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  Famille : Révèlations poètiques.


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Auteur

Sujet : Poemes sur la mer et les marins

Dauphin42
France
Messages : 523

Date du message : décembre 20, 2011  11:27

Pour le plaisir des mots qui peignent la nature

Un coucher de soleil, en Bretagne (José M. de Hérédia)

    Les ajoncs éclatants, parure du granit,
    Dorent l'âpre sommet que le couchant allume.
    Au loin, brillante encore par sa barre d'écume,
    La mer sans fin, commence où la terre finit !

    A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
    Se tait. L'homme est rentré sous le chaume qui fume ;
    Seul l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
    A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

    Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
    Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
    De pâtres attardés ramenant le bétail.

    L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
    Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
    Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

(La nature et le rêve)






Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 3, 2008  16:44

Merveilleux poèmes de Jean de la ville de Mirmont dont Fauré avec son génie a composé ses
dernières plus belles mélodies , mais ils restent tout aussi beaux à les lire sans musique!




Le cycle intitulé L’Horizon chimérique date de l’extrême fin de la vie de Fauré (1921); composé
sur des textes de Jean de la Ville de Mirmont, un jeune poète bordelais fauché par la Première
Guerre mondiale, il constitue l’émouvante rencontre entre un musicien de près de 80 ans et un
poète d’une vingtaine d’années seulement. Les deux premières mélodies, tout comme la dernière,
sont consacrées au thème de la mer, porteuse de rêves et d’espoirs, alors que la troisième
mélodie, d’une délicate couleur blanche, évoque la lune qui apaise les âmes troublées


L’Horizon chimérique op. 118 [Jean de la Ville de Mirmont]


1.La Mer est infinie

La Mer est infinie et mes rêves sont fous.
La mer chante au soleil en battant les falaises
Et mes rêves légers ne se sentent plus d'aise
De danser sur la mer comme des oiseaux soûls.
Le vaste mouvement des vagues les emporte,
La brise les agite et les roule en ses plis;
Jouant dans le sillage, ils feront une escorte
Aux vaisseaux que mon cœur dans leur fuite a suivis.
Ivres d'air et de sel et brûlés par l'écume
De la mer qui console et qui lave des pleurs
Ils connaîtront le large et sa bonne amertume;
Les goélands perdus les prendront pour des leurs.


2.Je me suis embarqué

Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse
Et roule bord sur bord et tangue et se balance.
Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins;
Les vagues souples m'ont appris d'autres cadences
Plus belles que le rythme las des chants humains.
À vivre parmi vous, hélas ! avais-je une âme ?
Mes frères, j'ai souffert sur tous vos continents.
Je ne veux que la mer, je ne veux que le vent
Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames.
Hors du port qui n'est plus qu'une image effacée,
Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux.
Je ne me souviens pas de mes derniers adieux...
Ô ma peine, ma peine, où vous ai-je laissée?


3. Diane, Séléné

Diane, Séléné, lune de beau métal,
Qui reflète vers nous, par ta face déserte,
Dans l'immortel ennui du calme sidéral,
Le regret d'un soleil dont nous pleurons la perte.
Ô lune, je t'en veux de ta limpidité
Injurieuse au trouble vain des pauvres âmes,
Et mon cœur, toujours las et toujours agité,
Aspire vers la paix de ta nocturne flamme.


4. Vaisseaux, nous vous aurons aimés

Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte;
Le dernier de vous tous est parti sur la mer.
Le couchant emporta tant de voiles ouvertes
Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.
La mer vous a rendus à votre destinée,
Au-delà du rivage où s'arrêtent nos pas.
Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées;
Il vous faut des lointains que je ne connais pas.
Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.
Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d'effroi,
Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,
Car j'ai de grands départs inassouvis en moi.

JEAN DE LA VILLE DE MIRMONT

Dauphin42
France
Messages : 523

Date du message : juillet 3, 2008  17:35

L'HOMME ET LA MER (Charles Baudelaire)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié, ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !

(Les fleurs du mal)

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  00:20

POur Baudelaire, il faut fuir à tout prix ce monde devenu trop moche , trop matérialiste, s'en
éloigner au plus tôt pour aller découvrir d'autres valeurs ,d'autres beautés, une nouvelle
innocence, bref un nouveau paradis! Magnifique poème qui suit , un de ses plus beaux pour moi!



Moesta et errabunda

Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
- Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

Charles Baudelaire








Summertime
Suisse
Messages : 4692

Date du message : juillet 4, 2008  03:36

Beau sujet de post Dauphin ! et poème superbe ! Merci de l'avoir initié....
Moii qui suis fille des montagnes suisses...je me sens
vraiment dépaysée !

Summertime

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : juillet 4, 2008  03:40

oui, Dauphin, belle idée...pour moi qui vit en bretagne au bord de la mer...j'apprécie
particulièrement

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : juillet 4, 2008  03:58

par charles Trenet


La mer

Qu'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie

La mer
Au ciel d'été confond
Ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergère d'azur
Infinie

Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées

La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercé mon cœur pour la vie

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  04:14

J'ai mis ce poème sur un autre post , mais il me plaît beaucoup et l'auteur ne m'est pas connu,
d'ailleurs un poème peut facilement correspondre à plusieurs thèmes différents comme l'amour, la
mer, la mort ou la nature, mais je vais chercher d'autres poèmes de cet auteur interessant !

Odeur marine

J'ai dans l'âme une odeur marine.

Odeur de large, odeur de plage, odeur de ports,
De vieux ports goudronneux et saurs où la marée
Délaye lentement l'ombre des grands navires...
Odeur des goémons aux capsules dorées,
Chevelures d'ambre, algues que je sens encor
Glisser, vivantes, sur ma bouche et ma mémoire ;

Coquillages gravés au long des promontoires,
Beau souvenir qui sent la mer et le soleil,
Les grands chemins marins et les syrtes profondes
O les chemins qui ne sont pas toujours pareils
Et qui s'en vont vers l'autre bout du monde !

J'ai, dans l'âme, une odeur marine.

Et vous, barques, avec vos mâts et vos cordages,
Qui découpent en carrés d'or
Le ciel, le ciel cruel et divin des voyages,
M'attendez-vous ? et dans quel port ?

Et quelle voile, pour moi seul enfin tendue,
Emportera vers l'aventure et vers la mer
Mon âme à tout jamais contumax et perdue...

Roger Dévigne


Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  05:12



1- Solo d’îles

La mer est une guitare qui pleure
L’histoire des hommes
A même les brisants
Elle remue son chant foudroyé
Au bord de la mémoire
Et nous nous souvenons
D’où nous sommes partis
Comme des orphelins
Nous habitons désormais le sel
Un terre salée
Une salaison d’îles prophétiques
Il faut oublier la douleur du départ
Les bateaux négriers
La porte du non retour
Recoudre la peau de la mer
Et inventer l’arrivée
Avec aux yeux un arc-en-ciel
Avec aux mains l’imaginaire des lendemains
La Caraïbe ne s’est jamais donnée
Songe pluriel
Elle appartient à ceux qui savent rêver
D’un métissage des douleurs
Iles tambours
Solo d’îles
Symphonie de lumières
Iles citadelles
Mémoires fascinées
La mer joue son jazz d’étincelles
Et demande aux arbres
D’inventer de nouvelles racines

Extraits de solo d'îles

****
Ernest Pépin, poète et romancier né à la Guadeloupe, est, aux côtés d'Edouard Glissant, Patrick
Chamoiseau, Raphaël Confiant, une des voix les plus puissantes des îles françaises de la Caraïbe.
Ses livres, publiés chez Gallimard. l'Harmattan, Ibis Rouge, etc, ont obtenu, successivement: le
Prix Casa de las Americas, le Prix littéraire des Caraïbes et le Prix RFO.


Summertime
Suisse
Messages : 4692

Date du message : juillet 4, 2008  06:03

DIMANCHE DE POISSONS

Et puis un jour vient encore, un autre jour,
allonger la corde des jours perdus
à reculer sans cesse devant la montagne
des livres, des lettres, un jour

propre et net, ouvert comme un lit, un quai
à l'heure des adieux - et le mouchoir qu'on tire
est le même qu'hier, où les larmes ont séché
- un lit de pierres, et c'est là où nous sommes,

occupés à nous taire longuement,
à contempler par coeur la mer au plafond
comme les poissons rouges du bocal,
avec une fois de plus, une fois encore

tout un dimanche autour du cou.

GUY GOFFETTE (Le pêcheur d'eau "Tout un dimanche autour du cou" )

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  08:45

La mer a faim, l'homme a faim, les animaux ont faim , les poissons ont faim et nous on reste sur
notre faim après avoir lu le poème suivant!




Sacra Fames (La Faim Sacrée) 1884

L' immense mer sommeille. Elle hausse et balance
Ses houles où le ciel met d' éclatants îlots.
Une nuit d' or emplit d' un magique silence
La merveilleuse horreur de l' espace et des flots.

Les deux gouffres ne font qu' un abîme sans borne
De tristesse, de paix et d' éblouissement,
Sanctuaire et tombeau, désert splendide et morne
Où des millions d' yeux regardent fixement.

Tels, le ciel magnifique et les eaux vénérables
Dorment dans la lumière et dans la majesté,
Comme si la rumeur des vivants misérables
N' avait troublé jamais leur rêve illimité.

Cependant, plein de faim dans sa peau flasque et rude,
Le sinistre rôdeur des steppes de la mer
Vient, va, tourne, et, flairant au loin la solitude,
Entre-bâille d' ennui ses mâchoires de fer.

Certes, il n' a souci de l' immensité bleue,
Des trois rois, du triangle ou du long scorpion
Qui tord dans l' infini sa flamboyante queue,
Ni de l' ourse qui plonge au clair septentrion.

Il ne sait que la chair qu' on broie et qu' on dépèce,
Et, toujours absorbé dans son désir sanglant,
Au fond des masses d' eau lourdes d' une ombre épaisse
Il laisse errer son oeil terne, impassible et lent.

Tout est vide et muet. Rien qui nage ou qui flotte,
Qui soit vivant ou mort, qu' il puisse entendre ou voir.
Il reste inerte, aveugle, et son grêle pilote
Se pose pour dormir sur son aileron noir.

Va, monstre ! Tu n' es pas autre que nous ne sommes,
Plus hideux, plus féroce, ou plus désespéré.
Console-toi ! Demain tu mangeras des hommes,
Demain par l' homme aussi tu seras dévoré.

La faim sacrée est un long meurtre légitime
Des profondeurs de l' ombre aux cieux resplendissants,
Et l' homme et le requin, égorgeur ou victime,
Devant ta face, ô mort, sont tous deux innocents.


Par Leconte de Lisle .Extrait Des Poèmes Tragiques

Summertime
Suisse
Messages : 4692

Date du message : juillet 4, 2008  10:02

Connu, mais si délicieux.... et l'un de mes préférés que ce
poème de Jacques Prévert...

SABLES MOUVANTS

Démons et merveilles
vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  10:06

Encore un poème de Jean de la ville de Mirmont, tiré de l'Horizon chimèrique, tellement c'est beau

*****


Ô mes moulins à vent, ô mes vaisseaux à voiles,
Qu’est-ce que l’on a fait de vos âmes de toile ?
Que reste-t-il de vous, hors ces tristes pontons,
Mes frégates, mes avisos et mes corvettes ?
A quel souffle divin, vieux moulins, vous voit-on
Tourner comme ici-bas dans le ciel où vous êtes ?

On a tué bien trop de choses que j’aimais,
Desquelles c’est fini, maintenant, à jamais.
Le « mare ignotum » des vieilles mappemondes
Hante encore mon esprit à travers tous les temps.
Je songe à des marins sur les mers du levant
Qui voguaient sans savoir que la terre était ronde.

Je regrette des paysages de coteaux
Aux fleuves traversés par des ponts à dos d’âne.
La route poudroyait, comme disait sœur Anne ;
Les moulins agitaient leurs quatre bras égaux.
Qu’est-ce que l’on a fait de vos âmes de toile,
Ô mes moulins à vent, ô mes vaisseaux à voiles ?


****

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  10:15

Bonjour Dauphin,

Je vois que tu as fini par trouver la route... que tu avais un certain temps perdu,mais
lorsque l'on est marin, on finit toujours pas trouver sa voie ne saurait-ce qu'en
se guidant aux étoiles...

Un poème de Valéry Larbaud. (1881-1957)

   Océan indien

Oh, la nuit d'été tropical !
Des atolls d'étincellements émergeant d'abîmes bleuâtres !
Le Crucero flamboyant !
Oh, m'étendre sur le pont d'un grand navire
En route vers l'Insulinde,
Nu, et béer à l'infini béant sur moi.
(Mon coeur d'enfant abandonné, ô cher malade,
Mon coeur serait content de ta main à presser,
Dans cette ombre en feu de nuits
Eblouissante, où je voudrais pouvoir m'envoler.)
Sur les navires d'autrefois, tout pavoisés,
Dont la poupe était un palais aux cents fenêtres dorées,
Et que surmontait un Himalaya de toiles,
On n'avait pas, ininterrompue, cette palpitation des étoiles,
Cette vision de la Création,immensément
Silencieuse-- sur la tête, tout déroulé le firmament.
Je désire un matin de printemps, un peu grisâtre, dans la
                                                                           (chambre d'hôtel,
La fenêtre ouverte en coin sur la rue de Noailles, à l'air frais,
Et voir là-bas (cinq heures, pas encore de tramways )
Le calme Vieux Port et les bateaux du Château d'If.

Marie-Elisabeth.

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juillet 4, 2008  11:04

   
      Sous le vent (Duo, Garou et Céline Dion )

Et si tu crois que j'ai eu peur
C'est faux
Je donne des vacances à mon coeur
Un peu de repos

Et si tu crois que j'ai eu tort
Attends
Respire un peu le souffle d'or
Qui me pousse en avant.

Fais comme si j'avais pris la mer
J'ai sorti la grand'voile
Et j'ai glissé sous le vent
Fais comme si je quittais la terre
J'ai trouvé mon étoile
Je l'ai suivi un instant
Sous le vent.

Et si tu crois que c'est fini
Jamais
C'est juste une pause, un répit
Après les dangers

Et si tu crois que je t'oublie
Ecoute
Ouvre ton corps aux vents de la nuit
Ferme les yeux.

Fais comme si j'avais pris la mer
J'ai sorti la grand'voile
Et j'ai glissé sous le vent
Fais comme si je quittais la terre
J'ai trouvé mon étoile
Je l'ai suivie un instant
Sous le vent.

Fais comme si j'avais pris la mer
J'ai sorti la grand'voile
Et j'ai glissé sous le vent
Fais comme si je quittais la terre
J'ai trouvé mon étoile
Je l'ai suivie un instant.
Sous le vent...

Et si tu crois que c'est fini
Jamais
C'est juste une pause, un répit
Après les dangers

Fais comme si j'avais pris la mer,
J'ai sorti la gran'voile
Et j'ai glissé sous le vent
Fais comme si je quittais la terre,
J'ai trouvé mon étoile
Je l'ai suivi un instant?
Sous le vent... Sous les vent...

Paroles et musique : Jacques Veneruso( 2000)


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