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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 15, 2011 09:21
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Jules Supervielle (16 janvier 1884….17 mai 1960)
Poète et écrivain franco uruguayen à l’écart des surréalistes, voulait proposer une poésie plus humaine et renouer ave le monde. A participé au mouvement des années 1945-1950, dominés par René Char, Henri Michaux, Saint John Perse ou Francis Ponge. Puis privilège une approche plus modeste, proche des mystères de l’univers, comme Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Jacques Dupin, Eugène Guillevic, Jean Grosjean, etc. Né à Montevideo, perd ses parents victimes du choléra. ; est élevé par son oncle. Commence à écrire à 9 ans. En 1912, s’installe à Paris. Travaille un certain temps au ministère de la guerre. mais ne cesse d’écrire. L’ensemble de son œuvre parait dans la Bibliothèque de la Pléiade en 1996. Je ne vous imposerai pas la lecture de la longue histoire de sa vie, ses amitiés et son œuvre .Je ne vous ai écrit là qu’un bref exposé. Pour tout savoir, adressez-vous à Google, bien entendu.
Un court poème pour vous mettre en appétit
Ecoute, apprendras-tu à m’écouter de loin, Il s’agit de pencher le cœur plus que l’oreille, Tu trouveras en toi des ponts et des chemins Pour venir jusqu’à moi qui regarde et qui veille.
Qu’importe en sa longueur l’Océan Atlantique ? Les champs, les bois, les monts qui sont entre nous deux ? L’un après l’autre un jour il faudra qu’ils abdiquent Lorsque de ce côté tu tourneras les eux
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-grimalkin- 
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France 
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Date du message :
octobre 26, 2007 05:05
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PRIERE A L'INCONNU
Voilà que je me surprends à t'adresser la parole, Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes Et ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes. Je regarde les autels, la voûte de ta maison, Comme qui dit simplement: voilà du bois, de la pierre, Voilà des colonnes romanes. Il manque le nez à ce saint. Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine. Je baisse les yeux sans pouvoir m'agenouiller pendant la messe, Comme si je laissais passer l'orage au-dessus de ma tête. Et je ne puis m'empêcher de penser à autre chose. Hélas ! j'aurai passé ma vie à penser à autre chose. Cette autre chose, c'est encore moi. C'est peut-être mon vrai moi-même. C'est là que je me réfugie. C'est peut-être là que tu es. Je n'aurai jamais vécu que dans ces lointains attirants. Le moment présent est un cadeau dont je n'ai pas su profiter. Je n'en connais pas bien l'usage. Je le tourne dans tous les sens, Sans savoir faire marcher sa mécanique difficile
Extrait de " La Fable du Monde" Poésie/Gallimard
*Ce message a été édité le Oct 26, 2007 5:08 AM par -grimalkin-*
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Canari07 
France
Messages : 2140
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Date du message :
octobre 27, 2007 11:56
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Nocturne en plein jour
Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux Dans l'univers obscur qui forme notre corps, Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent Nous précèdent au fond de notre chair plus lente, Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes Arrachant à la chair de tremblantes aurores.
C'est le monde où l'espace est fait de notre sang. Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants Ont du mal à voler près du cœur qui les mène Et ne peuvent s'en éloigner qu'en périssant Car c'est en nous que sont les plus cruelles plaines Où l'on périt de soif près de fausses Fontaines.
Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes, Les uns parlant parfois à l'oreille des autres.
de Jules Supervielle
Extrait de La fable du monde, édition Gallimard
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
octobre 28, 2007 12:38
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vraiment beau ce Supervielle. Il y a peu de temps que je m'y intéresse : un livre trouvé sur les quais. merci CanariJe te recommande l'exemplaire paru chez P Seghers dans les poètes d'aujourdhui à cause de la remarquable étude de Claude Roy J'ai appris entre autres qu'il était père de 6 enfants et ami d'Henri Michaux
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 2, 2007 13:19
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PRIERE A L'INCONNU Voilà que je me surprends à t'adresser la parole, Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes Et ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes. Je regarde les autels, la voûte de ta maison, Comme qui dit simplement: voilà du bois, de la pierre, Voilà des colonnes romanes. Il manque le nez à ce saint. Et au-dedans comme au-dehors, il y a la détresse humaine. Je baisse les yeux sans pouvoir m'agenouiller pendant la messe, Comme si je laissais passer l'orage au-dessus de ma tête. Et je ne puis m'empêcher de penser à autre chose. Hélas ! j'aurai passé ma vie à penser à autre chose. Cette autre chose, c'est encore moi. C'est peut-être mon vrai moi-même. C'est là que je me réfugie. C'est peut-être là que tu es. Je n'aurai jamais vécu que dans ces lointains attirants. Le moment présent est un cadeau dont je n'ai pas su profiter. Je n'en connais pas bien l'usage. Je le tourne dans tous les sens, Sans savoir faire marcher sa mécanique difficile
Extrait de " La Fable du Monde" Poésie/Gallimard
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
novembre 17, 2007 11:39
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Le souvenir
Quand nous tiendrons notre tête entre les mains Dans un geste pierreux, gauchement immortel, Non pas comme des saints comme des pauvres hommes Quand notre amour sera divisé par nos ombres,
Si jamais vous pensez à moi j’en serai sûr Dans ma tête où ne soufflera qu’un vent obscur ; Surtout ne croyez pas à de l’indifférence Si je ne vous réponds qu’au moyen du silence .
Poètes d'aujourd'hui par Claude Roy chez P.Seghers éditeur
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 25, 2007 04:42
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en complément du post d'Epsilon sur jules Supervielle
Offrande
Un sourire préalable Pour le mort que nous serons Un peu de pain sur la table E le tour de la maison. Une longue promenade A la rencontre du Sud Comme un ambulant hommage Pour l’immobile futur. E qu’un bras nous allongions Sur les mers, vers le Brésil, Pour cueillir un fruit des îles Résumant toute la terre, A ce mort que nous serons Qui n’aura qu’un peu de terre, Maintenant que par avance En nous il peut en jouir Avec notre intelligence. Notre crainte de mourir, Notre douceur de mourir.
poètes d'aujourd'hui (pierre Seghers éditeur)
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Elfiesine 
France
Messages : 6
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Date du message :
décembre 25, 2007 07:41
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Pour Marie/ canari qui va pouvoir lire d'ici quelques jours les poèmes qu'elle aime bien.
Hommage à la vie
C'est beau d'avoir élu Domicile vivant Et de loger le temps Dans un coeur continu, Et d'avoir vu ses mains Se poser sur le monde Comme une pomme Dans un petit jardin, D'avoir aimé la terre, La lune et le soleil Comme des familiers Qui n'ont pas leurs pareils, Et d'avoir confié Le monde à sa mémoire Comme un clair cavalier A sa monture noire, D'avoir donné visage A ces mots : femme, enfants, Et servi de rivage A d'errants continents, Et d'avoir atteint l'âme A petits coups de rame Pour ne l'effaroucher D'une brusque approchée, C'est beau d'avoir connu L'ombre sous le feuillage Et d'avoir senti l'âge Ramper sur le corps nu, Accompagné la peine Du sang noir de nos veines Et doré son silence De l'étoile Patience, Et d'avoir tous ces mots Qui bougent dans la tête, De choisir les moins beaux Pour leur faire un peu fête, D'avoir senti la vie Hâtive et mal aimée, De l'avoir enfermée Dans cette poésie.
Jules SUPERVIELLE
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 25, 2007 12:21
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merci Elfiesine pour Marie, et pour nous.
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 27, 2007 04:24
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Faire en sorte que l'ineffable nous devienne familier tout en gardant ses racines fabuleuses.
Il faut aussi de la féerie dans le mariage.
Il faut pourtant accepter ce que le Bon Dieu ne vous envoie pas.
Je suis un parfait honnête homme. Je me dégoûte complètement.
L'homme ne peut aboutir qu'à des à peu près.
Laissez le fruit mûrir au fond de son loisir Et sans que le pourrisse un brusque repentir.
Le silence est le meilleur avocat des morts.
Les filles - ça pose trop de problèmes, et ça ne les résout pas.
Les souvenirs sont du vent, ils inventent les nuages.
O morts n'avez-vous pas encore appris à mourir?
On voyait le sillage et nullement la barque Parce que le bonheur avait passé par là.
Quand on est riche, toutes les gaffes sont permises; elles sont même recommandées si l'on veut avoir le sentiment de sa puissance.
Voyageur, voyageur, accepte le retour, Il n'est plus place en toi pour de nouveaux visages ...
«Ah! songeait-il, vivre c'est être de plus en plus embarrassé.»
Tous droits réservés proverbes-citations © 2001
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 27, 2007 12:38
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Plein ciel
J’avais un cheval
Dans un champ de ciel
Et je m’enfonçais
Dans le jour ardent.
Rien ne m’arrêtait
J’allais sans savoir,
C’était un navire
Plutôt qu’un cheval,
C’était un désir
Plutôt qu’un navire,
C’était un cheval
Comme on n’en voit pas,
Tête de coursier,
Robe de délire,
Un vent qui hennit
En se répandant.
Je montais toujours
Et faisais des signes :
« Suivez mon chemin,
Vous pouvez venir,
Mes meilleurs amis,
La route est sereine,
Le ciel est ouvert.
Mais qui parle ainsi ?
Je me perds de vue
Dans cette altitude,
Me distinguez-vous,
Je suis celui qui
Parlait tout à l’heure,
Suis-je encor celui
Qui parle à présent,
Vous-mêmes, amis,
Êtes-vous les mêmes ?
L’un efface l’autre
Et change en montant.»
--------------------------------------- site de Sabine Dewulf
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MIETTE13 
France
Messages : 9048 
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Date du message :
décembre 27, 2007 13:28
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"Les amis inconnus"
Jules SUPERVIELLE
Il vous naît un poisson qui se met à tourner Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde, Il vous naît une étoile au-dessus de la tête, Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux Que ses sœurs de la nuit les étoiles muettes.
Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge, En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer. Il vole sur les bois, se choisit une branche Et s’y pose, on dirait qu’elle est comme les autres.
Il vous naît un ami, et voilà qu’il vous cherche Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres Et loge dans son cœur d’étranges battements Qui lui viennent des jours qu’il n’auras pas vécus.
Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence Et les mots inconsidérés, Pour les phrases venant de lèvres inconnues Qui vous touchent de loin comme balles perdues, Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.
Extrait des « amis inconnus ». 1934.
J'ai su, il y a bien longtemps, chanter ce poème, avec un enregistrement radio. Mais je n'ai pas la partition et j'ai oublié l'air en partie... dommage, la musique est à la hauteur du texte.
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
décembre 28, 2007 03:07
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un grand merci, Miette ! il et très beau ce poème !
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 27, 2008 12:36
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Grands yeux dans ce visage
Grands yeux dans ce visage, Qui vous a placés là ? De quel vaisseau sans mâts Etes-vous l'équipage ?
Depuis quel abordage Attendez-vous ainsi Ouverts toute la nuit ?
Feux noirs d'un bastingage Etonnés mais soumis A la loi des orages.
Prisonniers des mirages, Quand sonnera minuit Baissez un peu les cils Pour reprendre courage. Jules SUPERVIELLE
Mathématiques
Quarante enfants dans une salle, Un tableau noir et son triangle. Un grand cercle hésitant et sourd Son centre bat comme un tambour.
Des lettres sans mots ni patrie Dans une attente endolorie.
Le parapet dur d'un trapèze, Une voix qui s'élève et s'apaise Et le problème furieux Se tortille et se mord la queue.
La mâchoire d'un angle s'ouvre. Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?
Et tous les chiffres de la terre, Tous ces insectes qui défont Et qui refont leur fourmilière Sous les yeux fixes des garçons. Jules SUPERVIELLE
*Ce message a été édité le Feb 27, 2008 12:39 PM par -grimalkin-*
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-grimalkin- 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 29, 2008 13:18
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Lourde
Comme la Terre est lourde à porter ! L’on dirait Que chaque homme a son poids sur le dos. Les morts, comme fardeau, N’ont que deux doigts de terre, Les vivants, eux, la sphère. Atlas, ô commune misère, Atlas, nous sommes tes enfants Nous sommes innombrables, Toute seule est la Terre Et pourtant et pourtant Il faut bien que chacun la porte sur le dos, Et même quand il dort, encore ce fardeau Qui le fait soupirer au fond de son sommeil, Sous une charge sans pareille ! Plus lourde que jamais, la Terre en temps de guerre, Elle saigne en Europe et dans le Pacifique, Nous l’entendons gémir sur nos épaules lasses Poussant d’horribles cris Qui dévorent l’espace. Mais il faut la porter toujours un peu plus loin Pour la faire passer d’aujourd’hui à demain. Jules SUPERVIELLE
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