Le blog de Ulysse
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Le 20 juin 2012 à 01:00
Rubriques :
Poésie
Etrange présence des souvenirs
Et les vagues du temps lèchent
Lèchent encore les étraves granits
Jusqu’aux poussières de plage.
Les mémoires prisonnières
Ne se lassent pas de souvenirs.
Le présent s’immerge
Le passé resurgit, insubmersible
L’arrogante douleur se soumet
La paix revient par ces langues
Recommencées sur une peau écorchée…
Incessantes et obstinées
Langues de chattes guérisseuses
Des plus éternelles cicatrices.
Dans la brume du soir
Renaissent des matins anciens
Des soleils et des lunes passent,
Passe aussi la pendule arrêtée
Et l’ombre sur le pas de la porte.
Un bourgeon arc en ciel
Appelle un printemps centenaire
Du puy calcifié d’immémoriales nuits
Sourd un filet d’eau,
Une lave étonnée,
Etrangement vivante,
Charnellement palpable.
L’émotion vibre sa présence.
De sa chasse des reliques anciennes,
Ressuscitent intactes
Des faims de vie.
L’éternité est à portée de cœur.