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Lyllye 
Canada
Messages : 101 
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Date du message :
février 17, 2012 03:54
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Prière d'une maman a son enfant
Mon tout petit Dès que tu sauras parler. Parle-moi! Quand des choses te sembleront injustes. Confie-toi à moi!
Ne me souris pas quand tu as mal. Parle-moi! Ne fais jamais semblant D'être heureux quand tu es malheureux. Confie-toi à moi!
Ne garde pas tes pensées pour toi Si l'on t'a affublé d'insultes Parle-m'en! N'accepte pas les menaces et l’intimidation. Confie-toi à moi!
Quand la vie te semblera trop injuste. Parle-moi! Si l'on te fait sentir Que tu n'es pas digne d'être aimé. Confie-toi à moi!
Ne crains pas de me choquer Si tu fais des expériences dont tu es peu fier. Parle-moi! N'aie pas peur de m'avouer un faux pas. Confie-toi à moi!
Tu ne seras jamais seul. Car je suis là! N'appréhende jamais de te confier à moi Aie toujours confiance en moi. Car tu fais partie de moi
Je te fais la promesse De te respecter et t’écouter sans juger. Mon amour pour toi est si grand Que parfois je devrais sévir Pour que tu apprennes de tes erreurs.
Je ne peux tracer le chemin de ta vie Mais je serai a tes cotés Je ne peux t'évité les blessures de la vie Mais je peux les apaiser de ma tendresse Mon enfant, ma vie, je t'aime
Linda
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 21, 2011 11:13
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très touchante prière, Lyllye : merci
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
décembre 21, 2011 13:03
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c'est vrai que c'est joli l'image de cette maman qui se penche sur son enfant.. et lui demande de ne pas garder pour lui toutes les vilaines choses de la vie.. "Confie-toi à moi!!" quelle jolie demande!! Alors qu'à notre époque, il semblerait qu'on ne soit plus en mesure .ou en état. ou simplement avoir le temps d'écouter nos enfants... Merci Linda.
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Verlaine 
France
Messages : 349 
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Date du message :
décembre 22, 2011 03:20
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Sublimes mots qui embellissent cette poèsie !
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 1, 2012 12:21
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Prière à la vie.
Certes, comme on aime un ami Je t’aime, vie énigmatique – Que tu m’aies fait exulter ou pleurer, Que tu m’aies apporté bonheur ou souffrance. Je t’aime avec toute ta cruauté, Et si tu dois m’anéantir, Je m’arracherai de tes bras Comme on s’arrache au sein d’un ami. De toutes mes forces je t’étreins! Que tes flammes me dévorent, Dans le feu du combat permets-moi De sonder plus loin ton mystère. Être, penser durant des millénaires! Enserre-moi dans tes deux bras : Si tu n’as plus de bonheur à m’offrir – Eh bien – il te reste tes tourments.
Lou Andreas-Salomé (1861-1937)
Que ce soit la prière de Lou Andréas Salomé ou la prière de Thomas Bernhard.. Toutes ces invocation s'adressent au ciel..
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 3, 2012 09:21
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une poétesse ,plein de délicatesse... Alice Nahon..
Petite chanson du soir III,
C’est bien d’examiner son coeur Juste avant d’aller dormir Car depuis l’aurore jusqu’au soir Ai-je blessé un autre coeur ?
N’ai-je point fait pleurer d’autres yeux ? N’ai-je point semé de la mélancolie sur un autre visage ? Et à des gens sans amour Ne leur ai-je point murmuré un petit mot d’amour ?
Et si je découvre dans la maison de mon coeur Que j’ai pu apaiser une souffrance Et que j’ai pu entourer de mes bras Une seule tête solitaire
Alors je ressens sur mes jeunes lèvres Cette bonté comme un baiser du soir... C’est bien d’examiner son coeur Juste avant d’aller dormir
(Alice Nahon, in Op zachte vooizekens, 1921)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 3, 2012 09:23
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Petite chanson du soir I
Le soir mes pensées deviennent Un jardinet mystérieux Où les fleurs se penchent vers l’occident Où chaque oiseau s’est endormi Le soir le monde devient plus petit et plus proche le lointain passé... Ceux qui sont seuls deviennent plus solitaires, Et ceux qui s’aiment se rapprochent
Le soir elle pèse sur mon silence Cette belle douleur humaine Cette envie de recevoir une parole douce et affectueuse et d’être nous-mêmes gentils pour quelqu’un
Alice Nahon, " Op zachte vooizekens, " (1921)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 3, 2012 09:29
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Foi.
Il y a du rêve dans tes yeux Quand tu regardes le ciel Il y a des chants dans tes soupirs Si loin du chagrin
Il y a de l’apaisement dans ta voix Une consolation que rarement j’ai trouvée Dans des mots qui jaillissent D’une bouche humaine
Il y a de l’allégresse dans ta joie Et si de temps en temps tu sanglotes Alors rigole à travers tes larmes Tant d’abnégations
Ô Amour, dis-moi de ta voix douce N’est-ce point, peut-être, un lointain mirage De l’infinie volupté D’être si près de Lui ?
Alice Nahon.
(Traduction française de Cathy Leën et de Guy Rancourt).
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 4, 2012 04:44
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Prière de Socrate
O toi dont le pouvoir remplit l'immensité, Suprême ordonnateur de ces célestes sphères Dont j'ai voulu jadis, en ma témérité, Calculer les rapports et sonder les mystères ; Esprit consolateur, reçois du haut du ciel L'unique et pur hommage D'un des admirateurs de ton sublime ouvrage, Qui brûle de rentrer en ton sein paternel !
Un peuple entier, guidé par un infâme prêtre, Accuse d'être athée et rebelle à la foi Le philosophe ardent qui seul connaît ta loi, Et bientôt cesserait de l'être, S'il doutait un moment de toi.
Eh ! comment, voyant l'ordre où marche toute chose, Pourrais-je, en admirant ces prodiges divers, Cet éternel flambeau, ces mondes et ces mers, En admettre l'effet, en rejeter la cause ?
Oui, grand Dieu, je te dois le bien que j'ai goûté, Et le bien que j'espère ; A m'appeler ton fils j'ai trop de volupté Pour renier mon père.
Mais qu'es-tu cependant, être mystérieux ? Qui jamais osera pénétrer ton essence, Déchirer le rideau qui te cache à nos yeux, Et montrer au grand jour ta gloire et ta puissance ?
Sans cesse dans le vague on erre en te cherchant, Combien l'homme crédule a rabaissé ton être ! Trop bas pour te juger, il écoute le prêtre, Qui te fait, comme lui, vil, aveugle et méchant. Les imposteurs sacrés qui vivent de ton culte, Te prodiguent sans cesse et l'outrage et l'insulte ; Ils font de ton empire un éternel enfer, Te peignent gouvernant de tes mains souveraines Un stupide ramas de machines humaines, Avec une verge de fer.
A te voir de plus près en vain il veut prétendre ; Le sage déraisonne en croyant te comprendre, Et, d'après lui seul te créant, En vain sur une base il t'élève, il te hausse ; Mais ton être parfait n'est qu'un homme étonnant, Et son Jupiter un colosse.
Brûlant de te connaître, ô divin Créateur ! J'*****ysai souvent les cultes de la terre, Et je ne vis partout que mensonge et chimère ; Alors, abandonnant et le monde et l'erreur, Et cherchant, pour te voir, une source plus pure, J'ai demandé ton nom à toute la nature Et j'ai trouvé ton culte en consultant mon coeur.
Ah ! ta bonté, sans doute, approuva mon hommage, Puisqu'en toi j'ai goûté le plaisir le plus pur ; Qu'en toi, pour expirer, je puise mon courage Dans l'espoir d'un bonheur futur ! Réveillé de la vie, en toi je vais renaître. A tous mes ennemis je pardonne leurs torts, Et, puisque je me crois digne de te connaître, Je descends dans ton sein, sans trouble et sans remords.
Gerard de Nerval
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Verlaine 
France
Messages : 349 
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Date du message :
février 9, 2012 07:26
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Que les mots deviennent la folie Pour aimer cette poèsie Enveloppant le coeur De cette étoffe de bonheur !
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 11, 2012 04:21
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de Francis Jammes , la célèbre poésie :
Prière pour aller au paradis avec les ânes
Lorsqu'il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites que ce soit par un jour où la campagne en fête poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas, choisir un chemin pour aller, comme il me plaira, au Paradis, où sont en plein jour les étoiles. Je prendrai mon bâton et sur la grande route j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis : Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis, car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu. Je leur dirai : « Venez, doux amis du ciel bleu, pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreille, chassez les mouches plates, les coups et les abeilles. » Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes que j'aime tant parce qu'elles baissent la tête doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds d'une façon bien douce et qui vous fait pitié. J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles, suivi de ceux qui portent au flanc des corbeilles, de ceux traînant des voitures de saltimbanques ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc, de ceux qui ont au dos des bidons bossués, des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés, de ceux à qui l'on met de petits pantalons à cause des plaies bleues et suintantes que font les mouches entêtées qui s'y groupent en ronds. Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne. Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises lisses comme la chair qui rit des jeunes filles, et faites que, penché dans ce séjour des âmes, sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes qui mireront leur humble et douce pauvreté à la limpidité de l'amour éternel.
Francis James
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
février 14, 2012 11:43
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Oraison
Mon âme a peur comme une femme. Voyez ce que j'ai fait, Seigneur, De mes mains, les lys de mon âme, De mes yeux, les cieux de mon cœur !
Ayez pitié de mes misères ! J'ai perdu la palme et l'anneau ; Ayez pitié de mes prières, Faibles fleurs dans un verre d'eau.
Ayez pitié du mal des lèvres, Ayez pitié de mes regrets ; Semez des lys le long des fièvres Et des roses sur les marais.
Mon Dieu ! d'anciens vols de colombes Jaunissent le ciel de mes yeux, Ayez pitié du lin des lombes Qui m'entoure de gestes bleus !
Maurice Maeterlinck "Serres chaudes"
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Verlaine 
France
Messages : 349 
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Date du message :
février 20, 2012 09:23
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Comme cette sublime flamme Tuas cette étincelle de femmme Qui illumine le bonheur Comme un souffle de douceur !
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