Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 90
Les nouveaux membres : 20
Anniversaires aujourd'hui : 38
Famille : Voeux d'anniversaires
Ce sujet fait partie de la famille Voeux d'anniversaires. Cette famille est semi-privée. Vous pouvez lire le contenu de cette famille mais vous devez vous y inscrire pour échanger.
![]()
Auteur
Sujet : Contes
|
Lara |
Date du message : avril 15, 2011 19:41 |
||
|
La petite fille aux allumettees Par une nuit glaciale d'hiver, une petite fille marchait dans les rues, regardant les vitrines illuminées. C'était la veille du Jour de l'An. Les bras chargés de cadeaux, les passants se dépêchaient de faire leurs derniers achats. Mais cette petite fille-là n'attendait aucun cadeau. Elle vivait toute seule avec son père. Et malheureusement, il ne l'aimait guère. Elle serrait un paquet d'allumettes dans ses petites mains bleuies de froid. Sa robe était déchirée. Le vent la faisait frissonner, et la neige sur les pavés brûlait ses pieds nus. Les lumières des vitrines allaient bientôt s'éteindre. Les passants rentraient chez eux. Elle était seule dans la rue. "Je n'oserai jamais revenir à la maison, pensait la petite fille. Je ne pourrai pas dire à mon père que je n'ai pas vendu d'allumettes. Vraiment, je ne peux pas rentrer !" Entre deux maisons de pierre grise, la petite fille s'assit dans un recoin. Comme elle avait froid! Les flocons de neige mouillaient ses cheveux blonds. "Je vais craquer une de mes allumettes, se dit-elle, ce la me réchauffera les mains." La flamme chaude et claire brilla dans l'obscurité. La petite fille s'imagina qu'elle était assise devant un bon feu, dans une salle à mange éclatante de lumière. Mais l'allumette s'éteignit, et la vision disparut. Lorsqu'elle frotta une deuxième allumette, le mur gris devint transparent. Elle vit la table de la salle à manger, chargée de plats délicieux: une dinde rôtie, une bûche glacée décorée de fruits confits. Tant de bonnes choses qu'on ne savait par laquelle commencer. Mais lorsqu'elle étendit la main, la vision s'évanouit. La petite fille fit craquer une troisième allumette. Elle se vit au pied d'un magnifique arbre de Noël. Une centaine de bougies étincelaient sur ses branches vertes. Enveloppés de papier d'or et d'argent, des cadeaux étaient entassés autour du sapin, et la petite fille savait qu'ils étaient tous pour elle. En haut de l'arbre scintillait une splendide étoile qui, soudain, tomba à terre. On aurait cru voir une étoile filante dans le ciel. Et la petite fille se souvint de sa grand-mère, la seule personne qui l'ait aimée vraiment. Avant de mourir, elle lui avait appris que les étoiles filantes montent vers le paradis. " Comme je serais heureuse de revoir grand-mère! " pensa la petite fille en craquant une quatrième allumette. Et voilà que sa grand-mère apparut, encore plus belle et plus souriante que lorsqu'elle était en vie. " Ne me quitte pas, grand-mère! murmura la petite fille. Je sais bien que tu partiras quand l'allumette s'éteindra. Emmène-moi avec toi, je t'en prie. " Elle frotta alors toutes les allumettes qui restaient dans le paquet. Il faisait plus clair qu'en plein soleil. Lorsque la dernière allumette s'enflamma, la grand-mère ouvrit les bras et prit sa petite fille avec elle. Et elles s'envolèrent ensemble. L'allumette s'éteignit, et tomba des mains froides et sans vie de la petite fille. On la trouva morte le matin du Jour de l'An, assise entre les deux maisons grises. Elle souriait et paraissait heureuse. Personne ne savait que sa grand-mère était venue la chercher pour la mener au ciel. Hans Andersen
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 15, 2011 19:42 |
||
|
Nuit de Noël Par une nuit glaciale d'hiver, une petite fille marchait dans les rues, regardant les vitrines illuminées. C'était la veille du Jour de l'An. Les bras chargés de cadeaux, les passants se dépêchaient de faire leurs derniers achats. Mais cette petite fille-là n'attendait aucun cadeau. Elle vivait toute seule avec son père. Et malheureusement, il ne l'aimait guère. Elle serrait un paquet d'allumettes dans ses petites mains bleuies de froid. Sa robe était déchirée. Le vent la faisait frissonner, et la neige sur les pavés brûlait ses pieds nus. Les lumières des vitrines allaient bientôt s'éteindre. Les passants rentraient chez eux. Elle était seule dans la rue. "Je n'oserai jamais revenir à la maison, pensait la petite fille. Je ne pourrai pas dire à mon père que je n'ai pas vendu d'allumettes. Vraiment, je ne peux pas rentrer !" Entre deux maisons de pierre grise, la petite fille s'assit dans un recoin. Comme elle avait froid! Les flocons de neige mouillaient ses cheveux blonds. "Je vais craquer une de mes allumettes, se dit-elle, ce la me réchauffera les mains." La flamme chaude et claire brilla dans l'obscurité. La petite fille s'imagina qu'elle était assise devant un bon feu, dans une salle à mange éclatante de lumière. Mais l'allumette s'éteignit, et la vision disparut. Lorsqu'elle frotta une deuxième allumette, le mur gris devint transparent. Elle vit la table de la salle à manger, chargée de plats délicieux: une dinde rôtie, une bûche glacée décorée de fruits confits. Tant de bonnes choses qu'on ne savait par laquelle commencer. Mais lorsqu'elle étendit la main, la vision s'évanouit. La petite fille fit craquer une troisième allumette. Elle se vit au pied d'un magnifique arbre de Noël. Une centaine de bougies étincelaient sur ses branches vertes. Enveloppés de papier d'or et d'argent, des cadeaux étaient entassés autour du sapin, et la petite fille savait qu'ils étaient tous pour elle. En haut de l'arbre scintillait une splendide étoile qui, soudain, tomba à terre. On aurait cru voir une étoile filante dans le ciel. Et la petite fille se souvint de sa grand-mère, la seule personne qui l'ait aimée vraiment. Avant de mourir, elle lui avait appris que les étoiles filantes montent vers le paradis. " Comme je serais heureuse de revoir grand-mère! " pensa la petite fille en craquant une quatrième allumette. Et voilà que sa grand-mère apparut, encore plus belle et plus souriante que lorsqu'elle était en vie. " Ne me quitte pas, grand-mère! murmura la petite fille. Je sais bien que tu partiras quand l'allumette s'éteindra. Emmène-moi avec toi, je t'en prie. " Elle frotta alors toutes les allumettes qui restaient dans le paquet. Il faisait plus clair qu'en plein soleil. Lorsque la dernière allumette s'enflamma, la grand-mère ouvrit les bras et prit sa petite fille avec elle. Et elles s'envolèrent ensemble. L'allumette s'éteignit, et tomba des mains froides et sans vie de la petite fille. On la trouva morte le matin du Jour de l'An, assise entre les deux maisons grises. Elle souriait et paraissait heureuse. Personne ne savait que sa grand-mère était venue la chercher pour la mener au ciel. Hans Andersen
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 16, 2011 17:55 |
||
|
Faute d’un clou Un marchand avait fait de bonnes affaires à la foire; toutes ses marchandises étaient vendues, et sa bourse remplie d'or et d'argent. Comme il voulait se mettre en route pour arriver avant la nuit, il serra son argent dans sa valise, la chargea derrière sa selle, et monta à cheval. A midi, il s'arrêta dans une ville; il allait repartir, quand le valet d'écurie qui lui amenait son cheval lui dit ; « Monsieur, il manque à votre cheval un clou au fer du pied gauche de derrière. — C'est bien, répondit le marchand ; le fer tiendra encore pour six lieues qui me restent à faire. Je suis pressé. » Dans l'après-midi, il descendit encore pour faire manger un peu de pain à son cheval. Le palefrenier vint le trouver et lui dit : « Monsieur, votre cheval est déferré du pied gauche de derrière. Faut-il le conduire au maréchal? — Non, c'est bien, répondit le maître; pour deux lieues qui me restent à faire, mon cheval ira encore ainsi. Je suis pressé. » Il remonta et partit. Mais peu après le cheval commença à boiter; un peu plus loin encore il se mit à broncher; mais il ne broncha pas lontemps, car il tomba bientôt avec une jambe cassée. Le marchand fut obligé de laisser là la bête, de détacher sa valise, et, la prenant sur son épaule, de gagner à pied son logis, où il n'arriva que tard dans la nuit. « Ce maudit clou qu'on néglige, murmurait-il en lui-même, est cause de tous les malheurs. » Hâtez-vous lentement. auteur inconnu Lara
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 18, 2011 11:16 |
||
|
Pâques, fête de l’amour Pour Cathy, toutes les fêtes étaient des fêtes de l'amour. Dans son petit coeur, il y avait tant d'amour. Cathy était une petite fille de cinq ans. Elle ne pouvait aller à l'école encore à son grand regret. Mais elle savait beaucoup de choses déjà. Sa maman et son papa lui apprenaient toutes ces choses. Comme la fête de Pâques, sa maman et son papa lui avaient enseigné que c'était une fête de l'amour mais aussi du petit Jésus encore mais qui, devenu grand, partait au pays des anges pour revenir plus tard, et il revenait toujours à Pâques. Cathy ne posait pas beaucoup de questions et se disait que Pâques c'était merveilleux. Cathy faisait chaque année son petit carême. Elle ne mangeait pas de bonbons ni de sucreries. Mais comme le dimanche on faisait relâche pour le carême, elle aurait pu satisfaire son palais mais...Cathy avait autre chose en tête. Le dimanche c'était la journée pour la visite. Les oncles, les tantes, les cousins, les cousines venaient à la maison et ce jour-là sa maman offrait bien entendu, des bonbons. Cathy en prenait naturellement mais... elle courait très vite dans sa chambre à l'étonnement des visiteurs. En effet, Cathy, ramassait tous les bonbons qu'on lui offrait et les déposait dans une boîte. Sa boîte était aux couleurs de Pâques, de toutes les couleurs pastel. Le petit bedon de sa boîte s'emplissait de semaine en semaine à son grand bonheur. Mais que faisait-t-elle de tous ses bonbons? Cathy avec son grand coeur préparait des paniers de Pâques pour tous ceux qu'elle aimait, pour leur faire plaisir. Elle travaillait très fort à leur faire une carte de Pâques, à écrire si on peut dire son nom car elle l'avait appris. Et le dimanche de Pâques vous savez quoi ? Cathy avait tellement travaillé que toutes ces surprises étaient prêtes. Ses petits paniers étaient bien remplis de bonbons mais aussi d'amour. Elle les déposait sur chacune des tables de nuit de maman, papa, Henri, Michel, Micheline, Rémi et n'en gardait même pas un pour elle. C'était sa façon de fêter la belle fête de Pâques. Et à leur réveil, tout le monde voulait embrasser Cathy pour la remercier. " Un coeur d'amour est un coeur de chocolat tout frais ! Tout doux ! " JOYEUSE FÊTE DE PÂQUES, LES ENFANTS ! VOTRE FÉE YOLAlande QUI VOUS EMBRASSE TRÈS FORT ET VOUS DIT À BIENTÔT ! lara
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 22, 2011 00:11 |
||
|
Joie de Pâques Dans une maison à la campagne habitait une jolie petite fille. Elle se prénommait Michèle mais tous les gens l'appelaient Mimie. De longs cheveux châtains ornaient son joli minois. Des mèches blondes miroitaient dans ses cheveux. Ses yeux bruns étaient ronds comme des billes. Et de longs cils courbés habillaient ses yeux. Elle était toute menue et on adorait Mimie. La belle fête de Pâques serait là bientôt. Mimie avait bien hâte. Un soir elle entendit son papa dire: "HÉ ! BIEN ! On annonce du soleil pour la belle journée de Pâques !" Mimie était ravie. Pâques venait après le Samedi Saint avait dit sa maman. Samedi Saint, dernier jour du carême, et c'était aujourd'hui. Youppi ! c'est Pâques demain ! La journée était très longue à finir. Après avoir soupé et avoir pris son bain, elle se dirigea vers sa chambre. Elle ouvrit son garde-robe et elle sourit. "Demain Pâques et il fera soleil !" se répétait-t-elle. Elle prit une mignonne robe toute rose bordée de rubans blancs, de jolis collants tout blancs, des petits souliers en cuir verni noir. Mais ce qu'elle avait plus hâte de porter c'était son nouveau manteau tout rouge et son coquet chapeau de paille blanc orné d'un ruban rouge, comme son manteau, avec de minuscules marguerites entourant la calotte. Que tout cela était magnifique !!! Et elle irait à la messe de Pâques avec son papa et sa maman.Elle eut de la difficulté à dormir malgré les gros bisous de papa et maman. Le matin venu elle enfila les vêtements qu'elle avait soigneusement placés sur la chaise vernie dans sa chambre. Comme elle était jolie ! Son papa et sa maman l'embrassèrent très fort et ils partirent pour la messe.Mimie n'avait pas d'yeux assez grands pour tout voir. C'était si ravissant ! Il y avait des fleurs partout dans l'église. Les dames avaient des chapeaux aux couleurs variées, les monsieurs étaient très fiers d'être tout près de leur dame et de leurs petits enfants. Ça sentait la fête! Mimie pensa: "Il doit être vraiment important le petit Jésus devenu grand pour que tout le monde soit en fête." Durant la messe, Mimie fut très indisciplinée. Tout était trop beau ! Et elle ne cessait de chuchoter à l'oreille de sa maman. Mais la maman riait voyant le bonheur candide de sa petite fille Et voilà ! On revenait à la maison ! Et cette journée fut remplie de rires,de gâteries, de bons repas et de "soleil". "Pâques, fête de la beauté du coeur." JOYEUSE FÊTE DE PÂQUES, LES ENFANTS ! VOTRE FÉE YOLANDE QUI VOUS EMBRASSE TRÈS FORT ET VOUS DIT À BIENTÔT ! Lara
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 25, 2011 16:16 |
||
|
L'envie de voyager. Il était une fois une pauvre femme dont le fils n'avait qu'une idée en tête : voyager. - Mais comment le pourrais-tu ? disait sa mère. Il te faudrait avoir de l'argent et tu sais bien que nous n'en avons pas ! - Je vais me débrouiller, pensa le fils. je serai honnête et partout je dirai : pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup. Et pendant un certain temps, il se promenait en répétant sans arrêt : pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup. Il arriva ainsi vers un groupe de pêcheurs et les salua : - Que Dieu vous garde ! Pas beaucoup, pas beaucoup, pas beaucoup. - Qu'est-ce que tu racontes, chenapan, pourquoi « pas beaucoup » ? se fâchèrent les pêcheurs. Et quand ils sortirent les filets, quelques poissons seulement y frétillaient, vraiment pas beaucoup. Ils chassèrent le jeune homme avec leurs bâtons. - Tiens ! Et tiens ! Tu l'as bien mérité ! crièrent-ils. - Que dois-je dire alors ? demanda le jeune homme. - Bonne pêche, tu devais dire, attrapez-en le plus possible ! Et le jeune homme continua son voyage en répétant sans arrêt : « Bonne pêche, attrapez- en le plus possible », jusqu'à ce qu'il arrive à une potence. On était juste en train de pendre un malheureux pêcheur. - Bonjour, commença le jeune homme, bonne pêche, attrapez-en le plus possible. - Comment ? Quel goujat ! Que veux-tu dire par ton : « attrapez-en le plus possible» ? Tu ne crois pas qu'il y en a assez comme ça ? Selon toi il devrait y en avoir encore plus peut-être ? Et il se fit rosser à nouveau. - Comment devrais-je dire alors ? demanda le jeune homme. - Tu dois dire : « Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme ». Le jeune homme se remit à marcher et répéta partout où il allait : « Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme. » Il arriva au bord d'un fossé où il vit un équarrisseur qui s'apprêtait à supprimer un cheval. - Bonne journée, dit le garçon en se précipitant vers lui. Que Dieu soit miséricordieux avec cette pauvre âme ! - Qu'est-ce qui te prend, chenapan ! s'écria l'homme. Et il frappa le garçon sur la tête avec ses outils si fort que ce dernier n'entendait plus et ne voyait plus. - Qu'aurais-je dû vous dire alors ? - Dans le fossé, charogne ; dans le fossé, charogne ! Juste à cet instant un coche plein de monde arrivait par la route et le jeune homme cria : - À la vôtre ! Dans le fossé, charogne ! Et le coche quitta la route et se renversa dans le fossé. Le cocher leva son fouet et frappa le jeune homme si fort que ce dernier put à peine marcher. C'est de bon gré qu'il rentra à la maison, auprès de sa mère, et ne mit plus jamais les pieds hors de chez lui. Il avait abandonné pour toujours l'idée de voyager. auteur inconnu
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 26, 2011 04:12 |
||
|
Le roi Cunomor En ce temps-là, à Morvah, non loin de Penzance, il y avait un roi qu'on appelait Cunomor. Ses sujets l'aimaient bien, car c'était un bon roi. Il venait souvent partager le repas des uns et des autres et s'informer de leurs soucis, désirant avant tout faire respecter le justice sur ses terres. Mais chacun s'étonnait de le voir toujours la tête recouverte d'un bonnet de fourrure qui descendait jusqu'à ses oreilles, et cela été comme hiver, qu'il fît froid ou qu'il fît chaud. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le roi Cunomor avait un secret : il avait des oreilles de cheval, et c'est pour cela qu'il se cachait toujours la tête sous un bonnet de fourrure. Et seul son barbier connaissait cette particularité, mais le roi lui avait fait jurer, sous peine d'être pendu, de ne jamais la révéler à un quelconque être humain. Le barbier, terrifié, avait aussitôt juré, et il avait tenu parole. Mais le secret lui pesait si lourdement qu'un jour il ne put tenir plus longtemps. Passant près d'un marécage où poussaient des roseaux, il fit un trou dans le sol, se pencha, mit sa tête à l'intérieur et prononça ces paroles : - Le roi Cunomor a des oreilles de cheval ! Puis il reboucha soigneusement le trou et s'en alla, satisfait. Il avait révélé le secret, certes, mais non à un être humain : il l'avait confié à la terre, il n'avait donc pas trahi son serment. Mais il avait oublié que la terre est la mère de tous les êtres. A l'emplacement du trou qu'il avait fait, un roseau poussa et grandit. Un jour, un musicien vint dans le marécage chercher des roseaux pour en faire de petites flûtes. Il coupa le roseau qui avait poussé dans le trou et s'en fit donc un chalumeau, bien content d'avoir trouvé ce qu'il fallait, car, le lendemain, il devait jouer des airs dans un bal qui se tenait au village. Or, le roi Cunomor avait tenu à participer à la fête. Il vint se mêler aux villageois, plaisanta avec eux et se montra joyeux compagnon. Puis vint l'heure des danses. C'est lui qui ouvrit le bal avec la paysanne la plus jolie qu'on pût trouver. Ils se mirent donc en place, au milieu de la prairie, et les musiciens montèrent sur une estrade improvisée avec des planches sur des tonneaux. Et ils commencèrent à jouer. Le roi n'avait pas fait trois pas qu'on entendit distinctement le chalumeau qui chantait des paroles au lieu des sons habituels. On prêta l'oreille avec attention et tous ceux qui étaient là en furent ébahis : car voici ce que chantait le chalumeau : - Le roi Cunomor a des oreilles de cheval ! Le roi Cunomor a des oreilles de cheval ! Le roi Cunomor a des oreilles de cheval ! Et plus le musicien jouait en tapant du pied sur les planches, plus le chalumeau répétait la même chanson. Le roi comprit très bien les paroles. Il commença par en être furieux, puis il se dit qu'il perdrait la face s'il ne faisait pas quelque chose. Il s'arrêta de danser et imposa le silence autour de lui. Puis, d'un geste brusque, il arracha son bonnet de fourrure. - Voyez ! s'écria-t-il, la chanson a raison. Je ne vois pas pourquoi je cacherai davantage la vérité ! Tous purent voir que le roi Cunomor avait effectivement des oreilles de cheval. Et c'est depuis ce jour-là qu'on ne l'appela plus que le roi Mark. * * * Le nom de Mark est celtique (marc'h en breton et march en gallois) et signifie "cheval". Il est normal que ce conte soit raconté au village de Morvah, car le nom de Morvah est une altération du Morvarch, "cheval de mer". Cette même histoire est racontée en de nombreux lieux du pays de Galles qui comportent le terme "march", et elle est également connue au hameau de Plomarc'h, près de Douarnenez, en Bretagne, où le roi s'appelle Guivarc'h. Il s'agit bel et bien du roi Marck de la légende de Tristan et Iseult, à l'origine personnage historique ayant régné, au VIème siècle sur une double Domnonée, à la fois le Cornwall-Devon et le nord de la Bretagne armoricaine. lara
|
|||
|
Lara |
Date du message : avril 29, 2011 17:38 |
||
|
Tabac Hier soir j’avais plus de clope. En cherchant des JPS je suis tombé sur Jean-Pierre mais j’l’avais pas reconnu, j’y ai dit : « J.P ? Est-ce toi ? » Il me répond : « Ah Lolo ! Alors toujours nickel tel quel ! Mais jamais tu m’tel ! Y’a que Guillaume le tuteur qui m’tel ! Le tuteur Guillaume m’tel et toi y’a qu’au tuteur Guillaume qu’tu tel ! Pourquoi ? T’es pas sous sa tutelle ! » Puis il se calme : « Sinon ça s’passe à l’hôtel ? » J’y réponds : « T’es ouf ! Y’a pas d’passes à l’hôtel ! Mais sinon ça s’passe tellement bien que c’est passé, j’ai trouvé un appart’, l’hôtel c’est du passé. Tiens, à propos d’passé, passe-moi une clope J.P. » Il me dit : « J’m’appelle pas J.P, moi c’est Mélanie, chui travesti. » J’lui réponds soufflé : « T’es vraiment un cas Mèl ! Mais t’es pas mal roulé, tu dois faire un tabac. » Elle me répond les yeux roulants, roucoulant lentement : « Si tu trouves que j’suis pas mal roulée, viens chez moi mieux m’rouler.» J’ai terminé : « Si tu veux pas que j’te passe à tabac, passe-moi du tabac, mais J.P.S, pas J.PD. » Hier soir j’avais plus de clope. En cherchant des JPS je suis tombé sur Jean-Pierre mais j’l’avais pas reconnu. C’est devenu un gros PD. L-or-en_main-franche
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 15, 2011 15:36 |
||
|
Esapades nocturnes De ce temps de disette,coeurs en famine, Un palace de marbre,majetueuses richesses Dominait, en ce Royaume,la plus haute colline. Les gueux affamés, de voir la Maitresse Au bras de leur somptueux Roi,l'enviaient. Ah!Comme il l'aimait sa belle parure! Mais le soir tombé,lune triomphante,le palais S'effaçait pour prendre des cimetières les allures. Vampire de fausseté,de ses crocs luisants et acérés Qu'il plantait dans le coeur de sa vierge Une odeur mélant sang et larmes s'épanchait Pour se fondre dans la cire rouge des cierges. O Ange blafard,de son mutisme d'ame Retentissait les trompettes de la mort, Elle était le serpent de son orgueil,la Dame, Le péché originel qui profanait ses trésors. Son visage glacialement beau poudré par le far Qui lui dessinait les trais de chérubins célestes Souriait et il jettait un dernier regard avare Pour celle qui l'aimait,belle mais amoureuse peste! Le lendemain,la palais ,de nouveau,brillait. Et ainsi passa le temps,d'amour elle se mourrait. Plus les miséreux pensaient leur idylle beauté Et plus le prince vaniteux resplendissait. Je préfère terminer ce triste et siniste conte Car il est des histoires dont on ne se nourrient. Il aurait perdu sa grande fortune,on raconte, Finissant ses jours dans la solitude infinie. Sandrine
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 16, 2011 16:01 |
||
|
Pas de champignons ! Juste un regard fripon, Un petit rien qui en dit long... Vas-tu me faire tourner en rond ? Tu ris et chantes petit patapon Mais moi je cherche les champignons ! Où sont-ils donc, où sont-ils donc ? Les aurais-tu tous mangé ? Il n'y a rien dans mon panier ! Que vais-je bien pouvoir raconter, Que tu les as tous croqués ? Ils vont rire et me plaisanter !!! "As-tu encore rencontrer cet elfe coquin ? Celui qui ébouriffe si bien tes cheveux, Qui te fait rentrer les joues rouges, Les pieds froids et le sourire aux lèvres ! Pourquoi ne le voyons-nous pas ? Nous aussi allons dans la forêt !" Oui, mais vous faites trop de bruit ! Et puis il est mon ami, De moi il sait qu'il ne craint rien ! Vous ne savez pas écouter son rire cristallin, Ne voyant que source au pied du sapin ! Si par malice il souffle sur vos cheveux, Vous pensez seulement" temps venteux"! S' il vous attrape par la manche, Vous pensez que c'est une branche ! Pourtant, je le vois courir devant vous ! Placer noisettes sous vos pieds, Rire aux éclats si vous trébuchez Pestant sans cesse contre cailloux Faisant fuir toute la gente ailées ! Ne voyant pas que toutes sont des fées ? Vraiment vous n'y comprenez rien ! Alors, laissez tranquille mon elfe coquin ! Voilà ce que je vais leur dire, Mais cette fois vraiment je dois repartir.... A demain gentil elfe malin ! Clémentine*__*
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 26, 2011 17:15 |
||
|
LE GRENIER J’adore monter au grenier l’hiver ma grand –mère y étend le linge .je passe beaucoup de temps car j’aime l’odeur des pommes et du raisin qui sechent.Je crois que Léo vient en cachette ici pour picorer quelques grains noirs fripes et délicieux Il est bien comme son père ! Un jour il y a bien longtemps que je revenais du jardin j’entendis un bruit dans le grenier Depuis une dizaine de jours nous avions remarqué que les pommes les noix et les raisins Disparaissaient Malgré les tapettes et les nasses aucune souris aux yeux bleus aucun lérot avec une queue a plumet ne s’étaient fait prendre .Cela m’agaçait énormément je voyais nos provisions de fruits s’évanouir comme par enchantement …… C’est donc sur la pointe des pieds arme de mon balai en prenant bien soin de ne pas faire craquer les marches et en ouvrant la porte tout doucement que je me rendis au grenier Et la stupéfaction il y avait mon petit Leo qui me tournait le dos grimpe sur un tabouret juste a la hauteur des fils pleins de raisin. Je ne pus m’empêcher de crier Mais qu’est-ce que tu fais la ! Surpris le museau couvert de jus de raisin le petit se retourna et me lança d’un ton théâtral Mais mamy voyons je chasse les souris ! Je suis restée un moment interloquée puis j’ai éclate de rire en lui expliquant que je comprenais maintenant pourquoi les souris les très grosses comme lui ne se faisaient pas attraper par les tapettes ! marie-thersee
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 26, 2011 19:57 |
||
|
Le coffret de cocobolo - 12 (...) Une nouvelle fois ils durent affronter les quarantièmes rugissants, la troupe de féroces pirates dirigés par le capitaine doté d’un affreux crochet en guise d’avant-bras, les tentacules monstrueuses du gigantesque poulpe engloutisseur de vaisseau, le régiment de revenants squelettiques et sanguinaires se déplaçant furtivement juste sous la surface des flots et en prime toute une armada d’anthropophages réducteurs de têtes. Cornanbuco était un secteur situé finalement assez en amont de l’embouchure du fleuve Lingayoni. Ils laissèrent donc la Fouineuse dans un charmant petit port doté d’un nom long comme un jour sans vent, Bahia de Santa Maria e Sao José Torelha de la Boixeira de Trappès. Et c’est sur une embarcation bien plus légère et adaptée à la circulation fluviale qu’ils remontèrent le cours d’eau. Ils durent se mesurer au passage à d’agressifs caïmans aux surpuissantes mâchoires, affronter des serpents géants, slalomer au milieu d’un banc de véloces et voraces piranhas, puis combattre victorieusement une armée de mygales tueuses. Le village même de Cornanbuco à l’inverse était un havre de paix, une clairière ô combien accueillante située en bordure d’un riant élargissement du fleuve. Ses pittoresques habitations surélevées étaient entièrement constituées d’assemblages de bambou. Devant l’une d’elle était dressé un impressionnant totem de douze pieds de haut dont la partie supérieure représentait deux oiseaux-serpents aux langues enlacées. Sûrement la demeure de Yékéyéké, pensèrent-ils aussitôt. Pour s’annoncer ils agitèrent une sorte de carillon composé lui aussi de morceaux de bambou de différentes dimensions. Une superbe beauté africaine vint au devant d’eux. Ce n’était pas Yékéyéké mais sa jeune assistante Patipata. Elles les invita à pénétrer à sa suite dans une grande pièce remplie de vapeurs d’encens corsées, envahie de statuettes et figurines de toutes formes et de tous matériaux, parfois hérissées d’épines, de flacons et bocaux de toutes tailles dans lesquels flottaient des substances indéfinissables. Ça et là étaient aussi disposés des bottes de feuilles et fleurs séchées, des animaux naturalisés, un crâne humain. Yékéyéké trônait dans un imposant fauteuil en osier, vêtue de son seul pagne, arborant un serpent bicolore en guise de collier. C’était aussi une très belle femme noire plutôt de la génération antérieure à celle de son assistante Patipata mais dont les charmes semblaient s’être particulièrement bien épanouis avec les années. (...) À suivre... swing-troubadour
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 26, 2011 19:59 |
||
|
Le coffret de cocobolo - 11 (...) Passons rapidement sur les péripéties du voyage. Elles n’ont pas d’incidences directes sur le fond de notre histoire. Mentionnons simplement pour l’anecdote qu’ils durent affronter des quarantièmes exceptionnellement rugissants, une troupe de féroces pirates dirigés par un capitaine doté d’un affreux crochet en guise d’avant-bras, les tentacules monstrueuses d’un gigantesque poulpe engloutisseur de vaisseau et un régiment de revenants squelettiques et sanguinaires se déplaçant furtivement juste sous la surface des flots. Après cette traversée quelque peu éprouvante, ils n’en apprécièrent que davantage le caractère absolument paradisiaque de leur atoll de destination. Ils n’eurent aucun mal à y trouver Malto Cortèse qui bronzait peinardement sur une plage de rêve aux côtés d’une superbe vahiné, ni à voir dans son entier le tatouage de l’aventurier dont la tenue amplement dénudée permettait de constater qu’il se poursuivait bien en deçà de son seul bras gauche . À la grande différence de sœur Yolande, Cortèse était peu expansif. Il n’accepta de parler qu’après qu’on lui eût donné moult informations sur ce qui se passait en Europe, en Afrique, aux Indes, aux Amériques, sur ce qu’était devenu tel capitaine au long cours, tel vaisseau et son équipage, sur la santé économique de la ville de Nantes ou du port de Tortuga, sur les cours respectifs du Doublon, du Ducat, du Florin et de la Guinée, sur l’art et la manière dont on construisait les navires les plus modernes et leurs canons, que sais- je encore… « Ce tatouage, lâcha-t-il enfin sur un ton neutre, vient de la région de Cornanbuco, à l’embouchure du fleuve Lingayoni, dans le Nord du Brésil. Il a été réalisé par une prêtresse d’Oxun du nom de Yékéyéké ». Il leur dit aussi connaître la signification du tatouage mais vouloir en garder le secret. Ne pouvant donc tirer davantage les vers du nez de ce curieux personnage, Isabelle et Guillaume n’avaient plus qu’à mettre le cap sur Cornanbuco. (...) À suivre...
|
|||
|
Lara |
Date du message : mai 31, 2011 18:32 |
||
|
L’homme qui écoutait le vent (ou le manipulateur) Elle : À quoi penses-tu, mon amour ? Lui : À rien. Elle : À rien, j’en doute. Lui : À rien, j’écoute. Elle : Qu’écoutes-tu donc, mon amour ? Lui : Le vent. Elle : Le vent ? Pourquoi ? Lui : Parce qu’il me parle d’amour, parce qu’il me parle de toi. Elle : De moi ? Le vent ? Que te dit-il d’intéressant ? Lui : Il dit que tu m’aimes toujours. Elle : Mais oui. En as-tu douté un seul jour ? Lui : Parfois. Elle : Pourquoi ? Lui : Parce que le vent ne soufflait pas ce jour-là. Elle : Alors tu fais confiance au vent ? Lui : Pourquoi, il ne faut pas ? Elle : Si, mais pourquoi à lui plutôt qu’à moi ? Lui : Parce que femme varie. Elle : Pas moi. Lui : Je vais le demander au vent. Elle : Tu es fou. Lui : Tu m’insultes, à présent ? Elle : Mais non, c’est juste que je ne comprends pas. Lui : Alors, tais-toi, écoute ! Elle : Quoi ? Lui : Le vent. Elle : Encore ! Je ne comprends pas ce qu’il dit. Lui : Il dit que tu ne m’aimes plus. Elle : Il ment. Lui : Tu insultes aussi le vent, maintenant. Elle : Mais non, je.... Lui : Adieu ! nadiay
|
|||
|
Lara |
Date du message : juin 21, 2011 10:27 |
||
|
La corneille au bec et aux pattes jaunes ou La corneille vaniteuse Conte de Louis Laplante Tout récemment, j'ai pu observer une colonie de corneilles tout près de la région de Montréal sur la Rive-Sud, près de la frontière américaine. La centaine d'individus avait établi son dortoir , c'est ainsi que l'on appelle les regroupements de corneilles, dans un petit boisé de grands érables et de pruches énormes. Les dortoirs, comme l'indiquent leurs noms sont surtout des rassemblements de corneilles qui se regroupent le soir et ainsi établissent leurs quartiers de nuit. Les dortoirs voisinent souvent les villages et les villes qui sont devenus la source première d'alimentation de ces oiseaux chapardeurs et opportunistes. Les dortoirs ont la réputation bien méritée d'être très bruyants à cause des cris de la multitude d'oiseaux qu'ils peuvent regrouper. Le dortoir dont il est question, était gouverné par une vieille femelle sagace et prudente. Un jour, quelle ne fut pas sa surprise de voir parmi ses sujets une nouvelle arrivante au bec et aux pattes jaunes très voyants. Les corneilles ont de fait des becs et des pattes noirs qui n'attirent pas l'attention et les rendent anonymes . - Eh! Qui es-tu toi la nouvelle? - Je m'appelle Cosan, madame. - D'où viens-tu avec ton bec et tes pattes jaunes? - Je viens de loin madame. Je suis originaire du centre de l'Afrique. Mon père était un sansonnet du Maroc et lors d'un voyage, il rencontra une femelle calao . Je suis le résultat de leur rencontre. Je suis noire comme mon père mais j'ai la couleur du bec et des pattes de ma mère. Je me suis égarée lors d'un voyage vers l'Espagne. Une tempête m'a entrainée jusqu'ici malgré moi. Quand j'ai vu ces oiseaux qui me ressemblent un peu, je les ai suivis et me voilà! Voulez-vous m'accueillir dans votre groupe? Comme cela était fort bien tourné, la vieille ne s'attarda pas sur l'invraisemblance de l'histoire de la nouvelle arrivante. Elle lui dit: - Joins-toi à nous. Trouve-toi un bon perchoir et passe la nuit avec nous et tout le temps que tu voudras par la suite. À beau mentir qui vient de loin! Mais la nouvelle apportait le malheur à sa colonie d'adoption. En effet beaucoup d'autres personnes avaient remarqué l'arrivée de Cosan, dont les fils du fermier voisin. Ils prirent leurs fusils et s'approchèrent du dortoir. Le guetteur en poste sonna l'alarme: - Coa, Coa, Coa ! Mais la nouvelle ne connaissait pas la signification de cet appel. Alors que toutes les corneilles s'envolaient à tire d'ailes pour fuir le danger, Cosan resta bien tranquille et confortable sur la plus haute branche d'un grand érable à sucre. On ne pouvait pas l'ignorer, elle était tellement facile à voir contre le ciel bleu de l'après-midi, avec son bec et ses pattes jaunes. Le plus vieux des fils épaula soigneusement son fusil et PAN, le coup de feu résonna dans le bois répercuté par l'écho. La nouvelle arrivante, touchée mortellement déboula dans les branches de son arbre et tomba sur le sol avec un FLOC assourdi. Ainsi mourut Cosan la prétendue fille d'un sansonnet du Maroc et d'un calao d'Afrique. Un oiseau ne peut être le produit de deux espèces aussi différentes. Cosan n'était qu'une mutation apparue au hasard parmi les enfants d'un couple de corneilles communes. Certaines mutations peuvent représenter un avantage et survivent. D'autres, comme c'est le cas ici, n'ont aucun avantage et se terminent par la mort des mutants.
|
|||
|
Page 1 | 2 |
|||



