Amicalien - Pour créer des liens et des amitiés

Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 73
Les nouveaux membres : 14
Anniversaires aujourd'hui : 29


Le forum des familles Amicaliennes



  Famille : Révèlations poètiques.


Ce sujet fait partie de la famille Révèlations poètiques.. Cette famille est semi-privée. Vous pouvez lire le contenu de cette famille mais vous devez vous y inscrire pour échanger.



Auteur

Sujet : Quand la révolte gronde.....

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : décembre 20, 2011  11:28

Bon l'attentat pâtissier je suis pas trop pour car c'est vraiment gâcher la marchandise
pour moi, mais bon, c'est marrant quand même quand on voit un petit prétentieux et
gonflé de lui-même qui reçoit une tarte en pleine poire,non?
.....

ODE À L'ATTENTAT PATISSIER

de Georges le Gloupier

Il paraît que, c'est sûr, le ridicule tue.
Tuons donc sans pitié, du premier au dernier,
Les emmerdeurs fliqueux, les gagneurs de deniers,
les intellos foireux aux théories obtuses.
Tuons sans plus tarder les sales moucherons
Qui voudraient de l'ennui être les chaperons.
Tuons les empêcheurs de rigoler en rond,
En carré, en ovale, en ce qu'il vous plaira.
Tuons tous ces salauds, ces castrateurs, ces rats,
Tuons dès à présent tous ces vils scélérats.
Tuons les cons, les flics, les collecteurs d'impôts,
Les juges, les bourreaux, les suiveurs de troupeaux,
De tous ces cancrelats trouons vite la peau.


Tuons également des patrons les suppôts
Qui se font, pour trahir, délégués syndicaux.
Tuons les militants, des fachos aux cocos,
Qui prônent pauvrement de pauvres idéaux
Et freinent nos désirs qui montent vite et haut.
Envoyons en passant la calotte au poteau:
Curés, rabbins, pasteurs, tuons ces zigotos
Ainsi que leurs alliés soi-disant marginaux
Dont la stupide foi d'esclaves paranos
Insulte nos raisons de seigneurs surpuissants,
Nous qui sommes tous dieux dans notre propre sang.
Tuons évidemment les gardiens de prisons,
Tous les politiciens, tous ceux dont l'horizon
Est de borner le nôtre à de strictes limites
Qui donnent à bouffer la liberté aux mites.


N'épargnons point, non plus, messieurs les militaires;
Immolons ces guignols et faisons-les se taire.
N'oublions pas, mourdious! de tuer les psychiatres
Qui de nos subconscients se déclarent les pâtres.
Tuons tous ceux qui croient qu'un bulletin dans une urne
Changera le merdier qui nous casse les burnes.
Tuons qui se complaît, pourvu que l'on surnage,
Dans un monde vaseux qu'en vain l'on aménage
Tuons ce qui concourt par de pâles réformes
A garder nos vécus vassaux des vieilles formes.

***

Il faut, pour réussir, donner à not' révolt'
Une force d'impact de cent milliards de volts.
Libérons nos passions! Soyons paroxystiques!
Exigeons des plaisirs hautement frénétiques!
Détruisons et brûlons tout ce qui nous empêche,
De quelconque façon, d'avoir toujours la pêche! (...)

***

Le travail est un mal, cultivons la paresse:
Au lieu de travailler, couvrons-nous de caresses!
A bas le dévouement, le goût du sacrifice,
A bas la modestie sur laquelle je pisse!
Rions, baisons, vivons, et à bas l'ascétisme
Qui mène tant de gens tout droit au crétinisme!
Mort aux institutions! Redevenons sauvages!
De tous les pisse-froid décidons le carnage!


Apprenons aux enfants à brûler leurs écoles,
A copuler entre eux, à boire de l'alcool!
Allons d'un pas coquin faire mille conquêtes
Chez les vieux occupants des maisons de retraite:
Avec eux nous ferons de folles bacchanales,
Mettant la joie au coeur, ainsi qu'au trou de balle,
De ces aïeux chenus qui si près de la tombe
Rigoleront enfin tout en faisant la bombe.
Pour combattre l'ennui soyons des flibustiers:
A son abolition donnons-nous tout entier!
Avec acharnement, ruons dans les brancards:
La guerre est déclarée contre tous les tocards!
Mais n'acceptons jamais de marcher au martyre:
Zut à tous les héros qui rêvent de souffrir!


N'omettons point, crénom! de jeter bas les grilles
Qui depuis deux mille ans constituent la famille,
Non plus que les ghettos de rigueur carcérale
Que sont les prétendues communautés tribales!
Proclamons qu'à tout coup la femme devient moche
Quand elle est transformée en pondeuse de mioches! (...)
Il arrive parfois que lors de quelque crime
De son propre bourreau complice est la victime;
N'ayons donc en ces cas nulle pitié pour elle,
Qui n'est à ses dépens qu'une bête cruelle.
Nous n'avons pas en nous les élans masochistes
Des libéraux tarés et des sots humanistes:
Soyons intolérants! Vive le terrorisme!


Nous irons jusqu'au bout de ce jusqu'au-boutisme,
Balayant devant nous ceux qui n'ont d'autre envie
Que de s'enquiquiner en disant: "C'est la vie!"
Nous voulons que la vie, justement, soit la fête,
Et pour y parvenir nous ferons place nette,
Nous sommes impatients, il est urgent de vaincre:
Nous n'avons pour l'instant pas le temps de convaincre.
Haro sur l'ennemi! Sautons-lui sur le râble!
Pas de juste milieu! Soyons déraisonnables!

***

Je crains que sur ce ton je ne m'égare (de l'Est),
Oubliant de lâcher, si je n'y prends garde, du lest.
Il me semble évident, pour abattre la bête,
Qu'il faut soigneusement la viser à la tête.
Il est donc décisif que les prioritaires,
Parmi tous les gredins qu'il faut jeter à terre,
Soient ceux qui voudraient bien penser à notre place.
De les tuer d'abord, ceux-là, ayons l'audace (...)
En leur flanquant des coups plus forts que ceux d'Hercule,
Des coups sans rémission: des coups de ridicule.

***

A moi Pieds Nickelés, Abott et Costello,
Et Laurel et Hardy, mes amis, mes poteaux!
Placée entre vos mains toute tarte à la crême
Se mue magiquement eu une arme suprême.
Rondid'jiu! gloire à vous et gloire à Mack Sennett!
Vous avez inventé, je l'affirme tout net,
L'attentat culturel le plus croquignolet,
Le plus tord-boyautant, le plus ollé-ollé,
L'attentat le plus gai auquel on s'est hissé:
C'est à vous que l'on doit l'attentat pâtissier,
Cet attentat farceur, cet attentat de rêve,
Cet attentat dont nul, jamais, ne se relève.
N'importe quel crétin, lorsqu'il est entarté,
Est comme mort, occis, à jamais écarté;
Il est atteint, de fait, au point le plus sensible,
A savoir son honneur, qui a servi de cible.

***

J'ai pour ma part, ma foi, voici quelques années,
Entrepris vaillament une ferme croisade
D'attentats pâtissiers teintés de rigolade.
Ceux qui furent visés reçurent sur le nez,
En public, brusquement, une tarte à la crême
Que j'ai tenu, bien sûr, à leur lancer moi-même.
Aucun ne s'en remit: on chercherait en vain,
Parmi ces entartés qui sont dix-huit ou vingt,
Lequel a survécu à son entartement:
Tous sont morts désormais, définitivement,
Etouffés et broyés par tant de ridicule,
Mieux enterrés sous lui que sous un monticule.


J'ai entarté d'abord Marguerit Duras,
Dont les livres m'ennuient et les films m'agacent;
Elle est vouée, depuis, pis qu'à l'anonymat,
Momifiée par les pieux Cahiers du Cinéma.
J'ai frappé peu après, pour me faire la main,
Un prénommé Henri dont le nom est Guillemin:
Ce radoteur savant, dans ses livres d'Histoire,
Prenait trop, pour mon goût, ses lecteurs pour des poires:
Depuis lors la télé ne le montre plus guère,
C'est oublié qu'il gît ou que, spectral, il erre.
Agissant une nuit au nom de Terpsichore,
D'un chorégraphe odieux le bec j'ai voulu clore.
C'était ce Stalinien de Maurice Béjart,
Aux entrechats balourds autant que ceux d'un jars:
Qui se soucie (ou là) que Béjart vive encor
Ou que les asticots aient boulotté son corps?
Autre exemple au hasard, sachez que j'ai bien ri
En entartant le groin de Marco Ferreri.
C'était sous le soleil, au festival de Cannes,
Et mon courroux grondait, ouvrant toutes ses vannes,
Contre le cinéaste ayant fait à l'esbrouffe
un certain bruit bidon avec sa Grande Bouffe:
Ferreri illico, malgré sa vaste panse,
Sous l'outrage crémeux retomba en enfance.
Il ne balbutie plus, conspué des badauds,
Que ces séniles mots: "Pipi-caca-dodo..."
Si vous les aviez vus, ces pantins culturels,
Ces Duras étriquées, ces Guillemin solennels,
Ces Béjart chichiteux, ces Ferreri ventrus,
Plus grotesques encor que nul ne l'aurait cru,
Si vous les aviez vus dégoulinants de crème,
La pâte du gâteau souillant leurs faces blêmes,
Si vous les aviez vus demeurer, ahuris,
Bras ballants face à moi, oh! que vous auriez ri!
Sachez-le, sacrebleu! c'est bien de ridicule
Que sous mes coups tarteux sont mortes ces crapules.

***

Mais il ne faudrait point, car se serait dommage,
Dormir sur ces lauriers: aussi, ferais-je un gage.
Je vais non seulement repartir en croisade,
Frappant ici et là au gré de mes balades,
Provoquant la terreur très pâtissièrement
En lançant mes gâteaux imperturbablement,
Mais je vais de surcroît multiplier mes cibles
Et m'en prendre à tous ceux que j'estime nuisibles.
En toute heure, en tout lieu, je surgirai de l'ombre,
Et jetterai, vengeur, des tartes en grand nombre.
Je frapperai partout, nul ne m'échappera.
Je serai sans pitié: on verra c'qu'on verra!

***

Si ça ne suffit pas, ma patience a des bornes:
Je prendrai aussitôt le taureau par les cornes,
Et d'onctueux étrons seront bien plus utiles
Que de la Chantilly sur mes chers projectiles.

***

Mais si malgré cela quelques crétins s'avèrent
De mériter encor châtiment plus sévère,
Ma fureur désormais n'aura plus de limite:
J'emploierai des gâteaux truffés de dynamite!


Georges Le Gloupier, 1981

............
On parle beaucoup et avec raison d'ailleurs,de Simone de Beauvoir ,en ce moment et de
son combat pour le féminisme et les femmes mais n'oublions la grande Olympe de
Gouges qui sous la Révolution déclarait!
Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui
ôteras du moins pas ce droit. Dis-moi : qui t’a donné le souverain empire d’opprimer
mon sexe ? ta force ? tes talents ? Observe la nature dans toute sa grandeur, dont tu
sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire
tyrannique .

    Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup
d’oeil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence
quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu le peux, les sexes de
l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent
avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel.

    L’homme s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de
sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la
plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés
intellectuelles, qui prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne
rien dire de plus.

Olympe de GOUGES Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, préambule
(1791)         

.........
Au même moment le Marquis de sade récemment liberé de La Bastille, s'attaquait à la
proprièté!hum!
Dans un pamphlet de 1795, le marquis de Sade s’adresse aux représentants du peuple
qui viennent d’inscrire le droit de propriété (articles 2 et 17) dans la déclaration des Droits
de l’Homme et du Citoyen (1789)…

A Dieu ne plaise que je veuille attaquer ou détruire ici le serment du respect des
propriétés, que vient de prononcer la nation : mais me permettra-t-on quelques idées sur
l’injustice de ce serment ? Quel est l’esprit d’un serment prononcé par tous les individus
d’une nation ? N’est-il pas de maintenir une parfaite égalité parmi les citoyens, de les
soumettre tous également à la loi protectrice des propriétés de tous ? Or, je vous
demande maintenant si elle est bien juste, la loi qui ordonne à celui qui n’a rien de
respecte celui qui a tout. Quels sont les éléments du pacte social ? Ne consiste-t-il pas à
céder un peu de sa liberté et de ses propriétés pour assurer et maintenir ce que l’on
conserve de l’un et de l’autre ?

      Toutes les lois sont assises sur ces bases ; elles sont les motifs des punitions
infligées à celui qui abuse de sa liberté. Elles autorisent de même les impositions ; ce
qui fait qu’un citoyen ne se récrie pas lorsqu’on les exige de lui, c’est qu’il sait qu’au
moyen de ce qu’il donne, on lui conserve ce qui lui reste ; mais, encore une fois, de quel
droit celui qui n’a rien s’enchaînera-t-il sous un pacte qui ne protège que celui qui a tout ?
Si vous faites un acte d’équité en conservant, par votre serment, les propriétés du riche,
ne faites-vous pas une injustice en exigeant ce serment du « conservateur » qui n’a
rien ? Quel intérêt celui-ci a-t-il à votre serment ? Et pourquoi voulez-vous qu’il promette
une chose uniquement favorable à celui qui diffère autant de lui par ses richesses : un
serment doit avoir un effet égal sur tous les individus qui le prononcent ; il est impossible
qu’il puisse enchaîner celui qui n’a aucun intérêt à son maintien, parce qu’il ne serait
plus alors le pacte d’un peuple libre : il serait l’arme du fort sur le faible, contre lequel
celui-ci devrait se révolter sans cesse ; or c’est ce qui arrive dans le serment du respect
des propriétés que vient d’exiger la nation ; le riche seul y enchaîne le pauvre, le riche
seul a l’intérêt au serment que prononce le pauvre avec tant d’inconsidération qu’il ne voit
pas qu’au moyen de ce serment, extorqué à sa bonne foi, il s’engage à faire une choses
qu’on ne peut pas faire vis-à-vis de lui.



SADE Français, encore un effort si vous voulez être républicains, 1795


......





-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : janvier 11, 2008  06:13

bravo georges le Gloupier ! il me vient parfois de ces envies entartrer !

Epsilon
Modérateur
France

Date du message : décembre 14, 2008  08:05

*

Mouetterieuse2
France
Messages : 961

Date du message : décembre 14, 2008  11:58

... J'en rêve, juste un personnage, juste une fois, juste une tarte... et je pourrai vieillir en
paix , avec la conscience du travail bien fait et du devoir accompli !

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : décembre 14, 2008  12:26

je l'ai déjà fait ! avec un plat de purée de pommes de terre . ! c'était pas mal non plus...

-grimalkin-
Admin famille
France

Date du message : septembre 1, 2009  03:28

défoulez-vous ! défoulons nous !

doublesix
Modérateur
France

Date du message : avril 20, 2011  00:22


Comme Grim l'a autorisé dans ce post , défoulons nous ......hi ; hi .....

Allez , une petite provocation ....a vos lunettes !




On n’est pas sérieux quand on a 117 ans

Harcèle Cerdan


..Ça fatigue la vie ! ça fatigue ! ça harcèle car il n’y a pas que le harcèlement sexuel et le
harcèlement moral, il y a, à présent, le harcèlement artistique de ceux qui tirent trop
longtemps sur l’élastique poétique.
Pensez à Harcèle Duchamp et à son urinoir avec lequel, depuis près de cent ans, il nous
bassine le fondement. Pensez à Harcèle Proust qui nous la froufroute et refroufroute avec
ses histoires de bourges qui ne tiennent pas la route et nous fait perdre notre
temps.Pensez à Harcèle Pagnol qui depuis notre prime et tendre école nous fend le cœur
et le fan d’coule avec le même accent. Pensez à Harcèle Jouhandeau qui nous r’file sa
virago d’Elise à tout bout d’champ ou a Harcèle Aymé qui nous fait le même coup avec
sa jument verte qu’avec sa verte jument . Pensez à Harcèle Broodthaers qui nous les
gonfle à la pompette avec ses pièces à l’emporte-pièce ou ses œufs toujours cassés
correctement dans l’même restaurant !
Ah ! C’est épuisant !Préférons Harcèle Cerdan qui sans jouer les grands savants réglait
les choses plus expéditivement tout en sachant mettre des gants !

Jean-Pierre VERHEGGEN : Un Art poétique ?

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : décembre 23, 2011  13:00

Les dangers de la rue Serpente.

Je l'ai rencontrée le vendredi saint
rue Serpe Serpente
en noir
mais son coeur est habillé en arlequin
fille publique privée de public publiquement privée de vie privée
je t'ai servi de public et de privé
elle disait tout le temps
pas
avec un point d'interrogation gracile comme un écureuil
que les principes de la poésie moderne m'obligent de garder pour moi
pour elle

la fille châtelaine de la rue Serpente

Tu es comme un faux-monnayeur que l'Etat prendrait à son service
mon amour en margarine
papillon de nuit sur mon rideau de solitude
il ne serait que de t'aimer
et d'aimer le folklore de la région et de ton corps
pour calmer les ressorts de vouloir vivre ailleurs

ailleurs capitale du monde
où tu aurais des airs de poteau

pardon
tache de beauté de la rue Serpente
les cheveux de cretonne les yeux d'évantail
le nom froid et chaud comme une crème à la glace Brigitte

Je t'envie serpente à sonnettes de "tu viens"
petite grand'place de l'amour
porteuse de pain
mon coeur n'avait pas mangé depuis qu'il avait faim
d'une Brigitte les bras de boulangère

il ne serait que de te peindre en adolescente
la jupe courte comme la mémoire des Français
et de poser pour mon désir

elle a envie de se promener
je t'inviterais bien à la Garenne-Bezons chez un ami
mais tu as des habitudes
voyageuse autour d'une porte de chambre

elle a plus d'épingles à cheveux
que l'armée française n'avait de baïonnettes
Brigitte la chatte et sa gouttière
j'ai le remords de n'être pas la rue Serpente
pour la fille aux aisselles de rire
la fille onomatopée de je t'aime
fée sans uniforme

Christian Dotremont. "Oeuvres poétiques complètes"

l'enchanteur du surréalisme belge...