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-grimalkin- 
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Date du message :
février 2, 2012 04:10
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Le Temps
Achevez les hauts faits de nos chansons de geste dit-on aux anciens écoliers. Cependant qu’un héros à l’étendard fendu couvert du sang fatal de vingt guerriers occis au coeur de la bataille crée l’espoir de ces guerres où l’ennemi capitule et met les villes en liesse. Le temps poursuit le temps tant de choses emportant en son cours immobile.
Sylvestre Clancier (éditions Proverbe)
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-grimalkin- 
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Date du message :
mai 14, 2011 04:06
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Enfrance (extrait)
À 7 ans, Sur les genoux du grand-père Tu conduis la Simca sur les routes de Ré À 12 ans, La moto du vieux Limbour Il t’épate tellement ce jeune homme de soixante ans Elle l’a conduit en Syrie jeune professeur de philosophie À 13 ans, La B2 du père Resal Frein et accélérateur inversés À 15 ans, Au volant de la Dauphine Tu épargnes à ta mère le vertige qui l’a saisie près de Cabris À 20 ans, Au volant de la Simca dont tu es roi Tu traverses 68 et les routes de l’été En vendant les Cahiers de Mai aux ouvriers, aux révoltés Ton grand-père n’est plus Sous le siège, son revolver d’ordonnance veille sur toi Mais tu ne le sais pas. Septembre 1993 Sylvestre Clancier ( éditions Proverbe)
Éditions Proverbe,
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-grimalkin- 
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Date du message :
mai 14, 2011 12:01
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Crabe
Gardien du bout des eaux Et cancer du zodiaque Tu es la cinquième heure du jour Quand tu viens dans mes rêves Et combles mes désirs. Prince de l’Océan Qui fonde les tempêtes Ta princesse est la Lune Ta soeur est l’écrevisse Vous jouez l’un et l’autre Comme au Tarot la lune En arrière, en avant. Le Soleil, Dieu Suprême T’a jadis dépêché Pour ramener la Terre du fond de l’Océan.
Sylvestre Clancier (L’Animal animé, p. 24) Extrait
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-grimalkin- 
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Date du message :
mai 15, 2011 04:25
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L'âme alchimiste (extrait)
Retiens L’alchimie. Mais incommensurable (et droite) Elle imite un corps Une fois seulement. Elle s’enferme. La rage l’enfle Invariablement. Le froid terne (et c’est elle). Le ciel sera demain L’essence pure De pomme et de narcisse.
Sylvestre Clancier ( éditions Proverbe)
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
mai 15, 2011 04:32
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il serait peut-être temps que vous fassiez connaissance avec l'homme :j'ai trouvé ce qui suit à la MEL ou Maison des écrivains et de la littérature
" Sylvestre Clancier, poète, essayiste et critique littéraire est né à Limoges le 19 juin 1946. Sa formation philosophique l'a amené à entreprendre des recherches sur l'allégorie et le symbolisme, ainsi que sur la patascience et l'imaginaire. Il est notamment l'auteur d'un Freud, concepts fondamentaux de la théorie et de la psych*****yse freudiennes, (Editions Erès - 1998 ), d'un ouvrage de politique fiction, une fable philosophique, Le Testament de Mao ( Editions J.P.Delville - 1976 ), d’un essai sur la poésie, La voie des poètes, (Editions J-P. Huguet, 2002), ainsi que d'un essai socio- historique La Vie quotidienne en Limousin au XIXème siècle (en collaboration avec Georges-Emmanuel Clancier, Editions Hachette - 1976). Il a surtout publié des poèmes et des fantaisies en prose.
Sylvestre Clancier a été attaché culturel à l’Office de la Langue Française au Québec (Canada) où il a également enseigné la philosophie. Il a ensuite enseigné la littérature et la civilisation françaises dans les universités de Paris 13 et de Paris 1. Il a mené parallèlement une activité d’éditeur commencée chez Robert Laffont en 1968, puis poursuivie aux éditions Rombaldi, Belfond, Universitaires, Delarge, Stock, Grand Livre du Mois/Club Français du Livre, Casterman. Il a été co-fondateur et Directeur Général des Editions Clancier-Guénaud pendant douze ans(jusqu’en 1989) et également co-fondateur et membre du Conseil d'Administration des Editions Erès pendant vingt cinq ans, de 1981 à 2006. Il intervient de manière bénévole dans de nombreuses associations d’écrivains où d’amis d’écrivains dont il est membre actif ou bien d’institutions littéraires dans lesquelles il a été élu. Ainsi est-il membre fondateur et président de l'Association des Amis de Gaston Miron., membre des associations d’amis de Roger Caillois, de Robert Desnos, de Gaston Bachelard, de Jean Lescure, de Robert Margerit ou de Louis Guillaume, ou encore membre de la Maison des Ecrivains et de la Maison de Poésie. Membre du bureau de l’ Association Internationale de la Critique Littéraire (AICL accréditée auprès de l’UNESCO), il est sociétaire et administrateur élu de la Société des Gens de Lettres de France. Après y avoir assuré les fonctions de Rapporteur général et de Président de la Commission des Affaires financières et des legs, il y préside les Commissions de la poésie, des affaires européennes et de la francophonie.
Membre élu de l’Académie Mallarmé, il en assure le secrétariat général. Il est Président en exercice du P.E.N. Club Français et co-président de La Nouvelle Pléiade qui décerne, chaque année, en partenariat avec l’Organisation Internationale de La Francophonie (O.I.F.), le Grand Prix de Poésie de langue française Léopold Sédar- Senghor. Il est également membre de plusieurs autres jurys, notamment ceux du Grand Prix de la Critique littéraire et du Prix Louis Guillaume du poème en prose et celui des Prix Roger Caillois décernés chaque année dans le cadre d’un partenariat entre l’Académie Française, le PEN Club français et la Maison de l’ Amérique Latine.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 15, 2011 12:34
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Tu te demandes si l'espace est infini.
Tu te demandes si l'espace est infini tout aussi courbe que cette dune sur laquelle tu te promènes la nuit
Si tes rêves sont insensés ou prometteurs
Et si la vie et ses allées sont les chemins où les poètes posent leurs mots obscurs qui sont là comme autant de pièges pour capturer la vérité toujours insaisissable
Le sens est tel un nuage il passe et se dissipe sans laisser de trace
Tu vois en lui ce que tu crois un jour ceci un jour cela
Quand tu t'en iras, il n'y aura que le présent celle qui fermera tes paupières se souviendra de ta question : Pourquoi ?
Sylvestre Clancier.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 15, 2011 12:56
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Le jour se lève encore
Toi qui m'écoutes au hasard de tes rêves toi ma durable Ma vocation bleue
Le vent m'embarque à tes poignets A tes seins légers Lieux de partir d'où je reviens.
Dans nos vertiges Nos membres étoilés Je me perds et me trouve
Sur le pont du plus grand bâtiment Mon sang Que la mer accueille et renverse Est celui d'un enfant
Tu le prends le comprends Dans nos corps qui s'élèvent Et puis le temps apaise nos éclairs
Pour toi ma lumineuse Ma forêt de nuit Ma sylve Le jour se lève encore.
Sylvestre Clancier. "Inédit"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mai 15, 2011 13:43
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Barrio de San Francisco.
(à Claude Beausoleil) 
Sa maison était un cube blanc béton juché sur un socle d'acier façon Bauhaus mexicain
on y accédait depuis un jardin tropical par un escalier à vis également blanc.
De son lit il apercevait la voûte claire et ajourée d'un jacaranda plus loin, les fleurs rouges d'un bougainvillée semblables à des roses
Formes d'un retour au paradis perdu de l'enfance Impossible de déprimer sur ce perchoir digne d'un Crusoë échoué à Coyoacan.
Il y avait eu Diego, Frida, Léon et quelques autres
Aujourd'hui, il leur tendait la main depuis le Cortado du Barrio de San Francisco de l'autre côté de Miguel Angel de Quevedo.
Un ami l'avait rejoint Ils avaient marché jusqu'au Zocalo, déjeuné à la Guadalupana décor Nouvelle Espagne avant de rejoindre Frida, puis Maria Elena non loin de Zapata.
C'était le premier jour des morts il avait confectionné un autel avec des offrandes pour le recevoir, des papiers de couleur ajourés.
Il recherchait un crâne en sucre, les fleurs oranges et odorantes il les avaient achetées à l'indienne dans le barrio, à l'angle du Cortado
Tout était prêt, les bougies attendaient la nuit comme à Misquiq.
La veile au soir, l'un après l'autre, ils avaient embrassé la mort, la Catarina sortie de la fresque de Diego Rivera pour se promener dans l'Alameda, jusqu'au Café de Bellas Artes jusqu'à celui ou Pancho Villa tira.
Leur Mexique c'était cela, l'inattendu attendu pendant le jour des morts qui revenaient les uns derrière les autres
Il y avait bien longtemps qu'ils n'avaient pas rêvé cela.
Ils se retrouvèrent chez Laura puis chez Francisco où Umberto les mena, les coyotes de Coyoacan veillaient sur eux.
Ils reviendraient en ce lieu béni des dieux, un carrefour de leur vie, ils le savaient.
Sylvestre Clancier.
*Ce message a été édité le 15-May-2011 1:45 PM par Marie-elisabeth*
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
mai 21, 2011 04:03
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je retouve cet ancien post sur Sylvestre Clancier. je le joins au nouveau, tel quel...avec les redites qui prouvent que nnous sommes toujours sensibles au mêmes mots...ce post date de 2009...
Poète et philosophe, il est natif du Limousin, berceau de sa famille. Sa formation philosophique l’a amené à entreprendre des recherches sur l’allégorie et le symbolisme, ainsi que sur la patascience et l’imaginaire. Il est aussi éditeur, co-fondateur et directeur général des éditions Clancier-Guénaud, co-fondateur et membre du Conseil d’Administration des éditions Erès depuis 1981. Il assure un cours de Civilisation française à l’Université de Paris I. Secrétaire Général du P.E.N. Club français, il a été élu au Comité de la Société des Gens de Lettres dont il préside la commission Poésie. Il est aussi Président de l’Association des Amis de Gaston Miron. (docu wkipedia)
Anima mia
Toi qui venais la nuit pour chanter l'infini tu déjouais les heures et leur ronde éternelle. Je retenais mon souffle et ta voix me berçait allongé que j'étais sur les sables de l'île. La lave et le basalte, la pierre blanche à polir telle était ta parure. Ton sourire insolite sur tes lèvres muettes ensoleillait mes nuits. Tu étais la lumière tu étais la mouette mon bel amour à Lipari
I giorni dell' inverno
Je me surprends soudain à rêver d'une branche blanche de gui et piquante de houx. Je dessine un enfant sur la vitre embuée j'exhale ma fumée en soufflant dans le froid j'ai au fond de mon coeur un grand bonheur de neige les jours d'hiver.
Tu che vieni la notte
Toi la rose parfaite qui sied à mes gants blancs, pierre angulaire du temps qui rythme mes pensées un jour j'irai dans la lumière respirer ton parfum, m'exalter du secret que je chuchoterai à toi qui viens la nuit.
E ricordi e memoria
Il y a-t-il quelque autre chose à dire? Là où je suis tu n'es pas Là où tu es je ne me trouve pas. Les souvenirs encombrent la mémoire et la mémoire n'est pas. L'instant n'est déjà plus l'instant et l'on n'apprendra rien du temps des participes. Passé, présent, futur ont l'allure vagabonde, fantômes pathétiques ou hallucinations? Tels sont les souvenirs, telles sont les illusions et que vaut la mémoire?
Parole indicibili
Celle qui sait qu'il ne faut rien dire rit à belles dents ou va la tête basse marche pieds nus, ses sandales à la main jusqu'à l'océan. Là, elle nage encore et encore toujours plus loin jusqu'à perdre le souffle et le jour et le temps. Elle n'attend rien de plus, elle n'espère rien de moins et pourtant... Elle revient lentement, barque légère sur le dos des flots, elle a trompé pour quelques temps encore tous les mots indicibles.
Che dà del tu alla morte
Je me demande quel regard quelle parole muette quel sourire intérieur auraient pu déjouer le frisson qui me saisit quand sans l'avoir voulu je me surpris à tutoyer la mort
sylvestre Clancier
Epsilon Admin famille France
Date du message : avril 2, 2009 22:07
Crabe
Gardien du bout des eaux Et cancer du zodiaque Tu es la cinquième heure du jour Quand tu viens dans mes rêves Et combles mes désirs. Prince de l’Océan Qui fonde les tempêtes Ta princesse est la Lune Ta soeur est l’écrevisse Vous jouez l’un et l’autre Comme au Tarot la lune En arrière, en avant. Le Soleil, Dieu Suprême T’a jadis dépêché Pour ramener la Terre du fond de l’Océan.
(L’Animal animé,)
LUMIERES (extraits)
Je vous demanderais la couleur du temps les clés le jasmin la craie la croisée des chemins Vous vous tairiez.
Peut-être seriez-vous morte l'an prochain ?
Enfant je resterais indéfiniment dans l'attente du deuil.
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Ces êtres aimés aux visages altérés par l'oubli ces frôlements d'ailes, froissements de tissus ces souvenirs d'été, ces impressions d'antan où sont-ils ? Ont-ils jamais existé ? Tu voudrais remonter le temps revenir à l'instant où tu savais déjà qu'un jour ils ne seraient plus là.
Sylvestre Clancier La poésie française contemporaine
le cherche midi
Celyes France Messages : 549 Date du message : avril 3, 2009 10:39
Excellent j'aime aussi beaucoup mais pas facile de trouver. Je profite de me régaler en lisant!
Merci Grimaldin
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LUMIERES (suite)
Pourquoi cette attente au visage incertain le sentiment de ne savoir pas dire la joie souveraine de l'enfant qui sait le bonheur silencieux de celle qui lit le langage secret beau complice de l'ange ?
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Voudrais-tu compter les minutes de bonheur bleu ? depuis l'enfance à cet instant tu t'arrêterais soudain voulant oublier qund tu aurais donné ta vie pour elles qu'à peine une heure les contient.
Sylvestre Clancier - ( Date du message : avril 5, 2009)
LUMIERES (suite et fin)
De l'autre côté de la nuit il y a cette présence et ce silence espérés, de ce côté, l'attente et cette lancinante question.
De l'autre côté du jour, il y a les chimères de la vie, une ferveur inassouvie, de ce côté, l'interminable fuite des jours et des nuits
Sylvestre Clancier
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-Retiens L’alchimie. Mais incommensurable (et droite) Elle imite un corps Une fois seulement. Elle s’enferme. La rage l’enfle Invariablement. Le froid terne (et c’est elle). Le ciel sera demain L’essence pure De pomme et de narcisse.
Sylvestre Clancier (L’Âme alchimiste, p. 12)
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Ni soie ni baume n’apaisent la blessure n’assemblent les lèvres. Il faut le temps indifférent au temps pour apaiser.
Il s’arrête quand il veut.
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Voudrais-tu compter les minutes de bonheur bleu depuis l’enfance à cet instant tu t’arrêterais soudain voulant oublier quand tu aurais donné ta vie pour elles qu’à peine une heure les contient.
Sylvestre Clancier (éditions Phi)
*** giorni dell' inverno
Je me surprends soudain à rêver d'une branche blanche de gui et piquante de houx. Je dessine un enfant sur la vitre embuée j'exhale ma fumée en soufflant dans le froid j'ai au fond de mon coeur un grand bonheur de neige les jours d'hiver
Sylvestre Clancier
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 2, 2012 04:10
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