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doublesix 
Modérateur
France 
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Date du message :
décembre 21, 2011 03:41
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Sardines à l'huile
(Sardines à l'huile fine sans têtes et sans arêtes)
Dans leur cercueil de fer-blanc Plein d'huile au puant relent marinent décapités ces petits corps argentés pareils aux guillotinés là-bas au champ des navets ! Elles ont vu les mers, les côtes grises de Thulé, sous les brumes argentées la Mer du Nord enchantée.... Maintenant dans le fer-blanc et l'huile au puant relent de toxiques restaurants les servent à leurs clients ! Mais loin derrière la nue leur pauvre âmette ingénue dit sa muette chanson au paradis-des-poissons, une mer fraiche et lunaire pâle comme un poitrinaire la Mer de sérénité aux longs reflets argentés oû durant l'éternité sans plus craindre jamais les cormorans et les filets, aprés leur mort nageront tous les bons petits poissons ! .....
Sans voix, sans mains, sans genoux sardines, priez pour nous !....
Auteur : Georges FOUREST
La Négresse blonde
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Promenade de Picasso
Sur une assiette bien ronde en porcelaine réelle une pomme pose Face a face avec elle un peintre de la réalité essaie vainement de peindre la pomme telle qu'elle est mais elle ne se laisse pas faire la pomme elle a son mot à dire et plusieurs tours dans son sac la pomme et la voilà qui tourne dans son assiette réelle sournoisement sur elle-même doucement sans bouger et comme un duc de Guise qui se déguise en bec de gaz parce qu'on veut malgré lui lui tirer le portrait la pomme se déguise en beau fruit argenté et c'est alors que le peintre de la réalité commence à réaliser que toutes les apparences de la réalité sont contre lui et comme le malheureux indigent comme le pauvre nécessiteux qui se trouve soudain à la merci de n'importe quelle association bienfaisante et charitable et redoutable de bienfaisance de charité de redoutabilité le malheureux peintre de la réalité se trouve alors être la triste proie d'une innombrable foule d'associations d'idées Et la pomme en tournant évoque le pommier le Paradis terrestre et Eve et puis Adam l'arrosoir l'espalier Parmentier l'escalier le Canada les Hespérides la Normandie la Reinette et l'Api le serpent du Jeu de Paume le serment du Jus de Pomme et le péché originel et les origines de l'art et la Suisse de Guillaume Tell et même Isaac Newton plusieurs fois primé à l'Exposition de la Gravitation Universelle et le peintre étourdi perd de vue son modèle et s'endort C'est alors que Picasso qui passait par là comme il passe partout chaque jour comme chez lui voit la pomme et l'assiette et le peintre endormi Quelle idée de peindre une pomme dit Picasso et Picasso mange la pomme et la pomme lui dit Merci et Picasso casse l'assiette et s'en va souriant et le peintre arraché à ses songes comme une dent se retrouve tout seul devant sa toile inachevée avec au beau milieu de sa vaisselle brisée les terrifiants pépins de la réalité.
Auteur : J. PREVERT Paroles
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Fin ... car j'ai faim.........66 (doublesix)
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
novembre 14, 2008 07:06
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Merci doublesix...j'ai dégusté en souriant les sardines et la pomme. Permets-moi d'ajouter à ce menu pour l'étoffer un peu, de la soupe avec le pape et du vin sans origine, mais... qu'importe le flacon pourvu que.....etc.
Et le poème quoi ! C'est des mots sur la page C'est des morts sous les pas Des sons dans l'insondable ! Des sous pour les soudards Du doux pour les oukases Du destin, et du fou Pour les soiffards de l'âme ! Et le pape à la poupe Le sous-pape à la soupe Le tout est dans l'étrave Le triceps à la barre Le vin de quelle cave On embarque au départ ! Et pourquoi pleurnicher Si vous ne savez où Nicher vos pleurs, allez Zou ! et n'en parlons pas Si le coeur nous élance On nous croit sur silence
Jean-Claude Valin, "Arrhes Poétiques, 1967) ....qui a dit : "- Il était une fois... - Pas plus ?"
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doublesix 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 14, 2008 11:43
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Bonsoir Summertime,
Merci pour ton message
Tu sais ...je découvre ce site ....de façon candide.
J'aime tout simplement la poésie ...
O beau parcours de l'esprit enchanté (citation)
Voici le poème ( complet) de Catherine POZZI
O vous mes nuits, O noires attendues O pays fier , O secrets obstinés O longs regards , O foudroyantes nues O vol permis outre les yeux fermés
O grands désir , O surprise épandue O beau parcours de l'esprit enchanté O pire mal, O grâce descendue O porte ouverte oû nul n'avait passé
Je ne sais pas pourquoi je meurs et je me noie Avant d'entrer à l'éternel séjour, je ne sais pas de qui je suis la proie Je ne sais de qui je suis l'amour.
C. POZZI Poémes
Bien cordialement 66
*Ce message a été édité le Nov 14, 2008 11:52 AM par doublesix*
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
novembre 14, 2008 13:20
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Magnifique Catherine Pozzi !
Ce que j'aime d'elle aussi....
Il ressemblait à l'absolu J'ai tiré dessus Les plombs étaient en vérité La poudre était en volupté Je l'ai raté. ________________
J'ai deux corps, CHAIR-ET-SANG et PLAISIR-ET-PEINE: CHAIR-ET-SANG est un endormi, PLAISIR-ET-PEINE est comme un cri: ils sont toujours inséparables.
CHAIR-ET-SANG est un carbure d'hydrogène à très grosses molécules. PLAISIR-ET-PEINE est si ténu que Lucrèce en fit un poème. Tout le monde parle à CHAIR-ET-SANG, je ne parle qu'à PLAISIR-ET-PEINE.
CHAIR-ET-SANG paraît persister, mais suit la seconde loi de thermodynamique et finit mal. PLAISIR-ET-PEINE paraît s'anéantir à la vitesse du cadran à secondes, et il a l'immortalité.
Je quitterai CHAIR-ET-SANG un jour, emmené par PLAISIR-ET-PEINE. Mais vers où, Vierge souveraine ?
Mais que faire, pour me préserver des hasards de l'éternité ?
Catherine Pozzi (Poèmes tirés du recueil "Très haut amour"
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doublesix 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 16, 2008 03:32
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LES VIEUX AMIS
Les vieux amis sont des crocodiles qui traînent un peu partout dans la maison et qui de temps en temps vous mangent
un membre cru. Les jeudis 13 à marée haute ils se mettent sur le dos afin que l'on fasse luire comme un miroir leur ventre vertueux.
Les vieux amis sont des maisons très hautes qui cachent une partie du ciel mais font très bien dans le paysage. Les soirs d'automne leur éclairage embaume les alentours.
Les vieux amis sont des oranges blanches qu'on garde pour la soif et qui ont soif d'elles mêmes de sel.
Les vieux amis sont des princes que l'on sort à Pâques ou à la Trinité. Alors on les pique au vif pour qu'ils paient de mine et enfantent des onomatopées.
Les vieux amis sont des boutiques pleines de monde.
Les vieux amis sont des topinambours.
Les vieux mais sont des rimes riches au bout de beaux alexandrins tant soit peu caramélisés.
Les vieux amis sont des toboggans.
Les vieux amis ont les yeux tour à tour lisses et pluvieux, ils jettent feux et flammes quand on leur dit simplement or donc.
Les vieux amis sont des hirondelles.
Les vieux amis sont des lacs.
Des lacs en Forêt-Noire entourés de silence , bourrés d'échos.
Et les torrents bavards n'en savent rien; Ch......
Oh ! La-laa !
Les vieux amis frisent la dolescence et se portent comme des charmes jusqu'à ce que le compte y est.
Les vieux amis sont coîncidents, concomittants, collatéraux, Kirghises et polyglottes. Ils vont et viennent, et dans ce monde changeant il ya ce monde qui ne change pas.
Les vieux amis sont des trapèzes volants qu'on attrape n'importe quand et qui n'importe quand vous emmêlent dans un ciel plein de bulles et de flons.
Les vieux amis sentent le bon terroir, le terreau, la terre fraîchement remuée, la fosse.
Ils phosp*****nt.
On les appelle à tort vieilles branches . ce ne sont pas des vieilles branches mais des rameaux verts, aussi verts que la neige.
Les vieux amis sont des caravansérails sans fin qui se souviennent de caravansérails sans fin.
les vieux amis sont des sommets et les sommets sont des témoins oculaires, pour cela inestimables, pour cela surfaits, pour cela faciles à croquer, pour cela fleurs, pour cela frustres, pour cela faisandés, pour cela friandises, pour cela ficelles, pour cela ficelés.
Salut vieux amis de la bonne année, de la bonne souche, de la bonne cave, du bon vieux temps, de l'image d'Epinal, du poivre de Cayenne, de la potence !
Sont de pléistocènes, sont de l'avant-garde, sont patibulaires. Nous dépendons de trois empans de ces pendus et la moitié de l'oeil.
Qu'on les transpande avec des chants ! qu'on les guirlande ! qu'on les enhymme jusqu'aux Himalayas !
Auteur : Michel SEUPHOR
La vocation des mots Editions Rougerie
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ( NDR : note du rédacteur.....pour ceux qui aiment le jazz)
COLEMAN HAWKINS
Soudain Les yeux clos Le voici qui dérape au guidon de son saxophone Il brûle Du mal des Ardents Et du parfum des corolles de chair Il poursuit l'ombre de son ténor A coups d'uppercuts caressants Shadow-boxing de la nuit Ses doigts express effeuillent les marguerites du métal Encore Encore un Encore un chorus, Coleman hawkins Il reprend en soufflant plus fort Renoncules tendres de ces paupiéres Encore un refrain juteux Swing it, Coleman et il balance de possession Revenu des grands fonds de Body and Soul Il se balade très haut Avec les angles invisibles de la frénésie L'air manque Danse de Saint-Guy du black bottom Vite un casque pneumatique Au loin La terre est minuscule Encore un octave plus haut Donnez-moi le bémol de cette teinte orange Au glissando des cuisses bronzées contre-ut gratte-ciel et tout à coup du fond des siècles Ton saxophone est vide dans tes mains Maintenant l'aurore peut se lever sur Manhattan Coleman Hawkins a ouvert les yeux Et il regarde comme les anges musiciens de Saint-Bavon.
Auteur Robert GOFFIN Voleur de feu Editions Universitaires
Nota : mon speudo a été choisi pour rendre hommage aux Doublesix qui m'ont fait découvrir le jazz lors d'un concert Définition (extrait) : groupe vocal français (réputation mondiale ! ) fondé en 1959. Mimi Perrin entreprend de restituer vocalement les versions instrumentales de thémes de jazz, solos compris , en reprenant toutes les voix d'une orchestration de big band. Ils ont travaillé sur les répertoires de Count Basie , Gerry Mulligan, Quincy jones .....Dizzy Gillespie...
Dictionnaire du jazz Editions: Robert Laffont...
*Ce message a été édité le Nov 16, 2008 3:36 AM par doublesix*
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Epsilon 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 16, 2008 03:40
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Merci pour ces deux belles découvertes Doublesix!
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
novembre 16, 2008 04:29
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Jubilatoires tes deux textes poétiques doublesix....et j'aurais du deviner la connotation jazzistique de ton pseudo, depuis mes 20 ans je suis une inconditionnelle du jazz et du blues...
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 16, 2008 06:07
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doublesix, devant ce concert de louanges...que dire de plus...Merci
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doublesix 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 16, 2008 07:22
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Bonjour Grim,
Merci pour ton message..mais
lorsque je me suis présenté
TU m'as accueiili avec gentillesse
TU m'as fait confaince..
un concerto à quatre mains !!!
TU m'as aidé à respecter la procédure
Aussi permets-moi de t'adresser un gros bisou et
mes trés respectueuses salutations.
doublesix
*Ce message a été édité le Nov 16, 2008 7:22 AM par doublesix*
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doublesix 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 20, 2008 04:02
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Il pleut
IL pleut -- c'est merveilleux . Je t'aime. Nous resterons à la maison : Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes Par ce temps d'arrière-saison.
Il pleut. Les taxis vont et viennent On voit rouler les autobus Et les remorqueurs sur la Seine Font un bruit.. qu'on ne s'entend plus !
C'est merveilleux : il pleut. J'écoute La pluie dont le crépitement Heurte la vitre goutte à goutte.... Et tu me souris tendrement.
Je t'aime. Oh ! ce bruit d'eau qui pleure, Qui sanglote comme un adieu. Tu vas me manquer tout à l'heure On dirait qu'il pleut dans tes yeux.
Auteur : Francis CARCO
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VA OU
(extrait)
Je pense aux personnes merveilleuses de ma vie je pense à vous mes amis mes inconnus innombrables je pense a Robert Desnos dont les yeux étaient des perles je pense à Rimbaud le jeune homme vert qui rougissait jusqu'au oreilles je pense à d'Aubigné couché avec ses pistolets
Je pense aux personnes à merveille dans ma vie mes frères loin mes potes en allés mes jamais rencontrés je pense au coeur de ma mère solitaire je pense sur la tête de mon père je pense à mes aïeux en rangs d'oignons dessous la terre je pense à ma grand-mère sempiternelle qui avait le blues toujours dans sa vieille blouse
Je pense aux personnes de merveilleuses à vie je pense à leurs coups de mains je pense à leurs coups de pieds au soleil cou coupé et à baise m'encore je pense à leurs coups de reins à leurs coups de dés
Je pense aux personnes qui me merveillent la vie d'hier à aujourd'hui et jusqu'au lendemain la merveille de leurs voix de leurs rires et chagrins je pense à eux longtemps je pense à eux très vite je pense à elles aussi je pense partout à lui
Je pense aux personnes dans ma vie merveilleusement je pense merveilleusement aux personnes de ma vie car je n'oublie personne personne et pas même moi je pense à tout le monde et m'y trouve comprise je pense a moi qui pense à vous et à merveille.
Auteur : Valérie ROUZEAU
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SOLDE
pour Aimé CESAIRE
J'ai l'impression d'être ridicule dans leurs souliers dans leurs smoking dans leur plastron dans leur faux-col dans leur monocle dans leur melon
J'ai l'impression d'être ridicule avec mes orteils qui ne sont pas faits pour transpirer du matin jusqu'au soir qui déshabille avec l'emmaillotage qui affaiblit mes membres et enlève à mon corps sa beauté de cache-sexe
J'ai l'impression d'être ridicule avec mon cou en cheminée d'usine avec ces maux de tête qui cessent chaque fois que je salue quelqu'un
j'ai l'impression d'être ridicule dans leurs salons dans leurs manières dans leurs courbettes dans leurs multiples singeries
J'ai l'impression d'être ridicule avec tout ce qu'ils racontent jusqu'à ce qu'ils vous servent l'aprés-midi un peu d'eau chaude et des gateaux enrhumés
J'ai l'impression d'être ridicule avec les théories qu'ils assaisonnent au goûts de leurs besoins de leurs passions de leurs instincts iuverts à la nuit en forme de paillasson
J'ai l'impression d'être ridicule parmi eux complice parmi eux souteneur parmi eux égorgeur les maisn affroyablement rouges du sang de leur ci-vi-li-sa-tion.
Auteur : LEON-GONTRAN DAMAS
Pigments Névralgies
Présence africaine
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 20, 2008 04:07
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très beau choix ! merci doublesix. Epsilon ayant des ennuis d'ordinateur, tu ne pourras pas lire son commentaire...
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
novembre 20, 2008 09:12
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bonjour ami, Doublesix.. je suis surprise par ton post, "Les poèmes que j'aime", aurais-tu par hasard, poser des poèmes moins apprécies par ton esprit et ton coeur? il y a quelque temps, j'ai voulu" suiter ", notre Administrateur, en poésie, autant dire jouer un remake du "Lièvre et de la tortue", effet désastreux, cela ne collait pas avec ma personnalité, et me donnait un fort sentiment d'échec.. En conclusion ,suivre, ce que son coeur aime et apprécie..la poésie ne doit être que du bonheur.. Pour cette raison, je pose un poème que j'aime beaucoup, mais il y en a tant d'autres.. comment faire un choix? L'aube ensevelie.
Plus bas encore mon amour taisons-nous Ce fruit ouvert dans le soleil Tes yeux comme l'haleine de l'aurore Comme le sel des buissons révélateurs
Taisons-nous taisons-nous il y a quelque part Un coeur qui pleure sur un coeur Pour la dernière aventure pour le déchirement total
Taisons-nous rien ne peut recommencer Il faut oublier les lampes les heures sacrées Il faut oublier les faux feux du jour Notre délice nous foudroie
Plus bas encore mon amour Ah! plus bas mon cher amour Ces choses doivent être murmurées Comme entre les deux mourants
Bientôt nous ne voudrons plus distinguer La frange des rides sur nos fronts Ah! regardons bondir les étoiles Aux justes secrets de nos doigts
Regardons ce que refuse L'or détruit du souvenir La belle chambre insolite Et ses bras d'éclairs sourds
Taisons-nous oublions tout Noyons les mots magiques Préparons nos tendres cendres Pour le grand silence inexorable.
Alain Granbois (1900-1975).
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 20, 2008 11:03
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Mais tu as raison, Marie-elisabeth, toi aussi tu as droit à tes poèmes préférés...C'est moi qui ait suggéré à doublesix le titre de ce post..Si tu as envie de te créer un post bien à toi, je suis tout à fait d'accord...De même Summertime a des tas de choses à dire en poésie. Tassin aussi a son post poétique .Je n'y vois pour moi que des avantages , à condition que nous restions dans le domaine de la poésie.
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Summertime 
Suisse
Messages : 4692
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Date du message :
novembre 20, 2008 11:57
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Double-six...un réel plaisir de découvrir tes attirances poétiques...
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Tinourson- 
Canada
Messages : 1121
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Date du message :
novembre 21, 2008 07:15
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Au Bout de Mon Âge
Aragon chanté par Ferrat
Au bout de mon âge Qu'aurais-je trouvé Vivre est un village Où j'ai mal rêvé
Je me sens pareil Au premier lourdeau Qu'encore émerveille Le chant des oiseaux Les gens de ma sorte Il en est beaucoup Savent-ils qu'ils portent Une pierre au cou
Au bout de mon âge Qu'aurais-je trouvé Vivre est un village Où j'ai mal rêvé
Pour eux les miroirs C'est le plus souvent Sans même s'y voir Qu'ils passent devant Ils n'ont pas le sens De ce qu'est leur vie C'est une innocence Que je leur envie
Au bout de mon âge Qu'aurais-je trouvé Vivre est un village Où j'ai mal rêvé
Tant pour le plaisir Que la poésie Je croyais choisir Et j'étais choisi Je me croyais libre Sur un fil d'acier Quand tout équilibre Vient du balancier
Au bout de mon âge Qu'aurais-je trouvé Vivre est un village Où j'ai mal rêvé
Il m'a fallu naître Et mourir s'en suit J'étais fait pour n'être Que ce que je suis Une saison d'homme Entre deux marées Quelque chose comme Un chant égaré
Au bout de mon âge Qu'aurais-je trouvé Vivre est un village Où j'ai mal rêvé
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