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 Catégorie : ../Artisanat
  Famille : Révèlations poètiques.
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Ce sujet fait partie de la famille Révèlations poètiques.. Cette famille est semi-privée. Vous pouvez lire le contenu de cette famille mais vous devez vous y inscrire pour échanger.



Auteur

Sujet : On connaît la chanson?

Epsilon
Admin famille
France

Date du message : aout, 2008  08:48

Pourquoi pas un post sur les beaux textes de chansons,bon c'est pas très original , ça a déjà été
fait même , mais tant pis, est-ce que la chanson n'est elle pas devenue une forme de poèsie
musicale de notre époque,après en avoir été le relais, je vois que beaucoup d'amicaliens citent
souvent des textes de chansons avant de citer des poèmes , bon les deux peuvent aussi très bien
se rejoindre comme on l'a bien vu avec,Jean Ferrat , Ferré ou Brassens mettant en musique,
Aragon,Prévert,Paul Fort ou bien Antoine Pol avec les Passantes.

....

Tu portes ma chemise
Et je mets tes colliers.
Je fume tes gitanes,
Tu bois mon café noir.
Tu as mal à mes reins
Et j'ai froid à tes pieds.
Tu passes mes nuits blanches
Et j'ai tes insomnies.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tu as des cicatrices
Là où je suis blessé.
Tu te perds dans ma barbe,
J'ai tes poignets d'enfant.
Tu viens boire à ma bouche
Et je mange à ta faim.
Tu as mes inquiétudes
Et j'ai tes rêveries.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tes jambes m'emprisonnent,
Mon ventre te retient.
J'ai ta poitrine ronde,
Tu as mes yeux cernés.
Ton souffle me réchauffe
Et j'étouffe tes cris.
Je me tais quand tu m'aimes,
Tu dors quand je le dis.

Georges Moustaki

.....



L'Air de la Bêtise (J. Brel )

Mère des gens sans inquiétude
Mère de ceux que l'on dit forts
Mère des saintes habitudes
Princesse des gens sans remords
Salut à toi, dame Bêtise
Toi dont le règne est méconnu
Salut à toi, Dame Bêtise
Mais dis-le moi: "Comment fais-tu
Pour avoir tant d'amants,
Et tant de fiancés,
Tant de représentants
Et tant de prisonniers
Pour tisser de tes mains
Tant de malentendus
Et faire croire au crétin
Que nous sommes vaincus
Pour fleurir notre vie
De basses révérences
De mesquines envies
De nobles intolérances

Mère de nos femmes fatales
Mère des mariages de raison¨
Mère des filles à succursales
Princesse pâle du vison
Salut à toi, Dame Bêtise
Toi dont règne est méconnu
Salut à toi Dame Bêtise
Mais dis moi: "Comment fais-tu
Pour que point l'on ne voit
Le sourire entendu
Qui fera de vous et moi
De très nobles cocus cocus
Pour me faire oublier
Que les *****s les vraies
Sont celles qui font payer
Pas avant mais après
Pour qu'il puisse m'arriver
De croiser certains soirs
Ton regard familier
Au fond de mon miroir.
.....





*Ce message a été édité le Jun 12, 2008 3:06 AM par Epsilon*



Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin, 2008  04:02

Non il n'était pas belge, ni québecois malgré son nom, non il était tout simplement original et
sentencieux, mais tous les chemins mènentaussi bien à Rome ,allez Boby , à toi, et allez voir
son site officiel, je vous dis ça officieusement!



COMPREND QUI PEUT


Marcel n'est pas ce qu'on appel'
Un intellectuel
Marcel, Marcel
Quand je l'apel'
Moi je l'appel' Marcel
l' n' répond pas, mais il approch'
De sa démarch' gauch'
Et l'on peut voir
Dans son regard
Comm' un' lueur d'intelligence
Il sait de quoi j'ai envie
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son vigoureux corps d'athlèt'
Je pose ma main sur son gros bras que
m'arriv'-t-il ça fait tilt
Il me sussur' le curieux refrain
Tiens ! voilà du boudin
Et puis en roulant les "R"
Oh, le grand nigaud
Il m'dit j'vais te fair'
L'fameux coup du légionnair'
Et du sable chaud
Dans la légion étrangère
J'aime son heureux caractère
Tout' ses affaires
Et c'est pour ça que
Je dis que l'amour,
Même sans amour
C'est quand même l'amour !
Comprend qui peut ou comprend qui veut !

Celles qui croient que mon Marcel
Ça n'est qu'un manuel
Elles connaiss'nt rien :
Ya pas qu'ses mains qui font des choses bien
Pis d'ailleurs moi j'ai pas le temps de savoir qui
est Marcel
Car mon Marcel
Il me harcèle
Marcel me harcèle
Marcel me harcèle
C'est comm' s'il avait deviné c'dont j'ai envie
J'dirais mêm' qu'il a si vigoureux appétit
Que je jurerais parfois qu'il a divi -
Qu'il a divinement
Fait tout ce qu'il faut faire pour mon con...
Oui, mon contentement
Il sait de quoi j'ai envie.
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son vigoureux corps d'athlète
J'aime son heureux caractère
Tout' ses affaires, et c'est pour ça que

Je dis que l'amour,
Même sans amour,
C'est quand même l'amour
C'omprend qui peut ou comprend qui veut !

Boby Lapointe

.....
Boby Lapointe      
Grimace ratatinée en rime à grasse matinée
      
Paroles: Inédit de Boby Lapointe
© Editions Ticha et Jacky Lapointe

-----------------------

T'en souvient-il, tordu, la grasse matinée

Que tu vécus un jour de Mars en Gâtinais ?

Dans ce buffet de gare / estaminet,

De désir une vieille garce t'animait

T'offrant son trou en disant : "Grattes ça, minet"

Ton pied que tu enfouis jusqu'au tarse, gaminet

Fouillait jusqu'à son épi gastre, marinait

Mais chez ces vieux boudins l'or gane tard s'y met

A réagir et vrai l'or gasme tard i' nait,

C'est pourquoi ces foutues pé tasses graminées

Recherchent des méchants aux xames gratinés

Mais youpi ! tout soudain ta braguette s'animait

Et jaillissant ton gros ci gare se mâtinait

De violet, étalant sa masse gratinée

Pour gicler d'un jus clair trois grammes satinés,

Puis, "pof", s'affaler, fu gace martinet

Qui fit dire au vieux tas : "Ma grâce t'a miné."

Ouais, elle est gratinée, ta grasse matinée.











Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin, 2008  07:52

YVES SIMON


J'ai rêvé New York,
New York City sur Hudson.
-Monsieur Lester Young, si une bombe atomique
tombait sur New York, que feriez-vous ?
-J'briserais la vitrine de chez Tiffany et j'piquerais
tous les bijoux.
- Monsieur Grégory Corso, qu'est-ce que la puissance ?
- Rester au coin d'une rue et n'attendre personne.
-Bonjour Monsieur hendrix, je suis du New York Times !
- Salut, moi je suis de la planète Mars !

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

Babylone, tu te shootess et tu rêves
Babylone, tu fumes trop et tu crèves.
Babylone, tu exploseras sur un graffiti de New York !
Quand il pleut des cordes - Roule en Ford
Si tu veux faire mac - Roule en Cadillac
Si tu veux faire chic - Roule en Buick
Si tu Rockfeller - Roule en Chrysler

J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

Nous étions arrivés balancés par des filins d'acier
Manhattan Bridge
Du haut de nos chevaux nous regardions les fumées
Brooklyn bridge
De l'asphalte, des morceaux de pneus, de la gomme et des souliers
Queenborough bridge
Pour qu'elle puisse s'envoler
Georges Washington bridge
Pour qu'il n'y ait plus
De sang Blood
De sueurs Sweat
Ni de larmes Tears
Seulement le silence coincé entre mon rêve et deux océans
J'ai rêvé New York, New York City sur Hudson


.
YVES SIMON.respirer,chanter 1974


*Ce message a été édité le Jun 12, 2008 8:04 AM par Epsilon*

Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin, 2008  11:01

La voix douce et chaude d'Henri Salvador, pour nous susurer cette mélodie pour bercer aussi tous
les enfants et aussi les adultes.

...

Le loup, la biche et le chevalier
      
Paroles: Maurice Pon. Musique: Henri Salvador   1950
Titre original: "ou aussi "Une chanson douce""
© Maurice Pon / Henri Salvador
autres interprètes: Nana Mouskouri, Philippe Chatel (1980), Gérard Rinaldi
   


Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.

La petite biche est aux abois.
Dans le bois, se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.

La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s'en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants.

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
eh, eh, eh, eh

La jolie princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit au fond de tes yeux.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.

{Variante pour les 2 derniers:}

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
A tout jamais

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.



Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin, 2008  11:12

Peut on lire l'avenir dans le marc de café, je ne sais pas, mais je sais qu'en écoutant certaines
chansons on peut mieux le comprendre ?


Soleil cherche futur

L'infirmier de minuit distribue le cyanure
Et demande à Noé si le charter est prêt
Oh mec il manque encore les ours et les clônures
Mais les poux sont en rut faut décoller pas vrai
Et les voilà partis vers d'autres aventures
Vers les flèches où les fleurs flashent avec la folie
Et moi je reste assis les poumons dans la sciure
A filer mes temps morts à la mélancolie
Soleil, soleil
N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé
Paraît que mon sorcier m'attend à Chihuaha
Ou bien dans un clandé brumeux de Singapour
Mais je traîne les PMU avec ma gueule de bois
En rêvant que la barmaid viendra me causer d'amour
Et je tombe sur l'autre chinetoque
Dans cette soute à proxos
Qui me dit viens prendre un verre tu m'as l'air fatigué
Laisse tomber ta cuti deviens ton mécano
C'est depuis le début du monde
Que l'homme s'est déchiré
Soleil, soleil
N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé

Adieu Gary Cooper, adieu Che Guevara
On se fait des idoles pour planquer nos moignons
Maintenant le vent s'engouffre dans les nirvânas
Et nous sommes prisonniers de nos regards bidons
Les monstres galactiques projettent nos bégaiements
Sur les murs de la sphère où nous rêvons d'amour
Mais dans les souterrains les rêveurs sont perdants
Serions-nous con*****és à nous sentir trop lourds
Soleil, soleil
N'est-ce pas merveilleux de se sentir piégé ?

Hubert Félix THIEFAINE
...



Alligators 427

Alligators 427
aux ailes de cachemire safran
je grille ma dernière cigarette
je vous attends
Sur cette autoroute hystérique
qui nous conduit chez les mutants
j'ai troqué mon coeur contre une trique
je vous attends
Je sais que vous avez la beauté destructive
et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir
je sais que vos mâchoires distillent l'agonie
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !
Alligators 427
à la queue de zinc et de sang
je m'tape une petite reniflette
je vous attends
Dans cet étrange carnaval
on a vendu l'homo sapiens
pour racheter du Néandertal
je vous attends
Et les manufactures ont beau se recycler
y aura jamais assez de morphine pour tout le monde
surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !

Alligators 427
aux longs regards phosp*****scents
je mouche mon nez, remonte mes chaussettes
je vous attends
Et je bloque mes lendemains
je sais que les mouches s'apprêtent
autour des tables du festin
je vous attends
Et j'attend que se dressent vos prochains charniers
j'ai raté l'autre guerre pour la photographie
j'espère que vos macchabés seront bien faisandés
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !

Alligators 427
aux crocs venimeux et gluants
je donne un coup de brosse à mon squelette
je vous attends
L'idiot du village fait la queue
et tend sa carte d'adhérent
pour prendre place dans le grand feu
je vous attends
J'enttends siffler le vent au-dessus des calvaires
et je vois les vampires sortir de leurs cercueils
Pour venir saluer les anges nucléaires
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !

Alligators 427
aux griffes d'or et de diamant
je sais que la ciguë est prête
je vous attends
Je sais que dans votre alchimie
l'atome ça vaut des travellers-chèques
et ça suffit comme alibi
je vous attends
A l'ombre de vos centrales je crache mon cancer
je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose
je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !

Alligators 427
au cerveau de jaspe et d'argent
il est temps de sonner la fête
je vous attends
Vous avez le goût du grand art
et sur mon compteur électrique
j'ai le portrait du prince-ringard
je vous attends
Je sais que désormais vivre est un calembour
la mort est devenue un état permanent
le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours
Moi je vous dis : bravo et vive la mort !

Hubert Félix THIEFAINE

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