, n'est pas de prendre position mais je vous conseille quand
même la lecture très édifiante d'un rapport d'une Délégation du Sénat pour l'Union
européenne qui date de 1997 et qu'on peut trouver ici. La conclusion en est : "Il ressort de
l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement
semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les
inconvénients ressentis par les populations. En conséquence, la logique conduit à
souhaiter l'abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel
du temps..." Ah bon ?

Heure d'été - heure d'hiver : la meilleure formulation ?

Nous disons "heure d'été", pourquoi pas ? Mais pourquoi baptiser "heure d'hiver" ce qui
n'est qu'un retour à la normale. En fait, on entre dans l'heure d'été et on sort de l'heure
d'été.

Notons d'ailleurs une bonne fois pour toutes que notre "normale" est en fait "anormale"
puisque l'heure légale d'hiver est déjà, en France, avancée d'une heure par rapport à
l'heure UTC du méridien sur lequel nous sommes. D'où une définition alambiquée du
temps légal dans un décret du 9 août 1978 qui stipule que "le temps légal est obtenu en
ajoutant ou en retranchant un nombre entier d'heures au temps universel coordonné".
Limpide.

Les anglicistes, eux, disent Daylight Saving Time qu'on peut traduire, vaille que vaille, par
temps de jour (clarté) sauvé.

Pour ma part, je préfère les formulations simples et parlantes de heure normale - heure
avancée. On sait au moins ce qu'est la normale et, ce qui n'est pas rien, dans quel sens il
faut tourner les aiguilles des montres deux fois par an. Bien qu'on sache tous que dans
octobre il y a re comme reculer.

lara