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  Famille : Les aidants-naturels


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Auteur

Sujet : tout en poésie

Elenna
France
Messages : 173

Date du message : février 3, 2012  10:23

                Ce doux hiver qui égale ses jours            

Ce doux hiver qui égale ses jours
A un printemps tant il est aimable
Bien qu'il soit beau, ne m'est pas agréable
J'en craint la queue et le succés toujours

J'ai bien appris que les chaudes amours
Qui au premier vous servent une table
Pleine de sucre et de mets délectable
Gardent au fruit leur amer et leurs tours

Je vois déja les arbres qui boutonnent
En mille noeuds et ses beautés m'étonnent
En une nuit ce printemps est glacé

Ainsi l'amour qui trop serein s'avance
Nous rit, nous ouvre une belle apparence
Est né bien tôt, bien tôt effacé.

                Théodore Agrippa d'aubigné



*Ce message a été édité le 3-Feb-2012 10:30 AM par Elenna*

Elenna
France
Messages : 173

Date du message : février 4, 2012  02:59

                   Que j'aime le premier frisson de l'hiver

Que j'aime le premier frisson de l'hiver ! le chaume
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs, que le foin vert embaume
Au fond du vieux chateau, s'éveille le foyer

C'est le temps de la ville - Oh ! lorsque l'an dernier
J'y revins, que je vis ce bon louvre et son dôme
Paris et sa fumée et tout ce beau royaume
(J'entends encore au vent les postillons crier )

Que j'aimais ce temps gris, ces passants et la seine
Sous ses mille falots assise en souveraine !
J'allais revoir l'hiver -et toi, ma vie, et toi !

Oh ! dans tes longs regards, j'allais tremper mon âme
Je saluais tes murs- car, qui m'eût dit Madame
Que votre coeur, si tôt , avait changé pour moi ?

               Alfred de Musset                  Sonet



*Ce message a été édité le 4-Feb-2012 3:09 AM par Elenna*

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 4, 2012  11:02

               Quand le ciel étoilé couvre notre demeure

Quand le ciel étoilé couvre notre demeure
Nous nous taisons durant des heures
Devant son feu intense et doux
Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous.

Les grands astres d'argent tracent là-haut leur route ;
Sous les flammes et les lueurs
La nuit étend ses profondeurs
Et le calme est si grand que l'océan l'écoute !

Mais qu'importe que se taise même la mer,
Si dans l'espace immense et clair
Plein d'invisible violence
Nos coeurs battent si fort qu'ils font tout le silence !

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 4, 2012  11:13

Des paroles de douceur,
Des moments de bonheur.
Des regards échangés,
Un zeste de complicité.
Des étoiles dans les yeux,
La joie d'être deux.
Main dans la main,
Suivre le même chemin.
Des rêves plein le coeur,
Que du plaisir, aucune rancoeur.
Aimer et oublier
Les blessures du passé.
Juste la magie de l'amour,
Une belle vie pour toujours.

- Julie Jamar -

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 6, 2012  03:10

   

La biche

La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux:
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.

Pour raconter son infortune
A la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.

Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux !
Et, le cou tendu vers les cieux,
Folle d'amour et de rancune.
La biche brame au clair de lune.

Maurice ROLLINAT

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 6, 2012  03:16



Mon île la Martinique

La Martinique qui ma vu naître
A les plus belle fleurs de la planète
Ton soleil brille de mille feux
Comme le blond de mes cheveux
Ta mer turquoise au reflet bleu
A la même couleur que mes yeux
Tes colibris son si jolies
Tes anolis son si petits
Que tu restera toujours Madinina
Au fond de mon petit coeur a moi
Je ne t'oublirait jamais ma petite île a moi.

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 6, 2012  03:20



Poêmes dénichés sur le net

!Fleurs et coquillagesAmandiers en fleurs,
Rose doux pays de couleurs,
Jasmin d'ici, corolles embaumantes,
En arceaux, cascades retombantes.

Hibiscus rose que tu adorais,
Ecrire ton nom dans le sable j'aime et j'aimerais.
Conjuguer le présent mais pas l'imparfait.
Croire que l'idéal existe, moi je le sais.

Idéaliser le monde sur terre se sentir en apesanteur,
Rêver, te voir toi qui me guides, je m'envole avec langueur.
Faire de sa vie, du moindre bonheur une réalité.
Le parfaire je le ferai, j'ai encore quelques années.

Sable blond, mer irisée, par le contre-jour,
La plage est longue mais avec les algues faire un détour.
Coquillages échoués, ramassés, au petit matin.
Finiront comme nous en boîte mais sans lendemain.

Aminini
Canada
Messages : 700

Date du message : février 25, 2012  18:21



L'oreiller d'enfant

Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête,
Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi!
Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête,
Cher petit oreiller, que je suis bien sur toi!

Beaucoup, beaucoup d'enfants, pauvres et nus, sans mère,
Sans maison, n'on jamais d'oreiller pour dormir;
Ils ont toujours sommeil, ô destinée amère!
Maman! douce maman! cela me fait gémir...

Marceline Desbordes-Valmore




Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 26, 2012  10:55

      Quand Je T'Embrasse

Quand je te prends dans mes bras
et quand je t'embrasse

l'horloge du temps s'arrête là
et sa pendule se casse

mon corps tremble, mon coeur bat
et en moi tout perd place.

Quand je te prends dans mes bras
et quand je t'embrasse

la tristesse s'évapore, s'en va
et la joie la remplace

les fleurs s'ouvrent dans les champs
et le printemps refait face.

- Mohamed Elwafi -

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 29, 2012  09:51

          La mort des oiseaux - (François Coppée 1842-1908)


Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois,
A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l'hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.

Dans le gazon d'avril où nous irons courir.
Est-ce que " les oiseaux se cachent pour mourir ? "

(Promenades et Intérieurs)

Onidug
Canada
Messages : 911

Date du message : février 29, 2012  12:59



                               Le bonheur
                               n'est pas pour les peureux.
                               Le malheur
                               ne rend pas plus courageux .

                                                                                              Onidug.

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : février 29, 2012  14:14

          Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force
Ni sa faiblesse, ni son coeur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
            Il n'y a pas d'amour heureux

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : mars 4, 2012  09:47

          "N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance
au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres
espérances. Le reste vous sera donné de surcroît."

(Henry de Monfreid)

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : mars 9, 2012  02:05

             Le grillon à l'esprit brouillon

Le grillon à l'esprit brouillon
Oubliait chaque jour, peu ou prou,
L'emplacement de son logis-trou.

Le soir, il rentrait chez les autres
Qui le chassaient, exaspérés,
Jusqu'au moment où, fatigué
De se tromper toujours d'adresse,
Il décida, tout simplement,
De rechercher les trous plus grands.

Ainsi vécut-il très heureux
Chez les renards puis chez les lièvres,
Les taupes et les sangliers,
Car ces gros animaux n'étaient jamais
gênés Par sa minuscule présence,
Et tous aimaient entendre à la veillée,
Le grillon chanter dans leur foyer.

Jean ORIZET

Tahiti-nui
France
Messages : 4176

Date du message : mars 21, 2012  02:31

            A une Dame créole

Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.

Son teint est pâle et chaud; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d’orner les antiques manoirs,

Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.

Charles Baudelaire

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