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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
juillet 1, 2011 14:37
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Vendredi 15 avril Hanoï Paris.
Le guide arrive avec une nouvelle voiture et un nouveau chauffeur. Il nous propose le programme habituel, où il a l'habitude de mener les gens… Nous refusons tout… car nous connaissons et ce n'est pas dans notre programme. Nous le sentons déstabilisé! Nous lui disons donc ce que nous voulons faire... Il nous propose en premier lieu de nous mener chez lui pour nous montrer où il habite avec son épouse et leurs deux enfants. Nous allons faire la connaissance de sa mère venue s'occuper du bébé, une petite fille. Nous en sommes d'accord. Il habite dans deux pièces de plain pied, avec un petit coin cuisine, une salle d'eau rudimentaire, et une minuscule cour cimentée où le voisin a un droit de passage. Sa mère nous accueille et le bébé qui dormait arrive peu après. Le guide nous offre de l'eau filtrée et de délicieux pamplemousses qu'il épluche minutieusement avant de nous tendre les morceaux un à un. La petite fille nous regarde d'un air sérieux et très étonné, mais elle ne pleure pas. J'offre une écharpe à la maman qui me remercie d'un sourire.
Ensuite le guide nous emmène à l'école où est son autre fille. Il nous dit que c'est une école privée catholique, qu'il est donc obligé de payer. Il a acheté, en passant, des biscuits qu'il tend à la petite en arrivant dans sa classe… Comme j'ai expliqué que je désire acheter des ao dai, Ha nous mène dans le magasin d'état où travaille son épouse. Tout y est propre et bien présenté et les prix affichés en dollars… Tout est là avant tout pour le tourisme, et aussi les dames vietnamiennes riches! Je trouve les vêtements souhaités, mais forcément, ils sont tous chers… On marchande un peu…et on fait baisser les prix, du fait que nous en achetons deux, demande de notre fille Sophie.
Dans la voiture il y a , bien en évidence, une casquette de police! Nous demandons au chauffeur s'il a été policier avant d'être chauffeur. Il dit que ce couvre-chef appartient à son frère… On ne demande pas pourquoi, alors il est là!!! La réponse pourrait être gênante! Mais on se dit que c'est peut-être pour impressionner la police qui fait parfois des contrôles…
Ensuite Ha nous emmène visiter des villages aux alentours proches de Ha Noi. Celui où tous les habitants sont potiers. Chaque famille, et donc chaque maison, fabrique des poteries. Pour faciliter le travail chaque petit atelier familial se contente de mouler un ou deux modèles d'objet en terre. Tout est ouvert sur la rue il est donc facile de voir. Cela n'attire pas les foules de touristes, et donc la visite des rues et des ateliers se fait de façon très tranquille. On assiste au coulage et démoulage de modèles. Et aussi à l'ébarbage de ceux venant d'être démoulés. En un autre endroit nous assistons au trempage dans de la barbotine pour unifier l'aspect extérieur avant cuisson. Comme nous restons un bon moment a regarder et faire des clichés, je distribue des bricoles pour remercier les travailleuses de leur gentillesse souriante. Au cœur des ce village des magasins de vente de ces objets sont regroupés, et ce n'est que là qu'on voit quelques touristes. Le potiers vendent aussi leurs produits finis , et sans doute plus encore, aux magasins de la capitale. Certaines poteries sont usuelles, souvent non vernies et se retrouvent sur les marchés. D'autres à but seulement décoratif comme des vasques ou des "licornes" (animal mythique) sont vernies, souvent en gris clair ou en vert; on en voit dans les jardins des maisons de Vietnamiens aisés. Nous regardons les murs de certaines ruelles, lesquels sont tapissés de curieuses demi sphères noires mates, avec toujours la marque d'une main ouverte dessus! Le guide nous demande si nous savons ce que c'est; il est étonné que nous sachions répondre! Nous avons en effet déjà vu cela il y a plusieurs années dans une briqueterie et une tuilerie. De la poussière de charbon est mêlée à de l'eau pour faire une pâte à consistance de ciment, et chaque boule de cette pâte modelée à la main est collée d'un geste vigoureux au mur pour y sécher. Une fois sèches les boules, dont la partie collée au mur est plate, sont détachées facilement en tapant avec n'importe quel petit outil. C'est le combustible pour les fours de cuisson , ici des poteries, comme ailleurs ce sont les fours à briques ou à tuiles. A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
juillet 4, 2011 08:59
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Nous allons ensuite visiter un village dit "des peintres". Là encore chaque atelier familial se cantonne à un ou deux sujets décoratifs. Sur des feuilles d'un très joli papier fabriqué ailleurs (je n'ai pas pensé à demander où) sont imprimés des éléments de sujet avec un tampon en bois sculpté. Ensuite chaque feuille est reprise pour imprimer avec un autre tampon de bois et une autre couleur, une autre partie du motif. Cela pour autant de couleurs que comporte le motif final. Les petits ateliers sont très propres car ce type de travail ne pourrait se faire dans un environnement poussiéreux. Les femmes au travail y sont nus pieds et le visiteur se déchausse en entrant. Nous achetons une de ces peintures pour notre file Marie-Eve.
Le reste des villageois ne pouvant pratiquer ce travail, se consacre à la fabrication, là encore en petits ateliers familiaux , d'objets votifs. Il s'agit de tous ces objets en carton colorés, souvent en rouge et or, avec une armature légère en fines lames de bambous, le tout assemblé par agrafes. Objet offerts symboliquement aux Génies ou à Bouddha selon les religions, et incinérés lors des fêtes, avec des billets de banque factices. Dans l'un des ateliers je remarque qu'un femme construit ses objets avec du cartonnage retourné, donc recyclé!
C'est l'heure du déjeuner et nous faisons une pose dans une petit restau de rue. Nous y sommes les seuls clients du moment. Nous mangeons une grande et excellente soupe aux nouilles! Le guide et le chauffeur se mettent juste à la table derrière la nôtre, cette fois ils mangent comme nous…. Il faut dire que le choix n'est pas très large!
Le guide dit ensuite que nous allons retourner à l'hôtel et que nous aurons quartier libre jusqu'à l'heure où la voiture viendra nous prendre pour l'aéroport. Il y a pas mal de kilomètres et de circulation pour revenir sur Ha Noi. En cours de route nous croisons un détachement de police! Un homme en uniforme et à la face patibulaire fait stopper notre véhicule comme d'autres déjà garés en bord de route. Le chauffeur doit sortir et montrer ses papiers! La casquette de police ne l'a pas protégé! Nous voyons qu'un chauffeur de taxi est en train de se faire rudoyer par un policier qui le frappe à répétition, heureusement pas très fort, avec sa matraque! Le manège dure assez longtemps car en même temps il parle. Le prévenu recule au fur et à mesure des coups qu'il reçoit! Ensuite on le voit téléphoner. Notre chauffeur interpellé téléphone lui aussi. Le guide nous explique discrètement que pour payer le moins cher possible l'amande, chacun essaie de téléphoner à une connaissance qui pourrait intervenir en leur faveur pour faire baisser la sanction financière! Cela dure un bon moment, mais au moins notre chauffeur n'est pas frappé! Nous apprenons ensuite que cet arrêt, qui nous semble arbitraire, l'est pour excès de vitesse! Il a réussi à ne payer "que" 20 dollars! Daniel me dit à part: "C'est pas juste, ce chauffeur au contraire de l'autre conduit correctement et c'est lui qui se prend une "prune"! Une fois à l'hôtel, nous ne pouvons plus accéder à la chambre… Il nous faut donc nous reposer un peu sur les canapés de l'entrée… Ensuite nous repartons dans la capitale, Daniel voudrait trouver la "Ga"; la gare! Nous commençons par les abords du lac de l'Epée Restituée, où c'est le lieu de rencontre de toute la ville, et aussi des touristes. Le grand pont de bois rouge qui l'enjambe est superbe Un couple vêtu en mariés prend la pose pour un photographe. Mais je me rends compte qu'il s'agit en fait de photos de mode. En effet une costumière change ensuite la robe de la mariée en lui en enfilant une robe courte et froufroutante par le haut et tire ensuite la première par le bas! Je remarque aussi dans la mallette aux accessoires, une paire de faux seins en mousse!!! Les asiatiques ont une poitrine menue, et les photos de mode cherchent à avoir un air occidental, donc il faut augmenter le volume de la poitrine!
Ensuite nous marchons beaucoup, mais nous nous perdons, les rues ont changé de nom! Nous marchons beaucoup jusqu'à épuisement! Daniel entre dans un hôtel demander de l'aide. Je reste dehors à attendre car je viens juste d'acheter un Ban Bao et je le mange! Une fois fini de manger je m'approche des portes vitrées pour voir où il en est, et le personnel me fait signe d'entrer! C'est un charmant touriste anglophone (australien) qui nous renseigne. Il s'offre même à nous accompagner jusqu'à ce que nous retrouvions un secteur de la ville qui nous est familier. Mais il est très grand avec de longues jambes et il marche vite!!! Il nous faut donc galoper! Avant de retrouver l'hôtel nous faisons une dernière halte dans un café , Daniel prend une dernière "bia". Il me reste cinq petites marionnettes à doigts. Je les enfile sur ma main bien en vue du petit garçon juché sur le comptoir! Il descend de son perchoir et s'approche, intéressé! Au moyen des rares mots de vietnamien que j'ai retenus j'ébauche une conversation entre les petites marionnettes! Le gamin est ravi! Au final j'enlève toutes les marionnettes de mes doigts et les offre au petit en disant: "It's for you" Les parents qui comprennent l'anglais remercient. Je fais là ma dernière photo! Nous reprenons un temps de repos dans le hall de l'hôtel en prévision de la longue nuit de voyage… C’est le samedi 16 avril au petit matin que nous arrivons, vannés, à l’aéroport CDG.
FIN de ce récit!
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