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Nausicaa* 
France
Messages : 1875 
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Date du message :
novembre 2, 2006 18:45
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Juste pour permettre aux nouveaux arrivés de découvrir les poèmes de notre petit lutin
Nausicaa*
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Druss 
France
Messages : 986 
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Date du message :
novembre 3, 2006 01:10
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Bien vu Nausi... C'est vrai qu'ils sont sympas ses poèmes à Mélu...
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 21, 2006 07:37
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Merci Nausicaa Merci Druss 
Je tourne une page, je laisse la poésie en suspens...
Monsieur,
C’est avec grand regret que je me vois dans l’obligation de vous interpeller aujourd’hui. Vous ne semblez plus me donner signe de vie, j’imagine que vous avez d’autres occupations bien plus intéressantes que cette correspondance sans lendemain.
Loin de moi de vous submerger de reproches amers ! Je m’inquiète tout simplement de votre absence qui me devient insupportable au fil des jours qui passent. Bientôt, vous oublierez mon existence, et je m’en retournerai à mes silences d’autrefois.
La mort rode, ma peur s’est envolée. Si la Dame noire m’emporte, ce sera pour abréger les souffrances trop longtemps contenues dans ce corps que j’apprends enfin à aimer. Je ne suis pas triste, je savoure la vie sans penser à demain.
L’année sera d’ici peu terminée, une autre commencera et avec elle la renaissance d’une femme que j’ai toujours préféré ignorer. Plus rien ni personne ne pourra se mettre au travers de mon chemin. Je veux vivre mes rêves, ceux que j’ai tant espérés, je vais maintenant les réaliser.
Adieu Monsieur, je vous souhaite de trouver le bonheur.
Bien à vous,
MC
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Adèle 
Canada
Messages : 5738 
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Date du message :
décembre 21, 2006 11:40
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Quelle belle surprise de te revoir, cher petit lutin! 
Tout à fait approprié de « tourner la page » en disant Adieu à un amour sans lendemain. L’année nouvelle apporte avec elle son lot de promesses. La vie est courte et c’est le temps plus que jamais de réaliser ses rêves. 
Bonne Année à toi! 
A
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Naty 
France
Messages : 1850 
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Date du message :
décembre 21, 2006 16:27
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« Je ne suis pas triste, je savoure la vie sans penser à demain. » Je pense qu’avec cette philosophie la vie sera belle, nous ne savons pas de quoi le lendemain sera fait. On m’a dit aussi qu’il faut vivre ici et maintenant, on peut l’essayer même si on n’y arrive pas toujours, mais l’essentiel est que nous l’appliquons le plus souvent possible.
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 21, 2006 18:29
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Yes Adèle... Rêver c'est bien, le vivre c'est mieux !
Oui Naty, un jour à la fois...
Continuons cette correpondance adressée à personne en particulier, c'est pourquoi j'écris : Monsieur.
Monsieur,
Je ne peux garder sous silence les pensées qui inondent mon esprit. Il y a des mots que l’on garde pour soi et c’est ceux-là que j’ai choisi de vous dévoiler aujourd’hui. Je vous écris sans vous connaître, mais au fond de moi je sais que vous n’êtes pas un parfait inconnu.
Je suis comblée par les petites attentions touchantes que vous avez envers moi. Personne ne sait autant que vous les sentiments d’amitié éprouvés à votre égard.
La distance qui nous sépare n’est pas un obstacle difficile à franchir. Votre visage est encore un tableau abstrait, et je ne cherche même pas à l’imaginer. Vous avez une âme, ce qui est plutôt rare de nos jours. Votre cœur est immense et vous avez beaucoup d’amour à donner.
Je voudrais combler le vide qu’il existe en vous, sans pour cela vous envahir.
La lune est belle ce soir, et je songe à vous, le regard perdu dans les étoiles. Toute cette immensité me fait rêver, et je m’envole loin, très loin…
J’aurai bientôt le privilège de vous lire à mon tour et il me tarde de découvrir l’homme sentimental que je devine en vous.
Avant de m’effacer doucement, je dépose un léger baiser sur votre joue rougissante à l’idée d’être effleurée.
MC
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Naty 
France
Messages : 1850 
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Date du message :
décembre 22, 2006 07:59
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Madame,
Vous dites dans votre dernière lettre que votre correspondance n’est adressée à personne en particulier. Permettez-moi de n’être personne avec toutefois la particularité de m’exprimer par ma plume, et soyez-en certaine que mes autres occupations sont loin d'être aussi intéressantes que lire vos mots charmants.
Ne soyez donc pas inquiète, Madame, votre silence du passé est révolu à présent, et si ma plume peut adoucir quelque peu vos souffrances, ce serait un de mes plus grands désirs. Donnez donc libre cours à vos rêves, à force d’y succomber, ils deviennent réalité. Savez-vous que pendant le rêve occupe notre esprit, la réalité s’écarte indubitablement ?
Comme vous êtes généreuse à me livrer vos pensées, j’en suis très honoré. Nous savons sans aucun doute qu’au fond de nous mêmes, nous avons déjà fait connaissance, comment peut-il être autrement avec cette confiance qui s’est établi entre nous ?
Ce ne sont que des petites attentions, en effet, que je peux vous offrir, mais soyez-en certaine, j’aimerais faire davantage pour vous rendre heureuse, mon âme et mon cœur n’aspirent que de la sorte.
Nous saurons effacer la distance qui nous sépare encore, n’ayez crainte. Vous connaîtrez bientôt mon visage. Toutefois, ne vous fiez pas à votre imagination, affabilité traîtresse parfois, pour ne pas vous décevoir.
Je vous tends ma joue effarouchée mais consentante pour recevoir votre doux baiser, et permettez-moi d’attendre avec impatience votre missive qui effacera, j’en suis certain, le vide qui trop long temps a occupé mon cœur.
Que le bonheur soit avec vous P.
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 22, 2006 09:04
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Merci Naty de te prêter au jeu ! C'est magnifique !
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Moineau 
France
Messages : 5722 
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Date du message :
décembre 22, 2006 14:52
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BEL excer cice de style, magnifique, bravo à toutes les deux . moineau
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 25, 2006 08:01
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Monsieur,
C’est le cœur battant que j’ai découvert votre lettre ce matin. Je ne peux m’empêcher de penser à vous.
Je vous imagine entouré d’une multitude de personnages cherchant à se faire remarquer par leur originalité qui n’en est pas. Vous semblez les écouter, mais votre esprit vagabonde ailleurs.
Vers quel pays lointain tentez-vous de vous perdre ? La cité du mystère vous attire au point d’oublier ce rendez-vous important ? Vous travaillez trop, la lassitude se fait ressentir même si vous ne laissez rien paraître.
Où se cache ce beau sourire qu’il est si plaisant de contempler ?
Tant de questions restent sans réponses…
Dans l’imaginaire, tout est permis, c’est peut-être la raison pour laquelle je m’y noie. En attendant, les rêves me rattrapent et je ne peux m’empêcher de ralentir le pas pour mieux m’en imprégner.
Viendrez-vous au clair de la lune rousse faire quelques pas à mes côtés ? Je n’ose trop l’espérer mais je tente encore d’y croire.
La vieille pendule s’est arrêtée, je m’efforce de lui rendre la vie par quelques tours de clé. Doucement, je pousse le balancier pour bientôt reconnaître son Tic Tac familier. Elle brise le silence de la maison et quelque part, je suis rassurée, je me sens moins seule.
Vous me demandez de tenir cette correspondance secrète, et je ne puis m’empêcher de trembler à l’idée qu’une indiscrétion de ma part vous porterait préjudice.
Mes faits et gestes sont de près surveillés, pourtant nul ne soupçonne l’existence de ces missives qu’il me plaît de vous faire parvenir. Les vôtres sont rangées dans un endroit sécurisé.
Je vous embrasse de façon légère, comme à mon habitude.
MC
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Naty 
France
Messages : 1850 
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Date du message :
décembre 26, 2006 08:16
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Madame,
Vous demandez vers quel pays lointain je tenterez de me perdre ? Savez-vous seulement que lire ne serait-ce qu’un seul mot de votre plume me transporte vers des contrées dont mon imaginaire ignore toute existence ? De savoir que vous ne pouvez vous empêcher de penser à moi n’est que jubilation pour mon âme esseulée.
Votre imagination vous égare, chère Madame, la multitude de personnages qui, d’après vous, m’entourent, n’existe guère il n’y a qu’un seul être qui a pris toute leur place : vous !
Mon esprit, jadis vagabonde, ne tourne qu’autour de vos missives, je vois votre main délicate tracer les mots qui me sont destinés et je les attends impatient, le cœur battant. Je vois vos yeux scrutant vos mots, craignant que ceux-ci ne seraient convenables. Osez, Madame, je vous en supplie, laisser parler votre cœur, le mien vous répondra sans détour…
Je suis en effet un peu las de guetter vos mots, de lire entre les lignes, d’interpréter en ma faveur quelques tournures charmantes, pensant que vous n’oseriez écrire ce que j’espère tant de découvrir. Vous seule avez le pouvoir de guérir cette lassitude, qui a envahi mon cœur, en me donnant votre main au clair de la lune rousse. En arrêtant tout ce qui peut entraver ces instants de notre silence qui n’appartiennent qu’à nous. Votre vieille pendule l’avait pressenti déjà, elle m’a laissé sa place pour rompre votre solitude. Si je vous ai demandé de garder notre correspondance loin d’autres yeux, c’est tout simplement pour que nous puissions vivre sans l’envie d’autrui et de sa jalousie. Pour être heureux, il faut sans aucun doute vivré caché ! Imaginez, seuls au monde, seuls parmi nos semblables, avec notre doux secret, avec nos mots qui n’appartiennent qu’à nous, que nous seuls sommes aptes à comprendre et interpréter à leur juste valeur.
Madame, j’espère que mes sentiments n’abusent. Oh, croyez le bien, ils sont sincères, je souffre dans cette attente de découvrir vos yeux, vos mains, votre sourire. Je sens votre baiser léger m’effleurer et permettez-moi d’y répondre de manière un peu moins légère… P.
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 27, 2006 09:52
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Grand merci pour ta participation Naty  C'est toujours un réel plaisir de te lire.
Méluzine
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Meluzine_ 
Belgique
Messages : 491
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Date du message :
décembre 28, 2006 11:55
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Monsieur,
Vous êtes sous l’entreprise du tourbillon des mots que je vous adresse. Mes pensées rejoignent votre esprit inondé de lumière. Vous voguez vers un monde féerique, le sourire aux lèvres… Serait-ce le bonheur qui frapperait à votre porte ? Seul votre cœur peut le savoir s’il palpite à la lecture de cette lettre.
Je ne cherche pas à vous plaire, mes intentions sont pures. La nature m’a doté d’un pouvoir sans limite et je tente de l’apprivoiser tel un cheval fou. Je vous laisse imaginer la suite de cette relation magique sans équivoque.
Vous gardez dans votre oreille, la tonalité d’une voix qui vous émerveille. C’est la mienne, toute simple, un peu mélancolique, légèrement traînante à l’accent de mon pays.
J’ignore tout de vous et je ne tente même pas d’en savoir plus long. Votre bon plaisir aura raison de la curiosité qui ne m’anime pas. Je n’attends rien de vous ni de personne. Je déteste les promesses non tenues, je vis donc un jour à la fois.
Je ressens votre présence à tout moment et je devine qu’il en est de même pour vous.
Je ne veux pas abuser de votre précieux temps et c’est avec une certaine réticence que je m’oblige à terminer mes élucubrations.
J’ose effleurer votre visage de mes lèvres…
MC
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Naty 
France
Messages : 1850 
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Date du message :
janvier 1, 2007 03:20
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Merci Meluzine, tout le plaisir et pour moi, et certainement pour lui...
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Naty 
France
Messages : 1850 
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Date du message :
janvier 1, 2007 03:23
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Madame,
Vous demandez si le bonheur frappait à ma porte ? Non, Madame, il ne frappe pas à ma porte, il est là devant moi en guise de votre lettre, qui certes, inonde de lumière mon cœur et mon âme.
Ah, vous laissez libre cours à mon imagination ? Soit ! Alors cessez d’apprivoiser votre pouvoir, amenez-moi dans votre monde féerique, magique, tel un tourbillon afin que ce dernier puisse trouver ce vers quoi il aspire.
Il n’est nul besoin de chercher à me plaire, quelle idée ? Ne ressentez-vous pas que depuis toujours vous me plaisez ? J’en ai eu la certitude en lisant vos mots, en écoutant cette voix, qui ne peut être que la vôtre, qui m’enchante et qui me rend triste à la fois. Ne soyez pas amère, Madame, ne me confondez pas avec ceux dont les promesses ne sont qu’un leurre. Soyez exigeante, soyez curieuses, et abusez, je vous en prie, telle que la femme qui hante mes rêves.
Vous dites tout ignorer de moi. Quel délicieux mensonge de votre part. Permettez-moi de vous répondre avec mon petit sourire que vous aimez tant. Ma présence que vous ressentez à tout moment vous a déjà renseigné sur ma personne. Ne disiez-vous pas que vous savouriez la vie sans penser à demain ? Et j’ajouterais sans penser au passé.
Cette missive vous est destinée en ce premier jour de l’année. Qu’elle vous apporte du bonheur, la félicité ainsi qu’une immense joie de vivre. Mon plus grand désire serait de pouvoir être une petite étincelle qui illuminera votre cœur à jamais.
Recevez sans crainte ce baiser sincère de mes lèvres, ne me faites pas attendre, j’ai hâte à vous lire encore et encore. P.
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