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  Famille : Révèlations poètiques.


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Auteur

Sujet : T'as vu

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : septembre 8, 2011  11:29

merci felipe de nous faire suivre ce poème de ta nouvelle famille...En ce moment les familles poésie se
multiplient : une nouvelle encore , aujourd'hui, par Maxime, que je ne connais pas.

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : septembre 8, 2011  13:48

et l'élégance , grim, quand fais tu?

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : septembre 9, 2011  06:22

il pleut je sais

le ciel se pleut de toi
le ciel vois tu à froid
le ciel à froid aux doigts
il pleut je sais
comme je sais aussi
des touments désarmés
par un automne indien
qui berce un enfant
qui s'accroche à tes seins

il pleut je sais
il faudra qu'on invite
Dieu à venir souper
et puis son fils aussi
sans lui tu te ferais du soucis

il pleut je sais
mais vois tu
lorque tu me reviens
je ne suis plus mort né


@felipe
à grim

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : septembre 9, 2011  06:24

qu'en fais tu .... poste d'avant
ttes mes ecuses grim

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : septembre 21, 2011  15:33


Portrait par Édouard Louis Dubufe (1857)Son père, le peintre Raymond Bonheur
encourage et soutient ses enfants dans cette voie : Auguste deviendra peintre, Juliette
également (de plus elle épousera le fondeur Peyrol, qui travaillera avec Rosa), Isidore est
sculpteur, et enfin Rosa. Sa mère Sophie Marquis, de père inconnu, est adoptée par un
riche commerçant bordelais, Jean-Baptiste Dublan de Lahet[1]. Rosa Bonheur se plaira
à imaginer que le mystère de ses origines maternelles cache quelque secret d'État,
qu'elle est de sang royal, mais on sait à présent que Dublan de Lahet, était en fait son
véritable grand-père.

Jeunesse et formation[modifier]Elle passe plusieurs années à la campagne, au
Château Grimont (Quinsac)[1], où elle a la réputation d'être un garçon manqué, réputation
qui la suivra toute sa vie et qu'elle ne cherchera pas à faire mentir, portant les cheveux
courts et fumant des havanes. Homosexuelle, elle a vécu deux passions. L'une pour
Nathalie Micas, rencontrée en 1837 (Rosa avait quatorze ans et Nathalie douze), qui
deviendra peintre comme elle et dont elle ne sera séparée qu'à sa mort en 1889[2] ;
l'autre, après le décès de Nathalie Micas, pour une Américaine, Anna Klumpke,
également peintre, avec qui elle vivra dix ans, jusqu'à sa mort, et qui sera sa légataire
universelle.

Paradoxalement, la vie excentrique que menait Rosa Bonheur n'a pas fait scandale à une
époque pourtant très soucieuse des conventions. Pour l'anecdote, Rosa Bonheur dut
cependant réclamer aux autorités policières l'autorisation de s'habiller en homme — ou
plus précisément, de porter des pantalons — pour fréquenter les foires aux bestiaux[3]
(autorisation de travestissement, renouvelable tous les six mois auprès de la préfecture
de Paris).

Élève de son père, elle expose pour la première fois au Salon en 1841. Elle obtient une
médaille de 3e classe au salon de 1845 et une médaille d'or au salon de 1848.

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : septembre 24, 2011  06:52

merci pour elle...Felipe, il faut dire qu'avec un tel nom   ! et un tel renom ? elle est de toutes les
conversations...pourquoi pas ? mais elle n'était pas poète que je sache...Enfin...pour une fois...et
le nom lui-même étant poétique...

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : octobre 2, 2011  14:52

c'est comme le chant du christ
que murmurent à genoux
ces guerriers d'autrefois

c'est comme le miel
divin
que ma plume
qui meurt
comme meurent les chiens
c'est comme ces dunes infâmes
où viennent ces p u t a i n s
pour quelques pesos
etc...

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : décembre 15, 2011  13:39

)

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : décembre 16, 2011  05:35

    Il a neigé longtemps

Il a neigé longtemps sur les tables de l'absence
où je grave ton nom avec un doigt de feu
en t'attendant
comme je suis seul à savoir t'attendre
immobile et désertique
jusqu'au milieu du siècle
s'il le faut
avec ce coeur de caillou noir
taillé pour ne jamais mourir
comme celui que j'ai trouvé un jour
dans le village où tu es née
Ce caillou taillé en amande
il y a si longtemps
qu'on ne peut même plus imaginer
qu'il y avait déjà des hommes
en ce-temps-là
dans le pays où tu es né

Je t'attendrai
avec ce coeur de pierre
et personne ne voudra me croire
quand j'annoncerai ton arrivée
au seul fait
que la neige de la table deviendra grise
et triste
comme la cendre des anciens jours

Fernand Dumont; "La région du coeur" poète surréaliste belge.

Sympathisant communiste... intellectuel anti-fasciste...Déporté, il meurt en 1945, au
camp de concentration de Bergen-Belsen.
Son oeuvre a été rassemblée en un volume "La région du coeur" 1985.


Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : décembre 16, 2011  14:24

tant

tant neigé
sur les cheveux de la mère
qui veut encore croire une fois
qu'elle ne va pas faillir

tant

tant d'amour , à jamais , donné
à quelques chiens trop frileux
trop peureux de ces fauves
que , joyeux , je chassais
même si ca indipose

tant

tant de jaune à ton pull
pour que tu aies moins mal
pour que la bête immonde
se résume en songe

tant

tant de peine à venir.
la voilà qu'elle pleure
elle qui me maudissait
à l'aube de mon été

tant

dire qu'il faut pardonner ..
mais comment as tu fait
quand tu étais en croix?
@felipe

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : décembre 17, 2011  05:42

   Nocturne.

J'habite les reflets d'un vieux c a n a l qui tremble
Fenêtres sans rideaux faites de frisson d'eau
Palpitations des murs couverts de grands lambeaux
De dentelle menue que percent les oiseaux
Hirondelles d'été qui deviendront mouettes

On a levé le pont pour que le soleil passe
L'horizon comme un mort laisse un monde d'encens
Quelques notes
             des gouttes
                   lentes à nous atteindre
A travers les rumeurs mal éteintes du jour
Un remorqueur entraîne les dernières lueurs
On n'allume plus les fanaux tout autour
De l'endroit où viendra se refléter la lune
Quand les arbres éteindront leur torche dans la brume

Comme un coucher de voiliers noirs au fond des eaux
La nuit n'a plus de mâts pour promener ses lampes
On tend partout des chaînes dont sonnent les anneaux

C'est la nuit le c a n a l déjà rêve plus haut
Des noyés de naguère atteignent la surface

Ô nuit je sais qu'au loin la houle infranchissable
Qui errait sur les mers est maintenant en rade
On ne peut plus partir le c a n a l est réduit
A cette flaque étroite égout du clair de lune
Beaux bateaux échoués dans la boue du port
Vous êtes c o n d a m n és ne cherchez plus le nord
Grands coquillages noirs on entend dans vos cales
Non le chant du travail mais la rouille qui râle

Le désespoir est une retraite salutaire
Un sommeil volontaire aux rêves dirigés
On ferme les yeux le temps d'y voir plus clair
On ouvre les yeux le monde est transformé

L'abîme s'ouvre à pic au bord de la fenêtre
Le balcon ne domine que le vide ou peut-être
Deux fleuves l'un de nuit l'un de lait l'un est mort
L'autre naît à peine ce n'est qu'un brouillard qu'une haleine
De la mer traversant tout le pays qui dort
Ces fleuves sont unis où l'homme en lui les mêle
Pour t'embellir ô nuit d'un pavillon rebelle

Ernest Delève "Poésies" extrait (1907-1969)

"Le poème est le "Sésame, ouvre-toi" qui permet de s'emparer des trésors, des
certitudes de l'imagination pour triompher au lieu de périr au pied de
la réalité." dira le poète, il achève sa vie dans un isolement total..



Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : décembre 17, 2011  06:21

la nuit s'en va , s'en vient
furtive à demi mots
on dirait qu'un frisson
lui parcourele dos

la nuit s'en vient
un peu comme une louve
qui vient chercher pitance
là , au bord de la France

la nuit s'en va
un peu comme une amante
ensemencée de tendre

la nuit s'en vient
Dieu qu'elle est belle votre France
et ses femmes qui se longent la seine
pour conjurer à tout jamais la peine

s'en va s'en vient
un peu comme la seine
un rien comme ma peine
@felipe
àM.E

Felipe
France
Messages : 1659

Date du message : décembre 18, 2011  11:32

t'as vu


sur le sol de Liège , mon amour
dix sept mois déchiqueté , mon amour
le don de deux aimants parti


pleures pas mon amour on en fera
un autre
avec d'aussi beaux yeux

avec des mains divines
avec un rien de rides
tu sais au coin des yeux

un rien du sang du christ , mon amour
sur la place Lambert
où tout semble désert

pleures pas mon amour

voilà qu'il neige sur Liège , mon amour

@felipe
un peu comme les vieux

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : décembre 18, 2011  14:10

La neige danse

La neige danse sous les lampes
qui feront la nuit plus peureuse
et le froissement long des eaux
enseigne la cosmologie
dans les nuits blanches des galets

A ses vassaux janvier propose
des glanes roses dans le fleuve

grave les armoiries
flambantes des saisons
à vif au cadran des écorces

lisse la paupières des grives
sur le cri rouge des fusils

et garde l'ortie dans les chambres
aux places fortes de l'ennui.

   Jean-Vincent Verdonnet.   "Où s'anime une trace"

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : janvier 30, 2012  12:54

et dire que Tassin Felipe est un si bon poète !

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