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Esorie 
France
Messages : 409 
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Date du message :
septembre, 2007 15:02
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DJIBOUTI http://fr.wikipedia.org/wiki/Djibouti
Un ami militaire avait demandé à partir pour 2 ans à Djibouti . Corne stratégique entre l’Afrique et le Moyen Orient, de nombreux pays y sont militairement présents. Invitée, ce fut avec plaisir que je m’embarquais à Roissy, via Le Caire pour Djibouti. Désireux de s’installer avec Mulu, son amie Ethiopienne, il avait loué un appartement dans la ville. Maison agréable, située auprès d’une mosquée et partagée en deux appartements. Excellent reveil-matin le muezzin …… Nous partons faire des courses et je suis étonnée de voir des familles installées sur des cartons. Elles vivent là en permanence, se nourrissant du peu qu’elles peuvent mendier. Des mini bus, que j’utiliserai, ainsi que des taxis verts dont l’état ne me semble pas très bon, créent une circulation assez turbulente, gare aux accidents. Les « émigrés » utilisent des 4x4 japonais, souvent usagés, en fonction des revenus du propriétaire. Un grand Monoprix offre tout ce qu’un européen peut désirer, mais c’est au marché que nous allons acheter les fruits, je n’en connais pas la moitié Mulu se chargera de m’en faire apprécier toutes les saveurs. Sur ce marché, les marchandises vont de la chèvre, aux fruits en passant par les piments de toute sorte……. Les vols dans les voitures aux abords des magasins sont courant, aussi, des jeunes gens, les choufs, se charge de votre sécurité moyennant rémunération, vous pouvez ainsi faire vos courses tranquilles. De nombreux magasins de tissus tenus par des Pakistanais créent une atmosphère colorée. La ville de Djibouti possède encore des vestiges de la colonisation, le nom des rues en atteste. De nombreux cafés et restaurants ou viennent boire les militaires sont témoins parfois de rixes sévères, les légionnaires qui ont leur campement en plein désert n’y sont pas toujours étranger. De nombreux déchets encombrent les trottoirs, et de grosses corneilles a tête gris clair, font le ménage. Si l’on respecte les usages, la modestie, une tenue vestimentaire décente, jupe tee-shirt la population est très gentille. Mon ami fait de la plongée sous marine et nous quittons la ville pour Artha le bord de mer. En banlieue je découvre, Balbala, des cases ou vivent les éclopés de la vie, un homme nu squelettique appuyé sur une canne claudique sur le bord de la route. Un collègue de mon ami y sera assassiné, il faisait vraisemblablement du trafic d’armes. La route est bordée d’énormes blocs de pierre volcanique rouge éclatée par la chaleur, parfois de ravins ou de montagnes dénudées ou circulent de minuscules chèvres souvent blanches. Des bidons rouillés sont posés en bord de route, a quoi servent-ils ????, abreuver hommes et bêtes …….
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
juillet, 2007 11:00
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Oui, moi je souhaite la suite!
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
aout, 2007 07:02
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Avec l'accord d'Esorie, je donne ici la suite de son voyage a Djibouti; en 1998
Pour accéder aux plages, il faut s’arrêter dans un village prévenir a l’aller et au retour de son passage. Les légionnaires sont chargés des recherches en cas de disparition. Mon ami me précise qu’en général les déplacements se font toujours en groupe, pour des raisons de sécurité matérielles et humaines. Les chemins d’accès en dehors de la route principale sont cahoteux, il faut faire très attention à ne pas heurter les blocs de pierre. Sur la plage, les toiles pour s’abriter du soleil sont installées. Les hommes enfilent les combinaisons et se mettent à l’eau. Je me satisferai du tuba et quelques plongées en apnée. Les tombants sont absolument magnifiques, je peux comparer, ayant fait un stage de plongée en Guadeloupe. Je retrouve cette atmosphère bleutée qui m’enveloppe comme une caresse. La mer rouge est effectivement un lieu absolument sublime de vie sous-marine. D’autres surprises m’attendent. Des sources d’eau chaude à 60 °, s’écoulent en ruisselets entraînant dans leurs courants de minuscules poissons bleutés. (http://www.jpb-imagine.com/djibgeol/asal/17source.html) Le lac salé Assal, 155m en dessous du niveau de la mer. L’abord en est une immense croûte de sel, sur laquelle il faut marcher pour aller se baigner. Prudence; le moindre bobo trempé dans cette saumure entraîne une forte douleur. J’ai vu que l’exploitation du sel habituellement faite par des hommes accompagnés de chameaux devenait industrielle. De petites îles désertes au large, sont posées comme des gâteaux sur la nappe azur de la mer. Quelques boutres circulent, à leur bord souvent les amateurs de plongées sous- marines qui vont explorer des récifs ou d’anciens bateaux naufragés.
Mon ami m’a réservé une magnifique surprise, le survol du territoire en avion. Sur le terrain un petit avion de tourisme, dont le pilote appartient à la base aérienne française. Il fait d’abord à terre un petit tour de contrôle de notre véhicule, tournevis en main, puis départ. J’ai prévu un sac en plastique en cas de débordement, il fut utilisé. Les yeux sont trop petits pour tout absorber, le désert, les montagnes, vallées, lacs, ancien volcan, tout prend une dimension extraordinaire! Le plus remarquable; la seule ligne de chemin de fer en plein désert, qui relie Djibouti a Addis Abeba en Ethiopie. La grande faille ( http://valetvan.free.fr/DjiboutiPhotos.php ) Le lac Assal a nouveau que nous survolons a très basse altitude, la chaleur est absolument étouffante. L’île du diable et ce chaos de pierre qui l’entoure. Nous revenons sur terre absolument éberlués de tant de beauté, notre vécu de pays tempérés est complètement chamboulé. A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
aout, 2007 07:25
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Pourtant; vivre dans ce pays n’est pas simple, la pauvreté est présente partout. J’entends même dire qu’écraser un enfant coûte moins cher qu’écraser une chèvre!! ????????. L’alimentation électrique de la ville de Djibouti est insuffisante, elle se fait donc par quartier. Durant des heures il n’y a pas d’électricité, les réfrigérateurs sont conçus pour résister à la chaleur, les climatisations s’arrêtent, il faut allumer les bougies. Dans certaines maisons les générateurs prennent le relais. Les personnes ayant quelques revenus, possèdent une "boyesse", c’est une femme de ménage, peut être plus….. Mon étonnement fut grand de la voir servir à table et elle, manger les restes, accroupie dans la cuisine. Le repas suivant elle vint dîner avec nous. Il y a beaucoup d’Ethiopiens qui travaillent à Djibouti. Les insectes sont présents et il faut s’en prémunir, aux risques d’attraper le paludisme et la dingue. Parfois la nuit on entend des cliquètements aux abords du lit, une bestiole bien caparaçonnée, tombée sur le dos tente de se remettre sur pattes. Les hommes dans la rue souvent, se tiennent par la main, c’est leur habitude. Ce dont les gens sont le plus friand, c’est le Kat (http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp? art_cle=LIN24065sousltakude0 ) On voit les hommes allongés devant les maisons entrain de mâcher, les femmes à l’intérieur travaillent. J’ai été très étonnée de voir peu d’oiseaux, quelques flamands roses sur les plages de la ville, des petits presque invisibles dans les feuillages. Un tisserin est venu construire son nid dans la cour de mes amis. Comme dans tous les pays, si l’on respecte les usages, que l’on reste modeste et une tenue vestimentaire décente, (jupe tee-shirt ) la population est très gentille. Je n’ai jamais ressentie aucune hostilité.
Une anecdote : il avait été demandé a un ouvrier de venir couper l’eau pour un appartement inhabité, ce fut fait….il coupa le tuyau….. FIN
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Tchika 
Guadeloupe
Messages : 1515 
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Date du message :
aout, 2007 08:07
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BRAVO , Esorie, ton récit me ramène à quelques dizaines d'années(pour ma part, il s'agissait du Sénégal) .........je me retrouve dans cette athmosphère africaine. C'est dit avec beaucoup de concision ....mais tout est là.........
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