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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
mars 26, 2012 11:27
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Ces derniers vers furent ceux-ci:
Souvenez-vous de moi, vous aussi, et pas seulement en vous moquant
de moi qui ai vécu parmi vous et que jadis vous aimiez.
Attila József est à tout jamais irrécupérable, un désastre obscur chut d'une étoile étrangère. Un très grand poète qu'il nous faut lire et relire pour saisir la complexité de l'univers. François Fejtõ a le mieux défini la poésie de son meilleur ami: « la poésie d’Attila József est cosmique. »
Sois libre pour manger, boire, faire l'amour et dormir!
Confronte-toi avec l'univers!
Jamais je ne plierai mon tourment intérieur à ramper
et servir le fondement des pouvoirs briseurs d'os.
Ars Poética 1934
Gil Pressnitzer (esprits Nomades) **************************
Ma patrie
(Extraits)
VI
Devant le pauvre un riche est tout tremblant d’effroi,
Un pauvre est tout tremblant de peur devant le riche,
Car notre vie, c’est la crainte qui la dirige,
L’astuce également, mais l’espoir n’y est pas.
Aux paysans jamais il n’accorde de droits
Celui qui se nourrit du bon pain de leurs miches,
Et quant au journalier, maigre comme les friches,
Plutôt que de revendiquer, il se tient coi.
Un pauvre baluchon sur son dos se balance,
Lorsque l’enfant du peuple émerge et qu’il s’élance
Hors du sentier foulé pendant mille ans, dit-on.
Il cherche en quel bureau il peut faire l’affaire
Comme planton, lui qui devrait de son bâton
Frapper la tombe où sont les restes de son père.
VII
Hongroise malgré tout, mais exilée chez elle,
Mon âme forme et clame un suprême dessein :
Que ma douce Patrie m’accueille dans son sein
Et que je puisse enfin être son fils fidèle.
Qu’un ours pataud traîne à la chaîne qui le pèle,
Je n’accepterai pas que ce sort soit le mien.
Je suis poète. Enjoins au procureur au moins
De ne pas m’arracher ma plume dans son zèle.
Tu as donné des paysans à l’océan.
Donne le sens humain aux hommes maintenant,
Donne au peuple magyar le génie de sa terre.
Qu’il ne soit pas la colonie des Allemands,
Ce pays. Que mes vers soient d’une beauté claire.
O ma patrie, fais qu’ils soient plus heureux, mes chants !
Attila Jozsef (1937.)
Adaptation de Guillevic
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 23, 2011 03:50
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Dernier fragment
Ô ma chère mère toi seule tant aimée Virginale et maintenant fleur éclatée ! De tant de peines et d'extases : tu souffrais partout en ce monde je te suivrais
J'ai reconstruit Dieu, ma profonde douleur en mon cœur, Pour que tu puisses vivre, les cieux je l'ai laissé édifier sans peur et qu'après tout, cela fut bien - dans son divin dessein
***
Personne ne me relèvera
Personne ne me relèvera jamais je me suis fait aspirer par la boue. Un orphelin désespéré le prie Lui pour se faire adopter comme ton fils, Seigneur. Ô, forme moulée, fais-moi tenir ensemble et dans mes nécessités aide-moi à ne pas pleurer mais à supporter la honte quand je suis forcé de le reconnaître Lui, ou le nier. Mon cœur tu le sais, je ne suis qu’un enfant ne me renvoie pas mon déni mais parfois seulement permet à mon âme d’être moins aveugle et autorise-la à voir Son royaume. Vous pourriez m’éviter les heures de nécessités quand je surmontais Sa torture dans les fosses de la vallée de larmes si te plaît, veille sur moi dans l’avenir. ordonne-leur à tous de se comporter envers moi avec juste un peu de gentillesse d’examiner mon cas soigneusement avant que je ne me sacrifie moi-même.
Attila Jozsef, (Esprits Nomades)
************************L'Unesco a décrété 2005 comme « l'année mondiale d'Attila József » à l’occasion du centenaire de sa naissance. Qu'en reste-t-il après quelques vaguelettes médiatiques ? Le grand oubli l'a encore recouvert. Et pourtant on ne peut comprendre la poésie européenne sans avoir lu et relu Attila József. Gil Pressnitzer (Esprits Nomades)
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 23, 2011 11:04
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Hiver
Hier, j'ai marché sur un chemin de pierre. Il aboyait dans le garage, J'ai hurlé au chien : - Chien, dévore ceux qui te possèdent !
Voilà la vérité nue, Sur sa peau, l'ombre et la lumière Racontent, d'incroyables histoires.
Plus tard, j'ai écrit ces mots pour dénoncer la misère. Elle dévore le ventre d'ici, sans bruit, C'est comme si l'hiver Avait figé les cris des con*****és.
Voila un millénaire d'hiver, Uniforme et totalitaire, Un monde pourri d'argent.
Demain, je me réveillerai assassiné, Par ma propre main, de désespoir.
Attila Jozsef (texte paru dans Œil de la réalité, traducteur inconnu) Esprits Nomades
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 24, 2011 11:32
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Ode
je suis assis
sur ce mur de rochers qui luit.
Vole autour
le tendre vent de l’été juvénile
comme la chaleur d’une bonne soupe.
Je laisse mon cœur croître enivré dans le silence,
ce n’est pas si difficile,
- le passé flotte autour de moi -
la tête s’incline
et la main pend vers le bas.
Je contemple la crinière des montagnes,
chaque feuille reflète l’éclat
de ton front.
La route est vide, vide.
Maintenant je peux voir
comment le vent fait voleter ta jupe
sous les branches
fragiles de l’arbre.
je vois une boucle de tes cheveux
s’incliner vers l’avant
tes seins si doux frissonner
- comme le fleuve Szina sous nos pieds s’en va au loin -
À nouveau je vois fixement
comment les ondulations de l’eau en rondes de blancs galets
font sortir de ta bouche le rire de fée.
Attila Jozsef (même site^)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 20, 2012 07:05
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Souvent comparé à Rimbaud, Attila József est l’un des plus grands poètes hongrois. Il mourut à l’âge de 32 ans en se jetant sous un train. Je n’ai ni père ni mère, Rien que je rêve ou j’espère, Je n’ai ni Dieu ni patrie, Berceau, cercueil, tendre amie. De trois jours, pas un repas : Oui, ce qui s’appelle pas. Ma puissance, c’est vingt ans : Ma puissance, je la vends. Et pour peu que nul n’en veuille, Que le diable, lui, l’accueille ! Je volerai, l’âme pure, Et tuerai, je vous assure. Mais qu’on m’arrête et me pende Et qu’à la terre on me rende, Maléfique et sûre, une herbe Sourdra de mon cœur superbe. *** Attila József (1905-1937) – Traduction G. Kassai/JP Sicre
à retrouver sur le site schabrières.."Beauty will save the world"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 20, 2012 07:07
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I. Je ne veux qu'un lecteur pour mes poèmes :
Celui qui me connaît - celui qui m'aime -
Et, comme moi dans le vide voguant,
Voit l'avenir inscrit dans le présent.
Car lui seul a pu, toute patience,
Donner une forme humaine au silence ;
car en lui seul on peut voir comme en moi
S'attarder tigre et gazelle à la fois.
Attila Jozsef.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 20, 2012 07:09
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. On dit...
Je naquis un couteau dans la main. On s'étonne,
On dit que ce sont là des mots...
Puis je pris une plume : encor mieux qu'un couteau !
Je naquis pour devenir homme.
Si la fidélité errante pleure pour toi,
On dit que tu es amoureux.
Tendresse aux yeux mouillés, sans crainte enlace-moi !
Simplement, nous jouons, tous deux...
Je me souviens de tout, mais en moi tout s'efface.
On dit : Comment se peut-il faire ?
Ce qui choit de ma main, au sol qui le ramasse ?
Si ce n'est moi, c'est toi mon frère.
La terre m'emprisonne et la mer me déchire
On me dit : Un jour tu mourras...
Mais que de choses ici-bas l'on entend dire !
J'écoute mais ne répond pas.
Attila Jozsef.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 20, 2012 07:18
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Brume et Silence.
J’ai cessé d’attendre la vie.
J’existe donc comme je puis.
Si je ne puis, je n’en ai cure.
Si les jours sont nombreux, ils durent.
Le soleil déserte mes yeux,
Seule la lampe m’est un feu.
La flamme s’éteint, le sang coule.
On a des réserves en foule.
Mes agresseurs, je les épargne.
Je ne rends ni pitié ni hargne.
Que se réjouissent tous ces chiens :
Point ne sens la faim qui me tient.
J’avais vécu quelque incidence
Qui n’était ni mort ni patience.
De coups de pied on m’a rué,
Mais je tenais bon sans jurer.
Le brouillard, je l’ai vu derrière
Mille éblouissantes lumières.
Et j’ai entendu qu’au-delà
Du grand fracas de mon combat,
Qu’en haut, en bas, l’on mène danse,
Ne reste au pauvre que silence.
Brume et silence n’ont d’éclat,
Brume et silence, me voilà !
Aveugle, un fossé happera
Ce qui tâtonne dedans moi.
Châtiment terrible, inhumain ;
Attendons, attendons sa fin.
Nombreux les gens que cela vexe,
Jusqu’à ce qu’un tel crie, perplexe,
D’un fond de silence et de brume,
Sa voix montant jusqu’à la lune,
Jusqu’à la peste ! Et, par ce cri
De l’horreur, tout sera maudit :
Le chien et son maître à la fois,
En commençant, bien sûr, par moi.
Attila Jozsef.
"les Sélections de 12 poèmes"..
J'ai trouvé un écho en cet auteur, aux évènements que nous vivons, en ce moment..
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 21, 2012 09:30
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Ce que je retiens de la note de Gil Pressnitzer, concernant Attila Jozsef, ce n'est pas son engagement politique, ni son appartenance à l'anarchisme.. il se cherche encore..même s'il affirme qu'il n'a ni Dieu ni père ni patrie..
A la manière de Rimbaud, il s'en va les poings dans ses poches crevées.. mais là s'arrête le parallèle, car Rimbaud, à maturité vend des armes, mais non son âme.. même s'il vit "une saison en enfer", moment de réflexion moment de crise, que connaissent bien des poètes.. Rimbaud progresse dans sa vie. .Attila Joszef, ne connait qu'une trajectoire..; il se consume, comme un coeur pur, peut le faire, un feu brûlant, qui ne connaît qu'une issue, la mort et ses suicides manqués... Et cette fascination pour les trains, non pour voyager mais pour le disloquer!!!
Ce que je retiens, c'est que la poésie d'Attila Jozsef appartient à une tradition poétique hongroise, qui nous est inconnue Cette tradition poétique célèbre la nature et l'homme, elle s'imbibe de lyrisme,porteuse à la fois de rythme et de musique. Ce qu'apporte d'original Attila au lyrisme hongrois c'est une distorsion de l'âme, de l'être.. à la fois effroi et foi, espérance et noir désespoir, tout s'enchevêtre en lui; il se jette dans la vie comme dans un combat perdu d'avance, mais qu'il mène jusqu'au bout...
Je serai jardinier.
Je serai jardinier, de beaux arbres, j’en planterai. Avec le soleil, je me lèverai. Je ne me ferai aucun souci que de mes fleurs à entretenir.
Toutes mes fleurs soigneusement greffées deviendront mes bien-aimées. Tant pis, si elles seront des orties, elles seront mes fleurs authentiques.
Je boirai du lait et je fumerai, de ma renommée, je m’en préoccuperai, je ne me mettrai pas en danger, je me serai déjà planté.
Il nous en faut, oh, et comment, à l’ouest et au soleil levant – s’il doit mourir ce monde, qu’il ait des fleurs à sa tombe.
Attila Jozsef. "Aimez-moi"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 21, 2012 09:47
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Enfant, tu m’as rendu
Enfant, tu m’as rendu. La peine a eu beau me grandir durant trente hivers glacials. Je ne sais pas marcher, tranquille, je ne peux pas rester assis. Vers toi, mes membres me poussent, me tirent.
Je te tiens entre mes dents, la chienne son chiot et je m’enfuirais pour éviter qu’ils me nouent la gorge. Les années qui ont brisé mon sort, sont déversées sur moi par chaque seconde.
Nourris-moi, regarde – j’ai faim. Couvre-moi – j’ai froid. Je suis stupide – instruis-moi. Ton absence me traverse, comme courant d’air la maison. Dis - que la peur m’abandonne.
Tu m’as regardé et j’ai tout oublié. Tu m’as écouté et ma parole s’est coupée. Fais que je ne sois plus aussi intraitable ; que je sache vivre, mourir, seul capable !
Ma mère m’a chassé – je couchais sur le seuil – je me serais empeloté mais impossible – en dessous du rocher et en dessus du vide. Oh, envie de dormir ! Je viens frapper à ta fenêtre.
Nombreux vivent insensibles, autant que moi, de leurs yeux, quand même, des larmes s’écoulent . Je t’aime très fort, puisque même moi, j’ai appris à m’aimer beaucoup avec toi.
Attila Jozsef. "Aimez-moi"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 21, 2012 09:54
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j'édite un poème, que Tinourson a posé dans une autre famille, il me fait part du plaisir qu'il a eu à lire ce post et les poèmes de cet auteur hongrois.. dans les "Révélations poétiques"
POSE TA MAIN
Là sur mon front
Pose ta main
Comme si ta main
Etait ma main
Serre-moi fort
Comme à la mort
Comme si ma vie
Etait ta vie
Et aime-moi
Comme à bonheur
Comme si mon coeur
Etait ton coeur.
Attila Jozsef
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 21, 2012 11:40
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Maman
huit jours déjà que je ne pense qu'à toi, maman... à chaque pas je te vois et m’arrête, par-dessus moi vivement tu emportes le linge au grenier et grince le panier lourd.
En ces temps là j'étais encore frustre je hurlais fort, je trépignais pour que ce soit moi qui soit dans tes bras à la place du linge gonflé et humide que d'autres prendraient.
mais malgré mes pleurs, tu montais le linge sans un mot, sans un reproche, sans me voir et tu l' étendais et le linge et le panier sans moi tourbillonnaient et volaient au loin comme des ailes luisantes
je ne vais plus pleurer maintenant il est si tard, trop tard mais je te vois immense avec tes cheveux gris qui flottent plus haut que le ciel pur toi avec ta boule bleue tu repeins l'azur
Attila Jozsef. "Aimez-moi".
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