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Auteur

Sujet : Au fil des blogs

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : avril 23, 2009  03:42

sur www.politis.fr/ :

"Écran de fumée
jeudi 23 avril 2009, par Denis Sieffert

On serait tenté de l’affirmer : Iran et Israël, même combat ! Tant les excès de langage des
uns servent les intérêts des autres. Pour preuve, ce qui se passe depuis lundi à la
conférence de l’ONU sur les droits de l’homme, où les débordements verbaux et les
amalgames du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ont permis aux capitales
occidentales d’esquiver tout examen critique de la politique israélienne à l’encontre de la
population palestinienne. Grâce à Ahmadinejad, il n’y a plus d’Avigdor Lieberman.
L’homme qui veut rayer Israël de la carte a réussi, par sa diatribe scandaleuse, à rayer
des consciences celui qui veut « transférer » les Arabes hors d’Israël et réserver à Gaza
le sort d’Hiroshima. Trois mois après les mille trois cents morts de Gaza, le sordide
discours du président iranien a replacé Israël dans un rôle de victime. Et pourtant ! Si une
conférence comme celle de Genève ne peut pas s’interroger sur l’attitude d’un pays qui
perpétue une occupation militaire d’un autre âge, asphyxie physiquement un peuple
voisin, et pratique une politique ouvertement discriminatoire à l’encontre d’une partie de
sa propre population au seul prétexte qu’elle est arabe, alors à quoi sert-elle ? Puisqu’il
s’agit ici de racisme et de discrimination, parlons au moins de la minorité arabe de
nationalité israélienne, ce million deux cent mille âmes qui ont réussi à échapper à
l’exode en 1947 et 1948.

Sait-on seulement que la Cour suprême d’Israël avait elle-même reconnu en février
2006, d’ailleurs sans effets concrets, les « discriminations » (c’était le mot utilisé)
résultant de la création de zones dites « de priorité nationale » favorisant l’expropriation
de propriétaires arabes, ou leur interdisant l’accès à la propriété ? Sait-on que 7 %
seulement des budgets alloués en Israël aux infrastructures publiques vont aux
communautés arabes ? Que des villages bédouins sont encore privés d’électricité ? Sait-
on que les salaires arabes moyens n’atteignent pas, à qualification égale, 60 % des
rémunérations versées aux Juifs israéliens ? Sait-on que les populations arabes
perçoivent 35 % d’allocations en moins, à situation sociale et familiale équivalentes ?
Que 8 % seulement des étudiants sont arabes pour une population qui représente 20 %
de la population totale d’Israël ? Que l’âge d’accès à certaines études a été
artificiellement relevé pour faire obstacle à des étudiants arabes qui, faute de bourses ou
de moyens sociaux, sont contraints de s’engager sans attendre dans la vie active ? Que
des tests psychométriques ont été imaginés pour faire chuter des jeunes Arabes aux
examens en définissant des profils types qui réduisent leurs chances ? Sait-on qu’il est
pratiquement impossible à une femme ou à un homme arabe israélien d’épouser un
Palestinien ou une Palestinienne ? Et nous pourrions poursuivre cette litanie d’injustices,
recensées notamment par Adalah, une remarquable association de juristes qui a
déposé en janvier 2007 un rapport consignant toutes ces anomalies devant le Comité
des Nations unies « pour l’élimination des discriminations raciales ».

J’ai déjà eu récemment l’occasion de m’exprimer sur ce « Durban II » (voir Politis n°
1045). Pour l’essentiel, mon propos se résumait en une idée simple : si Israël ne
bénéficiait pas perpétuellement d’une impunité dans les grandes instances
internationales, si les résolutions votées – quand elles ne se heurtent pas au veto
américain – étaient appliquées, les conférences de l’ONU contre le racisme ne se
transformeraient pas en exutoire, ni en théâtre de toutes les revanches. Si j’éprouve
aujourd’hui le besoin d’y revenir, c’est parce qu’il est insupportable d’entendre ces
commentateurs pousser des cris d’effraie quand on dénonce la politique de
discrimination raciale pratiquée par Israël. Ces farouches oiseaux de nuit aiment à se
faire peur en écoutant le président iranien. Mais ce n’est pas à Mahmoud Ahmadinejad
qu’il faut répondre ; c’est à l’association Adalah. Ce n’est pas le délire d’un homme qui
doit nous occuper, mais la réalité. Il n’est pas difficile ensuite d’établir une relation entre
la posture coloniale d’Israël en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem, et le traitement infligé à
ses citoyens palestiniens de nationalité israélienne. La?question de savoir si le racisme
est intrinsèque à Israël n’a que peu d’intérêt. Il suffit de comprendre que toute situation
de domination coloniale engendre le racisme. En ce sens, la question palestinienne est
bien un sujet pour la conférence de Genève. Pourquoi faudrait-il ensuite hiérarchiser les
discriminations ? Il y a pire en Chine avec les Ouïgours et avec les Tibétains ? Au Sri
Lanka avec les Tamouls ? En Russie avec les Caucasiens ? Et alors ? Cela n’autorise
pas les puissances occidentales à surprotéger un allier encombrant qui ridiculise les
idéaux et les principes qu’ils prétendent inculquer au reste du monde.

C’est entendu, il ne se décidera rien d’intéressant à Genève. Les boycotteurs sont dans
la même logique que le président iranien : celle du choc des civilisations. Chacun défend
sa « tribu » et ne supporte pas le moindre reproche pour ses protégés. Fort
heureusement, et malgré la posture américaine dont on ne sait quelle est la part prise
par Barack Obama, une vague espérance nous vient du sommet des Amériques qui se
tenait récemment à Trinité-et-Tobago. Les mots prononcés à l’adresse de Cuba, le
changement de ton à l’égard d’Hugo Chavez, tout cela n’est-il que faux-semblants ? Il
nous plaît de croire le contraire. Le conflit israélo-palestinien pourrait alors évoluer dans
le bon sens. Et Durban II ne serait plus qu’un mauvais écran de fumée."

Ignace
France
Messages : 915

Date du message : avril 23, 2009  12:28


BONJOUR




-mouette-
Admin famille
France

Date du message : avril 23, 2009  12:38

Bonjour, Ignace.

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : avril 24, 2009  02:59

"Un Nobel accuse Israël de "purification ethnique"

La nord-irlandaise et prix Nobel de la paix 1976 Mairead Maguire s’en est violemment
pris à la municipalité de Jérusalem-est, qui s’apprête à procéder à la plus importante
expulsion d’Arabes depuis 1967.
Les autorités israéliennes ont été accusées, mardi 20 avril, de pratiquer une politique
de "purification ethnique" à Jérusalem-est. Le prix Nobel de la paix 1976 Mairead Maguire
s’en est violemment pris à la municipalité, qui prévoit la démolition de dizaines de
maisons arabes. "Je pense que le gouvernement israélien mène une politique de
purification ethnique contre les Palestiniens ici-même à Jérusalem-est", a déclaré la
militante pacifiste et féministe nord-irlandaise.

"Je pense que les politiques du gouvernement israélien vont contre les lois
internationales, contre les droits de l’Homme et contre la dignité du peuple palestinien",
a-t-elle ajouté. Elle s’exprimait lors d’une conférence de presse du comité de défense
des habitants d’Al-Boustan, un lotissement situé dans le quartier de Silwan de
Jérusalem-est, visé par un ordre de démolition de 88 maisons émis par la municipalité
israélienne de la ville.
Les Palestiniens considèrent que, par ces démolitions, l’Etat hébreu espère les chasser
de Jérusalem-est, qu’ils considèrent comme la capitale de leur futur Etat. Ces
destructions sont menées au motif que les habitations ont été construites ou agrandies
sans permis israélien. Résultat, selon le comité de défense, ce sont quelque 1.500
personnes qui risquent de se retrouver sans toit. Ce qui représente l’expulsion la plus
importante depuis que le secteur oriental de la ville sainte a été occupé par Israël en
1967.
Les habitants de ce lotissement admettent qu’ils ont construit ou agrandi des maisons
sans permis, mais, ils se justifient en expliquant qu’il leur est pratiquement impossible
d’en obtenir. Silwan, où vivent plus de 10.000 Palestiniens, est le site présumé de
l’antique "cité de David". Soixante familles juives y vivent actuellement. Selon
l’organisation israélienne B’Tselem pour la défense des droits de l’Homme, depuis
2004, les autorités israéliennes ont démoli plus de 400 maisons [palestiniennes] à
Jérusalem-est."

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : avril 25, 2009  12:17

Le modèle économique anglais que nous a tant vanté sarko s'effondre... Ceux qui
doutaient de ce modèle avaient donc raison et lui, tort.
Les sociaux-démocrates qui avaient emboîté le pas aux économistes libéraux et le FMI
qui oblige les pays du tiers-monde endettés à se ranger sous la bannière de l'économie
de marché, sans régulation, également !
Question à cent balles : vont-ils reconnaître leur erreur et, en France notamment, faire
marche arrière sur le démantèlement de notre économie protégée ???

"Le Royaume-Uni en mauvaise posture
Taux de chômage à presque 10 %, chute de la livre, finances publiques à la dérive..., le «
modèle britannique » n'a plus grand-chose d'enviable.

Après l'Islande, la Hongrie et les pays Baltes, le Royaume-Uni va-t-il à son tour devoir se
tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour éviter le défaut de paiement ? La
question n'est plus purement théorique : le financier George Soros, célèbre pour avoir
parié avec succès sur la chute de la livre au début des années 1990, estimait cette
hypothèse « possible » en mars dernier. Et Alistair Darling, le ministre des Finances
britannique, a eu beaucoup de mal à démontrer qu'il avait la situation bien en main en
présentant son projet de budget pour 2010 le mois dernier.

L'économie du Royaume-Uni est en effet dans un plus sale état encore que celle de la
France. Nos voisins subissent la pire crise bancaire qui ait frappé l'Union européenne
depuis la Seconde Guerre mondiale. On se souvient des files de clients devant les
guichets de la banque Northern Rock en septembre 2007, un spectacle inédit depuis les
années 1930, qui ne s'est heureusement pas reproduit. Mais les autres banques
britanniques ont quasiment toutes dû être, elles aussi, nationalisées depuis.

Parallèlement, le Royaume-Uni traverse une des plus graves crises immobilières avec
celles qui ravagent ­l'Espagne et l'Irlande : l'investissement des ménages y a reculé de 20
% l'an dernier et devrait reculer encore autant cette année. Quant au chômage, il pourrait
dépasser 9 % à la fin de l'année, quasiment le double d'il y a trois ans. Ce taux est
comparable à celui de la France. Mais dans un pays où l'indemnisation du chômage est
misérable, il a un impact beaucoup plus négatif encore. Les retraités, dont les pensions
reposent en grande partie sur les fameux fonds de pension si souvent vantés, se trouvent
pris à la gorge parce que les actifs détenus par ces fonds ont perdu beaucoup de leur
valeur. La livre, naguère symbole de la résistance du Royaume-Uni face à Bruxelles, a
perdu 25 % de sa valeur par rapport à l'euro en deux ans. Au point que les Britanniques
sont de nouveau redevenus significativement moins riches que les Français quand on
compare les produits intérieurs bruts (PIB) par habitant. Cette baisse aide en revanche le
Royaume-Uni à limiter ses déficits extérieurs.

Quant aux finances publiques anglaises, elles sont à la dérive, avec un déficit prévu de 9
% du PIB en 2008 et de plus de 10 % l'an prochain. Au point qu'on s'interroge sur la
capacité de l'Etat britannique à continuer à s'endetter à ce rythme avec une monnaie qui
s'affaiblit constamment. D'où l'hypothèse d'un éventuel recours au FMI comme en 1976,
signant alors la faillite de la gestion travailliste...

Ces trente dernières années, on nous avait pourtant régulièrement servi le dynamisme
britannique en matière de création ­d'entreprises, la maîtrise des finances publiques, la
flexibilité de la main-d'œuvre... Que ce soit dans les années 1980 ceux qui rêvaient
d'imiter Margaret Thatcher ou, par la suite, ceux qui s'étaient pris d'admiration pour Tony
Blair et sa troisième voie. Au bout du compte, cette réussite apparente reposait surtout
sur une bulle spéculative et le surendettement correspondant, alimentés par des activités
financières hypertrophiées. Sans même que l'économie britannique dispose par ailleurs,
comme celle des Etats-Unis, d'une réelle capacité d'innovation dans le high-tech.

Au-delà de ce constat assez rassurant sur les « modèles » que l'on nous sert
régulièrement, la crise britannique est probablement centrale pour l'avenir de l'Europe. Si,
malgré leurs propres difficultés, les pays du continent se montrent capables de solidarité
à son égard dans la grave épreuve qu'il traverse, il sera peut-être enfin possible d'arrimer
le Royaume-Uni au continent. Y compris éventuellement au niveau de sa monnaie...
Sinon, la dérive de son économie pourrait bien devenir durablement un facteur
supplémentaire de crise de l'Union."

(www.alternatives-economiques.fr)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : avril 27, 2009  04:06

A Madagascar, deux mois après la prise de pouvoir, avec soutien de l'armée, et neutralité
bienveillante de l'ancien colonisateur (la France a été l'un des rares pays à envoyer un
ambassadeur), le voile se déchire sur la nature réelle du nouveau pouvoir malgache :
une dictature !

"Une série de décisions prises par la Haute Autorité de Transition (HAT) d'Andry TGV
Rajoelina , menace sérieusement la liberté d'expression à Madagascar.

Pour commencer, il y a eu l'arrestation de trois manifestants, notamment de “Razily“, le
jeune homme qu'on voyait porter un drapeau sur une vidéo amateur, avant d'être jeté
dans un pick-up et brutalement battu par des soldats.

Comme le dit un lecteur sur Madagascar Tribune en ligne :

“Mais quel symbole !!!. Un homme seul qui brandit fièrement le drapeau de son pays
arrêté sans ménagement par des militaires sensés justement défendre les couleurs de
ce drapeau. Lui même jeté dans le fourgon !!!.”

On ne connaît toujours pas avec certitude ce qu'il est advenu de Razily, mais il est salué
comme un héros par les internautes malgaches. Les médias malgaches traditionnels
ne semblent pas avoir suivi son sort. Les utilisateurs malgaches de médias citoyens,
tels que Solofo Rafeno, sur son compte Twitter et son blog, orchestrent une campagne
pour exiger que la Haute Autorité libère Razily et les deux hommes qui l'accompagnaient.
Solofo demande aussi à savoir où se trouve un journaliste pro-Ravalomanana qui est
porté disparu depuis le changement de pouvoir.

Une pétition circule à présent sur Facebook pour exiger la libération de Razily.

Sur ces entrefaites, dimanche dernier, le gouvernement d'Andry TGV Rajoelina a
confisqué le matériel de deux stations de radio, Radio Fahazavana et Radio Mada, qui
soutiennent toutes deux le Président évincé Marc Ravalomanana.

Mydago.com raconte la fermeture des deux stations :

“Pendant le jour du Seigneur du 19 avril, la Radio Chrétienne Fahazavana (Lumière) ainsi
que Radio Mada et TV Mada ont été détruits par les militaires mutins du Capsat. Il faut
reconnaître que ces organes d’informations ont depuis quelques jours gêné, voire irrité
le nouveau régime issu du coup d’état de Madagascar. Nous pouvons nous souvenir que
déjà depuis quelques jours, par exemple nous avions eu vent de plaintes de brouillage
sur Radio Mada. Par ailleurs, d’autres informations ont confirmé que des pressions
s’exercent sur les journalistes de la Radio et la télévision nationales (Radio et TVM).”

Ironie de l'histoire, en décembre 2008, c'était la station de télévision VIVA d'Andry TGV
Rajoelina qui avait été fermée de force par Marc Ravalomanana, pour avoir diffusé un
discours de l'ancien Président Ratsiraka dans lequel ce dernier critiquait sévèrement
Marc Ravalomanana et incitait le peuple malgache à se révolter.

Fijery a fait le rapprochement :

“Dimanche dernier, au milieu de toute la splendeur de leur clairvoyance, Andry Rajoelina
et Gilbert Raharizatovo ont fait un copier-coller de la décision ridicule de réduire Viva TV
au silence, et ont tenté de fermer Radio-Mada et Radio Fahazavana.”

Après cette Némésis, le Président Ravalomanana ferma TV VIVA, Andry TGV organisa
des manifestations de rue pour exiger la réouverture de la station de télévision , fit
étalage de son indignation devant ce manque flagrant de respect de la liberté
d'expression et de la démocratie, et désigna Ravalomanana du nom infamant
de “dictateur”. Global Voices a suivi cette crise dans un dossier spécial.

Pourtant, moins de six mois plus tard, après qu'Andry TGV a réussi à s'emparer du
pouvoir avec l'aide des mutins, et a proclamé la conquête de la liberté et la défaite de la
dictature, les sbires d'Andry TGV sont à présent ceux-là mêmes qui menacent de
fermeture les stations de radio et de télévisions, intimidant les journalistes et les
blogueurs, interdisant les manifestations publiques et tirant sur les manifestants, tout
cela sous prétexte de préserver l'ordre légal et la sécurité publique ; un souci surprenant
pour un gouvernement qui, il n'y a même pas deux mois de cela, a lui-même fait usage
des manifestations de rue, de l'intimidation et de la violence généralisée pour accéder au
pouvoir.

A cause de la violence et des menaces, les commerces et les usines étaient contraints à
une fermeture permanente, leurs salariés licenciés, l'industrie touristique autrefois
prometteuse, pesant 350 millions de dollars annuels a fait naufrage, les hôtels sont
désormais vides. Le gouvernement de la HAT a proposé que les visas d'entrée, qui
coûtaient auparavant 60 dollars américains, soient désormais gratuits, une mesure
désespérée pour faire renaître le tourisme.

La HAT, qui professait le mois dernier que des élections n'étaient pas nécessaires parce
que le peuple s'était déjà exprimé dans la rue, s'est alors mis à interdire tous les
rassemblements publics. Comme le rapporte The Cyber Observer:

“Aujourd'hui (mardi 21 avril 2009), le premier ministre de la HAT Monja Roindefo a tenu
un conseil extraordinaire au palais d'État de Iavoloha.
Il a été décidé qu'à partir de demain (mercredi 22 avril 22nd), tous les rassemblements
politiques sont interdits jusqu'à nouvel ordre dans tout Madagascar.
En vue de maintenir l'ordre public (rappelez-vous que lorsqu'Andry Rajoelina est arrivé au
pouvoir, il a proclamé l'état d'urgence dans tout Madagascar), l'État est fondé à prendre
une telle décision. Mais d'un autre côté, du fait qu'il y a une vague de contestation
massive et qui enfle jour après jour dans tout Madagascar, est-ce vraiment sage
d'imposer une telle interdiction ?”

Lundi 20 avril, et à nouveau mardi 23 avril, des foules massives se sont rassemblées à
Antananarivo, pour protester contre la fermeture des stations de radio pro-
Ravalomanana. Malheureusement, le gouvernement Rajoelina a copié les méthodes de
Ravalomanana et a impitoyablement réprimé les manifestants, montrant ce faisant que,
si Ravalomanana le “dictateur” n'est plus là, son remplaçant, Andry TGV Rajoelina ne
tient pas sa promesse d'apporter la liberté et la démocratie à Madagascar. Un des
reproches que faisaient les partisans d'Andry TGV Rajoelina à Ravalomanana était
l'utilisation de civils armés mêlés aux soldats lors de la répression des manifestations.
Et à nouveau, on a vu des civils porter des armes aux côtés des militaires, et on a même
vu certains d'entre eux donner des ordres aux soldats, lorsqu'ils tiraient ensemble sans
sommations sur les manifestants, et selon certains témoignages, utilisaient des balles
mortelles.

Selon des témoins, Associated Press et la BBC [en anglais], deux personnes ont été
tuées et plus de 15 ont été blessées lundi 20 avril.

“Jonny Hogg de la BBC en ville a vu au moins une personne abattue de dos à bout
portant, et a dit que des voitures étaient en feu à proximité de bâtiments publics.“

“Radio Madagascar a indiqué que de nombreuses victimes ont été emmenées à l'hôpital
principal d'Antananarivo. Il n'y a pas eu de confirmation immédiatement de l'information
ou de déclaration officielle sur les victimes ou les blessés .”

“Un reporter de Asssociated Press a vu des gangs ériger des barricades et bruler des
voitures dans la capitale, les troubles les plus graves étaient concentrés près d'un parc
public du centre-ville qui est devenu un lieu de rassemblement pour les manifestations.
Les partisans du président démis Marc Ravalomanana ont défié l'interdiction de
manifester promulguée par le leader soutenu par l'armée Andry Rajeolina après des
affrontements répétés.”

Les soldats ont ensuite voulu envahir HJRA, l'hôpital Ravoahangy Andrianavalona, où les
blessés étaient évacués - dans quel but, on se le demande - mais les manifestants ont
réussi à les en empêcher.

The Cyber Observer propose une explication à la tentative d'occupation de l'hôpital par les
soldats :

“D'après certains témoins oculaires, deux personnes ont été tuées par les forces de
sécurité à Anosy. Cette information a été confirmée plus tard par Radio Fahazavana
(cette radio émet à nouveau depuis aujourd'hui 13h30 heure de Madagascar - nous ne
savons pas d'où elle émet actuellement et si elle a été autorisée à nouveau par le
Ministre des télécommunications). Les corps de ces deux personnes sont maintenant à
l'hôpital HJRA à Andrefan’Ambohijanahary.
Selon un autre témoin, des militaires sont venus à l'hôpital HJRA pour prendre les corps
de ces deux personnes. Ils étaient lourdement armés. Les gens rassemblés autour de
l'hôpital ne les ont pas laissés faire. À l'heure où je tape ce billet, Radio Fahazavana
appelle les auditeurs à aller à Andrefan’Ambohijanahary pour protéger l'hôpital HJRA”.

En février dernier, lors du “Samedi rouge”, Ando Ratovonirina, caméraman de la chaine
de télévision RTA a été tué alors qu'il couvrait les manifestations par la garde du
président Marc Ravalomanana, qui était alors contesté. Deux mois plus tard, un
journaliste de la même chaine de télévision, Tompokolahy Razafindraibe, a été tué par le
gouvernement d'Andry TGV Rajoelina, toujours pendant qu'il travaillait.

La liberté d'expression échappe toujours à Madagascar. Fijery publie une *****yse sobre
du peu d'impact du journalisme sur la vie malgache :

“…qu’est-ce qu’une vie de journaliste dans un pays ou même la sacro-sainte
Constitution n’est pas respectée ? La presse a déja payé un lourd tribut dans cette crise,
avec deux décès et plusieurs agressions. Et vu le faible niveau de respectabilité de la
pratique politique et des politiciens dans notre pays, il est inutile pour les journalistes
Malgaches d’adopter littéralement la devise de Jean-Jacques Rousseau : Vitam
impendere vero.”

(http://fr.globalvoicesonline.org/)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : mai 5, 2009  05:49

Dans l'indifférence française la plus totale (on attend quand même du mini-président et
de son mini-ministre des affaires étrangères qu'ils rappellent leur ambassadeur à
Antananarivo !!!) la dictature et la répression s'installent à Madagascar :

"Alors que de nouvelles manifestations ont éclaté à Madagascar et ont été sévèrement
réprimées par l'armée, les membres du gouvernement de transition de Madagascar
peinent à justifier devant la communauté internationale les circonstances de leur
accession au pouvoir. Le récent revirement de décision de la Haute cour
constitutionnelle (HCC) sur le caractère illégitime du transfert de pouvoir semble avoir
pris le gouvernement de transition par surprise et a très probablement déclenché
l'arrestation du chef de la sécurité de la HCC.

Des représentants du Conseil de Sécurité de l'ONU et de l'Union Africaine se réunissent
pour un “Groupe de contact sur Madagascar” à Addis-Abeba en vue d'assurer une
position commune poussant au retour de l'ordre constitutionnel à Madagascar. Bien que
l'ensemble des partis politiques malgaches aient annoncé qu'ils avaient des délégués
assistant à cette réunion, il s'avère qu'aucun des partis de l'opposition n'était présent à
cette réunion décisive [anglais].

Pendant ce temps, l'ex-président Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, a nommé
un nouveau premier ministre, Mandandafy Rakotonirina, pour former un nouveau
gouvernement, contestant en pratique la légitimité du gouvernement de transition.
Quelques jours après avoir établi la liste des membres de son cabinet, Rakotonirina et
ses collaborateurs ont été arrêtés par les forces de sécurité ”sous l'inculpation de s'être
déclaré illégalement premier ministre, vandalisme & détention d'armes”.

(globalvoicesonline)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : mai 7, 2009  05:38

"Deux ans, les doigts dans le nez. Forza Sarkozy !

Eh bien, nous y voilà. Deux ans de Sarko. Les doigts dans le nez. On croyait ça
impossible, on estimait que quelque chose devait se passer, que ça allait bouillir. Deux
fois 365 jours à voir sa tête placardée partout, à entendre ses discours sur toutes les
ondes, à se calfeutrer chez soi pour ne pas s’exposer outre-mesure à ses rayons
malfaisants. 730 jours de repli épidermique, de frissons de haine, de grand discours
convenus contre l’ogre de l’Elysée. On ne s’en croyait pas capable.

Qu’on le veuille ou non, qu’on soit berger pyrénéen ou moine Chartreux, skieuse de fond
vosgienne ou pompier nantais, Sarkozy s’est immiscé dans nos vies. A planté, Dracula
sans classe, ses dents dans nos nuques trop faibles. On en sort grandi,
métamorphosés, c’est certain. Plus forts, plus résistants. Des mutants endurcis, voilà ce
qu’il a fait de nous.

Alors, ça va peut-être en étonner certains, mais je voudrais commémorer cet anniversaire
en tressant des lauriers à notre guide suprême, en le remerciant pour tout ce qu’il a
accompli pour la France. On était des agneaux, on est devenus des loups. Merci qui ?

Pourquoi on l’aime.
Une revue de détails sentimentalo/politique
Sarkozy fait lire des bouquins que t’aurais pas lus sans lui : combien d’exemplaires de la
Princesse de Clèves et de l’Insurrection qui vient, voire du rapport annuel sur l’état des
Droits de l’Homme en France parcourus avec passion par des gens qui sinon n’y
auraient jamais posé les yeux ?

Sarkozy défait les impostures : Superman de la trahison par procuration, il nous a permis
de voir (encore plus) clair dans le jeu de nombres de baudruches du champ politiques.
Les Besson, Kouchner, Hirsch, Lang, Allègre, Valls… qu’ils courent toute langue sortie
après la consécration ministérielle ou soient déjà intronisés traîtres, on ne les portait
déjà pas beaucoup dans notre cœur, mais désormais, le verdict est sans appel : au
pilori, les girouettes ! Pour tous les autres, incapables d’élever le ton contre sa politique,
PS en première ligne, il a définitivement mis en pièce l’idée d’opposition telle qu’elle
existait douillettement en hexagone (tant et si bien que le centriste Bayrou est désormais
présenté comme un genre de révolutionnaire ultra-gauche, tendance Blanqui-barricades,
on croit rêver). Faire table rase de toutes les badernes contre-productives, voilà qui, sur le
long terme, nous réjouirait. Encore deux ou trois ans de ce régime et on y verra vraiment
plus clair.

Sarkozy fait du bien aux italiens déprimés : grâce à lui, ils se sentent un peu moins seuls.
Forza Sarkozy !

Sarkozy lève l’ennui : Avouons-le, on s’emmerdait un peu avant lui, quand on se penchait
sur le monde politique. Les voyages présidentiels étaient chiants comme la mort, les
discours itou et on ruminait notre ennui en suivant tout ça d’un œil éteint de koala
dépressif. Désormais, chaque intervention, chaque nouveau chapitre de la saga Sarkozy
nous réveille. De Disneyland à Wolfeboro, de Cécilia à Carla, de La Princesse de Clèves
à la princesse Letizia, du G8 bourré aux déjeuners parlementaires injurieux, pas un jour
sans que l’on s’étouffe d’indignation, qu’on brame à l’insurrection. Notre torpeur n’est
plus qu’un vieux souvenir.

Sarkozy nous pousse à relativiser : Si profonds nous voguons, si déprimés politiquement
nous sommes, que nos petites contingences matérielles s’effacent, soudain minables.
Comme l’affirmait Masahide : « mon foyer ayant brûlé de fond en comble, plus rien ne me
cache la vue de la lune qui brille ».

Sarkozy est la tête à claque parfaite : On avait plus vu ça depuis la grosse Samantha au
collège, celle qui avait des problèmes de vessie et adulait Dawson. Des tics pleins les
baskets, un langage hésitant voire débilitant, des réactions de gamin trop gâté, un
physique disgracieux qu’il n’a toujours pas digéré et fait payer à tout le monde : le
président incite à l’injure gratuite. Pratiquant lui-même ce sport, que ce soit au salon de
l’agriculture ou durant les déjeuners parlementaires, il pousse les autres à faire de
même, catharsis bienvenue. Désormais, nous ne gardons plus nos injures pour nous,
l’hexagone tout entier résonne de jurons bien sentis à lui seul destinés. Enfin, les
soupapes sont lâchées. Les slogans « Sarkozy casse toi pauvre con » ne sont que la
partie immergée (et peu imaginative) de l’iceberg. En arrière fond s’échafaude un
formidable champ-lexical de rhétorique anti-Sarkozy. Qui sait ? Le nouveau Céline
pourrait y prendre racine…

Sarkozy rassure les complexés : Les disgracieux, les hongrois retors, les éjaculateurs
précoces, les mesquins congénitaux, les cocus, les nains hargneux, les fourbes de
naissance, les dyslexiques… Avec lui, la preuve est faite qu’on peut grimper les échelons
en accumulant les tares.

Sarkozy fait voyager : Combien d’exilés heureux, se prélassant au soleil de Pampelune,
chassant le mérou à Bora Bora ou gambadant sur l’Altiplano bolivien pour cause
d’overdose UMPienne ?

Sarkozy pousse à la barricade : On était encore beaucoup à hésiter à ressortir les
*****tails Molotov des placards de l’histoire. Toutes ces histoires d’insurrection, de
barricades, ça nous semblait un peu téléphoné, poussiéreux. Et puis, à force de
provocations, d’incursions dans l’ignominie, il a fini par nous réveiller. Du coup, on
ressort Blanqui, on se plonge dans les situs, on relit Proudhon et Bakounine. Et même,
on convoque des saillies de Godard : « La démocratie c’est pas : "5 minutes pour les
juifs et 5 minutes pour les nazis" ; la démocratie c’est : "on vire les nazis, et après on peut
discuter" ». La Commune refleurira, c’est certain. Grâce à qui ?

Sarkozy pointe notre connerie abyssale : On se savait un peuple un peu con et rance. On
l’est encore plus que ça. Vichy n’est plus loin, il était temps de regarder les choses en
face. Il nous avait déjà fallu un historien américain (Oliver Paxton dans les années 1970)
pour admettre les vilénies de la collaboration, il nous fallait bien un président hongrois
pour pointer notre connerie actuelle. La majorité de nos très cher concitoyens (53%) ne
valait pas plus qu’un pet de gnou le 6 mai, c’est sûrement encore le cas. C’est un aspect
qu’on avait tendance à oublier. C’est bien de nous le rappeler.

Sarkozy ne durera pas : Il va trop loin dans l’ignominie. Il s’essoufflera, on l’essoufflera.
Bientôt, le saint homme sera dans les poubelles de l’histoire, enseveli sous des tonnes
de vendetta populaire. Mhh, vision magique. C’est sûrement ce qu’on aime le plus en
lui…" (www.article11.info/)


-mouette-
Admin famille
France

Date du message : mai 8, 2009  07:47

"Les indigènes de la République, frères d'armes mais cousins éloignés de pensions

On les appelle les Indigènes de la république. Une majorité de Français a découvert leur
existence avec le film que leur a consacré en 2006 Rachid Bouchareb. Jacques Chirac à
la suite de sa projection s’était engagé à revoir la différence conséquente de montant de
pension allouée entre anciens combattants des colonies et leurs compagnons d’armes
français. Trois années plus tard l’engagement n’est toujours pas tenu. Face à cette
promesse de Gascon, le PS emmené par Alain Rousset président de la région Aquitaine
et député de Gironde demande que l’injustice qui touche les “Oubliés de la République”
soit réparée.

A partir de 1942, les “Indigènes” venus d’Afrique et du Magrehb, ont participé sous les
ordres du maréchal Juin à la reconquête de l’Europe. En 1959 en pleine mouvement de
décolonisation une loi est adoptée portant sur ce qu’on a appelé la « cristallisation » des
pensions. Autrement dit avec l’indépendance de leurs pays, les Indigènes se retrouvent
avec des pensions diminuées en fonction du coût de la vie du pays où ils résident au
moment où ils demandent la pension. Une règle de résidence qui ne s’applique qu’aux
étrangers.

En 2007, le gouvernement accorde une décristallisation partielle portant uniquement sur
les pensions militaires d’invalidité, sur demande des intéressés, mais exclu les
pensions civiles et militaires de retraite, les plus importante. Pour exemple, quand un
ancien combattant français touche 600 € par mois, un Sénégalais ne perçoit toujours que
159 €. Parce que la revalorisation ne portent que sur les « prestations du feu », c’est à
dire les indemnités liées aux combats.

Le 28 octobre dernier, Alain Rousset, dépose une proposition de loi, soigneusement
enterrée par le gouvernement depuis, portant sur une décristallisation complète. Celle-ci
fait suite à la décision historique du tribunal administratif de Bordeaux rendu le 15
octobre qui a revalorisé pour la première fois les pensions militaires de six anciens
combattants “ indigènes ” marocains. Avec cette décision de justice, les retraités d’armes
concernés toucheront huit à dix fois plus qu’avant. Cette décision qui fait jurisprudence
reste toutefois insatisfaisante dans la mesure où la décision est juridique et non
politique et où elle est fondée sur un accord international signé avec le Maroc. Un ancien
combattant sénégalais a ainsi été débouté alors qu’il présentait la même demande.
(...)

La décristallisation porterait sur 80 000 anciens combattants encore en vie, ce qui
représenterait un coût pour l’Etat d’environ 500 millions d’euros par an. Mesquine
jusqu’au bout des ongles, la réglementation actuelle impose aux intéressés, pour
toucher leur pension, de passer 9 mois sur 12 en France. Une double injustice alliée à
un cynisme d’Etat : attendre qu’avec le temps le nombre de bénéficiaires potentiels
diminue pour faire un geste."

(sur http://lamouette.blog.lemonde.fr/)

(une cousine éloignée, mais comme moi "irrespectueuse et rieuse"... En effet, quelle
mesquinerie de la part de la France, pour laquelle le sang de ses colonisés valait bien
celui de ses habitants du terroir, mais qui trouve mille raisons pour ne pas s'acquitter de
sa dette morale ; on se sent parfois honteux d'être Français !)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 2, 2009  03:48

"Transparency international passe au crible deux ans de Sarkozy
Il ne voulait pas, notre président, que l'on juge son action à mi-mandat. Il voulait faire un
grand et beau bilan juste avant 2012 et la campagne pour sa réélection. Mais les voies
du lobbying international sont impénétrables. Et l'ONG Transparency International se
permet sans états d'âme un « rapport d'étape » assez cinglant sur les deux ans d'action
anti-corruption de Nicolas Sarkozy.

Car une ONG, ça ne marche pas du tout comme cela devrait pour un système sarkozyen.
C'est tout en discrétion que TI France avait demandé au candidat ses engagements sur
un certain nombre de sujets. Mais c'est tout en diffusion publique et en lobby
qu'interviendra le rapport sur le suivi de ces engagements. En clair : le bénéfice politique
n'arrive que si vous respectez vos promesses. Encombrant comme concept politique…

Le document intitulé « Transparence et intégrité, deux ans plus tard » qui émane de la
branche française de l'organisation devient très ennuyeux pour l'homme de la rupture.
(lire le rapport sur : www.transparence-france.org/)

Il comprend un tableau général du suivi des engagements du candidat Sarkozy. Pour
résumer : le vert c'est bien, le rouge c'est pas bien et la croix noire qui revient vraiment
souvent, c'est « j'ai dit qu'j'le f'rais… »

Des interrogations, voire des inquiétudes…
Dans le détail, c'est bien plus inquiétant. Si le rapport pointe certaines satisfactions, il
précise cependant que « d'autres [initiatives], au contraire, appellent des interrogations,
si ce n'est de vraies inquiétudes », allant même jusqu'à parler de « confiance rompue »,
et c'est un euphémisme.

Dans les bons points, le rôle « décisif » de la France dans les grandes gesticulations sur
les paradis fiscaux, dont on attend toujours qu'elles se traduisent en actes. Une loi aussi,
passée étonnamment inaperçue alors qu'elle promet de réelles avancées : celle du 13
novembre 2007 qui donne à la lutte contre la corruption le droit d'utiliser les écoutes
téléphonique et sonorisations et qui protège le salarié du privé qui voudra dénoncer un
acte au sein de son entreprise. Malheureusement, le législateur a inconsciemment
oublié d'étendre la même protection aux agents de la fonction publique.

Les mauvais points, par contre, en disent long sur le système. L'annonce de la
suppression du juge d'instruction tout d'abord, effraie terriblement TI France. Pas par
amour platonique du juge d'instruction mais parce que c'est la seule autorité
indépendante capable d'initier les procédures.

En clair, pas de problème si on supprime le juge d'instruction mais qu'on créé par
exemple un « procureur général de la République responsable devant le Parlement et
désigné par lui » comme le président s'était engagé à le faire mais dont on n'entend plus
du tout parler.

Autre idée : renforcer le pouvoir des victimes. TI France a épluché le rapport Léger qui, en
l'état, préconise la possibilité pour la victime de demander à un juge de demander au
parquet d'ouvrir une enquête que le parquet avait refusé d'ouvrir. Et la marmotte va
dessiner des petits cœurs sur le papier aluminium.

Un secret défense renforcé tandis qu'on dépénalise le droit des affaires…
Deuxième gros problème : la loi de programmation militaire 2009-2014 qui prévoit de
renforcer méchamment le « secret défense ». Le juge d'instruction (des fois qu'on
arriverait pas à le supprimer) devra en fait déclamer haut et fort et par décret : la liste des
lieux où il compte perquisitionner, les preuves qu'il compte trouver, là où il compte les
trouver et préciser pour quelle infraction. Libre ensuite aux futurs perquisitionnés
prévenus à l'avance de faire disparaître les documents ou, encore plus simple et plus
légal, de les classer « secret défense ».

TI France rappelle aussi un contexte général assez effrayant dans lequel la
dépénalisation du droit des affaires est n'est qu'un apéritif. C'est ainsi toute la Direction
générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF) qui a été presque totalement démantelée. Quand aux commissaires de la PJ
spécialisés dans le domaine, ils sont remplacés par des petits jeunots sans expérience
incapable de recueillir les preuves.

La France déclassée par rapport à 2007
Chaque années, TI donne une note de corruption sur 10 aux pays du monde. En 2007, au
moment où Sarkozy prend la tête du pays, la France avait une très honorable 19e place
mondiale avec 7,3, juste devant les Etats-Unis. En 2008, après un an de règne, la note
est de 6,9…

Cependant l'élaboration de l'indice de corruption est une savante cuisine qui repose sur
un mélange de données d'autres instituts. C'est pourquoi TI précise que parfois la note
peut tomber en raison de facteurs techniques comme le changement de méthodologie
de tel ou tel autre index. TI établit donc une liste de pays pour lesquels la « chute
considérable de la note [plus de 0.3 points] n'est pas due aux facteurs techniques mais à
un changement de perception ». La France du sarkozysme trône dans cette liste avec
comme voisins européens, l'Italie de Berlusconi et le Royaume Uni des notes de frais.

Sarkozy, malgré tout ce qu'on pourra lui reprocher, n'est pas un corrompu lui-même. Il
préfère étaler son bling à la face de tous, ce qui, paradoxalement, est beaucoup plus
rassurant que si il cachait des comptes secret. Il ne fait donc pas cela dans son intérêt
personnel et c'est bien ce qui est le plus terrifiant. Ce n'est pas un homme, ça devient un
système.

Un système régi en secret défense par les grandes entreprises, où les dirigeants
peuvent librement corrompre et être corrompus. Un système où l'on arrête les voleurs de
bicyclettes en maternelle mais où la vie publique se règle dans l'ombre. Un système ultra
sécuritaire pour les hommes et les enfants et ultra libéral sans aucune loi pour l'argent et
ceux qui le manipulent.
(rue89.com)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 8, 2009  04:19

"ABSTENTION 60,2 %, UMP 11,1 %, PS 6,7 %... LA PUNITION

Au soir de l’élection européenne, sur les plateaux de télévision, il n’y avait évidemment
aucun représentant des véritables vainqueurs : les abstentionnistes (60,2 %).

Une fois de plus, nos importants du cénacle essayèrent de mettre ce camouflet électoral
sur le désintérêt du “public” (ils appellent ainsi ceux qui ne sont jamais invités sur les
plateaux) pour les enjeux européens.

Pour intéresser son auditoire, encore faut-il soi-même se montrer intéressant. Cela ne
risquait guère d’être le cas avec la litanie fatigante des mêmes slogans éculés et des
vieilles recettes déphasées que l’on nous infligea tout au long de cette campagne.

Rappelons qu’en 2005, lors du référendum sur le projet de constitution européenne, il n’y
avait guère plus de 30% de “pêcheurs à la ligne”. Soit une différence d’environ trente
points avec cette dernière consultation, excusez du peu !

Nos poudrés des sunlights eurent bien sûr un mal de chien à amalgamer cette nouvelle
cohorte de “déserteurs” avec la part indéfectible des réfractaires à l’isoloir (d’ailleurs pas
si “réfractaires” qu’on veut bien le dire, car pour être comptabilisé parmi les “inscrits”, il
faut déjà avoir fait l’effort d’être allé s’inscrire).

Au final, il y a fort à parier que ceux qui prétendent à la gouvernance des affaires de
ce “public” si ingrat, voient leur propre crédibilité bien plus menacée que le sort des
goujons et des ablettes de nos rivières.

Comme à leur habitude, ils n’ont pas manqué de détourner l’attention, avec l’aide
bienveillante des incontournables “spécialistes” politiques, sur les “véritables
enseignements du scrutin” :

- l’avance satisfaite du parti présidentiel (lequel préféra se rengorger du pourcentage
obtenu et oublier le nombre riquiqui de ce qu’il lui reste de partisans) ;
- la capilotade continue d’un Parti socialiste durablement sonné ;
- la claque de Cohn-Bendit faite au vernis christique du fiévreux Bayrou ;
- le coup de pied-au-cul administré par le Front de gauche à l’impudente morgue solitaire
du NPA ;
- les ultimes convulsions d’un Front National végétatif ;
- l’invisibilité parfaite de toutes les autres listes.

Rappelons cruellement à ce petit monde transi en certitudes vacillantes, les véritables
résultats de cette élection, comparés non pas aux seuls et bien arrangeants “suffrages
exprimés”, mais au nombre total d’électeurs inscrits.

Un désaveu cinglant pour la classe politique française, et une nouvelle rebuffade pour
leur Europe :

Abstention : 60,2 %
UMP : 11,1 %
Parti socialiste : 6,7 %
Verts : 6,4 %
MoDem : 3,4 %
Front National : 2,6 %
Front de gauche : 2,5 %
NPA : 1,9 % "

(http://yetiblog.org/)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 15, 2009  04:06

"Il n'y aura donc pas de paix entre Israéliens et Palestiniens dans les mois à venir.

Après le discours de Benjamin Netanyahu de ce soir à Tel Aviv, les rares qui croyaient
encore à une solution rapide au conflit ont compris que leurs espoirs étaient totalement
vains.

Certes, le Premier ministre israélien a dit qu'il était prêt à négocier la paix sans "pré-
condition". Mais, dans la foulée, il a posé six conditions à la création d'un Etat
palestinien - toutes plus ou moins inacceptables pour les Palestiens ou impossibles à
réaliser à court ou moyen terme.

1/ Que les Palestiniens reconnaissent qu'Israël est un Etat juif ce qu'ils ne peuvent faire
puisqu'un million d'Arabes vivent en Israël.

2/ Que cet Etat soit "démilitarisé", c'est à dire ne dispose d'aucune armée.

3/ Qu'aucun réfugié palestinien n'ait droit au retour.

4/ Que Jérusalem soit la capitale unie d'Israël.

5/ Que le Fatah reprenne Gaza au Hamas.

6/ Que la colonisation "naturelle" continue.

Comment va réagir Obama à ce dernier point, lui qui a demandé plusieurs fois le gel des
colonies? Comment va-t-il prendre ce camouflet?

Le monde attend sa réponse."

(http://globe.blogs.nouvelobs.com/)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 17, 2009  12:42

"Selon Le Canard Enchainé du jour, Carla Bruni serait au cœur des discussions de
l'Elysée concernant le futur remaniement du gouvernement.
Ainsi Nicolas Sarkozy, qui travaille toujours le dimanche, aurait réuni ce week-end autour
de lui ses "visiteurs du soir", Alain Minc et Edouard Balladur, ses proches conseillers
Claude Guéant, Henri Guaino, Patrick Buisson et ... Carla Bruni.

Déjà Le Point (le mag qui pense que l'opposition a implosé) nous apprenait que Nicolas
Sarkozy, sur un nuage après l'élection européenne, recevait "les chevilles ouvrières" (sic)
de la campagne, François Fillon, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Michel Barnier et que
Carla Bruni-Sarkozy s'était jointe à cette petite sauterie.

Carla Bruni offre à Nicolas Sarkozy la possibilité de nous faire croire que l'homme au
pouvoir serait assez attractif pour continuer la pseudo-ouverture. Une "ouverture" qui n'est
quoi qu'on en dise qu'une chasse au traître. Avec une épouse qui se dit de gauche,
Nicolas Sarkozy a beau jeu de jeter en pâture des noms de potentiels ministres.

L'Elysée chasserait du côté de la mairie de Paris et des amis de Madame Bruni-Sarkozy.
Il voudrait recruter Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë à la Culture -qui a
confié au Post.fr "Si Sarkozy me propose le ministère de la Culture, je ne sais pas ce que
je répondrais"- la réalisatrice Yamina Benguigui, conseillère de Paris, le socialiste André
Vallini ou encore l'écrivain Erik Orsenna.
A l'exception de ce dernier qui selon Le Canard aurait clairement mais poliment dit non à
Sarkozy, les "ministrables" se font discrets et jouissent de la rumeur que fait courir
l'Elysée. La présidence de la République est devenue une vraie foire aux vanités...

Et comme tous ces noms circulent depuis un moment, le seul moyen d'avoir de
nouveaux papiers consiste pour l'Elysée à faire miroiter une plus grosse prise. Là encore
on apprend que Carla Bruni a songé à Patrice Chéreau, homme de théâtre et réalisateur
de "La reine Margot" ou de "L'Homme blessé". Patrice Chéreau a bien sûr soutenu
Ségolène Royal lors de la dernière présidentielle.

On imagine tous que cela relève de l'intox. Mais si la présence de Madame son épouse
dans les lieux discrets du pouvoir n'est pas que de la poudre aux yeux, on peut se dire
que Nicolas Sarkozy ne peut s'empêcher de faire les mêmes bêtises. Comme pour le
bling-bling. C'est irrésistible...

C'était déjà sous l'influence, voire même la demande pressente de Cécilia que Nicolas
avait nommé Rachida au ministère de la Justice. Avec les succès que l'on sait.
Carla sera-t-elle mieux inspirée? Sera-t-elle celle qui introduira le loup dans la bergerie
élyséenne?
A défaut de transformer le paysage politique français, Madame Bruni-Sarkozy pourrait
nous donner l'occasion de bien nous amuser dans les mois qui viennent...

"Bon courage Chouchou !"
(lepost.fr)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 20, 2009  11:44

Si ce n’était pas Al Qaida, mais une mafia au sommet de l’état français, peut-on les
trouver et les sanctionner ? Une “fable” vraiment ?
par Gérard Filoche, Inspecteur du travail, le 20 juin 2009
8 mai 2002, 14 morts dont 11 français à Karachi et 12 blessés. Des ingénieurs français
des arsenaux d’état DCN. Leur bus a explosé. Indignation générale : c’est un attentat d’Al-
Qaida.

Juin 2009 : sept ans après, la vérité se fraie un chemin. En fait, l’état français avait vendu
des sous-marins à l’état pakistanais : des commissions et « rétro commissions »
illégales étaient en dessous-de-table. A qui étaient-elles destinées ? Pourquoi se dit-il
que ces rétro commissions devaient servir à la campagne électorale d’Edouard Balladur
et que son directeur de campagne Nicolas Sarkozy le savait ? Elles n’auraient pas été
versées aux services pakistanais concernés, après la victoire de Chirac. Après six ans de
vaine tractation, les clans pakistanais lésés ont commis l’attentat en représailles.

Depuis le début les récipiendaires et complices de ceux qui ont négocié et perçu lesdites
commissions et rétro commissions savaient en France, au sommet de l’état, pourquoi
ces 11 Français étaient morts. Ils ont laissé s’égarer les familles et la justice vers des
pistes fausses.

Interrogé par France 3, Edouard Balladur déclare avoir « entendu parler de cette histoire
depuis des années ». Mais il souligne que tout s’était déroulé de manière « parfaitement
régulière ». « Si quelqu’un a un témoignage, une preuve à apporter, qu’il saisisse la
justice, c’est tout ». Justement c’est le cas et les juges antiterroristes Marc Trévidic et
Yves Jannier à Cherbourg cherchent la vérité dorénavant dans cette direction. Ces infos
viennent des découvertes des dossiers des juges….

« C’est ridicule, c’est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une
fable pareille ? » répond Nicolas Sarkozy. Justement les familles des victimes
s’indignent. « Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus,
quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétro commissions qui n’auraient
pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur ? ». Bah,
justement, l’argument qui parait trop vif est trop faible, on est dans un monde où tout finit
par se savoir, même si ça prend du temps et s’il y a des mensonges d’état.

Sarkozy et Balladur seraient-ils foutus ? Car on a là, un scandale d’une ampleur sans
précédent. Vous me direz, ce ne sont pas les seuls scandales de ce type, on a eu celui
de l’UIMM, 600 millions d’euros de caisse noire pour corruption et les auteurs ne sont
toujours pas sous les verrous …Mais ce n’est pas une raison pour être blasé. Tôt ou
tard, la justice passe…

Un jour, on finira même par savoir pourquoi c’est aux afghans que Bush a déclaré la
guerre puis aux irakiens sur la base d’un mensonge officiel alors qu’il y avait 19…
saoudiens sur les 20 hommes qui ont détourné les avions et abattu les World Trade
Center le 11 septembre 2001, alors que le chef des services secrets, saoudiens, le
prince Turki avait démissionné quelques jours avant et alors que la famille Ben Laden
trône dans les sommets de l’état saoudien.

Aprés on s’inquiétera des raisons qui poussent Sarkozy et Kouchner à déployer une
base militaire sans précédent à Abu Dhabi à 220 Kms de l’Iran, (contruite par des
travailleurs forcés, sans droits) et à faire alliance militaire totale avec les barbares qui
dirigent les Emirats. Ca ne doit pas être pour aider Obama à faire la paix avec l’Iran.

On saura aussi pourquoi c’est Hamid Karzaï qui a été nommé « président » de Kaboul
par les USA, alors qu’il était dirigeant d’UNOCAL, le groupe du vice-président *****
Cheney, dont le projet était d’installer un pipe-line en Afghanistan. Tous ces gens qui
parlent de “croissance verte” et qui ne pensent qu’à l’or noir…   1414 milliards de dollars
d’armement par an - dont des sous marins pour la Pakistan nucléaire - dépensés sur la
planéte, davantage que pour lutter contre les famines et les pandémies. Il est vrai que ce
n’est pas sur les “retro commissions” sur les sacs de riz que MM Kouchner, Balladur,
Sarkozy peuvent établir leur pouvoir et leurs fortunes.

Allons, ne soyons pas parano…"
(www.filoche.net)

-mouette-
Admin famille
France

Date du message : juin 23, 2009  07:23

"T'AS PAS CENT BALLES ?

C’est drôle, toute cette pesante mise en scène, tous ces ors déployés, tout ce couteux
falbala versaillais (avec une fois de plus, dans les travées, les indécrottables
socialistes). Tout ça pour en arriver à quoi ? À l’annonce de l’ouverture d’un emprunt
national pour financer la dett… pardon, « nos priorités nationales » !

Les rentrées fiscales se font la malle. La sécu plonge du nez pour cause de cotisations
en chute libre. Les placements des infortunées classes moyennes (livret A) voient leur
taux de rémunération fondre comme glace des pôles (de 4% à 1,5% en moins d’un
semestre).

La dette publique s’hypertrophie (le déficit dépassera plus de 7% du PIB 2009 selon le
ministre Woerth, quand le maximum originel imposé par l’Union Européenne était il y a
peu de 3%.) Les finances publiques sont si exsangues qu’on se demande où ils vont
trouver les dizaines de milliers de postes de fonctionnaires qu’ils entendent encore et
encore supprimer.

Et eux, pouf, qu’est-ce qu’ils font ? Ils empruntent toujours plus ! La fuite en avant
paniquarde ! Ils vont évidemment “garantir” tout ça dur de dur. Promettre monts et
merveilles aux gogos hypnotisés par l’appât du premier gain qui passe. Ou trépasse
(rappelez-vous l’affaire des emprunts russes). Les intérêts à payer, les mensualités, ils
vont aller les chercher comment ? Avec les dents, comme la croissance ?

À Versailles, notre pauvre président (vous êtes toujours là, les socialistes ? ), avait tout du
clampin assailli par les huissiers, en appelant désespérément à une de ces officines de
crédit usuraire pour régler son monumental solde d’impôts ou ses dettes.

N’importe quelle banque sérieuse (en existe-t-il encore ? ) sait distinguer l’emprunt “pour
la consommation”, ou mieux pour un investissement constructif, de la demande de fonds
désespérée souscrit par un ménage aux abois pour combler un déficit cruel de
trésorerie. Dans ce dernier cas, chacun sait bien que c’est reculer pour mieux sauter.

Si encore, le président Sarkozy avait accompagné son idée d’emprunt national aux
citoyens d’un projet innovant pour le pays. Mais là, rien, le vide sidéral ! Un vague
catalogue d’idées générales, creuses et convenues. On n’emprunte pas pour lancer un
projet du futur, mais pour tenter de sauver un édifice du passé qui prend la flotte de
partout et file droit par le fond !

En réalité, cet appel à un emprunt national signe l’aveu d’échec des plans de relance
précédents. Après avoir grillé en pure perte la planche à billets, voilà qu’on mendie en
désespoir de cause l’aide des citoyens. T’as pas cent balles ? Dernière étape avant
baisser de rideau.

Si quelqu’un a de l’argent à perdre, qu’il l’investisse dans cet “emprunt national”. Juste
au début de l’effondrement généralisé, de la défaillance des puissances publiques, au
moment où des États comme la Californie sont en instance d’être mis en cessation de
paiement… Formidable comme idée d’investissement !"

(yetiblog.org)

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