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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 8, 2011 04:07
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Les mois de l’année
Janvier pour dire à l’année « bonjour »
Février pour dire à la neige « il faut fondre »
Mars pour dire à l’oiseau migrateur « reviens »
Avril pour dire à la fleur « ouvre - toi »
Mai pour dire « ouvriers, nos amis »
Juin pour dire à la mer « emporte - nous très loin »
Juillet pour dire au soleil « c’est ta saison »
Août pour dire : « l’homme est heureux d’être l’homme »
Septembre pour dire au blé « change - toi en or »
Octobre pour dire « camarades, la liberté »
Novembre pour dire aux arbres « déshabillez - vous »
Décembre pour dire à l’année « adieu, bonne chance »
Et douze mois de plus par an
Mon fils
Pour te dire que je t’aime.
Alain Bosquet
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 13, 2011 11:49
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Zéro + zéro
Entre deux culs zéro l'hymen cuit s'entre pensent les écriteaux nous huilons nos moeurs avec le jus de nos humeurs nous sommes marteaux d'ennui se transpose le cerveau ses réseaux se trament au fil du non sens jusqu'à ce que le trou de la mort s'emplisse d'une connaissance définitive.
André Chenet
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 17, 2011 12:53
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Rêves
Un enfant court
Autour des marbres...
Une voix sourd
Des hauts parages...
Les yeux si graves
De ceux qui t’aiment
Songent et passent
Entre les arbres...
Aux grandes orgues
De quelque gare
Grande la vague
Des vieux départs...
Dans un vieux rêve
Au pays vague
Des choses brèves
Qui meurent sages...
Léon-Paul Fargue
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 19, 2011 03:56
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Mon âme tant mal de s’endort, Sœur, au son de ta chanson nocturne : Un lys noir a fleuri dans l’urne, Le roi de ce pays est mort.
De lointains luths scandent tes paroles Que je ne comprends plus, ô ma sœur. Semez, mes mains, avec douceur Des étoiles et des corolles.
Oh ! du silence pour écouter Ce que soufflent les anges funèbres : Drapeaux du roi dans les ténèbres, L’heure des fous vient de tinter.
Des vols d’aigles tonnent sur ma tète Dont s’ensanglantèrent les regards : O mort, ouvre es yeux hagards, Dans la tempête, à la conquête.
Mes rêves noirs ont pris leur essor Vers une ville à la tour penchée : Voici passer la chevauchée Des princes sous la lune d’or.
Oh ! des baisers, ma sœur, sur mes lèvres, Et tes mains sur mes yeux, ou je meurs : Tôt hurleront toutes les peurs Dans le rouge palais des fièvres.
Plus de lune ! mon âme s’endort, Tant folle, à cette heure taciturne : Un lys noir a fleuri dans l’urne, Le roi de ce pays est mort.
Stuart Merrill(?) je ne suis pas sûre de l'auteur. Nous avons fait un post sur ce poète , il y a longtemps. Disparu dans les oubliettes amicaliennes.
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
novembre 21, 2011 10:23
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Juste le temps de vivre….
ll a dévalé la colline, Ses pieds faisaient rouler des pierres. Là-haut, entre les quatre murs, La sirène chantait sans joie.
Il respirait l'odeur des arbres, Il respirait de tout son corps, La lumière l'accompagnait Et lui faisait danser son ombre.
Pourvu qu'ils me laissent le temps ! Il sautait à travers les herbes, Il a cueilli deux feuilles jaunes Gorgées de sève et de soleil.
Les canons d'acier bleu crachaient De courtes flammes de feu sec. Pourvu qu'ils me laissent le temps ! Il est arrivé près de l'eau, Il y a plongé son visage, Il riait de joie, il a bu. Pourvu qu'ils me laissent le temps ! Il s'est relevé pour sauter.
Pourvu qu'ils me laissent le temps ! Une abeille de cuivre chaud L'a foudroyé sur l'autre rive. Le sang et l'eau se sont mêlés.
Il avait eu le temps de voir, Le temps de boire à ce ruisseau, Le temps de porter à sa bouche Deux feuilles gorgées de soleil,
Le temps de rire aux assassins, Le temps d'atteindre l'autre rive, Le temps de courir vers la femme. Juste le temps de vivre…
BORIS VIAN
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 21, 2011 10:26
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merci Summer, pour ce poème de boris Vian !
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 26, 2011 11:09
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Delicieux .. délicieux ce poète..
Le coeur est si fragile ..
Le coeur est si fragile et le temps va si vite, ne vous retournez pas sur ce passant qui passe,
il a déjà rejoint l'autre côté du monde et, le chapeau tombé, galope dans la plaine
sur ce grand cheval bleu qui chasse les nuages comme autrefois le fringuant troupeau de voyelles
vers l'enclos d'un poème sans serrure ni porte sinon ces deux yeux clairs, sinon ces mains plus longues
qu'un jour sans cavalier sur le plateau d'un roi.
Ne vous retournez pas, Supervielle est devant sur la route sans ombre, qui sourit et répète :
Allons, mettez-vous là au milieu du poème, Le paradis est l'affaire de quelques mots
qui chantent, chantent encore quand morte est la chanson.
Guy Goffettte "Le pêcheur d'eau.".
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 27, 2011 03:38
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oui, vraiment délicieux ce Guy Goffette: nous avons un post sur lui...mais où...
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
décembre 2, 2011 04:39
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LES PAROLES DU POEME
Si mince d'où sortait la voix, si exténuant l'édifice entrevu, si brûlants sont les monstres, terrible l'harmonie, si lointain le parcours, si aiguë la blessure et si gardée la nuit.
Il faudrait qu'elles fussent justes et ambiguës, jamais rencontrées, évidentes, reconnues, sorties du ventre retenues, sorties, serrées comme des grains dans la bouche d'un rat, serrées, ordonnées comme les grains dans l'épi, secrètes comme est l'ordre que font luire ensemble les arbres du paradis, les paroles du poème.
André Frénaud, janvier 1962 "Depuis toujours déjà", collection Blanche 1970
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 3, 2011 04:22
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Summertime et Marie-Elisabveth ! merci...Ce temps de l'avent....temps de l'introspection... il va falloir passer à l'espérance ! puisque Noël approche !
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
décembre 6, 2011 12:07
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Terre -lune..
Terre - lune, terre - lune Ce soir j'ai mis mes ailes d'or Dans le ciel comme un météore Je pars.
Terre - lune, terre - lune J'ai quitté ma vieille atmosphère J'ai laissé les morts et les guerres Au revoir.
Dans le ciel piqué de planètes Tout seul sur une lune vide Je rirai du monde stupide Et des hommes qui font les bêtes.
Terre - lune, terre - lune Adieu ma ville adieu mon cœur Globe tout perclus de douleurs Bonsoir.
Boris Vian (1920, 1959)
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Verlaine 
France
Messages : 346 
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Date du message :
décembre 8, 2011 09:26
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je m'envole vers ces cieux comme un être si heureux appelant l'oiseau du vent j'enflamme les coeurs à cet instant.....
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 9, 2011 03:36
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je vois, Verlaine que tu aimes comme nous Boris Vian. Je vais faire prochaînement un post sur lui, mais il faut que je me documente davantage. A moins que l'un de nous veuille le faire.merci de venir nous mettre un petit mot d'encouragement....on en a besoin...
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
décembre 9, 2011 05:44
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J'avais posé ce poème de Boris Vian.. en pensant à Summertime.. pourqu'elle nous entende, de là où elle va... du plus loin qu'elle parte.." Terre-lune, Terre-lune".. allo Summer, allo la lune... ici la terre, nous entends-tu ?
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 9, 2011 11:30
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hélas, Martie-Elisabeth le cercle des poètes diminue...Mais nous demeurons, toujours épris de belle poésie.
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