Présentement sur Amicalien
Les membres en ligne : 86
Les nouveaux membres : 17
Anniversaires aujourd'hui : 29
Famille : Carnets de voyages.
Ce sujet fait partie de la famille Carnets de voyages.. Cette famille est semi-privée. Vous pouvez lire le contenu de cette famille mais vous devez vous y inscrire pour échanger.
![]()
Auteur
Sujet : Paris au mois d'août...
|
moa |
Date du message : décembre 3, 2011 12:13 |
||
|
La chanson d'Aznavour vient à l'esprit dès qu'on dit : Paris au mois d'août! A défaut de partit en vacances cet été , je me suis pas mal baladée à pied dans Paris... Mais comme j'habite à 40 kilomètres de la capitale et que je déteste conduire dans Paris, c'est tout un "voyage" pour m'y rendre! D'abord la voiture pour aller à la gare du RER , puis le train régional, puis le Métro dans la capitale pour aller au départ de la balade du jour que je choisis de faire... C'est ce que je vais vous raconter ici! Cette année, je n'ai pas attendu le premier août pour commencer à me balader dans Paris. J'ai pris ma voiture jusqu'à la station du RER, puis ligne B jusqu'à Paris Notre Dame. Une fois là je m'amuse toujours à regarder les touristes sur le parvis, dont les plus nombreux forment la file d'attente pour entrer dans la cathédrale… Il y a aussi ceux qui s'amusent avec les oiseaux. Pas seulement des pigeons, bagués ou non, aussi pas mal de moineaux et quelques autres espèces plus rares. Les volatiles sont habitués à ce que les SDF en toutes saisons et les touristes en été les nourrissent, (même si c'est théoriquement interdit!) et viennent quémander, voir carrément "voler"(dans les deux sans du terme!) , si on a la mauvaise idée de vouloir manger un sandwich ou un gâteau en cet endroit! Lorsque je vais à Paris pour me promener je porte un vieux chapeau marron en feutre mou, partiellement mité et décoloré par les intempéries déjà subies… J'avais mis des petits morceaux de pain dans le creux du dessus de mon chapeau et les oiseaux sont venus se poser pour les becqueter! Comme j'avais aussi des oiseaux sur les bras et les mains, des touristes asiatiques, amusés par le spectacle, m'ont mitraillée de photos…que je ne verrai jamais! Je suis ensuite allée à pied jusqu'à l'Hôtel de Ville. Les autres années durant l'opération Paris Plages il y avait des animations importantes, et même une fois des jardins provisoires y avaient été créés. Mais là, juste un grand bac à sable, entouré de barricades en interdisant l'accès car il y a des jeux de balles dans le sable mais certains jours et heures… pas ce mercredi. Cet endroit aménagé sans végétation et grillagé comme pour des travaux de voirie est sinistre! Pour accéder au "Pipi-room" il faut même longer les grilles et aller tout à fait en arrière! Je suis descendue sur les quais occupés par Paris Plages, et les ai arpentés dans les deux sens. Je n'y ai pas trouvé grand chose de très intéressant pour moi. J'ai quand même laissé l'adresse de mon site de contes et nouvelles au stand Bibliothèque en liberté en leur disant qu'ils peuvent utiliser mes textes pour les contes qu'ils lisent aux enfants à certaines heures. Une autre fois j'irai dans l'autre partie, autour du Bassin de la Villette où le programme semble un peu plus attractif. Encore faut-il s'y trouver le bon jour et au bon horaire… Je suis remontée au niveau du boulevard, et suis passée sur le pont des Arts. Les touristes y sont nombreux là aussi, les amoureux y accrochent des cadenas symboliques pour "lier" leur amour. J'ai toujours trouvé bizarre, que le cadenas puisse être le symbole de l'Amour! C'est pour moi comme les chaînes, "les lourdes chaînes pour toi mon Amour" du texte de Prévert ! Pourquoi l'amour devrait il être cadenassé??? J'ai continué ma balade dans le secteur, en déposant une petite pièce dans la coupelle des musiciens de rue, lorsque je trouve que leur musique va bien avec le lieu et le moment. Une animation de rue à l'accordéon ou autre instrument sur les petits ponts entre les îles et la ville, n'est pas une mauvaise chose pour le tourisme. Et c'est un petit boulot pour ceux qui n'en ont pas, et peuvent ainsi parfois se faire connaître. C'est pourquoi je mets mon obole! En traversant l'île St Louis, je fredonnais dans ma tête la chanson:" L'île St Louis en ayant marre, un jour a rompu ses amarres"… J'ai eu un peu de pluie, et mon KW plié au fond du petit sac à dos m'a dont servi… Au plus gros de l'averse nous étions plusieurs, groupés adossés à un mur, sous un bouquet de platanes. Mon vieux chapeau de feutre a cet avantage de n'être pas fragile et utile aussi bien pour le soleil que pour la pluie… et occasionnellement pour les oiseaux! Au moment de reprendre mon RER, je n'arrivais à rien avec mon ticket, lequel ne voulait pas m'ouvrir le portillon! J'ai regardé mon ticket, c'était la bonne destination pourtant! Comme les appareils à composter sont à demi vandalisées j'ai attribué ce défaut à la machine! Je n'étais pas dans une station qui vend des billets, je ne pouvais donc pas demander quel était le problème ni en acheter un autre! Devant moi des gens passaient mais avec une carte Navigo! J'ai donc profité du passage dans l'autre sens d'une personne pour me faufiler… Sans scrupule me sentant dans mon bon droit! A l'attende de la rame, j'ai regardé en détail mon ticket! Mince de mince! J'ai compris!!! L'année dernière en fin de saison j'avais acheté deux billets pour le Parc de Sceau, avec l'idée d'y aller un jour ou l'autre. Je n'y suis pas allée et les billets étaient restés, mélangés à ceux pour la capitale, dans le petit sac qui me sert à me balader dans Paris. A l'allée, j'ai dû prendre un "bon" ticket autrement je n'aurais pas pu passer les portillons de sortie dans Paris… Mais pour le retour, mon billet n'étant pas valable DANS Paris, c'est normal que le composteur me l'ait refusé!!! Une fois dans le RER, j'ai pensé que mon ticket n'était donc PAS composté et que ça pouvait me valoir des ennuis s'il y avait un contrôle… La rame étant bondée, il n'y a pas eu de contrôle…Ouf! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : aout 30, 2011 09:45 |
||
|
Le train ne s'arrêtant pas au Parc de Sceau dans ce sens, une fois arrivée à La Croix de Berny, secteur valable de mon ticket, je suis descendue sur le quai, j'ai passé la barrière de sortie et suis rentrée à nouveau en compostant mon billet… Ouf! Bis! Mais comme le train suivant finissait sa course à la gare de Massy Palaiseau… j'ai encore dû sortir pour attendre le train suivant!!! Et encore changer à Orsay! C'est ça le problème d'aller à Paris depuis là où j'habite, le temps passé en transport entre chez nous et le cœur de Paris! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 1, 2011 09:50 |
||
|
Le dernier samedi de juillet, je suis retournée à Paris, au Bassin de La Villette, cette fois! Ce bassin, creusé entre 1806 et 1809, au bout du C***** de l'Ourcq, est lui même alimenté en eau par la petite rivière du même nom. Les hivers 1810, 16, 20 et 27, ont vu les parisiens patiner sur le bassin! Qu'on ne le puisse plus n'est pas dû au "réchauffement climatique", mais à des travaux empêchant la prise en glace des eaux, gênant la navigation hivernale! Belle pièce d'eau de 800 mètres de long et 80 mètres de large. Au bout de ce c*****, et début de bassin se trouve un petit port de plaisance et une petite base nautique. A l'autre bout se trouve un autre C*****, le St Martin, dont une des passerelles est à jamais immortalisée dans le film "Hôtel du Nord"! Ce second C***** passe partiellement en sous terrain, et retrouve la Seine en traversant le Bassin de l'Arsenal, lui aussi joli petit port de plaisance! J'avais fait la balade en bateau une autre année. Il y a plein d'animations en ce moment et jusqu'au 21 août, dans le cadre de "Paris Plages", créé la première fois en l'an 2000, sur les quais de Centre Ville Ensuite , une seconde zone ne touchant pas la première a été installée autour du Bassin de La Villette. Samedi, à 15h 30 il y avait une animation de danses africaines prioritairement pour les enfants, mais les parents étaient invités à se joindre pour danser et aider les enfants A 17h, autre style; des danses d'époque 1900, présentées par une association. Il y avait une démo avec des gens costumés, lesquels invitaient ensuite à danser ceux qui le voulaient!!! Avec le sac à dos, pas commode ! Alors, je l'ai accroché à un des deux arbres... au milieu de la piste de bois, montée sur le quai à cet effet! Dans ce cas je garde seulement mon petit "sac banane" avec mes sous, mes tickets de métro, mes papiers et mes clés! Une des danses montrée pour les enfants, la "Baby polka" invitait les "parents" pour aider. Connaissant cette dans d'animation, je me suis mise en piste. J'ai ainsi fait danser un joli petit garçon d'environs huit ans! Il y avait dans les spectateurs, un homme en chemise chamarrée, le sosie de Michael Lonsdale! A un moment me trouvant proche de lui je lui ai glissé: "On a déjà dû vous le dire, vous ressemblez à Michael Lonsdale en plus jeune" Et lui, amusé m'a répondu: " Oh oui, il y a même eu un moment où on ne m'appelait plus que comme ça!" Entre temps je me suis pas mal baladée plusieurs fois autour du bassin, et plus largement autour. Il y a des travaux, comme chaque été sur la ligne RER et certaines stations de métro. De ce fait le temps de trajet est rallongé, et il faut le prévoir! Je suis rentrée vraiment tard le soir, par la faute des ces travaux, obligeant à attendre 20 minutes entres des correspondances qu'il n'y a pas besoin de prendre en temps normal! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 3, 2011 11:29 |
||
|
les c suivis de petites étoiles sont à lire : c a n a l !
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 3, 2011 11:31 |
||
|
Dimanche, le dernier jour de juillet, je suis retournée au bassin de la Villette. Je suis sortie du métro à une station que je pensais plus proche, mais c'était une erreur! Pas grave, j'adore découvrir des lieux nouveaux, à pied, lorsqu'il fait beau. Après un "tour de bassin"... pas à la nage mais à pied, je suis repartie en direction du canal St Martin que j'ai longé par la rive droite (sens du courant) jusqu'à l'endroit où il plonge sous terre... Le long d'une des maisonnettes d'éclusier, j'ai récolté des graines d'oeillets des Poètes... J'ai toujours des petits sacs en plastique dans le fond de mon sac! J'ai trouvé, au pied de certains arbres longeant le canal du côté droit, des champignons de type "boule de neige" que j'ai ramassés, sous le regard ébahis des passants, dont un couple d'anglophones! Ils m'ont demandé " pour restaurant"? J'ai dit: "Non pour manger moi-même!" Mais j'ai ensuite compris que ce monsieur ayant peu de vocabulaire français; "restaurant" pour lui est le mot pour "manger"! En effet j'ai voulu lui expliquer que c'est la même famille de champignons que le "Champignon de Paris" (et là le "véritable" champignon de Paris!!!) mais que compte tenu du lieu "pollué" je les mangerai bien lavés (même trempés) et très cuits! Le monsieur m'a dit qu'il ne comprenait pas mes explications... alors j'ai fait un effort (un gros pour moi dont l'anglais est scolaire!) pour chercher les mots, afin de tenter d'expliquer un peu mes propos! J'ai récupéré dans une des nombreuses poubelles à sac transparent, deux sacs en papier propre à poignées, originaires d'un "Mac Do". J'ai ainsi pu mettre les sacs l'un dans l'autre pour la solidité, tous mes champignons et les porter facilement. Je n'ai aucun complexe à avoir l'air de "faire les poubelles"... car je ramasse aussi des ordures que des gens jettent au sol pour les mettre, moi, dans ces poubelles! Je me suis assise au bord de l'eau, les pieds pendants proches de la surface. J'ai donné aux canards "Col Vert" en bandes, mâles et femelles, certaines avec des petits, le pain que j'avais amené dans mon sac à cet effet. Là aussi des touristes attirés , se sont précipités pour faire des photos! Comme je regardais, amusée, un homme qui s'approchait avec son appareil il m'a fait un petit signe voulant dire "merci"! Décidément cet été je vais être sur bien des photos de touristes étrangers!!! Une fois arrivée au lieu où le canal entre sous terre, j'ai alors changé de bord et suis revenue par le côté de l'Hôtel du Nord... En effet, on se souvient, dans le film, du petit dialogue entre Arletty et son "souteneur" perchés sur la passerelle qui surplombe une des écluses... Lui termine ses lamentations en assurant: "J'ai besoin de changer d'atmosphère, et mon atmosphère c'est toi!" Et elle, vexée, répond du tac au tac: "Atmosphère, atmosphère est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère!" Sur une partie de quai descendant, finissant en impasse contre le mur d'une des écluses, j'ai trouvé un lieu où je ne me promènerais peut-être pas de nuit... En effet des préservatifs usagés "décoraient" le sol... et même une seringue! En faisant une pince avec un papier plié en double, j'ai ramassé la seringue, et l'ai mise dans la poubelle proche... Cela pour éviter que des gosses se baladant dans le coin, parfois pieds nus, risquent de se blesser gravement! Je suis connue dans mon quartier, non seulement comme recycleuse mais aussi comme dépollueuse!!! Pour le retour en RER même galère que les autres jours... Sur une des banquettes, bien installé avant que j'arrive dans le train, et visiblement pas prêt à donner sa place à une des nombreuses personnes plus âgées que lui et debout... un bonze Bouddhiste, assez jeune! Même tenue, même couleur que ceux qu'on a vus au Viêt Nam, au Cambodge et au Laos... avec une couche de robe à manches en plus sous celle sans manche et dénudée sur une épaule... Il a beau ne pas faire froid en ce moment cela n'atteint tout de même pas les 35° ou 40° comme là-bas! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 8, 2011 11:38 |
||
|
Mardi 2 août, les casse-croûtes préparés dans les sacs, nous partions ma petite-fille Nelly et moi dès 11 heures pour la Cité de Sciences cette fois, où nous avions réservé deux places par Internet! Je devais passer prendre des billets de RER avant de monter dans le train... Quand c'est le gars au guichet qui me les donne ça va vite, si je dois me battre avec mes billets de banque et la machine ça peut prendre du temps!!! Nous sommes au final arrivées à destination une heure avant la séance prévue de 14h 30. Nous avons sorti notre "hors sac" pour manger sur un banc du parc à l'ombre. Ensuite nous avions le temps encore de nous promener dans ce grand espace où une des halles de Baltard a été remontée et fermée par des vitrages afin d'en faire une énorme salle close. Il y a des petits jardins à thèmes, mais hélas pas mal d'entre eux sont enfermés derrière des clôtures mobiles, et ouverts seulement le samedi et dimanche. En période scolaire cela peut se comprendre, mais au mois d'août je trouve ça dommage! Surtout que ce ne sont pas les touristes de tous pays et les Centres de Loisirs qui manquent comme visiteurs! Il y en a plein partout! Sur une des grandes pelouses, où les gens se prélassent comme à la plage, il y a quelques "sculptures" ... Dont une appelée " La bicyclette enfouie"!!!! On commence par voir un gros bloc de béton peint en noir et difficilement définissable. J'ai d'abord cru que c'était une espèce de toboggan... Puis un peu plus loin, ce qui veut être un demi guidon de vélo, et plus loin une pédale... tout ça géant et en béton. Enfin, de l'autre côté de l'allée, une portion de roue de vélo, à la même démesure que le reste. Ridicule! Quand je pense qu'on paie cher, et sûrement avec l'argent du contribuable, des "artistes" de cette trempe! J'ai envie de râler lorsqu'on nous explique, ensuite, qu'il n'y a pas d'argent pour réaliser de choses utiles à la société! Nous sommes ensuite entrés dans l'Espace Cité des enfants de 7/12 ans. Ce que nous ne savions pas, c'est qu'à 16 heures ils font sortir tout le monde obligatoirement, pour ensuite à 16h 30 faire entrer la session de 16h30. Il y a beaucoup de choses à voir et aussi beaucoup d'enfants, et donc en une heure et demie on n'a pas le temps de tout expérimenter. Dommage! Nous avions volontairement fait l'impasse sur le secteur "usine" et avons vu plus ou moins en détail les autres. Les jeux d'eau, avec la puissance de l'eau; la TV avec ce qui se passe techniquement dans les studios de télé; le jardin, avec entre autres une petite serre à papillons, une grosse fourmilière avec vraies fourmis, le thème de la communication avec entre autres des rudiments du langage des signes (LSF) des sourds-muets, et l'utilisation d'un prompteur pour un journaliste passant à l'Antenne... Mais compte tenu de l'affluence, (un groupe genre Centre de Loisirs était arrivé juste avant nous!) on ne peut pas accéder à toutes les petites expériences! Nelly était quand même contente. En sortant, après avoir pris notre goûter dans le parc, en nous servant du plan, nous avons encore arpenté ce lieu, traversé par le canal de l'Ourcq. Nelly voulait aller au Centre Equestre annoncé, mais là aussi l'espace sablé, qui doit être un manège, était vide et aucun cheval à l'horizon! Déception. Nous avons fait quelques clichés ; l'extérieur de la Géode, par exemple. Et pendant que je photographiais Nelly, elle me photographiait elle-même, ce qui l'amuse toujours! Je lui ai demandé alors si elle voulait faire autre chose en plus ou rentrer compte tenu du temps long à prévoir pour le retour. Elle avait mal aux pieds à force de piétiner et marcher. Nous avons donc repris notre métro et RER en sens inverse, ce qui nous a pris deux heures pour être revenues chez nous! Il faut vraiment être "motivé" pour aller faire quelque chose à Paris depuis chez nous, surtout en ce moment avec les retards causés par travaux sur les quais et les voies. A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 11, 2011 08:21 |
||
|
Le premier dimanche du mois d'août, pas mal de musées de Paris offrent l'entrée gratuite. Je suis donc allée visiter celui dit "Du quai Branly" dit aussi "Des arts Premiers" ... C'est magnifique et gigantesque ! Je n'en ai vu qu'une "petite partie" en y restant pourtant durant une heure et demie! En ce moment l'expo temporaire c'est la culture Maya. Dans le secteur Asie, j'ai vu exposé des hottes de vannerie, des bijoux et des tenues de femmes des Minorités de Chine, Viêt Nam et Laos dont des Hmong, et des Thaï! Cela m'a fait tout drôle de voir ça au musée, et non plus dans le pays même! Ensuite, une fois sortie, dans le jardin il y avait des activités ludiques proposées aux enfants et adultes. Dont une "oeuvre plurielle" à réaliser sur un mois par tous les intervenants, à base d'éléments recyclés proposés en utilisation libre. Se trouvaient déjà par terre des morceaux de treillage de plastique blanc attachés par des points pour qu'ils ne bougent pas, avec proposition de glisser des éléments dedans comme pour un très grand tissage... Il y avait aussi des compositions diverses pendues à des cordes tendues... Je me suis donc amusée à en rajouter... J'ai tressé une espèce de couronne avec des cordons de couleur, et des petits morceaux de branches (prises dans les buissons à côté!) et j'y ai laissé quelques rubans non tressés... L'effet a un petit air de "truc folklo" dont on ne sait quel pays! Pour ne pas reprendre le métro problématique par lequel je suis arrivée, j'ai pris la passerelle en face de la sortie du musée, et je suis allée à pied jusqu'au pont de l'Alma par l'autre rive. J'ai pu constater qu'au tunnel du pont de l'Alma, il y a toujours des fleurs pour Diana! Il y a des travaux sur certaines voies et stations de métro, je me suis donc encore trouvée confrontée à des changements obligatoires, passant par un bus pour une partie du trajet! Paris au mois d'août oui! Le Métro au mois d'août par contre, c'est moins bien! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 13, 2011 12:23 |
||
|
Jeudi 11 août, nous sommes allées à trois, à Paris. Ma fille Emilie ayant laissé son petit Yanis à Gilles, son mari, elle nous a accompagnées, Nelly et moi Parc de la Villette. Arrivées sur place, nous avons mangé notre pique nique à l'ombre sur un banc dans le parc, avec vue sur l'extérieur de la Géode. Ensuite, nous avions des billets pour voir d'abord un film sur les ours à la Géode, ensuite une exposition interactive appelée "Ombres et lumières". On y joue en effet avec les lumières... et donc aussi les ombres portées. Au sortir de l'expo, nous avons pris un petit goûter et une boisson "givrée", et fait à pied un grand tour le long du c***** de l'Ourcq. Au final, nous avons repris notre circuit à l'envers de métro train régional et voiture. Encore une bonne journée de passée! ------------------------------------------- Samedi 13 août. J'ai pris le RER à Orsay, afin de contourner le premier problème de travaux sur les voies. Dans le train, pas bondé, je suis assise auprès d'un homme blanc, et sur l'autre banquette un homme noir avec un beau port de tête. Il dira ensuite être Mauritanien. Il demande à l'homme blanc s'il peut lui prêter un stylo pour noter quelque chose, l'autre lui dit qu'il n'en a pas. Je fouille dans mon sac et lui prête le mien. Il écrit durant cinq minute et me le rend avec un "merci". Trois hommes noirs africains montent à une station plus loin, se répartissent les places libres entre l'homme blanc et le noir et discutent entre eux de la politique africaine. Le mauritanien, au bout d'un moment se mêle à leur conversation... Ils parlent de la difficulté de déloger se sa place un dictateur ou un dirigeant "incapable" (c'est le mot qu'ils répètent) en douceur, sans effusion de sang. Ils se lamentent aussi sur le fait que lorsque les puissants se dis*****nt, ce sont toujours le plus pauvres qui encaissent les privations. Ils ont vu mon intérêt pour leur conversation. Le mauritanien est amené à parler du fait que trop d'Africains arrivent en France en comptant sur l'accueil du pays, pour vivre aux frais de la société! Il détaille les faits et ce qu'il en sait. Il explique que ses soeurs sont restées au pays, seul lui est venu en France mais qu'il a tout de suite travaillé en prenant d'abord ce qui se présentait. "Il faut avoir le sens de l'honneur, c'est une honte de venir pour vivre avec le RMI!"assure-t-il. Comme il a vu que j'ai écouté avec attention leurs propos, il me regarde en disant cela. Les trois hommes montés ensembles sortent ensemble à l'entrée dans Paris. Le Mauritanien continue à me parler. Je dis alors qu'il peut se permette de faire ces critiques parce qu'il est Africain noir, mais que si c'est un français qui le dit, on lui reprochera d'être raciste! Il rétorque d'un air consterné qu'il en est conscient, et que bien des africains venant pour profiter du système le savent et s'en servent... Je me lève car c'est ma station. Je lui tends la main en disant au revoir et il me la prend avec chaleur, ajoutant "Merci." Ma station me fait voir le jour à proximité des Tuileries. Je traverse le jardin où en plus de la "Grande Roue" habituelle se trouve une fête foraine complète. Une jeune femme m'accroche en me tendant une pétition à signer... Elle me "signe" "bonjour " en LSF (Langue des Signes Françaises pour les sourds muets) . Je vois son étonnement lorsque je lui réponds de même. J'ai encore un peu de souvenirs des quelques "utilités" que j'avais apprises dans ce domaine! Je lis son papier et suis prête à signer sa pétition, lorsque je constate que c'est assorti d'une demande d'argent, sans aucune garantie de ce que cet argent devient. Je signe donc, mais avec une croix (assortie du signe NON de ma tête) sur la case "don". Elle "signe" l'expression tristesse! Comme ce signe est valable aussi pour "déception", je le signe à mon tour... et la quitte! Je sors du jardin côté Seine. Je suis descendue dans ce quartier car je veux aller voir le ponton du service de "Canauxrama". Il est dit sur un papier publicitaire pris à La Villette, que tous les jours à 14h 30, un bateau de croisière en Seine part de là pour remonter une partie de la Seine et le c***** St Martin, le bassin de La Villette jusqu'à la Cité des Sciences... Cela me plairait... Je vais voir au pont d'encrage, personne! Ni bateau ni cabane . Juste un panneau déjà pas mal peinturluré! J'ai une heure d'avance sur le présumé départ, et la pluie commence... Je vais donc me réfugier sous la verrière de l'ancienne gare d'Orsay, devenue musée du même nom. Je sors mon sandwich, je ne suis pas la seule! Les vendeurs ambulants de type indien qui proposent des bouteilles d'eau fraîche, se sont soudainement mués en vendeurs de parapluie! Ils sont organisés! Je n'ai besoin ni de l'un ni de l'autre! Une fois la pluie calmée, je retourne au ponton... Toujours rien malgré le temps qui a passé. Comme je me doutais de cette impossibilité, je commence une promenade pédestre. Je monte sur la passerelle Léopold Sedar Sanghor, un des ponts de Paris où des amoureux accrochent des cadenas dont j'ai déjà parlé plus haut. Il y a des bancs invitant à la flânerie avec regard vers la Seine. J'entends, à l'autre bout, un grand chahut et je vois un attroupement. En regardant mieux je distingue des drapeaux jaunes que des gens agitent dans le vent! Je m'approche et constate que la majorité des gens rassemblés dans cette manifestation sont des africains, homme et femmes avec enfants. L'association "Droit au Logement" est en tête et a distribué des autocollants jaunes comme les oriflammes brandis hauts. Une femme blanche hurle dans un micro des slogans scandés, que la foule répète docilement. Je m'insinue dans ce groupe et vois aussi deux drapeaux rouges de mouvements de Gauche (c'est écrit dessus) présents aussi. Puis, plus modestement, une banderole de revendications contre l'expulsion des Roms. Le cortège s'ébranle en marche lente. Je le suis durant une demie heure... Dans une des rues, quelques policiers en tenue sont alignés calmement sur le trottoir; sans doute pour parer à d'éventuels débordements. Un orateur demande aux gens de s'asseoir sur la rue et continue de lancer des appels pour les mal logés, en faisant hurler la foule à qui il fait répéter des cris du genre:" Y en a marre" ou "Sarko dehors!!" Un des meneurs blancs, excités prend un micro , et commence à lancer des slogans hostiles aux policiers en les désignant! Et la foule des africains répète docilement les invectives, sans forcément comprendre, comme elle a appris à le faire!!! Par bonheur un homme noir s'avance et prend, sans violence, le micro des mains du meneur, et scande haut et fort: "On n'est pas méchant! On est gentil!" que la foule reprend à son tour fidèlement! Ouf , situation redressée! J'ai vu ainsi de mes yeux comment un "allumé" peut faire dévier une manifestation pacifique! C'est à ce moment que je quitte le cortège. Je m'assois à l'angle d'une rue, sur les marches d'un commerce fermé, pour consulter mon plan, avec l'idée de revenir vers la Seine. Une vielle femme, la tête dans une écharpe nouée façon islamique, un sac sur le dos et une canne à la main se promène à pas menus, tendant sans conviction devant elle une boîte de conserve vide en guise de sébile. Elle me regarde un instant mais sans plus. Voyant que je fouille dans mon sac, elle s'approche. Je lui donne deux bonbons, elle me dit merci et reprend sa marche lente. Une fois que je sais où je suis, je reprends moi aussi ma promenade. La vieille femme est un peu en avant de moi. Elle a vu, en même temps que je les ai vus, deux sacs poubelle noirs, déposés depuis peu sans doute, car l'extérieur est très propre. Il sont tellement pleins à craquer que l'un d'eux l'est carrément. Il laisse voir une grosse pile de tranches de pain propre. La femme s'est avancée, a posé son sac et ouvre plus largement, à la main, l'entaille du sac noir, faisant apparaître beaucoup de tranches de pain et des restes de nourriture propres! Quel scandaleux gâchis! La femme prend à poignées comme si elle craignait que quelqu'un arrive et l'en empêche. Elle fourre le pain à même son sac ouvert! Comme j'ai toujours des sacs en plastique propres au fond de mon sac, en m'approchant d'elle je les lui tends grands ouverts. Elle les prend vite et remercie tout aussi vite. Je la sens dans l'urgence, la peur sans doute que quelqu'un lui dis***** son trésor. Elle fera assurément bon usage de mes sacs pour emballer le reste de ce qui est récupérable! Je suis redescendue en bordure de la Seine. Une femme du genre de celles qu'on dit: "du Voyage" m'arrête et me montre un anneau doré. Elle dit venir de le trouver par terre et me demande ce que je vois écrit dedans! J'y vois un vague poinçon mais l'anneau épais est trop léger pour être de l'or! Je le lui dis! Elle fait semblant de le passer à son doigt et déclare qu'il est trop petit, et me le donne... Et immédiatement elle me demande "une petite pièce pour manger"... Je lui rend l'anneau... J'ai compris; c'est un stratagème pour accrocher les femmes de qui elle veut obtenir un peu d'argent! Je constate qu'elle ne m'a rien chipé non plus car, à moins qu'on m'attaque ouvertement, mon dispositif perso anti fauche marche bien! Je traverse la Seine, en regardant simplement les lieux et les gens, comme j'aime à le faire. Une autre jeune femme sourde muette (elles sont en fait tout un groupe dans le quartier) m'accoste avec sa pétition. Je ne me dégonfle pas! Je "signe" en LSF: "Bonjour, moi, signer, là bas!!!! La fille a compris et me fait un signe d'acquiescement!!! Je descends sur le quai réservé à Paris Plages. Je me pose un moment assise, en regardant une jeune femme gonflant des ballons de couleur en forme d'animaux. Elle porte presque tout son attirail autour de sa taille très ronde. Un diadème de petits ballons bicolore décore ses cheveux blonds! Les enfants sont attirés en plus par son gentil bagout, et son petit commerce artistique marche bien. Les parents donne en effet l'Euro demandé pour chaque animal en ballon tortillé! J'ai bu toute l'eau de ma mini bouteille. Il commence à faire soif. La ville de Paris fait la publicité pour la qualité de son eau. Il y a des stands offrant des gobelets aux armes de Paris avec un fond de sirop de fruits. Je prends la file d'attente et choisit le sirop d'orgeat. Ensuite on ajoute l'eau à la fontaine "d'eau de Paris" juste à côté. Je refais "la queue" pour un second gobelet, et à la fontaine je remplis aussi ma bouteille pour le reste de la balade... Je reprends un autre pont afin d'entrer dans les îles... Sur celui que j'appelle, le petit Pont aux Bateleurs, il y en a... D'abord un marionnettiste. Je le reconnais pour l'avoir vu faire son animation devant Beaubourg à l'automne dernier. Il doit se déplacer au fur et à mesure des besoins. J'y vais de ma pièce. Plus loin une jeune fille, portant béret, robe noir et bas rouges, chante des succès d'Edith Piaf. Son accompagnement musical sort d'une petite sono juste à côté, sur laquelle se trouve aussi des CD qu'elle propose à la vente. Cela ne vaut pas Piaf mais elle est mignonne. A défaut d'acheter le CD, il y a aussi un chapeau par terre , j'ajoute ma participation. Plus loin encore un clown fait son cirque tout seul... Un pianiste est installé le dos à la rambarde du pont. De son instrument sort un son d'orgue de Barbarie... mais c'est un petit piano. Comme le coffrage de l'instrument a une style de caisse d'emballage, je lui demande entre deux morceaux: - C'est vous qui l'avez bricolé?" Il admet, avec un sourire. Je dis: - C'est pour ça qu'il a un son particulier!" Même réponse affirmative amusée. Je dépose ma pièce et lui dis: - C'est bien d'animer les rues ici, c'est un plus pour le quartier". Il prend un air dépité avec un haussement d'épaules: - Oui... mais ça n'intéresse pas les gens!" - Ben vous voyez moi ça m'intéresse! - Vous oui; mais c'est rare!" Au bout du bout du pont, un peu en retrait, sans doute pour ne pas concurrencer le piano, un accordéoniste assis par terre, joue des airs mille fois entendus au piano à bretelles... Il est absorbé, même triste. Je dépose ma pièce avant d'entrer dans le parc à l'arrière de Notre Dame. Il y a le "pipi-room" dont j'ai besoin et je le sais! Devant la cathédrale, je traverse l'éternelle file de touristes attendant l'entrée pour la visite. Je vais vers le lieu où les oiseaux attendent eux aussi qu'on les visite... Un panneau rappelle qu'il est interdit de nourrir les pigeons, sous peine d'amende, avec la raison de cette interdiction... Mais chacun fait fi du panneau, et les policiers ont d'autres chats à fouetter que de verbaliser les contrevenants! Je reprends mon RER à la station Notre Dame. Je suis tellement habituée que j'y vais quasiment les yeux fermés... Ce qui est une faute!!! Car je me trompe de quai sans m'en rendre compte! Ce n'est qu'en entendant annoncer: "La Plaine Stade de France" que je me précipite dehors! Je suis obligée, pour aller sur le quai d'en face, de sortir, et de rentrer de l'autre côté! Mais j'ai dépassé le secteur de validité de mon billet d'une station!!! La porte ne veut donc pas s'ouvrir et une voix synthétique m'annonce: " Billet non valable"! Je vois un portillon dans l'autre sens, bloqué ouvert, et j'en profite pour sortir! Je me dis que je vais acheter un ticket pour une station jusqu'à Paris et ensuite mon billet sera à nouveau valable! Mais c'est samedi et il est tard, pas de guichet ouvert! Je m'approche des portillons d'entrée pour tester mon billet. Un train arrive à quai. Un jeune gars pressé se rue juste derrière moi, je le gêne . Il a une carte d'abonnement Navigo, il ouvre le portillon , il me colle et me crie "Allez-y madame passez" ! Je suis sauvée! Je saute dans le train sans regarder s'il va bien jusqu'au bout de mon trajet, car je ne veux pas attendre l'arrivée d'un éventuel contrôleur! De fait une fois dans la rame, à la station suivante je suis dans le secteur Paris, mais c'est un RER pour Robinson. A Denfert , je sors et attends le suivant ... qui va bien à Orsay!!! Ouf! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 16, 2011 10:29 |
||
|
Lundi 15 août. Je prends le RER et le Métro avec l'idée d'aller explorer à fond le jardin du Musée du Quai Branly, ouvert en accès libre. Je ne vois pas l'entrée, laquelle se trouvait pourtant bien la dernière fois juste en face de la passerelle qui enjambe la Seine! Je réalise tout à coup que nous sommes lundi! Et donc le jour de fermeture! J'en suis restée aux nombreuses années où la fermeture des musées était le mardi! Je décide donc d'aller tout d'abord en direction de la Tour Eiffel. Je m'amuse comme toujours à regarder les touristes qui attendent avec plus ou moins de patience le moment de prendre les billets pour monter dans l'ascenseur en direction du second étage... C'est cette infernale attente statique qui me décourage toujours d'y monter moi aussi! Je fais un tour dans les jardins et traverse ensuite le pont en direction du Trocadéro. J'y grimpe comme je l'ai fait bien souvent. Là encore mon amusement est simple de regarder les gens; tous les gens, quels qu'ils soient... En cette saison il y a pas mal d'animations faites par des artistes de rues, avec une corbeille ou un chapeau bien en vue, pour inciter le spectateur à déposer son obole. Un groupe d'acrobates en skate à investi un des escaliers! Une troupe de musiciens de Andes est installé sur l'esplanade bordée de grandes statues dorées. Ce n'est pas la première fois que je les vois ici, eux ou d'autres du même style. Ils vendent des CD ainsi que quelques babioles d'artisanat. Je redescends par les jardins du côté de l'aquarium, où j'accède pour regarder les parties en visite libre. Je cherche des toilettes, pourtant fléchées dans le jardin... Mais j'ai beau descendre et monter en tous sens là où c'est fléché, impossible de les trouver... Et je me souviens que ce n'est pas la première fois que je tombe sur ce problème en ce lieu! Heureusement que ce n'est pas une urgence! Je bois de l'eau à une fontaine marquée "potable" et m'arrête sur un banc pour donner aux oiseaux, le pain que je viens de récupérer sur le dessus d'une corbeille de jardin, débordante! Je repars après ce temps de repos en direction des quais de Seine, que je longe longtemps, très longtemps... Le "Zouzou" du Pont de l'Alma a les pieds bien au sec! Au-dessus du tunnel passant sous la Seine à cet endroit , sont toujours une grande photo de Diana collée à la pierre, et des fleurs, comme si c'était une tombe! Les "Bateaux Mouche" font recette! Cette compagnie, la plus célèbre de Paris, draine manifestement tous "Tours Opérateurs! " C'est pénible de longer les quais à cet endroit complètement investi par les dizaines de gros cars alignés, ne laissant que peu d'espace pour le piéton! Je continue ma promenade. Par endroits je dois remonter au niveau de la route car il n'est pas possible de suivre le quai en continu. Mais dès que c'est possible je redescends au plus près de l'eau. Sous un des ponts, un groupe de "clodos" a franchement élu domicile. Les gars sont très organisés! Trois matelas en bon état sont installés sur des cartons formant sommier, à distances respectables l'un de l'autre! Dessus il y a une montagne de fringues et de couvertures propres et même une belle couette blanche sur l'un d'eux! Les types sont installés sur des sièges pliants à siroter de la bière et à fumer... comme j'avance entre ces installations et le bord de l'eau j'arrive à l'endroit où le bout du pont fait un angle abrité avec le mur soutenant la route au-dessus. Là c'est manifestement le "coin cuisine"! Une batterie de casseroles y est dispersée et je devine un réchaud à gaz en bouteille... Devant ce bazar, un pépère barbu et ventru se prélasse dans un vieux fauteuil en rotin ! Il fume un cigare et boit lui aussi de la bière. Près des casseroles, sont aussi alignée une kyrielle de bouteilles vides!!! Je continue ma longue promenade. J'arrive jusqu'au quai aménagé jusqu'au 21 août en "Plages". Là je sais trouver les toilettes dont je commence à avoir sérieusement besoin.... J'ai fait une sacrée trotte ! Je continue jusqu'au pont me permettant de retrouver l'île Saint Louis et ensuite celle de La Cité, et Notre Dame. Cette fois je fais bien attention à ne pas me tromper de quai! Sur la voie, trois chapeaux se sont envolés, dont un beau Panama blanc qui ne doit manifestement pas y être depuis longtemps! J'enfonce à fond le mien sur mon crâne! Ce quai est en effet plein de courants d'air! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 18, 2011 10:53 |
||
|
19 août. 2011. Natael , fils de Marie-Eve est né cette nuit à la maternité d'Orsay! C'est la dernière semaine de l'opération "Paris Plages" pour l'été 2011. Sur le dépliant donné par les "plagistes" il y a un "menu" des expos, jeux et activités proposés. Au lieu dit "Espace Guinguette" (une grande piste en bois), était annoncé: Tous les vendredis de 14h30 à 17 h, animation de danse de salon destinées aux aveugles et mal voyants avec l'aide de danseurs voyants. Cela m'intéressait et comme c'était le dernier vendredi de l'opération j'y suis allée... Arrivée sur le lieu rien... Pensant à un retard à l'allumage, je reviens une demie heure après; rien... Je croise des plagistes en polo jaune... et je leur fais remarquer le manque... Après un coup de fil de portable, ils me disent de venir avec eux voir... les polos bleus! Autre coup de fil... Il m'est dit que cette animation n'a eu lieu que LE premier vendredi! Je fais remarquer que c'est pourtant écrit sur leur document "TOUS les vendredis! La réponse est: "Ah je ne sais pas je ne l'ai pas lu! Nouveau coup de fil... Réponse : "C'est une erreur!" Je demande de noter "l'erreur" à éviter pour une autre fois! Entre temps j'ai demandé en souriant à la fille: "Les polos bleus c'est le grade au-dessus? "Oui me dit-elle, nous on fait juste l'accueil et la distribution des documents! (qu'ils n'ont donc pas lus!) Avec un peu de chance, si je me réinscris l'an prochain j'aurai peut-être droit à un polo bleu! " Elle a le regard rieur! Je fais un tour de bassin à pied lorsque je vois arriver un homme en curieux équipage! Il porte autour de la taille ce qui au premier coup d'oeil rapide peut faire penser à une bouée, genre "bouée canard"!!! D'autant qu'il porte au-dessus de lui un gros ballon rouge tenu en laisse par deux fils... Mais vu de plus près c'est un dispositif pour faire de la photo aérienne, sans avoir recours à un hélico! Le type s'approche au bord du bassin où une petite embarcation l'attend. Il lui faut de l'aide, avec son curieux attirail encombrant, pour descendre dans le bateau depuis le quai. Je suis les opérations. Une fois légèrement éloigné du bord il laisse filer les deux liens qui retiennent le ballon, lequel emporte en montant un appareil à photos. Cet appareil une fois en l'air est télécommandé par le dispositif que le photographe possède devant lui et maintenu autour de sa taille! Je monte sur la haute passerelle au-dessus du bassin pour suivre l'évolution des évènements. Je m'amuse à comprendre les signes entre le photographe, et un surveillant nautique venu dans une autre barque. Il est question de l'impossibilité qu'il y a pour le ballon de passer SOUS la passerelle!!! Donc pour le reste des clichés, l'équipage et obligé de revenir au bord, débarquer, et recommencer l'opération de l'autre côté de la passerelle!!! Sous un atelier bâché, ouvert au public, des femmes et quelques enfants sont à réaliser ce qui semble être une grande tapisserie. Le support est un canevas à grosses mailles et les femmes passent de la laine de couleur avec de grosses aiguilles. Il y a des motifs en dessins et aussi des mots, que je ne vois pas en détail car c'est à l'envers pour moi! Je ne sais où sera exposé le résultat de cette oeuvre collective, mais ça risque d'être du genre "pas mal"! Je reprends ma balade et pars, le long du c***** de l'Ourcq, en direction du Parc de la Villette. Je remarque une fresque sur un mur. C'est du style "tags" mais artistiques. Il y a une phrase difficile à lire en totalité, mais faisant référence à un Carnaval. Je regarde les bateaux, lesquels ne semblent pas êtres tous uniquement pour le tourisme, dont une grosse péniche. Il y a quelques pêcheurs. L'un d'eux utilise pour appât sur ses hameçons, des dés d'emmenthal! Je me demande ce qu'il peut bien pêcher avec ça! Une fois dans le parc de la Cité des Sciences, en passant par dessus l'écluse du c***** St Denis, je vais dans le secteur où je n'étais pas encore allée. J'entre à "La Cité de la Musique". Il y a des expos dont celle appelée "Brassens ou la Liberté." Je ne suis pas certaine que "le Georges" aurait apprécié tout ce déballage de gadgets à son effigie mis en vente! L'entrée de l'expo est payante sur réservation. Mais une partie est en accès libre, et j'en profite donc. Trop de "trucs" qui sont, à mon sens, très éloignés de l'esprit libertaire de Brassens. Y compris un concours de "reprises" par des amateurs invités à envoyer leur prestation sur le Net pour concourir! Je reprends mon métro et change à Gare du Nord pour avoir mon RER! Je dois attendre pas mal de temps sur le quai, car le premier train est pour Robinson, le second pour le dépôt (ne s'arrête pas!) le troisième pour Massy Palaiseau, le quatrième encore pour Robinson ... et enfin le suivant pour Orsay! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 21, 2011 14:01 |
||
|
21 août. C'est le dernier jour pour les activités de Paris Plages et aussi pour certaines autres en accès libre à la Cité des Sciences . Entre la sortie du RER à Notre Dame et le quai, je marche sur les trottoirs. Tout à coup un type en "skate bord" me bouscule, me fait mal à la cheville avec sa planche et tombe! Pas le moindre mot d'excuse; j'ai droit seulement à: "Merde, fais chier!" Les vélos-taxis ont refait leur apparition! Ils sont techniquement et esthétiquement plus au goût du jour que ceux du temps de "l'occupation". Il peuvent transporter, à l'abri, deux personnes assez confortablement installées. Le conducteur est à l'avant, les roues de l'engin sont de style VTT. "Sous les Ponts de Paris, lorsque descend la nuit, toutes sortes de gueux se faufilent en cachette"... dit la chanson. C'est encore valable de nos jours! Il n'est pas un pont qui n'abrite pas un "logement" plus ou moins bien aménagé! Souvent le locataire y est, même dans la journée, mais il peut être absent; sans doute "parti en courses"... Je vais donc sur le quai le long de la Seine, que j'arpente sur la totalité pour voir s'il y a des activités spéciales de dernier jour. A 15 heures, commence un bal, de style Musette. Ce n'est pas ce que je préfère, mais je vais voir tout de même. Tout à coup une Tarentelle est jouée. Je pose le plus gros mon barda par terre avec celui des autres, ne gardant sur moi que ce qui a de la valeur. Et je vais sur la piste, parce que je connais la façon dont on la fait en "Bal Trad", un peu plus sportive que ce que les gens ici ont commencé à faire, et j'ai donc mon petit succès! Malgré mon style vestimentaire non adapté au bal, je suis donc ensuite invitée à valser! Après, je vais au Bassin de La Villette, voir un autre bal annoncé pour 17h. Mais c'est le style de musique des "Boîtes de nuit", impossible pour moi! Dans la foule des badauds, deux cyclistes arrêtés discutent. L'un tient un VTT à la main, l'autre une trottinette d'un genre particulier. C'est un engin dont la roue arrière est de diamètre assez petit mais la roue avant aussi grande que celle d'un vélo de course, avec un pneu fin. Le but est de faire de la vitesse. Je regarde la machine de près et dis à son propriétaire: "En somme c'est un vélo pour régime sans "selle"! Il me précise :"Non c'est une trottinette!" en me montant l'étiquette du constructeur sur le cadre. Mais le cycliste à côté a compris le jeu de mots et se marre; de ce fait son compagnon comprend à son tour et sourit lui aussi! Je continue alors à pied jusqu'à la Cité des Sciences. Dans le parc, il y a une scène avec un concert en plein air donné par "Les fleurs noires" , un groupe de 10 femmes jouant de la musique comme annoncée: "de Buenos Aires"; des tangos principalement. Une grande piste de bois est posée sur la "prairie du cercle sud". Des amateurs éclairés, venus pour ça, exécutent les figures au son de la musique, de façon plus ou moins éblouissante, selon leur degré de connaissance de cet art! Je me pose dans l'herbe pour regarder, comme plein d'autres gens. Il est presque sept heures lorsque je quitte le parc pour reprendre le métro à la Porte de Pantin. A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 22, 2011 11:37 |
||
|
Samedi 27 août. Je sors de mon RER au Forum des halles... Je cherche une sortie à l'air libre en direction de Beaubourg... C'est la galère, je tourne en rond dans les nombreux couloirs sans rien trouver! Lorsque j'arrive à l'air libre c'est pour constater que je suis dans l'espace du "trou" des halles, et que les galeries sont autour...sans la moindre sortie directe pour l'extérieur! Il se met à tomber de l'eau "à boire debout" comme disent les Québecois! Je rentre à l'abri... Une fois l'averse calmée je tente une nouvelle sortie , mais je tourne encore pas mal en rond avant de trouver une "vraie" sortie! Je me souviens alors que ce n'est pas la première fois que je me fais piéger! Il faudra que je m'en souvienne pour ne pas recommencer une troisième fois! Je déambule dans les rues du quartier comme j'aime à le faire. Je tombe tout à coup sur une façade ancienne avec gravée dans la pierre en grand "Syndicat de l'Epicerie Française" et de part et d'autre "Un pour tous, et tous pour un!" Je cherche mon appareil pour faire la photo! Hélas j'ai oublié de le prendre! Il faudra absolument que je revienne une autre jour pour la photo! Je prends la Rue du Temple et m'y promène sur toute sa longueur qui est grande. Le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme est fermé; car c'est samedi. Là aussi je reviendrai! Je constate qu'assez loin dans la rue du Temple, se trouve une partie du quartier des bijoutiers de fantaisie, originaires de Chine. J'étais déjà passée dans ce quartier l'an dernier. Il affichent presque tous: "Vente en gros uniquement" ou encore: "Vente exclusive aux professionnels." Je slalome entre les petites rues et reviens par la rue Vieille du Temple et la rue des Rosiers. A l'entrée de cette dernière, se trouve une mendiante triste assise avec un jeune chat et une affiche sur une coupelle demandant en gros: "Pour que nous puissions manger." ... le chat et elle!!! Rue de Rivoli, un clochard Noir est étendu sur une grille d'aération du métro. Il est ivre mort, la braguette déboutonnée et la zigounette à l'air! Les habitants et commerçants du lieu ne semblent s'en émouvoir en aucune façon! Je reprends le Métro près de l'hôtel de Ville. Dans un croisement de couloirs, une femme musulmane, jeune et voilée de noir, est agenouillée au milieu, tête baissée et main en creux tendue, sans bouger. Je trouve son attitude étrange. On la croirait en pénitence... Après être passée du métro à mon RER, je remarque une femme dépliant un grand plan de Paris et du Métro complètement coupé sur les pliures du papier. J'ai envie de lui suggérer d'investir dans un rouleau de papier adhésif... Mais je ne dis rien... Je projette déjà de revenir demain dans la même secteur... pour affiner ma promenade... A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 26, 2011 14:02 |
||
|
Dimanche 28 août. Je sors de mon RER au Forum des halles... mais cette fois je complète par une correspondance pour sortir près de l'Hôtel de Ville! Je prends la rue du Temple pour chercher le Syndicat de l'Epicerie Française! Mais je ne le retrouve pas! C'est en fait Rue du Renard! Je reviendrai! Le musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, situé dans l'ancien Hôtel de Rohan, est ouvert et gratuit pour les chômeurs sur présentation d'un justificatif. J'entre donc. Il faut passer à la détection de métaux comme dans un aéroport. Cela se justifie, car il y a eu des attentats antisémites dans le quartier, dont celui de la rue des Rosiers de sinistre mémoire! Le musée est magnifique, plein de beaux objets et des explications sont données par des textes apposés, et au moyen de l'audioguide. Je retourne rue des Rosiers, laquelle est nettement plus animée le dimanche que le samedi. A l'entrée de la rue se trouve toujours la mendiante, souriante cette fois, et son chat . Un enfant guidé par ses parents va caresser le chat et déposer une pièce dans la coupelle. En passant je dépose un petit chat jouet (prévu pour ça!) et deux bonbons. La très jeune fille dit merci avec un joli sourire. Je remarque un certain manège dans toute la rue. De jeunes juifs barbus, vêtus de noir et portant aussi le chapeau noir caractéristique, par petits groupes de trois garçons, interpellent les hommes en demandant: "Est-ce que vous êtes juif?" Je reste dans le secteur pour tenter de comprendre ce qui se passe. Lorsque l'homme interpellé répond oui à la question, les jeunes l'invitent à porter les phylactères, la calotte et l'espèce de cube frontal dont je ne sais plus le nom, et à prier en leur compagnie. A un moment donné j'entends derrière moi qu'on me pose la question! Ayant remarqué que c'est seulement aux hommes que ces jeunes s'adressent, je m'apprête à dire en me retournant: "Mais je suis une femme." Dès qu'il voit mon visage le jeune homme recule, gêné! J'ai compris que ma chemise à manches longues portée vague sur mon pantalon et surtout le chapeau mou marron, m'ont fait passer, un court instant pour un homme, aux yeux de ce très jeune homme sans expérience!!! J'arpente donc assez longtemps cette rue et je ne résiste pas à m'acheter un Makroud! C'est hyper calorique mais délicieux... à petite dose! Au hasard des rues je slalome. Je passe devant les quatre anciens hôtels particuliers qui forment ensemble les Archives Nationales autour d'une magnifique cour. Il y a l'hôtel d'Assy, celui de Breteuil (à ne pas confondre avec le château situé en Essonne) celui de Fontenay et un autre dont le nom m'échappe.. Entre la rue des Francs Bourgeois, une ruelle pavée et fermée jusqu'à peu, et l'autre quartier en arrière de l'ensemble, un passage dans les jardins en accès au public est déjà ouvert et les espaces verts y sont en cours de réfection. C'est déjà beau, ça promet de l'être encore plus! Je vais aussi me promener dans ce qui est appelé le Village St Paul. D'anciennes belles maisons situées entre les numéros 23 et 27, encadrent une grande cour, aménagée entre 1970 et 1981 par l'architecte Félix Gatier, sur les anciens jardins du Roi Charles V. L'espace est arboré et le rez-de-chaussée des bâtiments est occupé par des antiquaires , boutiques et restaus de luxe! Je marche un moment en direction du Bassin de l'Arsenal, sans y aller. Un petit jardin public de style très naturel est dédié à Marie Trintignant. Je m'y arrête un moment, et dépollue à la main le bel endroit, avant de repartir! J'arrive près de l'hôtel de Sens, (abritant la Bibliothèque Forney) et constate que la rue du figuier... en a effectivement un beau dont certains fruits sont déjà mûrs! Depuis le quai des Célestins, je traverse la Seine au Pont Marie (lequel doit son nom à un certain Christophe Marie) pour rejoindre l'île St Louis. Comme déjà fait un autre jour, je longe le quai et donne du pain aux canards et à quelques mouettes peu farouches. Je rejoins "mon pont des bateleurs"! Un accordéoniste est assis dans l'angle, mais ne joue pas. Toute la clientèle possible est tournée vers un clown qui fait son cirque au milieu du pont. Je reste un moment proche de lui car j'ai vu une photo amusante à faire! Il y a en effet un anti-vol avec un porte bagage accroché autour! Je positionne les deux objets sur le trottoir pour faire le cliché. Un homme me voit faire et me demande: "C'est ce qui reste de votre vélo?" Je lui réponds qu'heureusement non; je saisis seulement là une occasion de faire une photo originale! L'accordéoniste s'est remis à jouer entre temps. Un couple s'approche et lui parle en ce que je crois être du Polonais. Ils lui demandent de jouer un air traditionnel de leur pays commun. Le musicien s'exécute avec un plaisir manifeste. Les touristes restent en face de lui à écouter jusqu'a la fin. Je vois ensuite la femme lui donner à la main (et non dans le chapeau) un billet de dix euros! La gratitude se lit dans le regard de l'homme assis par terre! J'ajoute ma petite pièce avant de repartir. Comme souvent lorsque je suis dans ce quartier, je traverse le jardin en arrière de Notre Dame. Là c'est un trio: saxophone, guitare et batterie qui joue du jazz. Des gens sont assis sur les bancs autour pour écouter. Je me joints aux auditeurs. Comme il y a un "chapeau à sous" devant les musiciens, un petit garçon chancelant sur ses jambes vient prendre une pièce du chapeau et la dépose ... dans le saxo ! Tout le monde s'esclaffe et une femme vient récupérer l'enfant! A la fin du morceau, car le musicien n'a pas cessé de jouer, beaucoup de gens déposent une pièce. Je tiens mon Euro entre mes doigts et avant de le laisser tomber dans le chapeau je demande en désignant le "saxo tirelire":"Vous préférez peut-être que je le mette là?!" La réponse du jeune homme est un rire! Ensuite je reprends le Métro. Au même croisement de couloirs qu'hier, la femme musulmane voilée, est toujours agenouillée au milieu, tête baissée et main en tendue, sans bouger. C'est Ramadan, il me semble évident qu'elle effectue ici une sorte de punition par l'humiliation... infligé par je ne sais qui... Mais cet impression n'engage que moi! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 27, 2011 11:36 |
||
|
Vendredi 2 septembre. Le matin je vais garder les enfants de ma fille Marie-Eve. Elle, son mari et le bébé Natael ont un rendez-vous important et ils ont à la fois une panne de voiture et de baby-sitter! Peu après leur retour, je file, comme je l'ai prévu à la gare de RER pour mon petit programme parisien de la journée! Dans le RER, je suis assise à côté d'une jeune fille ou très jeune femme accompagnant un enfant d'environs trois ans. Le gamin sort de leur sac commun un biberon plein de lait, me regarde en riant et boit! Mais le biberon a fuit dans le sac et la jeune fille sort ensuite un petit jeu vidéo tout trempé de lait! Elle le tient du bout des doigts pour qu'il s'égoutte... Mais n'a manifestement pas sur elle de quoi essuyer. Au bout d'un moment, je sors un mouchoir en papier de mon sac et le lui donne... De toute évidence cela l'arrange bien, elle me remercie avec un sourire... Je fais bien attention de ne sortir du Métro qu'à la station Rue du Renard! De ce fait je ne suis pas loin de la grande façade du "Syndicat de l'Epicerie Française" et je peux enfin faire la photo souhaitée! Pour la suite, je cherche mon plan dans mon sac... Il est clair que je ne l'ai pas! Je trotte donc pédibus jusqu'au stand des infos touristiques de la place de Notre Dame, où je sais en avoir un gratuit. Il est déjà 15 heures car je suis partie plus tardivement que d'habitude au RER. Je sens la fatigue m'atteindre... Je vais donc dans le parc arrière de Notre Dame pour m'y reposer un moment. Une fois reposée, je décide de changer de quartier, et d'aller sur la Butte Montmartre. Le quartier entre la station de Métro "Château rouge" et l'entrée du square montant à la Basilique est principalement habitée par des gens de type africain . Toute la rue Christiani n'a même pour commerce pratiquement que des "Coiffeurs Afro"! C'est ce qui se lit sur les boutiques. Je grimpe comme j'aime à le faire par ce jardin qui monte très fort à flanc de butte. La chaleur est intense, c'est carrément la canicule, et des gens, pas seulement des enfants, se trempent les pieds dans les bassins d'agrément. Au milieu du dernier grand escalier, au pied de la basilique, un groupe de quatre musiciens au style légèrement déjanté, jouent et chantent de façon très enjouée. Il y a deux guitares, une troisième par terre, et un trombone à coulisse! Deux ravissantes jeunes filles, assises à côté, accompagnent les garçons chantant, en tapant en rythme dans leurs mains! Je m'assoie à côté moi aussi. Sur les marches au-dessus et au-dessous, les gens passent et certains sont arrêtés pour écouter. Je me prends au jeu de chanter, moi aussi, comme ils le demandent d'abord en anglais. Mais comme je ne sais pas les paroles par coeur, j'accompagne bouche fermée. Les spectateurs demandent des chansons françaises! Les musiciens se plient à la demande, le "chapeau" n'en sera que mieux garni ensuite. Une corde de guitare casse... Puis une corde de l'autre guitare casse aussi! Il faut dire que l'escalier est en plein cagnard... Pendant que les garçons tentent d'en réparer au moins une, celui qui manie le trombone anime avec l'aide du dernier garçon à la troisième guitare.... Les filles se remettent à chanter . Lorsqu'elles ont terminé, je propose de chanter moi- même "Armstrong" de Nougaro... J'y vais fort et franchement, le guitariste m'accompagne du mieux qu'il peut, n'ayant, ni lui ni moi, l'habitude de jouer ensemble! A la fin, je vois que cela a plu! Cette fois, c'est fait j'ai commencé ma carrière de chanteuse des rues!!! Ensuite, je continue ma promenade en allant voir où en est la vigne du coteau montmartrois! La date des vendanges est affichée... J'avoue que je l'ai déjà oubliée! J'ai la mienne à faire! Je suis forcément passée de ce fait à proximité du plus petit cabaret de Paris; le "Lapin à Gille" . Le dessinateur "Gille" avait peint sur la façade de ce tout petit restaurant d'amis, à l'époque, le symbole du restau: un lapin sortant d'une casserole! Il y est toujours, bien protégé sous une vitre protectrice! Et c'est à la suite de cela que les gens disaient: "Le lapin à Gille" qui fut ensuite déformé en "Lapin agile" car phonétiquement cela s'entend pareil! Je n'ai pas fait de photo car l'arbre devant n'a pas été taillé et le feuillage gêne pour bien voir ce qui est écrit et dessiné sur la façade. De plus, il y avait des touristes japonais assis sur le banc en faux bois devant! Je suis passée devant le musée de la Butte et le château d'eau. Ce dernier est entouré d'un petit square où j'ai fait une pose. Je suis redescendue par les "escaliers de la Butte" dont la chanson dit qu'ils "sont durs aux miséreux..." Il m'a fallu descendre assez bas pour retrouver une station de Métro! A suivre.
|
|||
|
moa |
Date du message : septembre 28, 2011 14:16 |
||
|
Dimanche 4 septembre. Premier dimanche du mois, les Musées de Paris sont ouverts gratuitement au public. Je décide de revoir celui d'Orsay, vu il y a plus de dix ans auparavant. La file d'attente est déjà longue lorsque c'est payant, mais là c'est l'horreur! Donc je me retourne, et vais au musée d'en face; celui de La Légion d'Honneur! Il y a dans une salle une expo temporaire sur la Légion Etrangère. En plus de cette haute décoration française il y a aussi un secteur réservé aux décorations étrangères comme la plus connue d'Angleterre; L' Ordre de la Jarretière! Pendant que je suis à l'abri il se met à pleuvoir sévèrement. C'est totalement fini lorsque je sors! J'enfile la rue Bellechasse car c'est fléché "Quartier St Germain des prés". Je vais ainsi jusqu'à l'église de St Germain, non visitable pour raison de travaux . Le Café de Flore et celui des Deux Magots affichent des prix à vous ôter l'envie de consommer! Un groupe de musiciens de Jazz anime la place, et le chapeau, par terre, semble bien se remplir! Je vois fléché "Musée Eugène Delacroix". Je m'y rends. L'entrée se trouve sur une petite place très encaissée par des façades de maisons hautes, et des Catalpas lui ajoutent comme une toiture de feuillage. C'est l'ancien appartement du peintre plus son atelier situé dans la cour qui ont été aménagé en musée. On y voit de ses tableaux, mais aussi des études inachevées et des dessins en noir sur blanc. D'autres peintres sont aussi présents par les toiles; de ceux que Delacroix à connu, et dont il s'est parfois inspiré. Par exemple une tableau représentant un pont, pas nommé; mais proche de la toile "Le Pont de Mantes" par Corot! En sortant , je vois au milieu de la petite place, un homme entre deux âges, de grande taille, propre mais assez mal habillé. Il déclame des textes à haute voix! L'acoustique du lieu assez refermé est excellente! Il a installé son sac de bardas sur le terre plein, et dessus un gros ours en peluche semble tenir la boîte destinée à recevoir les pièces espérées... Je m'assois sur une marche dans un coin de la place et l'écoute un moment. Il dit plusieurs textes que je reconnais comme étant de Prévert, mais pas ceux appris aux enfants des écoles. Il a une bonne voix et une bonne diction. Il termine par un autre texte qui me rappelle quelque chose , mais je ne sais pas mettre un nom d'auteur dessus. A la fin, je me lève et vais porter ma participation en lui disant: " Les textes avant celui-là étaient de Prévert, mais le dernier je ne sais plus de qui c'est. - C'est Obaldia, les Innocentines! - Ah oui c'est ça en effet " est ma réponse. Il est manifestement ravi que je m'intéresse à ce qu'il a fait, et me répond donc avec le sourire. Je reprends ma promenade... Sur un trottoir, un peintre farceur a dessiné un grand squelette à la peinture rose! Il a utilisé la grille d'égout pour représenter les côtes. C'est une façon très amusante de voir "la mort en rose"! Au carrefour de la rue de Buci et la rue de Seine, il y a grosse affluence touristique! Depuis la rue St André des Arts , je vois dans une rue adjacente la façade du célèbre Lycée Fénelon. J'entre dans une ruelle pavée et à demi couverte qui traverse tout un pâté de maisons. C'est en fait ce qui est appelé la "Cour du Commerce St André" Le lieu est totalement investi par les boutiques d'antiquaires, de cafés et petits restaus à gros prix! J'arrive ensuite à la Place St Michel. De la fontaine monumentale coule de l'eau pleine de mousse!!!Les touristes font des photos en masse! Je traverse le boulevard St Michel et prends la rue de la Huchette... Je passe devant le Théâtre et le Caveau du même nom. Le quartier est plein de petits restaus libanais! Je regagne au final la place de Notre Dame par un autre pont que les autres jours. Je donne les derniers restes de mon pain aux oiseaux... Il commence juste à pleuvoir à nouveau lorsque je m'engouffre dans la station de Métro pour rentrer... A suivre.
|
|||
|
Page 1 | 2 |
|||



