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Epsilon 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 4, 2012 04:18
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La poésie est le viol constant de la réalité pour la féconder par plus de réalité.Christian Hubin.
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Extraits de Ce qui est
Quelque chose, plus tard, dans l’embrassure. Un plateau où on résonne, imprégné ; un socle par résorption. Comme semblable, sans connaître et su. Un choc troué d’ascendance. Par millimètres, sans savoir. Ovale dans du verre, les cimes à saturation. Par un son, une seule fois, quand on regarde. Vissant dans toute la colonne, dans l’urètre. La trajectoire. La bulle dans l’éclat de verre. Crêtes où du fer se pose pour guérir. Le sol par endroits tombé d’au-delà du temps. Où les membres, puis toute la pièce traversée, le bruit du chlorure dans le temps. Ecoutant s’approcher les cils des morts, précédant les pierres, les ruisseaux, neigeant dans des grottes sans entendre. Etant le fil sans contenu Dans la mousse, dans la division de l’être. Comme la rainure du plastique. Le seul bruit où rien n’entende. Christian Hubin / librairie José Corti
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Epsilon 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 17, 2012 23:58
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Extraits de À perte de vue
C’est un lac, c’est un repos décimé de pas noirs. Sur la rive un fa nal veille le convalescent. Des poteaux vacillent sous leurs décharges glauques. Blafard c’est un nom qui erre, une goutte qui ne tombe plus. C’est un lieu qui nous fixe couvert de détritus, de vieux cabans mouillés de mots impénétrables. Et deuil après deuil, les couches de carbone et de cendre. Et brouillards, haleines fumier sous la pelle, humus de syllabes sans sons. Tuf qui enfonce sous des silos. Chimies putréfiées, ferments noirs. Feuille sous feuille, le mica d’empires calcinés. Au fond. Où tout se tait. Au fond. Où se dissout et grouille, aux graisses. Sanie épaisse. Nuit qui patauge. Au fond, où l’obscur pile des reliques Où les pilotis pourris, Où s’éboule. Au fond. Où s’ébranle la souche qui bée. Au centre opaque, dans la moelle. Ruine qui nous écoute, ruine qui nous attend, où rien ne répond ni personne. Le sang remue les sourds métaux de l’insomnie. L’amnésique est la seule à garder la demeure, à connaître le chemin. La nuit s’avance éclairée dans le méandre des violettes. Tous les mots tus s’assemblent en signe d’alliance autour d’une aurore aimantée.
Christian Hubin / Librairie José Corti [ *Ce message a été édité le 18-Jan-2012 12:12 AM par Epsilon*
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
janvier 19, 2012 11:14
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un vrai poète, merci Epsilon...mais ma pêche aux poèmes a été infructueuse...je note le nom sur un de mes nombreux petits carnets(je n'ai jamais le bon au moment voulu...) et si je vois un de ses livres, je l'achète.
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Epsilon 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 22, 2012 02:52
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Comme un laps
d'où ici est,
qu'il incorpore.
Où des pores du poignet,
du presque identique
touchant.
Et dans eux.
Dans le pré où qu'est-ce qui d'entre eux
- qui est,
qu'ils bougent.
Et quand dans plusieurs fois,
dans eux
- mimant.
Toute muqueuse
sans toucher.
L'inexistant de la haie,
sa dilatation qui retire.
Où sans poids.
Qui est.
Christian Hubin / Extraits de Laps
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