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Louislou 
France
Messages : 4401 
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Date du message :
janvier 15, 2012 02:54
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Sans ouvrir votre dictionnaire, sans aller sur le net, il s'agit d'inventer et d'expliquer votre définition personnelle d'un mot rare, mais existant. Tous les styles sont permis, vers ou prose, et vos écrits sont souhaités soit poétiques, romantiques, soit humoristiques, fantaisistes et même délirants, ou le tout à la fois. L'essentiel est qu'ils soient traités en exercice d'Atelier d'écriture, c'est-à-dire soignés en style, orthographe et présentation, pour le plaisir des lecteurs (qui sont nombreux).
Un vote déterminera le meilleur texte dont l'auteur gagnera la gloire de mener le jeu suivant. L'animateur/trice du jeu peut, à la fin, présenter sa propre définition, mais il n'est pas possible de voter pour son texte. A vos claviers pour donner une nouvelle vie à
ECHAUBOULURE
Bonne chance à tous !
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Emiliano 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 15, 2012 11:14
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Bravo pour ta victoire et ta rapidité à nous mettre au travail.
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Louislou 
France
Messages : 4401 
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Date du message :
janvier 15, 2012 11:31
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merci emiliano je m'en souviendrai lors de la constitution de mon gouvernement !!
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Parise 
France
Messages : 816 
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Date du message :
janvier 15, 2012 11:49
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Ton mot me plait, je cogite ...Mais avec l'âge je deviens plus lente, bien sûr pas encore sénile !! J'espère avoir trouvé avant la clôture!!
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mamijoie 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 15, 2012 12:30
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j'échafaude, mes méninges bouillent, j'en "ai les boules" dur dur !
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Emiliano 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 15, 2012 16:25
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Le village de Douzy, en Beauce, avait une nombreuse population de chats. Ils appartenaient à des races très variées : des birmans au regard fascinant, des siamois qui se déplaçaient toujours en couple, des sibériens aux miaulements rauques, des persans aux cris suraigus, des chartreux silencieux comme des moines… Abrégeons l’énumération. Il y avait aussi des métis bien sûr. Ils étaient partout, jusque dans la mairie et l’église. On les voyait passer dans les rues, patrouiller dans les chemins creux aux alentours, monter la garde devant les greniers, les celliers. Était-ce une invasion ? Le résultat d’une immigration incontrôlée ? Non, ils étaient là par la volonté populaire : ce village beauceron vivait exclusivement de la culture du blé. En 1900 une prolifération stupéfiante de rongeurs s’était produite dans la région: des souris noires, rousses blanches, bicolores et même des siamoises rongeant toujours par deux. Apparurent aussi des rats, certains venant de Norvège ; le rat des villes avait effectué son retour à la terre. Ne parlons pas des mulots, surmulots, campagnols. Ces rongeurs avaient détruit une grande partie de la récolte, réduisant le village à la misère. C’est alors que les habitants, à l’unanimité, décidèrent de faire venir de nombreux chats qui montrèrent une grande efficacité ; ainsi la récolte de 1901 fut sauvée. Mais au printemps 1903, cette population féline fut saisie d’une frénésie amoureuse prodigieuse qui fut vite gênante : plus moyen de dormir avec les appels lancés dans la nuit, les miaulements enamourés, les bagarres sans pitié entre les matous. Un vrai sabbat ! Le conseil municipal se réunit pour étudier le problème ; il fallait garder les chats mais aussi dormir. Plusieurs solutions furent envisagées puis rejetées. Le forgeron proposa d’arroser les félins d’eau bouillante, ce qui souleva l’indignation. Le maire prit alors la parole : « On ne va pas martyriser nos chats, n’oublions pas qu’il sont nos sauveurs ; on va utiliser au début de l’eau chaude, mais pas trop, puis on lancera de l’eau froide , car un proverbe dit : Chat échaudé craint l’eau froide. » Cet homme était un sage. La proposition fut adoptée à l’unanimité et l’instituteur qui voulait que chaque chose eût un nom, proposa un néologisme pour désigner ce traitement : échaudoulure . Mais le secrétaire de mairie, un peu dur d’oreille, écrivit dans le procès-verbal de la réunion : échauboulure mot qui fut utilisé par la suite et qui l’est toujours mais il a pris un sens supplémentaire. Quand une dame ou une demoiselle confie à une amie: « Il était trop empressé, je lui ai servi une échauboulure à ma façon et il s'est tenu tranquile crois-moi !» Elle dit qu'elle a su calmer les ardeurs d'un soupirant trop ardent. *Ce message a été édité le 15-Jan-2012 5:13 PM par Emiliano*
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Louislou 
France
Messages : 4401 
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Date du message :
janvier 16, 2012 02:28
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merci emiliano pour cette brillante démonstration , je comprends maintenant pourquoi toutes ces dames m'ont jeté de l'eau froide !
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Moineau 
France
Messages : 7316 
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Date du message :
janvier 16, 2012 02:29
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EMILIANO, croyez-moi je retiens la formule, heu, pas pour les chats 
ceci dit, j'aime aussi cette idée d'erreur de transcription sur des dossierss officiels...BRAVO, belle imagination .
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Moineau 
France
Messages : 7316 
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Date du message :
janvier 16, 2012 02:33
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grr, à peine écrit, mon commentaire " se sauve " ...
Je recommence, mais , Je note que j'ai dû faire peur ( rire)
Donc, EMILIANO , je disais: que je prends note de la recette, elle peut servir mais pas pour les chats 
De plus, j'aime l'idée d'erreur de transcription dans les dossiers officiels ..BRAVO, belle imagination .
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Gallil_ 
Belgique
Messages : 279 
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Date du message :
janvier 17, 2012 12:36
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Le jeune baron, Simon de la Coque aux Nouilles fut réveillé en sursaut par une voix inconnue lui disant :« allons, votwe seigneuwewie, c’est l’heuwe de se mettwe au boulot ». Effrayé par cette voix puissante, il le fut encore plus lorsqu’il vit à qui elle appartenait. Un géant noir se tenait devant lui et n’avait pas l’air commode du tout.
Ses souvenirs lui revinrent au grand galop : la décision, sans appel, de ses parents de l’envoyer sur les terres de son grand oncle afin de se faire oublier quelque temps. Ses dernières aventures avec comtesses, duchesses un peu trop mariées faisaient grand bruit !
Son grand oncle l’avait dûment sermonné (bien qu’à son âge canonique, il faisait de même…) et l’avait confié aux bons soins du géant, son régisseur et homme de confiance. Il le suivit donc, tout en pestant contre ses parents et en se demandant ce que l’on attendait de lui.
Ils arrivèrent à des champs qui s’étendaient à perte de vue et qui grouillaient de personnes s’agitant en tous sens. Le géant, que tout le monde appelait Dido, lui asséna une claque à assommer un bœuf en lui disant : «au twavail gamin ! ».
Ne sachant que faire, Simon se mit à observer. Dido était partout et l’on entendait sa voix qui hurlait : « wéchaud, bouluwe et en vitesse ! ». Il se mit péniblement au travail, imitant les autres, coupa les jeunes pousses des arbustes, les replanta et les recouvrit d’engrais malodorant. Et Dido : «wéchaudbouluwe !! ».
Le soir, éreinté, ayant le crâne qui lui martelait les mots de Dido, il se glissa dans la bibliothèque afin de trouver une explication à ces mots inconnus. Il chercha encore et encore jusqu’à ce que l’éclair jaillisse ! Dido prononçait « we » pour « r » ! Il reprit ses recherches. Dictionnaire en mains, il trouva donc ce qui le tourmentait depuis ce matin :
Réchaud : Terme de jardinier. Fumier frais, qui n'a pas encore fermenté, et qu'on applique latéralement aux couches pour qu'en fermentant il les réchauffe quand elles commencent à perdre leur chaleur. Boulure : rejeton poussant sur la racine d’une plante.
Ces deux termes associés donnaient donc : réchaudboulure, expression connue de tous les jardiniers du monde consistant à replanter les jeunes pousses et à les nourrir de compost afin d’obtenir les meilleurs résultats.
Au fil des ans, « réchaudboulure » qui pouvait prêter à confusion fut remplacé par l’Académie par « échauboulure ».
Epuisé, Simon de la Coque aux Nouilles s’endormit et rêva, rêva…. de réchauds et de boulures évidemment ! mais surtout de la fille de Dido, une ravissante et accorte jeune fille de seize printemps…
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Moineau 
France
Messages : 7316 
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Date du message :
janvier 18, 2012 00:48
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GALLIL wahou, quel texte , que d'idées et quel style , bref tout y est
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Louislou 
France
Messages : 4401 
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Date du message :
janvier 18, 2012 02:23
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hou là là ça tape fort là !
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Emiliano 
Modérateur
France 
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Date du message :
janvier 19, 2012 06:43
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Les métiers disparus
Dans cette chronique, je voudrais rappeler le dur travail des lavandières. Bien sûr, il a disparu avec l’apparition de la machine à laver mais leur souvenir reste vivace dans nos villages. Leurs clients étaient les personnes trop âgées pour faire elles-mêmes leur lessive, les malades, les hommes célibataires ou veufs qui attendaient toujours trop pour donner leur linge sale ; ceux-là, ils auraient pu payer un supplément. Le matin, la lavandière allait dans les rues avec sa brouette en signalant leur passage à voix très forte et récoltait son travail du jour. Revenue chez elle, elle savonnait et frottait le linge sale sur une planche, puis le mettait dans une grande lessiveuse, remplissait celle-ci d’eau, y ajoutait parfois un détergent. Ensuite, elle chauffait le tout jusqu’à ce que l’eau bouillît. Un système simple permettait d’avoir de bons résultats : par un tube placé au centre, l’eau du fond, forcément la plus chaude, montait puis retombait sur le textile. C’était un spectacle fascinant pour les enfants. Cette phase du travail était appelée d’abord la bouillure puis l’échaubouillure pour bien insister sur la température élevée. C’est pourquoi la lavandière lors de sa tournée matinale annonçait son passage par le cri :« Échaubouilluuure ! Échaubouilluuure ! » qui au cours du temps se transforma en échauboullure, plus facile à prononcer, mot qui fut transcrit sous la forme échauboulure maintenant utilisée. Ces lavandières étaient des commères redoutables et lorsqu’elles se retrouvaient au bord de la rivière pour le rinçage, les caquets allaient bon train, il s’en disait de belles car qui lave le linge connaît bien des secrets. Il n’avait pas que le linge qui passait à l’échauboulure mais aussi la réputation des gens, ce qui explique le sens actuel du mot : passer quelqu’un à l’échauboulure, c’est critiquer vertement sa conduite. Il est sûr que la machine à laver est plus discrète que nos lavandières, c’est une des causes de la disparition de ce dur métier.
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Moineau 
France
Messages : 7316 
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Date du message :
janvier 19, 2012 10:43
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aH que j'aime ces récits EMIIMLIANO, si plein de vie .
Les lavandière de l'époque en guise de cancanières, sont remplacées aujourd'hui devant la machine .. à.... café .. et sont nettement moins efficaces dans leur travail qu'à cette époque 
Quelle "cancanière" je fais, mais elles sont tellement visibles et écoutées, que je ne dévoile rien .
Et après tout, chacun se nourrit de ce qu'il aime . Rien à dire, si ce n'est de profiter de l'occasion pour faire un petit exercice d'écriture et de détente .
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Louislou 
France
Messages : 4401 
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Date du message :
janvier 19, 2012 11:54
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la concurrence va être rude ! c'est de la haute volée !
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