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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 23, 2011 03:43
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Jacques Charpentreau (1928- ) est un écrivain et poète français.
Jacques Charpentreau est né aux Sables d'Olonne. Il a été instituteur, puis professeur de français dans le 13e arrondissement de Paris (collège Moulin-des-Prés). Son œuvre compte une trentaine de recueils de poésies, dont la Fugitive mais aussi des contes, des nouvelles, des essais et des dictionnaires. Il est un fervent défenseur de la poésie auprès et pour la jeunesse, et de nombreux poèmes de sa plumes sont appris dans les écoles. Il préside aux destinées de la Maison de la Poésie. Il dirige la revue "Coin de table"
Ses recueils sont certes, nombreux et variés, mais beaucoup.. donnent la parole à d'autres auteurs, dans le même style, et le même rythme ainsi "Je pars en nuage" ou "Quand je rêve" sont des recueisl d'auteurs, qui tous parlent pour l'enfance heureuse et donnent aux enfants le goût du bonheur.
Dans l'une de ses préfaces, on peut lire "il paraît que le poète Saint-Pol Roux accrochait tous les soirs un écriteau à la porte de sa maison : "Silence ! le poète travaille". puis il se couchait et il rêvait.
Comme tout le monde, les poètes rêvent. mais ils savent ensuite raconter leurs rêves, laisser leur imagination vagabonder dans leurs poèmes comme elle vagabonde dans leurs songes, libres, l'esprit et le corps s'envolent, font des rencontres extraordinaires, voyagent dans des pays merveilleux, parcourent un monde où tout est possible à l'imaginaire. Dans "La poésie dans tous ses états".; Jacques Charpentreau se laisse aller et parlent de tous ce qui lui passent par la tête et si les gens sérieux lui disent :"Mais tu es dans la lune ! c'est possible. on peut être ailleurs : les planètes du rêve sont si nombreuses.."
Jacques Charpentreau.
Un chapeau de paille d'italie.
Maman a perdu son chapeau, Chapeau de paille d'italie, orné de jolies broderies, Avec trois plumes de corbeau.
Les chiens, les poules, les oiseaux, En leur jargon partout le crient : Maman a perdu son chapeau, Chapeau de paille d'Italie.
Voisins, voisines, voisineaux Semblent tous atteints de folie. Ils vendent leur orfèvrerie Pour en acheter un nouveau : Maman a perdu son chapeau.
Jacques Charpentreau "La Poésie des gens" extrait "La Poésie dans tous ses états"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 31, 2011 09:02
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Le mariage.
- Un mariage , Et bien bravo ! A dit le poète classique En pinçant sa lyre élastique Pour préparer son numéro.
Pour vous monsieur, pour vous madame Je compose un épithalame.
- Merci monsieur, merci beaucoup, A dit la mariée rougissante, c'est quelque chose qui m'enchante. Quand il est prêt, dites-le nous.
Puis, se tournant vers son mari, Elle lui dit tout bas : - Chéri, Explique à ta petite femme Ce que c'est qu'un épithalame.
Le jeune marié lui sourit, Toussote, se creuse l'esprit, Inspecte le mot qu'il répète (Epithalame ! O casse-tête !) Il cherche, il cherche avec passion, Puis il trouve la solutiion Et prend un air modeste et humble :
- Dans l'amour, c'est pourtant tout simple, Tu as le corps, et pis t'as l'âme... C'est ce que dit l'épithalame.
- -Ah bon ! dit la mariée ravie, Et bien je suis de ton avis. Le poète arrive et déclame Son magnifique épithalame :
"Jeunes époux Embrassez-vous, Et comme vos corps dans l'amour, Que vos deux âmes Comme deux flammes Ne fassent qu'un feu pour toujours."
Et l'épouse embrasse l'époux : - Vraiment, mon chéri, tu sais tout !
Jacques Charpentreau. "la poésie des gens".
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 31, 2011 09:18
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La marque du temps
Une libellule Aux ailes de tulle Sur un souci d'eau Bijou funambule Et la feuille ondule Sous son doux fardeau
Un soupir à peine Un souffle une haleine Un furtif éclair Une brise entraîne La tendre phalène Dentelle de l'air
Le moment qui passe En mon âme trace L'ombre de l'instant Fragile et fugace Infime et tenace La marque du temps.
Jacques Charpentreau. "La poésie dans tous ses états". extrait "La poésie du temps qui passe"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 31, 2011 09:28
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Je préfère le printemps.
Faudra-t-il vous le répéter ? C'est le printemps que je préfère, On a beau dire, on a beau faire, On a beau me vanter l'été.
L'automne a bien des qualités, L'hiver a bien du savoir-faire... Faudra-t-il vous le répéter ? C'est le printemps que je préfère;
L'été trop chaud est hébété, L'automne a trop grise atmosphère, L'hiver a son calorifère... C'est le printemps qu'il faut fêter ! Faudra-t-il vous le répéter ?
Jacques Charpentreau. (ibid)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 31, 2011 09:42
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Le bonheur du jour.
A peine si le ciel encor morose, rose, ose Montrer son visage où se pose Un petit nuage là-haut, Et le soleil rougit d'un pâlot halo l'eau De la rivière en grand silence. Alors la branche au vent qui balance lance en ce Jardin la première mésange, Puis les pinsons, tous les oiseaux, mes anges en je Ne sais quelle prière étrange. Mais le ciel se colore et le matin teint un Orient qui n'est plus incertain. Les arbres revenus tou à tour alentour, Le jour est enfin de retour.
Jacques Charpentreau.
quelle imagination!!
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 31, 2011 09:52
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L'astronome et la retardataire.
Non, je n'accepte pas tes excuses, Gudule ! Cinq minutes par ci, dix minutes par là, Mais quand donc rendras-tu le temps que tu volas ? Tes retards font rougir horloges et pendules.
L'équateur rétrécit, l'espace-temps ondule, La lune en plein soleil montre son tralala, Einstein ne pourrait plus cuire ses oeufs au plat, Et, pour tenir leur rang, les astres se bousculent.
Ah ! Gudule ! Un retard, c'est un jour qui frémit, Une orbite qui grince, un siècle compromis ! Sur le billard du ciel, les astres s'entrechoquent !
Et moi, je perds la boule, attendant ton retour : Pour combler tes retards, mon coeur bat la breloque, Car tu es mon soleil, et tu règles mes jours.
Jacques Charpentreau.""La Poésie du temps qui passe".
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 1, 2011 14:07
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Vertige du soir.
Dans le soir indécis, se glisse, incertaine, L'ombre fugitive qui n'est ni chien ni loup, Un mystère la suit, ni chèvre ni chou, Crépuscule secret, ni gant ni mitaine.
Dans le soir imprécis, ni vu ni connu Ni haut ni bas, ni rien, ni l'une ni l'autre, Ni le diable mauvais ni le bon apôtre, Ni bouleau ni pin, ni parti ni venu.
Ce n'est ni le jour franc ni la nuit vieillotte, Ni l'hirondelle ni la chauve-souris, Ni tout blanc ni tout noir, ni tous les chats gris.... Il est temps de rentrer : mes yeux papillotent.
Jacques Charpentreau."La poésie du temps qui passe".
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 1, 2011 14:16
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Maintenant.
Le soleil s'est couché, demain il reviendra. Son retour est certain. Ton réveil ne l'est pas. Mais voici qu'apparaît le croissant de la lune. La seule certitude est l'instant qui s'en va.
Jacques Charpentreau.
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
juin 3, 2011 12:03
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la seule certitude est l'instant qui s'en va
avec nous le poète ! tout contre ! merci Marie-Elisabeth !
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 3, 2011 14:41
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Victor Hugo disait "la mélancolie c'est le bonheur d'être triste" et bien là..
Comme un voleur.
Comme un voleur plus sombre l'ombre de la nuit
comme un voleur à peu de souffle à peu de bruit
comme un voleur à pas furtifs à pas prudents
comme un voleur main fermée sur l'oiseau du rêve
comme un voleur la vague noire se soulève
comme un voleur s'en vient le désespoir du coeur
Tu n'en savais ni le jour ni l'heure ni le visage ni la voix mais le voici qui se glisse en toi comme un voleur.
Jacques Charpentreau extrait "La poésie du temps qui passe."
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 3, 2011 14:49
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La mélancolie.
Quand au jardin d'été le soir Le temps au temps semble surseoir Elle vient près de moi s'asseoir La charmante mélancolie
Quand à l'automne la saison Pleure haut ce que nous taisons Elle se glisse en ma maison La troublante mélancolie
Quand je vais je parle j'écris Dans le destin qu'on m'a prescrit Son silence couvre les cris La touchante mélancolie
Le jour la saison le destin Si proche ce qui fut lointain Et m'accompagne au but certain La poignante mélancolie
Jacques Charpentreau.
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
juin 5, 2011 04:26
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Jacques Charpentreau a trouvé des lecteurs ...merci à lui et à toi, Marie-Elisabeth ! n'est- ce pas notre premier but, ici...nour faire plaisir et....faire connaître
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 5, 2011 06:36
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Je dois dire que ce Jacques Charpentreau, m'éblouit, je serai tentée de poser tous ses poèmes, tant le choix est difficile et de qualité excellente..mais il faut bien tourner la page, et laisser quelques-uns de ses poèmes avec regret..
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 5, 2011 13:17
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Cachalot d'hiver, Cachalot d'été.
Quelles nouvelles Chère Isabelle ? Il gèle, il gèle ! Cousine Angèle
Surprise est prise Dans la banquise L'hiver aiguise Ses froids, ses bises.
Allo ! Allo ! On n'a plus d'eau ! Qui cacha l'eau ? Le cachalot ! Quand l'eau se cache Le gel attache poils et moustaches Barbe et panache.
Bonne nouvelle Chère Isabelle ! L'été dégèle Cousine Angèle !
Plus de banquise : La jolie brise Souffle à sa guise. Chaleur exquise !
Allo ! Allo ! Comme il fait beau Le cachalot S'est mis à l'eau.
Jacques Charpentreau. "Comptines et chansonnettes"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
juin 5, 2011 13:22
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Mon chat.
J'avais un chat pitre Des plus amusants : il mangeait des huîtres Et du parmesan. La queue en trompette, La moustache en croc, Il faisait la fête Près de mon bureau.
Je cherchais la rime, Le chat la trouvait. Je disais : "Sublime ! " Il miaulait :" Mauvais ! " Si dans mon poème Rien ne tournait rond, Le chat sans problème Me soufflait : " Ron-ron !"
Hélas ! mon chat pitre, Avec un rôti, En cassant la vitre Un jour est parti. Sans chat, sans génie, Je sais désormais Qu'à l'Académie Je n'irai jamais.
Jacques Charpentreau. "La poésie des comptines et des chansonnettes"
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