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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
octobre 19, 2011 14:10
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Cap Vert . janvier 2011.
Les îles du Cap Vert, découvertes officiellement en 1460, probablement connue des navigateurs arabes, dès le XII siècle. Christophe Colomb y fit une escale lors de ses premiers voyages.
Nous partons le vendredi 7 janvier pour Praia, la capitale de l’archipel, se trouvant sur l’île principale et la plus grande: Santiago. Le voyage se fait en deux étapes: 2h 10 de vol au départ de Paris pour Lisbonne attente, décalage horaire de une heure, et autre vol de 4h10 pour Praia. A l’arrivée, c’est le samedi 8 janvier, jour anniversaire des 45 ans de notre Sophillaînée. Il y a encore une heure de décalage horaire, et donc en tout deux heures par rapport à l’heure d’hiver en France. A suivre.
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moa 
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Date du message :
janvier 29, 2011 13:58
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Une voiture tape-cul nous embarque pour Cidade Velha (la vieille cité) où se trouve notre hôtel. Nous arrivons à la chambre à 3h du matin ce n’est donc qu’une demi nuit que nous faisons. Le lit unique saute et grince, et la pièce des sanitaires sent mauvais. Comme nous allons passer deux autres nuits dans cet hôtel, nous demandons le lendemain une chambre à deux lits, comme demandé sur la réservation. C’est fait, et nous sommes alors très bien logés. Nous n’avons pas la voiture de location le premier jour. C’est à pied que nous partons pour le centre de la vieille ville. Il ne nous a pas été dit par le voyagiste, que l’hôtel est à 3 km de la ville. Ancienne capitale, elle portait autrefois le nom de « Ribeira Grande ». En effet une rivière tumultueuse et large descendant de la montagne la traversait, lui donnant l’une des richesses. Mais en dehors de la saison des pluies il n’y a plus une goutte « d’aqua » dedans! Les sources sont captées en amont pour arroser les cultures. A suivre.
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moa 
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Date du message :
janvier 30, 2011 10:51
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Nous allons voir, comme indiqué sur notre livre guide, la « Rua de Bananas ». Cette rue, pavée de basalte, comme toutes les rues de l’île, longe le lit asséché de la rivière. Les petites maisons basses à touche-touche, sont traditionnelles. L’absence vitale d’eau dans la rivière une grande partie de l’année, a découragé bien des habitants. Certaines maisons sont à l’état de ruines colonisées par la végétation sauvage, d’autres habitées sont plus ou moins entretenues. Un projet de l’UNESCO est de restaurer les maisons en ruines et de classer ensuite au patrimoine historique cet ancien quartier, sans confort moderne, habité par les plus pauvres de la ville, les descendant des esclaves. Des femmes déambulent en portant tout sur la tête à la manière africaine, paquets divers ou cuvette remplies de légumes. Cette façon de se mouvoir leur donne un port majestueux, et le balancement régulier de leurs hanches est dansant. Un homme épluche l’extérieur des noix de coco, à l’aide d’un outil à long manche, peu adapté et de ses mains nues. Intéressée, je le regarde longuement faire sans qu’il me chasse ni ne me demande rien. La population est très sympathique. Rares ont été les personnes faisant un signe de refus en voyant nos appareils de prises de vue. Refus que nous respectons toujours. Pas de mendicité dans cette ville. C’est sans qu’ils m’aient demandé quoi que ce soit que je donne des ballons de couleurs gonflés à quelques enfants, jouant sur la plage de galets et sable noir volcanique, laquelle sert aussi de départ aux petits bateaux de pêche. Le seul problème est que les enfants sont quatre au début et qu’il en arrive ensuite 10 autres! Heureusement que j’ai de la ressource! A suivre.
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namaste 
Canada
Messages : 19596 
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Date du message :
janvier 30, 2011 14:37
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Bravo pour le récit. Tu raconte très bien! 
J'attends la suite avec .... patience. Merci et bonne fin de dimanche.
Namaste
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moa 
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Date du message :
janvier 31, 2011 11:24
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Merci Namaste pour ton intérêt!
Nous prenons notre premier repas à la terrasse ombragée de vieille toile d’un des restaus populaires sur le bord de mer. Dans ces îles le vent souffle très fort, chaud en bord de mer, froid en altitude. Le premier vent fort, portant du sable, nous surprend! On comprend pourquoi les nappes sont nouées aux quatre coins des tables! Nous commandons du poisson rouge, de pêche locale, grillé et servi avec à la fois du riz, des frites et des légumes à la vapeur. Quel que soit l’endroit où nous mangerons il faudra attendre une heure entre la commande et l’arrivée des assiettes. Mais tout est délicieux. Poisson ou viande de bœuf dite « bife de vaca » et légumes locaux. Sur la place centrale de cette ancienne capitale se trouve le pilori, un pilier de pierre claire édifié sur un socle comportant des marches. Un gros anneau de fer y est scellé. On y attachait autrefois, en plein soleil, les esclaves ayant tenté de fuir leur condition, ou pour toute autre désobéissance grave. Il ne faut pas nier le passé, même lorsqu'il n'est pas glorieux, et ce n'est pas un "détail" de l'Histoire. Sur cette place, une femme au joli visage avenant, vêtue à l’africaine, vient spontanément à nous et demande, en français si elle peut nous être utile. La banque locale est fermée et nous souhaitons changer un peu d’Euros en Escudos capverdiens. Elle nous emmène chez l’épicière qui se fait un plaisir, en plus de nous vendre deux bouteilles d’eau, de nous changer 100 euros à un taux avantageux pour elle: un Euro pour un Escudo. Pour commencer, cela nous arrange tout de même. Nous promenons nos pas un peu partout. Les gens vivent beaucoup à l’extérieur, les maisons étant petites. La lessive se fait dehors, à la main, à l’aide d’une ingénieuse planche à laver plus performante que nos anciennes planches à laver. Les aspérités sont faites de telle façon qu’il suffit de fouler le linge mouillé et savonné dessus. On voir partout sur les marchés ces « machines à laver », lesquelles semblent d’autant plus utiles et efficaces que les maisons n’ont souvent pas d’électricité; et quand elles en ont c’est avant tout pour une ampoule centrale de 25 watts et le téléviseur. La cathédrale, située en hauteur de la ville, est une ruine en cours de restauration. Elle fut détruite et incendiée en 1712 par un célèbre corsaire de Louis XIV: Jean Cassard dit Le Nantais, dévastant tout sur son passage. Le culte principal est le Catholicisme, qui se partage les fidèles avec les Adventistes du Septième Jour, dont une Eglise est visible dans presque toutes les villes et villages. Lorsqu’un culte y est célébré, on entend des chants très gais débordant largement le lieu de réunion cultuelle. Bien que les volcans ne soient plus en activité sur Santiago, la présence de lave est partout. A part à Tarrafal, ville à l’opposé de Praia, toutes les plages sont noires de pierres et sable volcaniques. Nous retournons à pied à l’hôtel. A l’arrivée, le manque de sommeil se fait sentir. Une fois allongée sur le lit je m’endors d'un coup! A 17 heures je teste la petite piscine du jardin, mais je comprends pourquoi il n’y personne dedans: elle est glacée! Au dîner, nous mangeons avec délectation du thon grillé et une autre sorte de poisson plus blanc mais au goût ressemblant. J’ai cru comprendre que c’est une espèce de thon local, plus petit. Le dessert est de la papaye confite, servie avec des tranches de fromage de chèvre local frais et non salé. Ce dessert nous sera le plus souvent servi dans les menus du soir. Au moment de regagner la chambre le vent est si fort, que le mimosa d’à côté jette ses graines devant la porte. J’en ramasse à l’intention d’Emilie qui aime à faire des expériences de plantation dans sa mini serre. Dans la chambre on entend très fort un grillon, mais on ne le trouve pas. Une fois la lumière éteinte, il se tait! A suivre.
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moa 
Admin famille
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Date du message :
février 1, 2011 12:19
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Dimanche 9 janvier. La voiture de location arrive à neuf heures. Nous partons pour Praia, la capitale. Nous stoppons le véhicule dans le quartier du Plateau. Nous y cherchons le marché. Nous demandons à deux policiers rencontrés. Ils ne parlent pas français mais proposent de monter dans notre voiture pour nous guider, ce que nous acceptons. Le marché est vivant et coloré comme je les aime. Les différentes sortes de maïs, dont sont curieusement très friandes les guêpes en grappes, les légumes et les fruits m’émerveillent. Les poissons aussi. Même dans le secteur de la vente de vêtements, les femmes attendant le client sont en majorité assises à écosser une variété locale de « graines » dont l’espèce est entre le haricot et le pois! Cela ressemble en fait à des pois, mais un peu ovoïdes comme des haricots en grains. Ces « haricots-pois » poussent absolument partout, associés à des plants de maïs, qui leur servent de tuteurs! Nous aurons l'occasion d'en voir vraiment partout, le moindre carré de terre, en bord de route ou de village, étant semé de ces deux espèces. En fin de matinée, une femme assise sur un tabouret du marché nous apostrophe avec gestes en demandant « manger? » Il n’est que 11h 30 mais nous disons oui. Elle nous fait alors signe de la suivre. Sous un rideau dont le bas douteux est en partie retenu par une ficelle, se cache un mini restau, visiblement à usage local. Deux tables en plastique et des tabourets sont tout le mobilier; une cuisine est au fond. Il y a déjà quatre personnes attablées. Pour commander nous regardons les assiettes et désignons celles où il y a de la viande, appelée « bife de vaca », avec un œuf au plat à cheval dessus, des légumes et du riz. Nous mangeons ainsi délicieusement pour l’équivalent de trois euros pour deux, boissons comprises, eau pour moi, bière locale pour Daniel! Nous verrons plus tard que ces compositions servies directement en assiettes, ainsi que celles avec du poisson rouge local à la place de la viande sont les repas les plus courants , consommés aussi par les habitants des lieux, et les moins chers. Après le repas nous continuons en direction de Saô Domingo, Ribeirao Chiqueiro. A suivre.
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namaste 
Canada
Messages : 19596 
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Date du message :
février 1, 2011 12:30
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Chapeau Moa! Récit très intéressant .... Dommage que le Cap Vert soit si loin du Québec.
Je te suis ....
Namaste
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moa 
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Date du message :
février 2, 2011 06:49
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Tu sais, pour ce qui est d'être loin du Québec lorsqu'on est embarqué dans l'avion ce n'est plus à trois heures près!
A Praia Baixo, la plage de cailloux et de sable noir, jonchée d’ordures de toutes sortes est en liesse. C'est Dimanche. De la musique est diffusée par hauts parleurs. La population locale qui joue au ballon et se baigne est elle aussi noire. Un seul homme blanc de type portugais se protége sous un parasol végétal, couvert de feuilles de palmier, auprès d’une jeune et jolie femme noire. Pour plaisanter je dis: "il fait tache!" C'est de l'humour "Noir"…
Après l’indépendance (Ex colonie portugaise) les colons et descendants directs de colons d'origine, non métissés, étant devenus indésirables, ils sont partis. De ce fait, toute la population est noire, plus ou moins métissée. Nous avons même remarqué certaines jolies femmes de peau noire, mais avec les traits du visage de type très portugais.
Au dessus de cette plage se trouve le village. Comme partout, les maisons semblent le plus souvent des ruines. En réalité elles ne sont pas en cours de destruction, mais au contraire jamais terminées! Cela tient au manque d'argent mais plus encore à la culture locale qui ne se préoccupe pas de finir une maison, mais de l’habiter à l’intérieur dès que les murs sont debout. Ensuite la terminer n’est pas important. Ainsi les parpaings de béton brut restent nus, et les fers à béton rouillés se dressent, imperturbables, sans déranger le sens de l’esthétique des villageois! Autre pays autre façon de vivre.
L’absence de toit formant une espèce de terrasse, cet espace est souvent utilisé pour mettre à sécher le maïs. Les descendants des esclaves noirs, devenus ensuite des domestiques, étant généralement les plus pauvres, une culture particulière du manque de projection dans l’avenir, s’est généralisée. On mange on boit on fait la fête aujourd’hui, sans se préoccuper des ordures éparpillées, des carcasses de voitures rouillées, des décombres et des maisons pas terminées; on vit aujourd’hui avec ce qu'on a, et tant pis pour ce que sera demain… A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 3, 2011 12:48
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Nous continuons vers Achada Fazenda, Pedra Badejo, jusqu’à Calheta de Sao Miguel, deux villes un peu plus importantes. Toutes les plages sont de sable noir, généralement très polluées, jonchées d’ordures. Les ordures ménagères sont jetées à la mer sans même prendre la peine de les emporter au large. Ailleurs, nous traversons une belle région maraîchère, située dans un fond de vallée dont toute l’eau est captée pour l’irrigation. Dans la nature je regarde les plantes sauvages et je retrouve certaines variétés de plantes vues aussi en Asie du Sud Est. Je trouve par contre une espèce de tout petit concombre jaune dont la peau porte des piquants mous. Je l'ouvre avec mon couteau pour constater que c'est bien une espèce de concombre. Je n'ai jamais vu cette plante avant et dans d’autres pays! Retour par Assomada, pour prendre de l'essence, la voiture est grosse consommatrice. Les routes sont presque toutes pavées de pierres de lave, et le plus souvent en très mauvais état. A partir de Saô Filipe, se trouve pourtant une rocade goudronnée si neuve qu’elle ne figure pas encore sur les cartes que nous possédons. L'assiette du dîner est presque la même que la veille, mais avec ce poisson rouge, de la variété la plus pêchée sur l'île… Pour le dessert je choisis une espèce de gâteau genre flan au fromage blanc de chèvre. Très curieux mais bon! A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 4, 2011 12:28
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Lundi 10. Départ de la Cidade Velha. Nous passons par Praia dans l’espoir de trouver une banque ouverte… C’est comme les bureaux de poste ouverts, c’est rare! Ce qui est encore plus rare sont les cartes postales en vente, et les boîtes aux lettres pour les poster une fois écrites! Nous passons par une zone désertique qui sert de décharge régionale. Elle est énorme, des deux côtés de la route, et les fumées de l’incinération continuelle en plein air sont suffocantes. Des gens, vivant de la récupération, habitent dans des cabanes proches… A Sao Domingo, nous allons voir l’église. Juste devant se trouve un curieux « sapin de Noël » C'est un mât, et des ficelles tendues depuis le haut de ce mat jusqu’au sol, et tenues par des piquets selon un large cercle. Cela fait l’armature! Le tout est couvert de plumets (le haut) de plants de canne à sucre pour boucher les interstices! Et enfin, par-dessus, les décos de noël traditionnelles, guirlandes et boules colorées brillantes! Dans la rue principale de cette petite ville, un cordonnier, abrité sous une bâche, répare des chaussures en très mauvais état. Le prix de la main d’œuvre doit être léger car en France une paire de chaussures (même fabriquée en Chine!) en tel état ne vaudrait pas le coût de la réparation! Nous passons encore par une autre région maraîchère, aux abords de Saô Lourenço. Ces espèces d’oasis de verdure peuplées d’armées de légumes bien rangés, sont étonnantes au milieu d’une nature si sèche par ailleurs, en cette saison d’hiver et donc d’absence de pluies. A Pico où le paysage est dominé par un pic de lave d'une forme des plus remarquables, nous demandons à manger dans ce qui semble un restaurant local. On nous dit oui… mais pas tout de suite… Nous ne comprenons pas pourquoi ni dans combien de temps. Nous poussons donc plus loin. C’est à Assomada que nous mangeons délicieusement. Le menu est le même que celui d’hier mais comme c’est un « vrai restau » c’est un peu plus cher! Les toilettes du lieu n’ont ni l’eau, ni l’électricité, ni targette pour fermer la porte… mais justement comme il n'y a pas de lumière on ne ferme pas la porte!!!! On fait un tour de marché après le repas. Je ne me lasse pas de ces marchés si richement achalandés de produits de toutes sortes. Deux hommes jouent, dans un coin à l’ombre, à un jeu africain le Jogo de Oril. Cela se pratique à deux avec des petits cailloux qu’il faut disposer d’une certaine manière dans un long morceau de bois long creusé de trous ronds et réguliers. Je regarde la façon de s’habiller des femmes du peuple, surtout sur les marchés. Les femmes très jeunes sont habillées à la mode occidentale d’été, et coiffées le plus souvent de petites tresses épousant artistiquement la forme de la tête. Mais celles de plus de 25 ans ont toutes un air de famille dans la façon de se vêtir. Une jupe ample ou plissée, unie ou imprimée de dessins, et sur le devant un tablier avec une garniture de dentelle autour. Est souvent rajouté par dessus, une pièce d’étoffe comme un grand foulard noué en ceinture autour de la taille, ou en partie déplié en paréo. Elles ont toutes la tête couverte par une écharpe colorée, nouée sur la nuque, ou encore les deux bouts ramenés sur le haut de la tête. Le paréo pouvant aussi être porté par-dessus un pantalon, le modèle le plus en vogue en ce moment, surtout dans la capitale, est celui aux couleurs politiques d’un des candidats et affichant en grand le visage et le nom de Bob Marley! Le candidat a-t-il fait une large distribution gratuite de ces morceaux d’étoffe? Je ne sais pas mais dans ce pays tout est possible! A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 5, 2011 07:21
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En menant nos pas vers le bord de mer, je regarde longuement une femme coiffant une jeune fille. Elle lui tresse les cheveux d’une façon si jolie et adroite que je suis fascinée. Je demande la permission de la photographier, cela les fait rire toutes les deux; droit accordé! Dans chaque village où nous nous arrêtons, je recherche toujours les marchés et la vie locale des gens, lesquels font presque tout devant leur maison, ou même sur les trottoirs lorsqu’il en existe. On ne fait pratiquement pas attention à nous et donc peu de mendicité ni d’attitude négative. C’est fou le nombre d’ânes qu’on croise sur les routes! Ils servent principalement à transporter l’eau. Ils sont porteurs de bidons de matière plastique ou encore de chambre à air de camion pleine d’eau! L’intérêt de ce dernier moyen est que la "chambre" une fois pleine d’eau se pose sur le dos de l’animal de façon équilibrée, sans le blesser et sans avoir à mettre de fixation! La chambre à eau est ainsi mise « à cheval » si j’ose dire sur un âne. Je les compte mais au bout du vingt cinquième quadrupède, je ne compte plus; quand on aime on ne compte pas! Dans la nature sauvage je m’amuse encore à identifier des plantes que je reconnais et celles que je ne connais pas! Une variété de petites aubergines jaunes rondes et que je sais comestible comme il en existe aussi au Viêt Nam, attire mon attention. Des plans de ricin aussi, lesquels sont donnés en fourrage aux animaux et utilisés en médication humaine contre les maux de ventre. Sur le bord des routes pavées, on voit souvent des groupes de femmes et UN homme; ils portent des gilets jaunes de sécurité. Les femmes désherbent, à la main sans presque d’outils… l’homme regarde et surveille! Nous traversons la Sena Malguete, une montagne, par un col naturel et creusé un peu plus de mains d'hommes dans la lave. A Tarrafal, nous sommes tout à l’opposé de l’île par rapport à Praia. Il y a du vent et je plaisante donc "Tarrafal… de vent! " C’est la première plage de sable blanc que nous rencontrons. Curieusement si la ville est peu entretenue, comme souvent, cette plage est propre, et seuls des touristes « blancs » s’y baignent! Je m’y baigne aussi! Je comprends vite qu'un important club de vacances occupé par des Allemands est situé en arrière du bout extrême de la plage, avec des bungalows dans l'ombre des cocotiers! Le vent emporte le chapeau de Daniel et il échoue sur des rochers en contre bas. Un grand adolescent a vu depuis le bas le chapeau s'envoler et grimpe prestement pour le rechercher! Il le rapporte à Daniel qui veut le remercier maladroitement par un escudo, mais le jeune homme refuse avec un sourire. Merci jeune homme pour le gentil geste spontané! Nous revenons doucement en repassant par Sao Lourenço et Sao Domingo. La route pour Rui Vaz n’est pas facile à trouver si on ne connaît pas la route et qu’on ne maîtrise pas la langue locale! La « Pousada » Quinta Montanha, cet hôtel de montagne, est situé à 1000 mètres d’altitude. Dès que le soleil se couche, une brume humide et glacée monte, il faut superposer les pulls! A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 6, 2011 07:10
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Lundi 10. Départ de la Cidade Velha. Nous passons par Praia dans l’espoir de trouver une banque ouverte… C’est comme les bureaux de poste ouverts, c’est rare! Ce qui est encore plus rare sont les cartes postales en vente, et les boîtes aux lettres pour les poster une fois écrites! Nous passons par une zone désertique qui sert de décharge régionale. Elle est énorme, des deux côtés de la route, et les fumées de l’incinération continuelle en plein air sont suffocantes. Des gens, vivant de la récupération, habitent dans des cabanes proches… A Sao Domingo, nous allons voir l’église. Juste devant se trouve un curieux « sapin de Noël » C'est un mât, et des ficelles tendues depuis le haut de ce mat jusqu’au sol, et tenues par des piquets selon un large cercle. Cela fait l’armature! Le tout est couvert de plumets (le haut) de plants de canne à sucre pour boucher les interstices! Et enfin, par-dessus, les décos de noël traditionnelles, guirlandes et boules colorées brillantes! Dans la rue principale de cette petite ville, un cordonnier, abrité sous une bâche, répare des chaussures en très mauvais état. Le prix de la main d’œuvre doit être léger car en France une paire de chaussures (même fabriquée en Chine!) en tel état ne vaudrait pas le coût de la réparation! Nous passons encore par une autre région maraîchère, aux abords de Saô Lourenço. Ces espèces d’oasis de verdure peuplées d’armées de légumes bien rangés, sont étonnantes au milieu d’une nature si sèche par ailleurs, en cette saison d’hiver et donc d’absence de pluies. A Pico où le paysage est dominé par un pic de lave d'une forme des plus remarquables, nous demandons à manger dans ce qui semble un restaurant local. On nous dit oui… mais pas tout de suite… Nous ne comprenons pas pourquoi ni dans combien de temps. Nous poussons donc plus loin. C’est à Assomada que nous mangeons délicieusement. Le menu est le même que celui d’hier mais comme c’est un « vrai restau » c’est un peu plus cher! Les toilettes du lieu n’ont ni l’eau, ni l’électricité, ni targette pour fermer la porte… mais justement comme il n'y a pas de lumière on ne ferme pas la porte!!!! A suivre.
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namaste 
Canada
Messages : 19596 
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Date du message :
février 6, 2011 10:34
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Moa,
Tes récits sont vivants et très intéressants. J'en saurai davantage sur le Cap Vert sans y avoir mis les pieds.
J'ai travaillé dans un centre hospitalier où les employés voyageaient bcp. Je n'ai connu personne qui se soit rendu dans cet endroit. Dans les journaux, il n'y a jamais de voyage vers cette destination. J'irais en solitaire si j'avais à y aller.
Chapeau Moa. Je ne te perds pas de vue et continue de te suivre ....
Namaste
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 7, 2011 07:28
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Merci Namaste. Ce n'est pas par hasard que mon mari et moi faisons de voyages persos! Mais comme nous n'avons plus l'âge et la santé pour simplement "partir au hasard" on (enfin mon mari) prépare tout avant et on discute ensuite avec le voyagiste pour avoir la réservation de ce qu'on veut, où on veut! Mon mari achète de bouquins et des cartes pour plancher dessus avant! Là, nous avions réservés les vols en avions les hébergements et les deux voitures de location (deux îles) Pour le Viêt Nam, (lire les autres voyages mis en ligne) en plus du chauffeur, il nous faut un traducteur! Cela peut être aussi plusieurs voitures et traducteurs lorsque nous prenons un avion entre deux régions éloignées l'une de l'autre
Mardi 11. Le matelas dur et la nuit froide font que j’ai eu mal au dos, aux jambes, et j'ai grelotté. En prévision de la seconde nuit je demande deux couvertures de plus! Une pour avoir chaud dessus, et une pour faire doux dessous! Nous redescendons toute la route pavée de montagne, jusqu’à Sao Domingo. Un jardin botanique est annoncé, nous le trouvons. Hélas il est assez peu intéressant car presque aucune plante n’est répertoriée par écrit sur place. A Pedra Badejo, la ville à taille humaine nous plaît bien. Là encore, sur le marché et les épiceries où j’entre, personne ne fait particulièrement attention à nous. En nous rendant dans un quartier un peu à l’écart surplombant la mer, se voient des maisons encore plus primaires que les autres. Bien qu’elles soient toutes en parpaings de béton et donc en "dur", cela donne un aspect de bidonville, les gens vivant d’une façon naturelle parmi les tas d’ordures qu’ils foulent aux pieds sans sembler incommodés. Chaque fois que quelque chose nous plaît, quel que soit l’endroit, nous marchons à la découverte. Dans les villages petits ou plus grands, ce sont toujours les marchés qui m’attirent. C’est là que sont les "vrais gens", la vie locale! J’entre encore une autre fois dans une épicerie à la recherche de produits originaux à acheter, comme cette confiture de papayes qu’on nous sert une fois sur deux en dessert. Daniel achète deux bouteilles de vin et une petite fiole de « Grogue » comme ils appellent ici leur « rhum arrangé » local. A Mangue de Sete Ribeiras, un singe domestiqué un peu craintif attire notre regard. Lorsqu’on s’arrête en lieu isolé où il y a peu de gens, comme à cet endroit, les gosses crient en sautillant et riant « money, money ». Il est alors préférable de ne pas rester. Plus tard, alors que nous stoppons en bord de route pour admirer le paysage, nous sommes agressés par un groupe d’adolescents parce que nous refusons de donner de l’argent! Comme nous remontons prestement en voiture pour fuir, ils s’en prennent au véhicule. Ne réussissant pas à ouvrir le coffre (bloqué exprès) ils donnent des coups de pieds dans la carrosserie! Mais ces hostilités sont rares. A suivre.
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moa 
Admin famille
France 
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Date du message :
février 8, 2011 11:38
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En cours de route, un paysage idéal se présente à nos yeux. Le village s’appelle Principal. Le lit d’une large rivière à sec est le siège de plantations de cannes à sucre et de jardins potagers divers. Les plumets blancs des tiges de cannes à sucre se balancent au vent. Un solide pont en pierres cimentées partage le paysage en deux parties. Des enfants y mènent leurs ânes porteurs de bidons. Dans la partie en amont du pont se trouve un puits cimenté. Nous ne l’aurions pas remarqué si un homme grand et mince n’y jetait un seau au bout d’une corde pour en remonter l’eau et se doucher deux fois avant de remplir le seau d’une fillette à côté de lui. Je suis les mouvements de la fillette qui pose le seau sur sa tête et revient vers le pont, marchant en équilibre sur le haut du muret, en direction des ânes! L'âne est très utile aux Capverdiens! Dans les villages et les campagnes, plus nombreux que les grandes villes, avoir l'eau courante n'est pas "courant" si j'ose dire, et pas à proximité... sauf à la saison des pluies! Les ânes sont chargés de bidons et font le trajet, certains connaissent la route habituelle et n'ont pas besoin d'humain pour les mener!
Nous remontons la côte jusqu’à Porto Formoso en stoppant de plage en plage de sable noir, toutes plus ou moins polluées. Aucune n’a d'autres touristes blancs que nous, ni même de baigneurs. Retour par Cabeta de Sao Miguel. Daniel veut remettre un peu d’essence dans la voiture et pour ça nous passons par Assomata, avant de remonter sur Rui Vaz de jour, la route de montagne étant peu sûre. Il n’est que 17h 30 lorsque nous arrivons, je ressors donc faire un tour à pied dans les environs de la Pousada. Me promenant seule, les adultes répondent à mon « Bonjour » en portugais, mais les jeunes sont presque hostiles. Je me souviens de la recommandation qui nous a été faite de ne pas nous promener la nuit, surtout moi seule. Je rebrousse donc assez vite mon chemin, d’autant plus que le vent devient glacé dès la disparition du soleil derrière la montagne. La chambre est à peine éclairée et glacée, la salle de restaurant à peine mieux! On mange avec tous les pulls sur le dos et la veste! A suivre.
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