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Auteur
Sujet : Paris au mois d'octobre...
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moa |
Date du message : février 8, 2012 13:52 |
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Dimanche 2 octobre. Je vais ce dimanche dans le quartier dit des Grands Boulevards. Haussmann à son époque avait démoli les anciens quartiers et établi une suite de boulevards, tous les uns suivant les autres, afin de voir venir l'ennemi et le canonner en cas d'attaque! Je sors du Métro à "Strasbourg St Denis". Il y a des Dames prêtes à accueillir les messieurs qui paient pour ça. Je remarque qu'elles sont toutes groupées à deux ou trois à attendre le client. "Gibert Jeune" est fermé car c'est Dimanche et c'est sous la protection de son enseigne que se trouvent trois assez jolies filles. Chose étonnante, je constate qu'elles sont nombreuses mais surtout toutes habillées en noir ou noir et blanc, non maquillées et d'un maintient assez réservé! Je suppose qu'il y a une raison. Je n'ose pas demander de peur de les gêner, mais il se peut que l'une d'elles ait été tuée par un dingue et qu'elles portent ainsi le deuil en signe de manifestation muette. Boulevard de Montmartre, j'entre un moment dans le Passage du Panorama. Sur le boulevard de Bonne Nouvelle, pas loin du REX, (ou j'étais venue un soir en mai voie Césaria Evora) un SDF est assis sur un amas de sacs pleins. Il mord de bon coeur dans un énorme sandwich, au-dessus de sa pancarte où se lit: "Aidez-moi pour manger!" Cela me donne envie de rire, car il aurait plutôt besoin d'une régime pour perdre du poids!! Je prends la rue du Faubourg Saint Denis. Elle est pleine de boucheries Halal, de restaus de couscous et de commerces où l'enseigne est à la fois en Français et en langue Arabe. Au bout de la rue, un jardin public a été aménagé sur une partie de l'ancien "Enclos de St Lazare". Je reprends la rue en sens inverse. La petite rue de la Fidélité fait face à celle de Paradis... Tout un programme! Il y a aussi tout plein de ces "passages", petites rues couvertes, entre deux quartiers. Dont le passage Brady entièrement dévolu à la restauration et aux commerces indiens! La porte Saint-Denis fut érigée en 1672 par l'architecte François Blondel et le sculpteur Michel Anguier, qui ont puisé leur inspiration à la source des arcs romains, sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté. Cela conformément au souhait de Colbert d'élever des portes, monumentales entre la ville et les faubourgs. C'est en fait un arc de triomphe (inspiré par l'Arc de Titus) d'une hauteur de 50 m, qui a remplacé une porte médiévale dans la muraille de l'ancienne enceinte de Charles V . Un peu plus loin, la Porte St Martin, plus modeste, est aussi dédiée à Louis XIV par la ville de Paris en 1674, pour célébrer les victoires remportées en Franche-Comté au cours des guerres de Hollande. Je continue à suivre les boulevards en direction de la Place de la République. A la terrasse d'un salon de thé proche d'un restau asiatique, un homme fume un narguilé. Sur la très grande place de la République, il y a des travaux, et un petit jardin public très mal tenu. J'entre pour me reposer un peu et constate que les poubelles débordent et les ordures jonchent le sol. Sur les bancs autres que celui un peu cassé où je prends place, les occupants sont manifestement tous des clodos. Sur une des pelouses pelées un homme assis s'épluche consciencieusement les pieds d'une saleté effroyable! De la porte du fond de ce petit square, un jeune homme d'une trentaine d'années, de type maghrébin, arrive en tenant un grand sac à la main. Il va vers le SDF le plus proche de moi, déjà passablement alcoolisé et lui demande gentiment: "As-tu mangé aujourd'hui? Veux-tu à manger?" Il sort alors de son sac un morceau de baguette de pain qu'il ouvre en deux et tartine avec ce qui peut être du fromage fondu. Il le donne au clodo qui part avec. Voyant que je l'observe, il se tourne ensuite vers moi et me demande tout aussi gentiment: "Et vous Madame, avez-vous mangé, voulez-vous manger?" D'abord surprise, je lui réponds aimablement: " Non merci , c'est gentil, ça va, je n'ai besoin de rien." J'ai souvent dit que, me promenant dans Paris, j'ai un look quasi SDF! Là j'ai carrément été prise par ce gentil jeune homme pour une clocharde! J'en ris intérieurement! En passant je me suis dit qu'on regarde souvent les gens originaires d'Afrique du Nord comme des quémandeurs chez nous. Là ce garçon, sans doute pas né en France à son accent, fait la preuve qu'il pense à ceux qui possèdent moins que lui! Belle leçon de savoir-vivre et de morale pour nous! Je ne sais pas comment dire, mais son geste naturel d'aide concrète vers les autres m'est allé droit au coeur! Je reviens par les mêmes boulevards. Le St Martin est joyeusement encombré d'une brocante. Une Africaine y vend des poudres et colifichets "magiques" dont des coquillages, "contre le mauvais oeil." Les vendeurs d'épis de maïs grillés sont tous de type indien. Ils ont tous la même technique: un caddie de supermarché avec un brasero calé dedans, et les épis grillent dessus! Devant un Monoprix fermé car c'est Dimanche, un clodo a installé tout son attirail et se prélasse de tout son long... Entre les Dames Accueillantes toujours en place devant Gibert Jeune et le clodo devant Monoprix, quelles amusantes publicités pour ces enseignes! J'ai donc fait une balade en boucle car c'est à la même station que je reprends le Métro. A suivre.
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moa |
Date du message : octobre 20, 2011 12:21 |
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Lundi 3 octobre. Je sors du RER au "Petit Pont" de Notre Dame. Je constate que la file d'attente devant l'entrée de la cathédrale est moins longue qu'en août! Je m'amuse un moment avec les oiseaux... avant de partir dans le jardin à l'arrière de Notre Dame. Sur le pont des bateleurs, les animations sont aussi moins nombreuses qu'en août! Il n'y a que deux accordéonistes placés respectivement à chaque bout pour ne pas se faire de concurrence! Il n'y a pas de canards Col Vert sur la Seine, là où il y en avait encore il y a peu! A croire qu'ils sont payés en saison estivale par le syndicat d'initiative! Lorsque je lance du pain pour voir... il n'y a que les mouettes à rappliquer. D'abord une seule et toutes les autres! Je circule dans le coin et arrive ensuite à Beaubourg. Un nouvelle sculpture y est installée. Un immense pied noir métallique fixe, surmonté d'un bras porteur de plaques de couleurs, actionnées mollement par le vent. C'est, à mon sens, totalement sans intérêt!!! Une fois de plus je me demande combien on a donné à "l'artiste" pour une telle inutilité! Là pareillement, il y a moins d'artistes du pavé. Cependant une jeune fille blanche, assise au sol souffle dans un tube de bois clair et en sort des sons curieux, sur une seule note, mais avec des variations. Je m'approche et me pose par terre moi aussi. Au bout d'un moment je lui demande ce qu'est cet instrument. Elle m'en dit le nom mais je ne le retiens pas, c'est un nom australien! L'instrument fait partie de ceux traditionnels des Aborigènes. Je dépose une pièce sur la housse de l'instrument, ce qui déclenche de ce fait chez d'autres auditeurs le même geste... dont un petit garçon qui met... 10 centimes!!! Elle pose un moment l'instrument et chante un air traditionnel Aborigène. Je reste encore un peu à l'écouter. Au moment où je pars elle me fait un petit signe amical... A coté de Beaubourg il y a la place Igor Stravinsky. La rue qui longe cette place porte le nom amusant de Brise Miche! Cette place est pleine d'enfants sortis des écoles. Le type qui fait de grands dessins à la craie au sol de la place est toujours à son poste... Sauf lorsqu'il pleut il doit venir, il loge sûrement dans le coin. Les sculptures mobiles colorées actionnées par les jets d'eaux dans le bassin tournent sous le soleil comme au plus beau de l'été. Lorsque je reprends le Métro et ensuite le RER, c'est bourré de problèmes! Des rames sont stoppées à plusieurs reprises "pour raison de personnes descendues sur les rails"! Impossible de savoir si c'est une manif ou pas! Mais je mets deux heures à faire un trajet qui normalement se fait en moitié moins de temps! Il fait nuit lorsque je retrouve ma voiture pour rentrer! A suivre.
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Tahiti-nui |
Date du message : octobre 21, 2011 23:23 |
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n'ai plus vu la Tour Eiffel !
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moa |
Date du message : octobre 31, 2011 15:12 |
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Vendredi 14 octobre. Il fait beau, j'en profite pour repartir à Paris! Je décide de démarrer de la même station Strasbourg St Denis que quelques jours avant, mais d'aller plus avant dans le sens opposé à la place de la République. Ce n'est pas dimanche, les commerces sont ouverts et donc les Dames Accueillantes plus disséminées dans le paysage... Je retrouve une partie du trajet que j'avais déjà fait, mais les commerces étant ouverts c'est différent. Lorsque j'arrive à la rue du Sentier, je la prends. Mais l'après-midi c'est calme... Je constate avec amusement qu'une rue qui la croise porte le nom de Rue des Jeûneurs! Je vais jusqu'au carrefour avec les rues de Réaumur et Cléry, et reviens sur mes pas vers le grand boulevard. Boulevard Poissonnière, je m'offre une gaufre avec juste un peu de sucre ... Boulevard de Montmartre je retrouve le Passage des Panoramas... Plus loin je laisse Haussmann et prends le Boulevard des Italiens et le boulevard des Capucines, avec l'Olympia, jusqu'à arriver à l'Opéra. Une femme assez jeune, de type Europe Centrale, mendie en compagnie d'un chien. Son carton mentionne: "Aidez-moi pour manger, je suis seule et j'ai trois enfants." Je me demande où sont les enfants! Je suis assise pas très loin d'elle lorsque je vois un jeune homme arriver avec un sac en papier de type Mac Do. Il lui montre que c'est un sandwich et une salade en petite boîte plastique. Je la regarde dévorer avec un plaisir manifeste... J'arrive Boulevard de La Madeleine. Sur un trottoir, un escalier fermé, interdit l'entrée de ce qui furent des toilettes publiques. La décoration des murs de ces Petits Lieux, faite de carrelage, annonce fièrement en belles lettres de mosaïque: "Construit par les Etablissements Porcher. Paris-Revin, 1905." J'arrive à la grille d'entrée de l'enclos de l'église de La Madeleine. Une mendiante de type Rom, assise dans le passage de façon à ce que personne ne puisse éviter ses larges jupes étalées, tend une main sale, faisant sa demande d'une voix pleurnicheuse. Je monte l'escalier et prend la direction du côté de l'édifice en longeant les colonnes monumentales. C'est sinistre et sale! Les deux côtés de l'église sont le refuge de clodos, mais aussi , sans doute la nuit, de drogués et de prostituées... Les "divers éléments" qui jonchent le sol l'attestent, sans aucun doute possible... A l'intérieur de l'église c'est un tout autre genre. Il faut passer par ceux que j'appelle dans ce cas "Les Marchands du Temple"; avant de pouvoir réellement visiter La Madeleine. Ici l'Eglise riche fait son commerce et dehors les mendiants étalent leur misère... Cherchez l'erreur! A l'extérieur de l'église, je vois fléché vers une salle en sous-sol de La Madeleine, une exposition nommée: "Planète animale" annonçant un sculpteur Pascal Masi et une peintre, Hélène Legrand. L'entré étant libre je vais voir. L'artiste a travaillé sur les ours principalement. Ses animaux sont si doux à regarder qu'on a envie de les toucher. Mais justement, un affichage interdit de toucher les sculptures! Depuis la Madeleine je vois la Concorde, je me dirige donc en cette direction. Le soleil fait briller l'or du sommet de l'obelisque! L'Hôtel de Crillon est en réfection de "façade historique". Sur la place, il y a un autre genre de taxis à traction humaine que ceux déjà vus près de Notre Dame. Ceux-là évoquent plus les cyclopousses de Chine ou du Laos par leur style. (Car le cycliste est devant, au Viêt Nam le cycliste est derrière) Alors que ceux de l'île de la Cité m'évoquaient les "Vélos Taxis". Des cinéastes de FR 3 cherchent à faire parler des touristes. Le journaliste vient vers moi et me demande en anglais si je suis de langue anglaise... Je réponds "Non je suis française... et j'ajoute pour faire bon poids: De la banlieue!" Il répond déçu:" Ah bon, bonne journée!" J'entre au jardin des Tuileries. Je m'amuse un moment avec les canards Col Vert d'un des bassins, en leur jetant du pain. Il fait beau et il y a plein de monde partout, y compris sur les pelouses. J'arrive à l'Arc de Triomphe du Carrousel et peu après dans la cour du Louvre près de la verrière en Pyramide. Je longe le Quai du Louvre jusqu'à la Samaritaine. Même si on y trouve tout... je n'entre pas! C'est près du Pont Neuf que je reprends mon Métro... A suivre
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moa |
Date du message : novembre 7, 2011 12:15 |
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Lundi 17 Octobre. Je sors de la station de Métro au niveau du boulevard St Michel et du boulevard St Germain. Je suis tout près de l'Hôtel de Cluny, de nos jours Musée du Moyen âge. Mon Mien et moi l'avions visité il y a quelques années. Là, ils annoncent des visites thématiques spéciales pour les enfants! Je me promène dans la partie totalement publique du petit jardin attenant. Je me souviens qu'il y avait un jardin des Simples, mais je le trouve fermé par un cadenas; une pancarte indique les heures d'ouvertures, sans doute avec surveillance des plantes potagères et tisanières! Je longe le boulevard St Germain, une ruelle attire mon regard, la rue Laplace. Des boutiques d'un style d'autrefois la bordent, et je fais le cliché d'une toute petite échoppe de coiffeur, fermée. J'arrive ensuite rue de la Montagne Ste Geneviève que je monte jusqu'à l'église St Etienne du Mont. Il y a du soleil et des étudiants sont assis sur les nombreuses marches. L'histoire de l'église St Etienne du Mont se confond avec celle de l'abbaye Ste Geneviève. Edifiée sous François 1er, elle fut terminée sous Louis XIII. C'est pour compléter l'abbaye et accueillir les nombreux fidèles que cette église fut construite. Rapidement trop petite, on était pieux à l'époque, elle fut agrandie en 1492 puis en 1610 et encore en 1626! Sous la Révolution l'église a la chance d'être conservée en étant dévolue à "La Piété familiale" Sous le Second Empire elle fut restaurée par Baltard... qui n'en fit pas une halle!!! Histoire moins glorieuse, Monseigneur Sibour, alors Archevêque de Paris y fut assassiné en 1859 (si je ne fais pas erreur sur la date) Le grand buffet d'orgues date de 1631, c'est le plus grand de Paris. Il fut restauré plusieurs fois dont une fois juste après guerre par un Accordeur d'Orgues Suisse alors réputé, Henri Yersin..., un des neveux du savant Alexandre Yersin, et donc un oncle de Daniel mon mari! Juste à côté rue Clovis se trouve le Lycée Henri IV. Le Petit Lycée Henri IV lui se trouve sur la rue Clotilde (épouse de Clovis) et face à l'énorme Panthéon! Son dôme est si haut que Foucault y fit ses démonstrations de preuve de la rotation de la terre à l'aide de son fameux "pendule" qu'il avait suspendu sous la coupole! L'édifice est si peu à mon goût que je ne rêve pas du tout d'y être enterrée! Cela "tombe" bien car il n'y a aucun risque! Je me fais la remarque amusante; que dans ce quartier les gens doivent venir étudier ou travailler en trottinette, car il y en a beaucoup accrochées aux grilles, même devant le panthéon! Je continue en direction de la Contrescarpe. J'arrive sur la place. En son milieu, une fontaine avec des jets d'eau, puis un cercle de gazon faisant suite, et un cercle plus large de petits pavés gris... et des poteaux avec des chaînes évitant que des voitures roulent ou se garent dessus. Un clodo est installé dans cet espace, au beau milieu de la place, exposé au regard de tous. Lorsque je m'approche je vois qu'il y a près de lui une large surface de vomi... et d'autres choses organiques que je ne nommerai pas... Tout autour de la place, les gens sont installés à boire aux terrasses des cafés, car le soleil est encore bon... Je prends la rue du Cardinal Lemoine, afin d'aller voir "Les Arènes de Lutèce" que j'ai repérées sur mon plan de Paris! Ces arènes datent d'un siècle après JC et ont été utilisées jusqu'au III ème siècle après le même JC. Lorsque les Barbares détruisirent Lutèce, ces arènes rudimentaires et à ciel ouvert furent elles aussi en grande partie détruites. Je trouve donc ces vestiges, agrémentés d'un jardin public, dont une des entrées se fait par la rue Monge. C'est en effet en 1870 lors du creusement de cette rue que furent redécouverts les restes oubliés de ces antiquités. Vouées à la démolition complète, les ruines furent sauvées par des parisiens, qui s'opposèrent à cette perte en lançant une souscription pour le rachat, la conservation et la restauration de ces arènes. La réfection telle qu'on peut la voir de nos jours date de 1917 et est entretenue régulièrement. L'accès en est parfaitement libre, et des boullistes utilisent le sable du cirque central pour y jouer! L'été, des représentations théâtrales de plein air sont données en ce lieu. La partie des gradins non restaurés est mise en espaces verts. Il y a un "Pipiroom" , mais son état d'hygiène et de vétusté me fait croire qu'il a lui aussi connu les Barbares! Je reviens par des petites rues transversales vers la place de la Contrescarpe. Je découvre de belles résidences d'appartements anciens bien restaurés, dans des cours privées protégées par des grosses belles grilles! Je longe de haut en bas la rue Mouffetard. Le quartier est sympa, même si les commerces d'alimentation sont de plus en plus repris par des traiteurs Grecs et Asiatiques! Beaucoup de restaus, chers par ailleurs, proposent au moins une formule à 13 Euros... le midi et en semaine. Au fond d'un passage privé, se cache le petit Théâtre Mouffetard, dont les portes à cete heure, sont fermées. Au bas de la rue, j'arrive à l'église St Médard. Ce saint fut évêque de Noyon et Tournai avant d'être lié à la météorologie! Je traverse la rue Censier . Je passe devant un salon de coiffure qui annonce fièrement sur sa vitrine proposant des colorations: "Découvrez la couleur du futur"! Je me fais la réflexion que la couleur du futur pour moi ce sera blanc!!!! Je prends ensuite l'avenue des Gobelins; c'est à la station du même nom que je plonge vers mon Métro de retour... A suivre.
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moa |
Date du message : novembre 13, 2011 08:37 |
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Vendredi 21/10/2011. Je sors du Métro à Austerlitz, il fait beau mais très froid. Je vais au jardin des plantes. J'entre par la partie des plantes aromatiques et surtout médicinales. J'y lis qu'Hildegarde Fon Bigen, une Allemande, fut au Moyen Age une des premières à travailler sur l'intérêt des plantes en médecine. Elle étudia environs 500 plantes différentes et laissa des écris sur ses observations. Au 16ème siècle un médecin alchimiste du nom de Paracelle est , encore de nos jours, considéré comme le père de la toxicologie. En effet il inventa la formule: "Rien n'est poison, tout est poison, la dose fait le poison." Il détermina que le dosage dans l'utilisation des principes actifs d'une plante fait toute la différence! "Les plantes sont des usines chimiques!" Ce n'est pas moi qui le dis mais un des intéressants panneaux explicatifs qui ponctuent les plates-bandes de plantes aux vertus soignantes. J'y apprends que le Ginko Boloba, que je connais par ailleurs, est un arbre robuste, qui peut vivre des centaines d'années et résista aux effets de la bombe de Hiroshima. Je me passionne pour ces parterres de plantes dont pas mal d'entre elles sont aussi tout simplement aromatiques ou potagères. Dans les grandes serres très hautes, restaurées et chauffées , des arbres et plantes des pays exotiques sont installés comme dans une jungle. C'est magnifique et il y fait chaud. Je fais quelques clichés dont celui du tronc d'un cacaoyer en fleurs et celui de la coupe du tronc d'un conifère d'Arizona fossilisé; c'est superbe, on dirait du marbre! En sortant j'en ai d'autant plus froid! Je ne vais pas dans la galerie de Grands Reptiles, nous y étions allées avec Daniel une autre année, et il faut y consacrer au moins deux heures pour que ça vaille le prix de l'entrée. Avant de sortir dans la rue par le portail de ce côté, je regarde en détail un "potager" destiné aux enfants, mais que je trouve très intéressant aussi pour l'adulte que je suis. Je me dirige ensuite vers le quartier où se trouve tout à la fois la Grande Mosquée de Paris et un Hammam doublé d'un salon de thé. Je regarde les prix des services du hammam, c'est très cher! J'irais bien une fois pour essayer mais pas seule, de préférence avec une autre femme ayant l'habitude de ce genre d'endroit... Dans la rue, en face, il y a de belles façades d'immeubles de briques, assez bien restaurées Devant la Grande Mosquée, assises au bas du mûr, toute une brochette de femmes voilées mendient à voix haute... Cela fait un "mur des lamentations"... Une femme vend des "pains arabes". Mais lorsqu'un pigeon vient piocher dans sa marchandise au travers des sacs plastiques, elle ne se dérange pas pour le chasser... Cela ne me pousse pas à demander le prix pour acheter...ce que je voulais faire en première intention! Je lis à l'extérieur que la Grande Mosquée a été construite à partir de 1920 (ailleurs c'est écrit 1922!) , avec en partie des fonds provenant de plusieurs pays arabes, et inaugurée en 1926. Son Minaret s'élève à 26 mètres (ailleurs c'est écrit 33 mètres!) dans le ciel de Paris. Le but était à l'époque d'avoir à Paris un Institut Musulman (à présent l'Institut du Monde Arabe a pris le relais de cette fonction) et un lieu saint pour les habitants de France pratiquant l'Islam. Le terrain, celui de l'ancien hôpital de la Pitié, 75 000 M², à été donné par la ville de Paris. Les architectes Robert Fournez et Maurice Mantout, furent choisis par les responsables prévue de cette Mosquée. Des artisans algériens marocains et tunisiens ont réalisé les revêtements de marbre et de faïence, les fontaines et les portes de cèdre. Des visites sont possibles sur des horaires annoncés... sauf le vendredi, bien entendu. Il fait vraiment froid. A 16h 30 je me replie jusqu'à la station de Métro la plus proche et rentre... A suivre.
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moa |
Date du message : novembre 21, 2011 10:13 |
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Samedi 29 octobre. Je reviens dans le quartier quitté le 21 pour visiter la Grande Mosquée. Il fait moins froid et le soleil brille, même si c'est déjà la fin de saison. J'ai prévu d'avoir la "tenue correcte exigée". Pour ça j'ai une tunique assez longue sur mon pantalon et une très large écharpe mise comme il faut sur ma tête et mes épaules. Cela vaut la visite car c'est très beau. Dès l'entrée on accède à un large patio avec des jardins de plantes et arbres exotiques, des sols et murs décorés de faïences de couleurs avec des motifs, et des fontaines de marbre, hélas pas en eau. En y regardant d'un peu plus près on se rend compte que l'argent doit manquer pour entretenir ces merveilles, car c'est fissuré en bien des endroits et réparé seulement avec du ciment... Les fontaines ne coulent pas, peut-être aussi pour raison de manque d'entretien du système... Un petit jardin attenant a dû être autrefois un potager; il y reste des plantes et arbres comme des oliviers! Une belle bibliothèque, de petites cours à ciel ouvert et des salles diverses, sont agencées tout autour du très grand patio. Un local, à présent presque vide, était autrefois un dispensaire pour recevoir les fidèles malades. Elle sert encore aussi pour réaliser les circoncisions. Je vois la salle de prière des hommes mais ne trouve pas celle des femmes. Je refais un tour et finis par demander à deux femmes voilées de jolies couleurs. Elles m'expliquent que c'est la partie droite de la salle où il y a les hommes... juste derrière de lourds rideaux! Je me déchausse resserre mon foulard autour de mon visage et entre... Je m'attendais à des cloisons de bois ajourées entre la partie femmes et hommes permettant aux femmes de voir sans être vues... Mais je suis déçue. Les femmes sont totalement isolées de la grande et belle salle de prières des hommes, dans un espace beaucoup plus petit d'où elles ne voient rien des beautés de la grande salle... Si un Imam est présent, elles ne doivent pas le voir, et seulement l'entendre! Une fois dans cette salle, je m'assoie sur une chaise sans bouger pour ne pas déranger les femmes à genoux en prières. Un petit groupe, assises au sol en rond, parlent à voix basse. Il semble que la plus âgée réponde aux questions des plus jeunes. Elles me jettent un regard rapide, mais sans rien me demander. Mon amie Essma, à qui j'en parle ensuite, me précise qu'il s'agit d'une "leçon" donnée par la plus âgée aux plus jeunes. Sur la plaque commémorative apposée sur un des murs du patio, on peut lire: A la grande Mosquée de Paris en décembre 1965, le Recteur Si Hamza BOUBAKEUR, MM André CHOURAKI, Jacques NANTET et le père Michel RIQUET, se réunissent afin de rapprocher juifs, chrétiens et musulmans de France. Après avoir rédigé un manifeste commun, ils fondaient le 7 juin 1967 la Fraternité d'Abraham. Je ressors aussi discrètement que je suis entrée. Une fois dans la rue, les mendiantes qui me demandaient l'aumône en Français lorsque j'avais un chapeau, me demandent ce que je crois être la même chose... en Arabe, parce que je suis "voilée"! Si "l'habit ne fais pas le moine", j'ai l'impression, ici, que "le voile fait la Musulmane"! Je traverse le Jardin des Plantes, enlève mon foulard et remet mon chapeau. J'enfile la rue des Gobelins et arrive place d'Italie. Les petits squares du milieu de la place sont jonchés d'ordures, car les nombreuses poubelles ont été retournées par des SDF en recherche de "trésors" à récupérer. Je dépollue un peu au passage, remettant dans les poubelles ce qui devrait y être... En arrivant ici , mon but est d'aller dans le quartier chinois, chez "Thang Frères" pour faire quelques emplettes de produits asiatiques; de ceux qu'on ne trouve pas dans nos supermarchés, même au rayon "Asie." Je reprends ensuite mon Métro Place d'Italie. A Denfert, une rame arrive vide, interdite aux voyageurs, elle va directement au dépôt... En effet les wagons ont été vandalisés et toutes les vitres basses sont cassées! Il est interdit de s'approcher mais je ne suis pas la seule à vite faire un cliché! Ensuite c'est à Massy qu'il faut attendre encore. On ne nous dit pas pourquoi la rame s'arrête. Il faut attendre 20 minutes au terme desquelles ... un second train arrive, et tous les voyageurs sont priés d'en sortir pour rejoindre le nôtre! Ce n'est qu'ensuite que le train repart! Tout cela sans explications, mais on peut penser que ce n'est pas sans rapport avec le train vandalisé, peut être aussi des problèmes associés sur la voie... Au final, une fois de plus, un voyage de retour beaucoup plus long en temps que ce qu'il aurait dû être! A suivre.
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moa |
Date du message : novembre 22, 2011 14:09 |
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Dimanche 30 octobre. Jour du changement d'heure... Je retourne dans le secteur dit "des grands Boulevards" Forcément j'ai la chanson de Montand dans la tête! Les "Dames Accueillantes" sont toutes chinoises et parlent chinois entre elles... Je prends la rue du Faubourg St Martin, et finis par me trouver à la Gare de l'Est... Dans ma balade du quartier, je passe ensuite devant la grande halle couverte du Marché St Quentin. Il y a aussi quelques beaux immeubles de briques bien restaurés. Je trouve l'église à colonnes, St Vincent de Paul, dont le style n'est pas des meilleurs à mes yeux... Elle est flanquée de deux petits squares en escaliers, répartis de part et d'autre de la volée de marches qui y accèdent. Ces espaces sont squattés par des SDF... Je lis une plaque concernant "Les pigeons de Paris". Il y est dit que l'espèce la plus commune dans la capitale est le Biset de Ville, plus quelques Ramiers en moins grand nombre. Il est rappelé les dégâts fait par la prolifération de ces oiseaux , raison pour laquelle il est recommandé de ne pas les nourrir, afin d'éviter leur accroissement. La ligne 4 est en travaux. Un fois de plus il faut sortir avant la station souhaitée, prendre un bus et reprendre la suite du trajet en Métro. Hélas, au contraire de ce qui m'a été assuré, mon ticket ne passe pas le portillon lorsque je reprends le Métro pour la suite du trajet. Je suis obligée de forcer le portillon! A suivre sur... Paris au mois de Novembre.
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