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Auteur

Sujet : Le manifeste de muhammad yunus

Urbaine
France
Messages : 3626

Date du message : mai, 2008  06:14

"L'écologiste bangladais, inventeur du microcrédit, Prix Nobel de la paix 2006, fait le point sur l'état de l'économie
mondiale à l'heure de la crise bancaire et des émeutes de la faim. Il propose des moyens pour y remédier"
Le Monde2 du 26 Avril 2008

Un grand entretien qui nous permet de faire le point en regard des questions que nous nous posons et que le journaliste
a posé à Muhammad Yunus.
Qu'aurions-nous répondu?

À cette première question, par exemple?
Comment expliquez-vous cette gigantesque crise du crédit populaire qui ébranle l'ensemble du système financier?
(L'avez-vous vu venir?)
*Ce message a été édité le May 3, 2008 6:35 AM par Urbaine*



Urbaine
France
Messages : 3626

Date du message : mai, 2008  08:37

Pas facile de répondre à cette question si nous n'avons pas une solide formation d'économiste?
Pas si sûr!
La simple logique peut nous y aider. Le monde est globalement dirigé vers une seule direction, le pouvoir et sans argent
comme disait déjà Molière (je crois) "sans argent l'honneur n'est qu'une maladie!"
Car, en fait, il ne s'agit que de cela, l'honneur d'être des plus puissants. Seulement, cette puissance n'a pas de limite et
tout est bon pour l'acquérir. C'est du moins ce que pense ceux et celles qui courent après jusqu'à même s'en prendre aux
plus pauvres pour leur prendre même ce qu'ils n'ont pas.
Vendre du rêve est aussi un moyen de s'enrichir!
Et le vendre au prix présumé le plus bas aurait pu fonctionner! Seulement, voilà, le rêve n'a qu'un temps et plus il est
hissé
au sommet et plus la chute est dure quand la réalité reprend ses droits!
Je crois que c'est toute la philosophie, que certain/es trouveront simplistes et elle l'est par certains côtés, de ce qu'on
appelle aujourd'hui les subprimes, un mot qui est maintenant sur toutes les plumes et toutes les lèvres mais qui n'est
pourtant qu'une nouvelle expression pour traduire quelque chose qui n'est pas nouveau. En France, depuis de
nombreuses années on appelle ses conséquences le sur endettement!

Pour Muhammad Yunus "Dans l'affaire des subprimes , la crise est inhérente au fonctionnement du monde financier et
bancaire. Les principes mêmes de crédit, les garanties exigées, les primes de risque réalisées sur le dos des moins
solvables ont révélé combien ce système ne sait pas prêter aux pauvres."
Pour lui la faute revient au banque.

Pourtant, je tiens d'un jeune américain qui a fait Sciences Po à Paris une autre analyse. Pour lui, parce qu'il est conscient
qu'il va devoir "payer" pour ces inconséquences, ceux et celles qui ont accepté ces offres fantastiques, ont leur part de
responsabilité!

Et nous qu'en pensons-nous?
*Ce message a été édité le May 4, 2008 8:40 AM par Urbaine*
*Ce message a été édité le May 4, 2008 8:42 AM par Urbaine*

Elfordy
Admin famille
Réunion

Date du message : mai, 2008  04:30


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Je fais remonter pour voir ce qui se passera

Mais c'est désespérant

Faudrait revoir tout ça Messieurs les administrateurs

Alisiers
Modérateur
France

Date du message : juin, 2008  05:33

c'est bizarre, je constate chez mes enfants une profonde méfiance vis à vis du moindre
crédit , pas un seul n'y a recours .. faut dire que maman sert de banque, c'est vrai en cas
de (sale petit) coup dur.
sans doute aussi parce que maman s'est retrouvée étranglée plusieurs fois par des
situations impossibles, voire dramatiques, faute de ressoures suffisantes, et qu'ils s'en
souviennent .. à quelque chose malheur est bon ! ils sont extrèmement prudents,
avec des aspirations tout à fait modestes, finalement, ce qui leur permet de n'engager
que peu leur avenir dans des plans insurmontables ..
ils privilégient la paix de l'esprit .. mais ils ne sont guère entreprenants, au contraire de
maman.. ils m'éneeervent ... !!!
mais celà a du bon : je vois aussi autour de moi des jeunes fonder des familles et
devenirs cons, c'est à dire se mettre eux aussi à se prendre pour ce qu'ils ne sont pas, et
oublier les sentiments les plus élémentaires vis à vis de leurs proches ..

l'argent te transporte sur une autre planète..

pour ce qui conerne la grande finance mondiale, je n'y connais rien, à part ce que nous
pouvons découvrir au fil des scandales financiers ..
il n'y a pas si longtemps que j'ai compris que le maitre du monde, c'est l'argent. ou plutôt
ceux qui manipulent l'argent, et par là, l'humanité .

je ne sais aps si c'est en rapport avec le sujet, mais c'est ce que je pense ..

les crédits sont utiles quand même, à condition que le jeu en vaille la chandelle : taux
d'intérêt négocié, fixe, et bien calculer que si on n'a plus de rentrée d'argent, ou en
moindre proportion, celà n'aura que peu de conséquences ..

je connais des gens qui ont emprunté vers les années 80 pour leur maison, et au final,
ils ont payé 3 fois le prix de départ de cette maison !!



Elfordy
Admin famille
Réunion

Date du message : juin, 2008  03:48


          Jacques Diouf, directeur général de l'organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) depuis
1993, répond aux inquiétudes d’Ibrahima Diop, un paysan sénégalais de Thiès, près de Dakar, qui s'interroge sur les façons
de résoudre de la crise alimentaire mondiale.
Selon le diplomate, qui a reçu madmundo à Bruxelles fin mai, peu avant le sommet qui s’est ouvert le 3 juin à Rome, son
compatriote fait la même *****yse de la crise alimentaire que la FAO.

Face à la crise actuelle -et au-delà de l’urgence et d’une réponse humanitaire- qu’est-ce qui ne va pas dans la manière dont le
monde a géré son agriculture? Comment expliquer que l'on ne puisse satisfaire les besoins vitaux des populations? Et que
peut-on attendre du sommet de la FAO?

        •        Citant Xénophon, il dit comment il s’agit peut-être d’une crise civilisationnelle.

Pour les multinationales la faim est une source de revenus car elle fait monter le prix des matières premières et les bénéfices
sont bien plus importants que les victimes.
Il n'est donc pas question d'intervenir tant qu'il reste un peu d'argent à ramasser.
Ainsi va le monde capitaliste.
Si les pays riches (USA, EU) depensent 1 milliard de $ par jour pour subventionner leur agriculture, comment voulez-vous que
les paysans pauvres du tier-monde puissent survivre face à une telle concurrence ?

Ils n'ont plus qu'une solution: abandonner leur savoir-faire traditionnel et aller s'entasser dans les megalopoles du tiers-monde
avec l'espoir de ramasser les miettes qu'on voudra bien leur donner...

A peu prés tous les représentants des pays pauvres disent la même chose :
Le problème de la faim dans le monde est du principalement au protectionnisme (europeen, US) et n'a rien à voir avec le
capitalisme ou liberalisme economique, c'est même exactement le contraire : On affame le tiers monde par souci electoral (car
chez nous la repartition des élus donne une part disproportionnée au vote paysan, bien que ceux-ci ne représentent que
quelques % de la population). J'ajouterai qu'en France, où les paysans votent comme ailleurs majoritairement à droite, la
gauche est tellement aveuglée par sa tradition anti-libérale qu'elle n'arrive même pas à formuler une critique audible...

Si on veut vraiment aider le tiers-monde, que l'on commence par demanteler la PAC qui est non seulement un non-sens
économique, mais aussi un scandale democratique : pourquoi subventionner l'agriculture par 50% du budget europeen (pour
moins de 3% de sa population !) alors que celle-ci ne génère aucun emploi nouveau et de plus affame le tiers-monde ?

Je suis un peu largué par rapport à la logique qui consiste à dire que les subventions pénalisent les agriculteurs locaux, et en
même temps reconnaître que la crise est mondiale; et enfin demander des subventions appelées "aides" pour les "soutenir"
dans l'achat des semences, des engrais, des intrants, d'irrigation et de petits matériels.
Je voudrais que M. Diouf nous dise comment concilier le frein aux subventions, sur quels produits elles portent d'abord, et la
générosité internationale des aides aux pays en voie de développement.

Mais pour ce que j'en sais et ce que j'ai compris : Au Sénégal, vous trouvez des tomates européennes moins chères que
celles du marché local. Au Cameroun, on trouve des poulets européens (issus de poules pondeuses, donc théoriquement
impropres à la consommation...) également moitié moins chers que les poulets locaux. Quant au Mali, qui fournit probablement
le meilleur coton du monde, il est dans l'impossibilité d'exporter son coton puisque l'américain est subventionné à mort.
Finalement, le libre-échange, c'est bien, mais chez les autres.



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