Certaines fables de La Fontaine ont été plagiées, tronquées, copiées ,détournées,inspirées , tout comme lui s'était inspiré des Fables d'Esope pour en faire ces petits chefs-d'oeuvre qu'elles sont devenues! Voici quelques exemples de fables connues ,par quelques auteurs qui ne manquent pas de sel sur la langue!D'abord Françoise Sagan avec sa fourmi et sa cigale fable interessante et édifiante quand on connaît quel fut le côté cigale et très joueuse de la célèbre femme écrivain!
LA FOURMI ET LA CIGALE
La Fourmi, ayant stocké
Tout l'hiver
Se trouva fort encombrée
Quand le soleil fut venu :
Qui lui prendrait ces morceaux
De mouches ou de vermisseaux ?
Elle tenta de démarcher
Chez la Cigale sa voisine,
La poussant à s'acheter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison prochaine.
" Vous me paierez, lui dit-elle,
Après l'oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Cigale n'est pas gourmande :
C'est là son moindre défaut.
" Que faisiez-vous au temps froid ?
Dit-elle à cette amasseuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je stockais, ne vous déplaise.
- Vous stockiez ? j'en suis fort aise ;
Eh bien ! soldez maintenant. "
Pierre Perret et bien d'autres se sont attaqués a transformer en argot le langage chatié de La Fontaine mais on sait bien que qui aime bien chatie bien?
LA CIGALE ET LA FOURMI (en argot par Pierre Perret)
La Cigale reine du hit-parade
Gazouilla durant tout l'été
Mais un jour ce fut la panade
Et elle n'eut plus rien à becqueter.
Quand se pointa l'horrible hiver
Elle n'avait pas même un sandwich,
À faire la manche dans l'courant d'air
La pauvre se caillait les miches.
La Fourmi qui était sa voisine
Avait de tout, même du caviar.
Malheureusement cette radine
Lui offrit même pas un carambar.
- Je vous paierai, dit la Cigale,
J'ai du blé sur un compte en Suisse.
L’autre lui dit : Z'aurez peau d'balle,
Tout en grignotant une saucisse.
- Que faisiez-vous l'été dernier ?
- Je chantais sans penser au pèze.
- Vous chantiez gratos, pauvre niaise
Eh bien guinchez maintenant !
Moralité :
Si tu veux vivre de chansons
Avec moins de bas que de hauts
N'oublie jamais cette leçon :
Il vaut mieux être imprésario ! ........
Pierre Perret s'est attaqué aussi au Corbeau et le renard voilà ce que ça donne!
LE CORBEAU ET LE RENARD P. Perret
Maître Corbeau sur un chêne mastard Tenait un from'ton dans le clapoir.
Maître Renard reniflant qu'au balcon Quelque sombre zonard débouchait les flacons
Lui dit: «Salut Corbac, c'est vous que je cherchais. A côté du costard que vous portez, mon cher, La robe du soir du Paon est une serpillière. De plus, quand vous chantez, il paraîtrait sans charre Que les merles du coin en ont tous des cauchemars.»
A ces mots le Corbeau plus fier que sa crémière, Ouvrit grand comme un four son piège à ver de terre. Et entonnant "Rigoletto" il laissa choir son calendo.
Le Renard le lui pique et dit: «Apprends mon gars Que si tu ne veux point tomber dans la panade N'esgourde point celui qui te passe la pommade...»
Moralité:
On doit reconnaître en tout cas Que grâce à Monsieur La Fontaine Très peu de chanteurs d'opéra Chantent aujourd'hui la bouche pleine.
Un autre auteur Marcus en a converti pas mal en argot, toujours ce corbeau et renard!
Corbeau-le-ballotin sur un arbre paumé, Planquait entre ses crocs un comac frodogome; Renard-le-combinard qui n'avait pas croqué, Radina en loucedé pour lui faire à l'estom,
Bavonjavour mon pot'; je n'avais pas gaffé Que tu étais si bath, et si bien balancé, Sans attiger, si tes chocottes Sont kifkif avec ta bouillotte, Tu es le plus girond des mectons du loinqué ...
A ces vann's, le corbeau se sentit chanc'tiquer; Et pour mieux faire zieuter ses crocs, Débrida son bavec, lâchant son calendos.
Le renard le briffa son casquer un rotin, Jaspinant : « Je t'ai eu avec mon baratin.» Les marles auront toujours la loi avec les caves; Ce rencard me vaut bien bien un fromag' têt' de nave.
Le corbeau répondit: « Vieille cloche, Je m'en tap', ce fromgi avait des astibloches.»
moralité
Chacun dans son loinqué, s'il veut rester peinard, Doit boucler son clapet, devant les combinards.
Enfin une troisième version dont j'aurais peine à vous dire l'auteur sinon MPFE .
Un pignouf de corbac sur un touffu planqué Se goinfrait par la fraise un coulant baraqué
Un goupil un peu morne, par la puanteur rappliqué s'aboule et lui tint à peu près ce baratin
"Eh salut vieux canari c'que t'es choucard c'que t'es michto sans charres, Si tu pousses ta gueulante aussi bien qu'es nippé t'es pour sur le mecton à la r'dresse des quinquets du quartier"
En esgourdant l'marle , l'corbac se sent plus pisser, ouvre une large fiole, laisse tomber l'pasteurisé.
Et l'ronard à fond de cale lui criave sa jaffe rapidos
Moralité : tout marle qui bonnit Vit au dépens de celui qui l'entrave
.......
Pauvre Esope, on parle toujours de lui en disant que La Fontaine l'avait inspiré mais on ne le cite que très peu, alors voilà la fourmi et le hanneton et hop!
LA FOURMI ET LE HANNETON
Par un jour d'été, une fourmi errant dans la campagne glanait1 du blé et de l'orge qu'elle mettait de côté pour s'en nourrir à la mauvaise saison. La voyant faire, un hanneton s'étonna de la trouver si dure à la tâche, elle qui travaillait à l'époque même où les autres animaux oublient leurs labeurs pour jouir de la vie. Sur le moment, la fourmi ne dit rien. Mais plus tard, l'hiver venu, quand la pluie eut détrempé les bouses, le hanneton affamé vint la trouver pour lui quémander2 quelques vivres : " O hanneton ! ", lui répondit alors la fourmi, " si tu avais travaillé au temps où je trimais et où tu me le reprochais, tu ne manquerais pas de provisions aujourd'hui. "
De même, quiconque en période d'abondance ne pourvoit3 pas au lendemain connaît un dénuement4 extrême lorsque les temps viennent à changer.
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1 - Glaner : ramasser dans les champs les produits du sol abandonnés par le propriétaire.
2 - Quémander : demander humblement et avec insistance.
3 - Pourvoir : faire des provisions.
4 - Dénuement : manque du nécessaire. ........ * *Ce message a été édité le Dec 23, 2007 1:40 PM par Epsilon*
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Voilà encore le loup et la cigogne de l'ancêtre Lafontaine , mais pour l'auteur, vous ferez peau de balle et vous repasserez les potes, inconnu au bataillon du moins pour ma pomme !hum , j'espère que vous avez pigé ,lol?
LE LOUP et LA CIGOGNE
Un loup, pour se taper la cloche, Avait dégauchi deux gigots, Quand il eut bouffé leur bidoche, Il voulu se taper les os.
L’un deux, plus mastar que ses potes, Lui resta au fond du collier, Où malgré ses grandes chocottes, Il ne put le fair’débiner.
Voyant radiner la cigogne, Il lui bava, faisant l’bon mec : « Voudrais tu me prêter ta pogne, Pour me virer c’que j’ai dans l’bec ? »
Dac-dac, laisse opérer mécolle. Et de rif, faisant gaffe aux crocs, La cigogne allongeant le col, Lui sortit l’oss’let du Gaviot.
Et maintenant, lui bonit-elle, Tu vas me raquer mon boulot. Te raquer, tu charries ma belle, Me prendrais tu pour un billot ?
Au lieu de ram’ner ta bouillotte, Tu ferais bien mieux de te calter ; Et surtout, t’estimer vergeotte, Que mésiqu’ne t’aies pas becqu’té.
Moralité : Prêter la pogne à vos poteaux, Ils voudront avoir votre peau. .
*Ce message a été édité le Dec 24, 2007 2:37 AM par Epsilon*
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