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  Famille : Révèlations poètiques.


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Auteur

Sujet : Poésie de gilles vigneault

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : février 3, 2011  10:57

Gilles Vigneault

Au fil des jours

Pour toutes les fois que je ne t'ai pas dit :
Je t'aime !
Pour toutes les fois où je me suis trahi
Moi-même...
Pour toutes les fois que le silence, autour de toi,
Prenait ma voix...
Pour tous ces mots froids et tous ces gestes
maladroits...

Pardonne-moi !

Pour toutes les fois que tu as entendu
La pluie
Danser sur les toits son vieux refrain têtu
Ma mie...
Ces soirs de cafard où seul un souvenir blafard
Restait de quart...
Pour tous ces regards qui font penser à des départs
Dans le brouillard...

Pour tous ces printemps dont nous avons goûté
La fièvre,
Les jours de grand vent qui nous ont mis l'été
Aux lèvres...
Pour que l'eau du temps pose un brin d'herbe entre tes dents,
Comme à vingt ans,
Pour qu'un cerf-volant guide tes pas au bout d'un champ,
Où je t'attends...

Au fil des jours,
Les mots d'amour tissent la vie.
Mes mots d'amour,
Ma belle amie, vous font la cour.
Écoutez-les
Ce sont les mots de tous les jours.
J'en ai semé
Qui font chanter vos alentours.

Et si jamais
Ce ne sont plus mes troubadours,
J'en sèmerai
Qui fleuriront pour nos amours... !

SI LES BATEAUX

Si les bateaux que nous avons bâtis
Prennent la mer avant que je revienne
Cargue ta voile, aussi la mienne
Fais comme si... fais comme si
Nous en étions toujours les capitaines
Nous en étions toujours les capitaines

Profond comme au large de l'île
Doux comme une aile d'istorlet
Loin comme l'Angleterre
Je t'aimerai
Je t'aimerai

Si les trésors dont nous avions la clé
Le plan la carte et la belle aventure
N'étaient que rêve et qu'imposture
Évoque-les... évoque-les
Par des drapeaux de plus dans les mâtures
Par des drapeaux de plus dans les mâtures

Profond comme au large de l'île
Doux comme une aile d'istorlet
Loin comme l'Angleterre
Je t'aimerai
Je t'aimerai

Si je me fais facteur ou jardinier
Ne me viens plus parler de contrebande
Mais si tu veux que je me pende
Au grand hunier... au grand hunier
Raconte-moi que tu as vu l'Irlande
Raconte-moi que tu as vu l'Irlande

Profond comme au large de l'île
Doux comme une aile d'istorlet
Loin comme l'Angleterre
Je t'aimerai
Je t'aimerai








-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : novembre 24, 2008  11:45


L'automne

Aujourd'hui que vous me donnez
Me vaut cent fois toute l'époque
Où vous et moi donnions du nez
Sur notre masque réciproque
Sachez qu'aujourd'hui me séduit
Plus que demain dont je me moque
Prince vous offrira breloque
Et moi je vous offre aujourd'hui

L'été qui me reste est fané
L'automne n'est plus qu'une loque
Le temps fuit Dame et je n'en ai
Gardé que pauvre soliloque
Laissons hier dans son étui
Qui le bailleur d'ennui invoque
Il vous offrira l'équivoque
Et moi je vous offre aujourd'hui

L'herbe rousse au vent chagriné
Les fleurs avant qu'hiver les croque
Ce poème qui terminé
N'aura d'ancien que le baroque
Voilà novembre aussi gratuit
Que les cent trous de ma défroque
Contre présents Prince vous troque
Et moi je vous offre aujourd'hui

Gilles Vigneault



edité par Tinourson (En attendant l fin du monde)

                                                       ***


Le Poète

Je prendrai dans ma main gauche

Une poignée de mer

Et dans ma main droite

Une poignée de terre,

Puis je joindrai mes deux mains

Comme pour une prière

Et de cette poignée de boue

Je lancerai dans le ciel

Une planète nouvelle

Vêtue de quatre saisons

Et pourvue de gravité

Pour retenir la maison

Que j’y rêve d’habiter.

Une ville. Un réverbère.

Un lac. Un poisson rouge.

Un arbre et à peine

Un oiseau.

Car une telle planète

Ne tournera que le temps

De donner à l’Univers

La pesanteur d’un instant.

Gilles Vigneault

édité par Epsilon, dans "anthologie..."

*Ce message a été édité le Nov 24, 2008 11:56 AM par -grimalkin-*

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 24, 2008  19:14

DANS LA NUIT DES MOTS
G. Vigneault - R. Bibeau

Dans la nuit des mots
J'ai dit de la vie
De l'âme, du corps
De l'homme et du loup
De l'air et de l'eau
De tout ce qui crie
Mais si peu de vous
Mais si peu de vous

Je ne sais pas bien
Si je dois le dire
Mais parfois je sors
De ce cops si gourd
Et je vais très loin
Voir si le vent vire
Au bout de mes jours
Au bout de mes jours

Et je vais très haut
Pour voir si la terre
A vu dans ma vie
Les fleurs de sa mort
Je ne sais pas trop
Si je dois le taire
Et le froid me mord
Et le froid me mord

Je suis ce grand feu
Qui tue et qui mange
L'arbre, l'eau et l'air
La chair et le sang
Je suis ce faux dieu
Entre l'homme et l'ange
Qui meurt en naissant
Qui meurt en naissant

Parlez-moi du jeu
Du rire et des roses
Et de l'eau qui chante
Et de l'eau qui dort
Parlez-moi un peu
De vous pour que j'ose
Vous chanter encore
Vous chanter encore

AH! QUE L'HIVER
Paroles et musique: Gilles Vigneault

Ah! que l'hiver tarde à passer
Quand on le passe à la fenêtre
Avec des si et des peut-être
Et des vaut mieux pas y penser
L'homme est parti pour travailler
La femme est seule seule seule
L'homme est parti pour travailler
La femme est seule à s'ennuyer

Ah! que le jour tarde à venir
Quand on se lève avec l'étoile
Et on a beau lever la toile
La nuit s'étire à ne plus finir
L'homme est parti c'est au chantier
La femme est seule seule seule
L'homme est parti c'est au chantier
La femme est seule à s'ennuyer

Ah! que le jour est donc pas long
Que la noirceur vient donc d'avance
Quand l'homme est loin c'est pas la danse
Il faut rester à la maison
L'homme à bûcher et charroyer
La femme est seule seule seule
L'homme à bûcher et charroyer
La femme est seule à s'ennuyer

C'est du dedans c'est du dehors
La femme attend l'homme voyage
Il y a beau temps il a bel âge
Depuis la Vie jusqu'à la mort
L'homme est porté à voyager
La femme est seule et reste seule
L'homme est porté à voyager
La femme est seule à s'ennuyer

"Excuse les fautes et le papier
Mais j'étais pas maîtresse d'école
Je tiens la maison je tiens ma parole
Ti-Jean est arrivé le premier
Je sais que t'es parti pour travailler
Je tiens la maison je fais pas la folle
Je sais que t'es parti pour travailler
Mon désennuie c'est de m'ennuyer

Ils ont parlé d'un gros moulin
Au lac d'En-Haut ça ferait de la gagne
C'est peut-être des plages sur les montagnes
Mais je t'aurais du soir au matin
T'auras fini de t'éloigner
C'est peut-être des plages sur les montagnes
T'auras fini de t'éloigner
J'aurai fini de m'ennuyer

Avant donner ma lettre à Jean
Je veux te dire en post-scriptum
Que la maison, quand il y a pas d'homme
C'est comme un poêle éteint tout le temps
Je t'embrasse encore avant de signer
Ta talle d'amour, Ta Rose, Ta Jeanne
Je t'embrasse encore avant de signer
Ta Rose-Jeanne bien-aimée..."


-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : novembre 25, 2008  03:57

Quand tu le peux, Tinourson, peux -tu citer, tes sources ? du moins l'ouvrage dont le
poème est tiré...Cela peut donner envie de l'acheter ...

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 25, 2008  19:28

CHACUN PORTE SON ÂGE
G. Vigneault

Cette chanson pour ceux
Que je n'ai pas nommés
Quand je croyais nommer
Ton village et ta ville
Ceux qui s'en vont d'un pas
Que l'on dirait docile
En chemin fermé
Les derniers arrivés
Que je ne connais pas
Et que voici chez nous
Pour avoir fui des guerres
Et qui ne disent rien
Mais qui ne s'en vont guère
Retenant leur pas

Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays
Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays

Qui chantera les nuits
De la serveuse au bar
Qui chantera l'ennui
Du client qui s'attarde
Chacun est le miroir
De l'autre et le regarde
Le temps d'un départ
Qui chantera le jour
Pareil aux autres jours
De ce vieux retraité
Du métro de cinq heures
Qui ressasse au milieu
Des foules qui l'écoeurent
Ses chansons d'amour

Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays
Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays

Et ceux qui sont chez nous
Depuis la nuit des temps
Toujours surpris de voir
Qu'on vende et qu'on achète
Comme peau d'animal
Des morceaux de planète
Avec de l'argent
Pour obtenir un peu
Il nous demandent tout
En fuyant sans arrêt
Nos ciments sédentaires
Et mettre un peu leur jeu
Dans l'ennui militaire
Que hurlaient les loups

Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays
Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays

Chanter enfin pour ceux
Qui ne m'entendent pas
Et qui n'ont ni mon pas
Ni mes mots, ni mes rêves
Ceux-là pour qui la vie
Est une courte trêve
Entre deux combats
Chanter enfin pour toi
Chanter enfin pour vous
Qui choisirez sans fin
La mort ou la survie
De mes mots, de mes pas
De ce qui nous convie
A rester debout

Chacun porte son âge
Sa pierre et ses outils
Pour bâtir son village
Sa ville et son pays

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 25, 2008  19:30

Oui grimalkin je dirai les informations concernant un poème quand ils seront écrit...les
rechercher dépasse le temps que j'ai...

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 25, 2008  19:41

Gilles Vigneault
POUR T'AVOIR MONTRÉ LA SURFACE

Pour t'avoir montré la surface
Je t'ai caché tout l'océan
Que je te parle face à face
Tu me tiendras pour fainéant
Mais en attendant que je fasse
De trois mots surgir un géant
Plus je te dis plus je m'efface

Tout ce temps pris pour nous rejoindre
N'est pas perdu pour les enfants
Ils sont le jour que je vois poindre
A l'horizon que je défends
Ils sont l'eau dont il nous faut oindre
Avant le voyage suivant
Et leur amour n'est pas le moindre

Changer d'habit changer de place
De feu de lieu de nom de rang
Ne change pas l'homme de race
Et plus tu donnes plus je prends
Les seuls jouets qui ne me lassent
Ne semblent pas faits pour les grands
C'est votre temps c'est votre espace

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : novembre 26, 2008  04:16

oui, Tinourson, et merci pour le temps que tu nous donnes.

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : novembre 26, 2008  10:52

LES GENS DE MON PAYS
paroles et musique: Gilles Vigneault

Les gens de mon pays
Ce sont gens de paroles
Et gens de causerie
Qui parlent pour s'entendre
Et parlent pour parler
Il faut les écouter
C'est parfois vérité
Et c'est parfois mensonge
Mais la plupart du temps
C'est le bonheur qui dit
Comme il faudrait de temps
Pour saisir le bonheur
À travers la misère
Emmaillée au plaisir
Tant d'en rêver tout haut
Que d'en parler à l'aise

Parlant de mon pays
Je vous entends parler
Et j'en ai danse aux pieds
Et musique aux oreilles
Et du loin au plus loin
De ce neigeux désert
Où vous vous entêtez
À jeter des villages
Je vous répéterai
Vos parlers et vos dires
Vos propos et parlures
Jusqu'à perdre mon nom
Ô voix tant écoutées
Pour qu'il ne reste plus
De moi-même qu'un peu
De votre écho sonore

Je vous entends jaser
Sur les perrons des portes
Et de chaque côté
Des cléons des clôtures
Je vous entends chanter
Dans ma demi-saison
Votre trop court été
Et mon hiver si longue
Je vous entends rêver
Dans les soirs de doux temps
Il est question de vents
De vente et de gréments
De labours à finir
D'espoirs et de récolte
D'amour et du voisin
Qui veut marier sa fille

Voix noires et voix durcies
D'écorce et de cordage
Voix des pays plain-chant
Et voix des amoureux
Douces voix attendries
Des amours de village
Voix des beaux airs anciens
Dont on s'ennuie en ville
Piailleries d'écoles
Et palabres et sparages
Magasin général
Et restaurant du coin
Les ponts les quais les gares
Tous vos cris maritimes
Atteignent ma fenêtre
Et m'arrachent l'oreille

Est-ce vous que j'appelle
Ou vous qui m'appelez
Langage de mon père
Et patois dix-septième
Vous me faites voyage
Mal et mélancolie
Vous me faites plaisir
Et sagesse et folie
Il n'est coin de la terre
Où je ne vous entende
Il n'est coin de ma vie
À l'abri de vos bruits
Il n'est chanson de moi
Qui ne soit toute faite
Avec vos mots vos pas
Avec votre musique

Je vous entends rêver
Douce comme rivière
Je vous entends claquer
Comme voile du large
Je vous entends gronder
Comme chute en montagne
Je vous entends rouler
Comme baril de poudre
Je vous entends monter
Comme grain de quatre heures
Je vous entends cogner
Comme mer en falaise
Je vous entends passer
Comme glace en débâcle
Je vous entends demain
Parler de liberté

(figure sur l'album Mets donc tes plus belles chansons ensemble - Le Nordet GVNC-1016)

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 26, 2008  19:33

AU DOUX MILIEU DE VOUS

Au doux milieu de vous
Que ma chanson soit belle
Et qu'elle vous rappelle
Nos premiers rendez-vous
Au deux milieu de vous
Le lac noir du silence
Aux plages que je pense
Le temps se tient debout

Venue je ne sais d'où
Une main prend la mienne
Et me guide et m'emmène
Vers ce pont d'entre-nous
C'est un enfant jaloux
Qui veut toute la place
Qui sait que le temps passe
Au doux milieu de nous

L'horloge qui nous moud
Les jours comme farine
N'a rien qui me chagrine
J'entends sonner ses coups
Comme le caribou
Qui s'attarde et qui traîne
Seul debout dans la plaine
Et qui connaît le loup

Au doux milieu de vous
Que ma chanson soit belle
Et qu'elle nous rappelle
Ses premiers rendez vous
Au doux milieu de nous
Le lac noir du silence
Aux plages que je pense
Le temps se tient debout

G. Vigneault

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 27, 2008  09:49

Gilles Vigneault
VOS MOTS LES MIENS


Sur la corde à linge du temps
Vos mots les miens, ceux du voisin
Se sont battus avec le vent
Les voici secs
Prêts à rentrer
A poser bien pliés dans l'armoire bien propre
Faire le lit
Mettre la table
Pour les vieux pas
Qui vont rentrer
Fatigués de bien moins travailler
Qu'autrefois
Mais brisés de ciments
Et courbatus d'asphaltes
Fourbus de villes

Vos mots les miens, ceux du voisin
La danse chez l'antiquaire
La gigue dans le violon
Le violon dans sa boîte
Et sa boîte au grenier
La musique en sortira toute seule
Par un carreau brisé
Le caillou d'un enfant d'hier
Vos pas la trouveront
Les fourmis de la gigue
Sont bien dans vos souliers

Mais vos mots, mais les miens
Mais les mots du voisin
Si les enfants prennent la corde à linge
Pour s'en faire un lasso
Et s'attraper l'un l'autre
Leur faut le vent et l'eau
Et passer des heures dehors
A se prendre pour des voilures

Vos mots les miens, ceux du voisin
Et si l'on veut pouvoir
La nuit tombée faire l'amour
Dedans mettre dessus
La table et sortir en hiver
Vêtus de leur couleur
Il faut en prendre soin
Ne pas les délaver
Mais s'en servir aussi
Ce sont de beaux outils
Ils sont le bois l'étoffe
Et l'aiguille et la vie

Vos mots les miens, ceux du voisin
Ceux de madame Emilie
D'un village en Abitibi
Qui dit faire la phrase
Pour glacer le gâteau

Vos mots les miens, ceux du voisin
Et le mot de Midas
Qui ne prend pas sa plume
Pour nommer un nuage
Qui chasse le brouillard
Un mange brume il dit
Vos mots les miens, ceux du voisin
Sur la corde à linge du temps

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 27, 2008  21:08

Gilles Vigneault
ENCORE UNE CHANSON D'AMOUR

Encore une chanson d'amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C'est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d'amour

Il a neigé trois fois la hauteur des maisons
Il a plu quatre fois comme l'anse est profonde
Le vent a fait trois fois cent fois le tour du monde
Le soleil a poli des siècles de saisons
Et mes amours sont demeurées les mêmes
Je l'aime

Encore une chanson d'amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C'est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d'amour

Nous avons dévoré jusque dans leurs chemins
Des quartiers de pays rêvés depuis l'enfance
Dormi dans des châteaux où la mémoire avance
Fouillé dans des greniers chargés de lendemains
Et ma parole est demeurée la même
Je t'aime

Encore une chanson d'amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C'est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d'amour

Nous, nous sommes bâti des bateaux et des ponts
Avec les mots frileux de mille solitudes
Nous, nous sommes forgé de douces habitudes
Le silence n'est pas toujours la trahison
Et mon langage est demeuré le même
Je l'aime

Encore une chanson d'amour
Croyez-vous cette lampe éteinte
C'est la même cloche qui tinte
Dans le clocher des anciens jours
Encore une chanson d'amour

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : novembre 28, 2008  04:10

Tinourson ! j'aime de plus en plus ce chanteur poète ! Il a l'art de dire ce que nous
ressentons tous à un moment ou à un autre. je ne suis pas capable de dire si c'est une
petite ou une grande musique. je reconnais mes limites : certains très grands poètes ne
me sont pas accessibles...

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 28, 2008  21:45

LA MER, L'AMOUR, LA MORT
G. Vigneault

La mer est un berceau qui attend
Un enfant perdu sur la terre
Et qui construit radeaux et chalands
Paquebots et voiliers et galères en rêvant

L'amour est un vaisseau qui attend
Un enfant chargé de vos rêves
Et qui fendra l'océan du temps
Vers l'espace où l'infini se lève à tout vent

La mort est un chemin qui attend
Cet enfant curieux de lumière
L'oiseau de l'âme y vole en chantant
C'est le coeur qui regarde en arrière en battant

La mer, l'amour, la mort sont trois champs
Qu'une main secrète ensemence
Le blé qui lève et le pain dedans
C'est ton rire et ta peur et ta danse, mon enfant
Mon enfant

Tinourson-
Canada
Messages : 1121

Date du message : novembre 28, 2008  21:48

Bien content Grimalkin que tu aimes ce poète de mon pays le Québec...je l'adore il a une
grande tranquillité dans ses yeux et une tendresse dans sa voix très profonde...

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