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-grimalkin- 
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Date du message :
novembre 25, 2011 04:16
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Écoute la mer Frémir son ventre immense Aux alizés Elle offre aux falaises blanches L'interminable paresse De ses baisers
Écoute la mer Gémir son écume tendre Sur les rochers Elle achève à la marée montante Les noces païennes Des corps abandonnés
*** Caresse De la brise Sur ton corps Étendu
La nonchalance du jour Peut s'éteindre à l'horizon L'océan s'enflammera de ton regard Où je lis ce nom Qui me fait tienne.
Accueillir L'inattendu De ta venue Au point du jour Comme un merle avant la pluie Une bourrasque avant l'orage Ouvrir le coeur à ton passage En impromptu. Ton corps se dessine Dans le miroir entrouvert De nos serments
Ton nom s'écrit Dans les méandres courbés De nos enlacements
Délicate et fragile Tu as recouvert La nuit de nos passions D'un voile translucide D'acquiescement.
Ample respiration du monde La brume monte de la vallée Lorsque seul, à la nuit tombée Je veille.
Couché au flanc de la montagne Je regarde s'agrandir La houle grise et m'engloutir L'ouate sourde du silence. Maigre collier De souvenirs Au fil
Décomposé
Fragments épars De fulgurances Au gré de rêves Délibérés
Vous peuplez Mes somnolences D'arabesques Brisées.
Sentir Le poids De tes yeux Sur mes épaules Nues
Surprendre L'émoi D'un sourire Par mégarde Attendri
Cueillir L'épuisement Du jour Dans la fraîcheur De ta main Sur ma hanche Appuyée.
Communier À la douceur Du crépuscule S'envahir Des parfums De chênes verts Au soir tombant Sur la colline
Jubiler À l'intérieur D'une infinie reconnaissance
Recevoir En cette heure tardive L'apaisement.
Mais tu n'auras jamais Pèlerin de bohème Que l'appétit des ogres Pour te rassasier La grimace d'un pantin Pour te dérider L'abîme de la langue Pour te balbutier.
*** Vomissure, vomissure Sentiment immense Atrocité
Verbissure, verbissure Angoisse intense Aspérité
Gerbissure, gerbissure Flasque arrogance Exorbitée
O meurtrissure Inguérissable Humanité.
S'illumine À nouveau La ville En milliers De lucioles blanches Où je devine Les traits esquissés De ton visage Endormi.
Folle Danse Des esprits Dans la pénombre Tournoyante
Tombent Les corps Aux pieds Des tambours Échevelés
Coule La sueur Luisante Sur les peaux Anthracites
Sombrent Les consciences Obscures Dans la nuit Déchirée.
*** Long ruban gris Jusqu'à l'horizon La route s'étire Incertaine Entre les débris de lande Et les forêts sans nom À la poursuite obstinée D'un autre bout de monde. ***
Élargir Le temps Dilater L'horizon Défier Les présages Durer Au delà du présent Désespérément
l'oiseleur Du langage oublié A capturé les mots magiques Qui font danser les étoiles Dans les yeux Des enfants endormis.
Le brocanteur Des mélodies perdues A réveillé les notes enfouies Qui font chanter les fontaines Dans les songes Des bambins étourdis
Enchanteurs de l'imaginaire Vous avez passé au cou De la princesse Laura Un collier de paroles Plus précieuses Que les perles de l'innocence.
Paul Malvaux
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-grimalkin- 
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Date du message :
février 28, 2011 12:53
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jésuite de 31 ans. Il étudie la théologie à l'Institut d'Étude Théologique de Bruxelles. Il enseigne en même temps la philosophie à l'institut Hemes-Gramme, charmante école supérieure d'ingénieur industriel, dont il est sorti diplômé (paraît-il) en 1991.
"Ingénieur, philosophe (et apprenti théologien) une combinaison détonante qui, au regard des spécialistes, pourrait bien indiquer que je ne suis ni l'un ni l'autre" dit-il. Puis, il poursuit: "l'avenir dira sans doute ce qu'il en est réellement."
j'ai déjà mis un de ses poèmes dans "poètes d'aujourd'hui, mais je crois qu'il mérite un post pour lui tout seul et en bonne place
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-grimalkin- 
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Date du message :
mars 1, 2011 03:18
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Quand la peur Et la nuit S'étreignent
Renaissent Les cauchemars Nacrés Cendres froides De nos sourires Figés. Arbres morts À l'écart de la route des hommes Silhouettes tordues D'anges déchus Enchaînés à la terre Et maudissant le ciel Vos os blanchis Aux gifles De la bruine Se dressent Sur la Fagne Assoupie En gardien douloureux De toute solitude.
Je voudrais suspendre les mots Au fil mouvant de l'invisible Au fil ténu de l'indicible Et dans l'instant saisir parfois L'éternité rejointe en moi
Je voudrais surprendre les mots Murmurer l'étrange histoire Du monde en leur miroir Et dans l'éclair Chanter sans voix Leur mystère rejoint en moi
Je voudrais rendre à ces mots Leur poids perdu de sensation La joie de nous redire le nom De celui qu'ils portent caché Dans leur écrin d'ambiguïté. Audace peureuse Tendre Fauve Éprise Leurs lèvres ne se touchent Leurs doigts ne se frôlent Leurs corps ne se joignent Qu'imperceptibles Au poignard des autres Croissant de lune Ombre chinoise Cambrures de femme Amour gibbeuse.
Étoile filante À mon horizon Confidente d'un soir Je resterai Dans l'ombre de ta destinée Le mendiant De ton regard.
Les nuages De septembre Au sommet Des collines Grises Abandonnées À la garde Des anciens Tour à tour Bergers Sentinelles Fossoyeurs Des tombes De pierre Et de soleil.
L'argile De ta candeur Esseulée Embaume A l'ombre Des feuillages
Et l'onde fraîche Qui coule S'enroule Déboule De vasque En vasque Revêt Ta nudité D'un corsage De transparence Fluide
Et la rivière De mon désir Sourd Aussi claire Obscure Qu'un cristal D'albâtre. Pleurer Des larmes de sang Sur ton sexe endormi Après la douceur de la pluie La marée, l'océan Et la plainte aussi.
Glisser l'une en l'autre Et puis T'ouvrir un univers béant Fondre entre tes bras transis C'est bon d'être en tes mains le fruit C'est bon d'être ton corps aussi.
S'aimer encore, Sans bruits, sans cris, Enlaçant nos nuits d'azur Abandonnant nos murs Que j'aime le bruit du vent Et le goût de ta peau Et le poids de ton dos, Et l'étreinte Et tes mots aussi.
Paul Malvaux
(je ne sais pas pour vous....mais pour moi ce sont des mots qui vont loin, très loin, au tréfond de nous.)
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-grimalkin- 
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Date du message :
mars 2, 2011 11:34
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Il y a des souvenirs Qui se rappellent à nos espoirs Des montagnes, des forêts Des îles. Et puis, Une blouse entrebâillée, La pression de ton bras À ma taille, Ta voix.
Il y a des passages et des mourir, Des aller, des revenir Des lâcher, des retenir Il y a toi, Et l'oubli lent à venir.
Épuisé de moi Lassé d'effroi Je t'ai offert L'image d'un miroir Brisé Sarcophage Abandonné Aux bras tordus D'un fleuve géant Jusqu'aux portes De la mer.
Rideau tiré De grand matin Sur un ciel clair.
Parfum saisi Au détour d'une haie D'aubépine.
Jubilation Passagère D'un instant À mots couverts.
Chemin de sous-bois Écrasé de chaleur Et de silence.
Tapis de jonquilles En pelouse En myriade.
C'est le vol d'une mésange
Messagère D'un printemps À corps ouverts.
Paul Malvaux
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-grimalkin- 
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Date du message :
mars 3, 2011 12:49
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L'inaccessible est sens.
Indicible désir Qui t'entrelace Plus affolant Qu'un corps de femme.
Inaudible soupir Qui te bouleverse Plus émouvant Qu'un cri de femme.
Invisible regard Qui te transperce Plus séduisant Qu'un sein de femme.
Insensible espoir Qui te traverse Plus caressant Qu'une ombre en flamme.
Plus rêveuse que ton regard, Plus ronde que ta poitrine, Plus torride que ton Hoggar L'inachevé de nos corps en sourdine.
Plus moite que ta sueur, Plus douce que tes baisers, Plus pesante que ta lourdeur, L'interrompu de nos corps encerclés.
Plus ouverte que ton ventre, Plus tendre que ta peau, Plus radiante que ton antre, L'inconsolé de nos corps en lambeaux.
Forêt de lianes Tendre montagne Verte prairie Douce pâture Porte de vie Mon aventure !
Terre profonde Vallée féconde Chaude moiteur Secret labour Porte du cœur Mon amour !
Draperies roses Paupières mi-closes Coulée de miel Volcan de chairs Porte du ciel Mon envers ! Traces
Paul Malvaux
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-grimalkin- 
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Date du message :
mars 12, 2011 03:56
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En silence
Ondoyantes et fugaces Les braises du soir Quand la brume tombe Les chants se taisent Le jour pèse Les regards au loin Vers l'hôte indécis s'étoilent Autre souffle Autre flamme Que la nuit désormais Enveloppe Et le monde Devenu silence.
** Miroir suspendu A la clarté du soir Pas un souffle ne ride Ton écrin de silence Et le calme descendu Des montagnes Perle ta transparence D'obscurités.
Transition immobile Où s'embrassent encore La chaleur du jour Le frisson déjà La nuit
Instants précieux Qui dentellent Du ciel à la terre La secrète offrande De l'univers.
**
Ample respiration du monde La brume monte de la vallée Lorsque seul, à la nuit tombée Je veille.
Couché au flanc de la montagne Je regarde s'agrandir La houle grise et m'engloutir L'ouate sourde du silence.
**
Rideau tiré De grand matin Sur un ciel clair.
Parfum saisi Au détour d'une haie D'aubépine.
Jubilation
Passagère D'un instant A mots couverts.
Chemin de sous-bois Ecrasé de chaleur Et de silence.
Tapis de jonquilles En pelouse En myriade.
C'est le vol d'une mésange
Messagère D'un printemps A corps ouverts
** Ruissellement D'un marbre En fleur Qui s'épanche Jusqu'à donner Au regard Du soleil Un éclat D'outre-porte Ouverte Au chant De l'absence Et de l'effroi.
Dépouillement D'un arbre En pleurs Qui se penche Jusqu'à frôler Le miroir Du ciel Où se noie La feuille morte Offerte Au temps Du silence Et du froid.
* S'envahir De silence Des trop-pleins D'existence S'accueillir
Ne plus dire Renoncer Laisser fuir Reposer
Fragile Dans les ombres Clartés Des déserts Intérieurs.
** Taire En soi Les remous Du silence Attentive A l'éveil Profondeurs Lentes
Tendre La voix A l'égale Emergence Timide Partage En douceur En violence.
** Larme immobile Au bord De tes paupières Closes Hésitation discrète Vulnérable Aube d'un aveu Qui ne coûte Que le prix De ton silence ** La sylve échancrée Silhouette encore Un croissant de ciel clair Il prend son temps le jour Dépose là ses armes Pousse un dernier respir D'oiseau endormi Laisse enfin s'agrandir A mes oreilles écarquillées Le tout premier silence Du crépuscule.
** Le soir est tombé La nuit a posé Son ruban de perles Par-dessus le chaume Et les toits embaumés
Rien n’a percé La surface des jours A mes yeux d’étranger Mais ce rien se raconte Et prolonge l’ivresse Apaisée du silence
Infinie la rumeur Des conversations humaines.
Paul Malvaux
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-grimalkin- 
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Date du message :
novembre 24, 2011 11:53
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Parcelles d' épousailles
Une route Soudain Etincelle Dans l'éclaircie De ton visage
Trouée Où vacille Inespérée Notre rencontre
Sillage Où se promet Comme une aurore Notre féconde encordée.
Perle Entourée De silence En notre intimité Le creux d'une souffrance Ne jamais te rejoindre Qu'en deçà de ce qui lie Blessure inavouée Entre nous soit dite.
Ce fut Je ne sais quoi Une pression du bras Un geste de la main Une flexion de voix Un regard anodin Et puis tout bascula Survint
Ce fut Je m'en souviens Un éclat de ton sourire Un pas de notre danse Une hésitation à dire Mon vertige et ta béance Et puis le cœur céda Sans fin.
Paul Malvaux
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