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  Famille : L'art des mots


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Auteur

Sujet : Textes divers

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 17, 2012  13:38


Jessy
Il y avait à Londres, sous le règne d'Elizabeth, un savant nommé Bog, qui était foin
célèbre, sous le nom de Bogus, pour un traité des Erreurs humaines, que personne ne
connaissait.
Bogus, qui y travaillait depuis vingt-cinq ans, n'en avait encore rien publié ; mais son
manuscrit, mis au net et rangé sur des tablettes dans l'embrasure d'une fenêtre, ne
comprenait pas moins de dix volumes in-folio. Le premier traitait de l'erreur de naître,
principe de toutes les autres. On voyait dans les suivants les erreurs des petits garçons
et des petites filles, des adolescents, des hommes mûrs et des vieillards, et celles des
personnages des diverses professions, tels que : hommes d'État, marchands, soldats,
cuisiniers, publicistes, etc. Les derniers volumes, encore imparfaits, comprenaient les
erreurs de la république, qui résultent de toutes les erreurs individuelles et
professionnelles. Et tel était l'enchaînement des idées, dans ce bel ouvrage, qu'on ne
pouvait retrancher une page sans détruire tout le reste. Les démonstrations sortaient les
unes des autres, et il résultait certainement de la dernière que le mal est l'essence de la
vie et que, si la vie est une quantité, on peut affirmer avec une précision mathématique
qu'il y a autant de mal que de vie sur la terre.

Bogus n'avait pas fait l'erreur de se marier. Il vivait dans sa maisonnette seul avec une
vieille gouvernante nommée Kat, c'est-à-dire Catherine, et qu'il appelait Clausentina,
parce qu'elle était de Southampton.

La soeur du philosophe, d'un esprit moins transcendant que celui de son frère, avait,
d'erreur en erreur, aimé un marchand de draps de la Cité, épousé ce marchand et mis au
monde une petite fille nommée Jessy.

Sa dernière erreur avait été de mourir après dix ans de ménage, et de causer ainsi la
mort du marchand de draps, qui ne put lui survivre. Bogus recueillit chez lui l'orpheline,
par pitié, et aussi dans l'espoir qu'elle lui fournirait un bon exemplaire des erreurs
enfantines.

Elle avait alors six ans. Pendant les huit premiers jours qu'elle fut chez le docteur, elle
pleura et ne dit rien. Le matin du neuvième, elle dit à Bog :
« J'ai vu maman ; elle était toute blanche ; elle avait des fleurs dans un pli de sa robe ;
elle les a répandues sur mon lit, mais je ne les ai pas retrouvées ce matin. Donne-les
moi, dis, les fleurs de maman. »
Bog nota cette erreur, mais il reconnut, dans le commentaire qu'il en fit, que c'était une
erreur innocente et en quelque sorte gracieuse.

A quelque temps de là, Jessy dit à Bog :
« Oncle Bog, tu es vieux, tu es laid ; mais je t'aime bien et il faut bien m'aimer. »

Bog prit sa plume ; mais, reconnaissant, après quelque contention d'esprit, qu'il n'avait
plus l'air très jeune et qu'il n'avait jamais été très beau, il ne nota pas la parole de l'enfant.
Seulement il dit :
« Pourquoi faut-il t'aimer, Jessy ?
- Parce que je suis petite. »
« Est-il vrai, se demanda Bog, est-il vrai qu'il faille aimer les petits ? il se pourrait ; car,
dans le fait, ils ont grand besoin qu'on les aime. Par là s'excuserait la commune erreur
des mères qui donnent à leurs petits enfants leur lait et leur amour. C'est un chapitre de
mon traité qu'il va falloir reprendre. »

Le matin de sa fête, le docteur, en entrant dans la salle où étaient ses livres et ses
papiers et qu'il nommait sa librairie, sentit une bonne odeur et vit un pot d'oeillets sur le
rebord de sa fenêtre.

C'étaient trois fleurs, mais trois fleurs écarlates que la lumière caressait joyeusement. Et
tout riait dans la docte salle : le vieux fauteuil de tapisserie, la table de noyer ; les dos
antiques des bouquins riaient dans leur veau fauve, dans leur parchemin et dans leur
peau de truie. Bogus, desséché comme eux, se mit comme eux à sourire. Jessy lui dit en
l'embrassant :
« Vois, oncle Bog, vois : ici, c'est le ciel (et elle montrait, à travers les vitres lamées de
plomb, le bleu léger de l'air) ; puis, plus bas, c'est la terre, la terre fleurie (et elle montrait
le pot d'oeillets) ; puis, au-dessous, les gros livres noirs, c'est l'enfer. »

Ces gros livres noirs étaient précisément les dix tomes du traité des Erreurs humaines,
rangés sous la fenêtre, dans l'embrasure. Cette erreur de Jessy rappela au docteur son
oeuvre, qu'il négligeait depuis quelque temps pour se promener dans les rues et dans
les parcs avec sa nièce. L'enfant découvrait mille choses aimables et les faisait découvrir
en même temps à Bogus, qui n'avait guère de sa vie mis le nez dehors. Il rouvrit ses
manuscrits, mais il ne se reconnut plus dans son ouvrage, où il n'y avait ni fleurs ni
Jessy.

Par bonheur, la philosophie lui vint en aide en lui suggérant cette idée transcendante que
Jessy n'était bonne à rien. Il s'attacha d'autant plus solidement à cette vérité, qu'elle était
nécessaire à l'économie de son oeuvre.

Un jour qu'il méditait sur ce sujet, il trouva Jessy qui, dans la librairie, enfilait une aiguille
devant la fenêtre où étaient les oeillets. Il lui demanda ce qu'elle voulait coudre. Jessy lui
répondit :
« Tu ne sais donc pas, oncle Bog, que les hirondelles sont parties ? »

Bogus n'en savait rien, la chose n'étant ni dans Pline ni dans Avicenne. Jessy continua :
« C'est Kat qui m'a dit hier...
- Kat ? s'écria Bogus, cette enfant veut parler de la respectable Clausentina !
- Kat m'a dit hier : "Les hirondelles sont parties cette année plus tôt que de coutume ; cela
nous présage un hiver précoce et rigoureux." Voilà ce que m'a dit Kat. Et puis j'ai vu
maman en robe blanche, avec une clarté dans les cheveux ; seulement elle n'avait pas
de fleurs comme l'autre fois. Elle m'a dit : "Jessy, il faudra tirer du coffre la houppelande
fourrée de l'oncle Bog et la réparer si elle est en mauvais état." Je me suis éveillée et,
sitôt levée, j'ai tiré la houppelande du coffre ; et, comme elle a craqué en plusieurs
endroits, je vais la recoudre. »

L'hiver vint et fut tel que l'avaient prédit les hirondelles. Bogus, dans sa houppelande, les
pieds au feu, cherchait à raccommoder certains chapitres de son traité. Mais, à chaque
fois qu'il parvenait à concilier ses nouvelles expériences avec la théorie du mal universel,
Jessy brouillait ses idées en lui apportant un pot de bonne bière, ou seulement en
montrant ses yeux et son sourire.

Quand revint l'été, ils firent, l'oncle et la nièce, des promenades dans les champs. Jessy
en rapportait des herbes qu'il lui nommait et qu'elle classait, le soir, selon leurs
propriétés. Elle montrait, dans ces promenades, un esprit juste et une âme charmante.
Or, un soir, comme elle étalait sur la table les herbes cueillies dans le jour, elle dit à
Bogus :
« Maintenant, oncle Bog, je connais par leur nom toutes les plantes que tu m'as
montrées. Voici celles qui guérissent et celles qui consolent. Je veux les garder, pour les
reconnaître toujours et les faire connaître à d'autres. Il me faudrait un gros livre pour les
sécher dedans.
- Prends celui-ci », dit Bog.
Et il lui montra le tome premier du traité des Erreurs humaines.

Quand le volume eut une plante à chaque feuillet, on prit le suivant, et, en trois étés, le
chef-d'oeuvre du docteur fut complètement changé en herbier.

Anatole France (1844-1924), Le livre de mon ami

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 17, 2012  19:02


JE NE VEUX PLUS ME NIER
Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes. Je veux être
respectée, écoutée, entendue. J'ai le droit de respirer, de me dire: j'ai le droit de
dénoncer, de penser, de crier; j'ai le droit d'exister. Je veux vivre debout, être en paix avec
moi-même. Je veux grandir, changer, m'aimer.   Je veux rêver, rire, m'épanouir. J'ai
besoin d'air; j'ai besoin de m'écouter. J'ai besoin de décider pour moi, avec moi en
fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie. J'en ai marre de vivre
en fonctions des autres, pour être aimée. J'en ai marre de faire des courbettes, pour
acheter la paix ou ne pas être seule. Je choisis de VIVRE; de vivre MA VIE. Je choisis de
vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs. Je veux me vivre
jusqu'au bout, telle que je suis. Je me réserve le droit d'essayer, de me tromper, de
recommencer, d'essayer encore, et de réussir... Pendant la transition: j'accepte ma
souffrance, ma déception. J'accepte mon insécurité, mon désespoir.   J'accepte ma
colère contre les autres; on ne m'avait rien promis.    J'accepte ma colère contre moi, de
m'être si longtemps niée et oubliée.   Je suis en sevrage car je sais qu'avec le temps ces
sentiments vont s'atténuer et disparaître; remplacés par le pardon. Je sais qu'avec le
temps mon coeur va guérir d'avoir mal aimé... Et peut-être qu'avec le temps, j'accepterai
d'oser à nouveau, tenter l'expérience d'aimer et d'être aimée...

(Auteur inconnu

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 18, 2012  20:32


Les personnes importantes dans la vie…


La seule raison pour laquelle une personne te déteste, c’est parce qu’elle veut être
comme toi.

Un sourire de toi apporte de la joie à quelqu’un même s’il ne t’aime pas.

Tu représentes le monde pour quelqu’un.

Si ce n’était pas pour toi, quelqu’un ne pourrait pas vivre.

Tu es spécial et unique et quelqu’un dont tu ignores l’existence t’aime.

Quand tu fais la plus grosse bêtise, quelque chose de bien provient de celle-ci.

Quand tu penses que le monde te tourne le dos, regarde bien : c’est surtout toi qui tourne
le dos au monde.

Quand tu penses que tu n’as pas de chance, quand tu n’as pas ce que tu veux, tu ne
l’auras probablement pas.

Si tu crois en toi, probablement, tôt ou tard, tu l’auras.

Souviens-toi toujours des compliments que tu reçois.
Oublie les remarques méchantes.

Dis toujours aux gens ce que tu ressens à propos d’eux, tu te sentiras mieux quand ils le
sauront.

Personne ne mérite tes larmes et tes pleurs, et celui qui le mérite vraiment ne te fera
jamais pleurer.


Si tu as un meilleur ami, prends le temps de lui dire ce qu’il représente pour toi.

On dit que cela prend qu’une minute pour remarquer une personne spéciale, une heure
pour l’apprécier, un jour pour l’aimer, mais qu’on a ensuite besoin de toute une vie pour
oublier..

Auteur inconnu.

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : janvier 21, 2012  08:06

Le silence...

Il y a toutes les formes possibles du silence.
Il y a un silence de fermeture, un silence de réserve,
un silence de discipline, un silence de menace,
un silence de colère, un silence de rancune.

Mais il y a aussi un silence de l'acceptation,
un silence de la promesses, un silence du don,
un silence de la possession.
Il y a un silence qui porte le poids
de tous les souvenirs sans en évoquer aucun,
un silence qui mesure toutes les possibilités,
sans en entamer aucun.

il y a un silence lourd et qui m'opprime, de telle
sorte que la moindre parole serait pour moi une
délivrance,
un silence fragile dont j'appréhende
la déchirure,
un silence où gronde une hostilité
irritée de ne point trouver des moyens assez forts
pour se traduire,
un silence de l'amitiés comblée,
heureuse de surpasser toute expression et de l'avoir
rendue inutile.
il y a enfin le silence de l'admiration et un silence du mépris...

Louis Lavelle "La parole et l'écriture".

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 22, 2012  10:01

La beauté intérieure !



Je crois que pour être heureux vraiment,
Il faut commencer par se sentir bien en dedans,
C'est-à-dire se sentir bien dans notre peau,
Et accepter même nos défauts,
Car le bonheur personne peut nous le donner,
Si dans notre cœur on ne sait le trouver.
Il faut s'accepter tel que l'on est,
Comme ça on se sentira plus en paix.
Chaque personne a quelque chose en lui,
Qu'il lui suffit de trouver pour être plus joli,
Car la beauté physique ne compte pas beaucoup,
Si vous ne savez pas mettre en valeur ce qu'il y a en vous,
Car quelqu'un de parfait physiquement,
Et qui n'a aucune qualité en dedans,
S'il se fie seulement sur sa beauté,
Croyez-moi il ne sera pas longtemps aimé,
Car ce n'est pas une beauté extraordinaire qui fait le bonheur,
C'est plutôt mettre ce qu'on a de beau en valeur,
Car une personne sera beaucoup plus souvent admirée,
Pour son charme que pour sa beauté.
La beauté seule, un jour s'en ira,
Mais le charme lui, toujours restera.

...Sophie



G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 23, 2012  19:06


Entre Nous....!
"Une maison devient un foyer quand on peu écrire...
"Je vous aime" sur les meubles."
Je ne peux vous dire combien d'heures...
J'ai passées à FAIRE LE MÉNAGE !
J'avais l'habitude d'y consacrer au moins 8 heures...
Chaque fin de semaine m'assurant que tout était parfait
« Au cas où quelqu'un viendrait. »
Puis un jour... J'ai réalisé que personne ne viendrait.
Tout le monde était dehors à vivre sa vie et à avoir du plaisir !
Maintenant... Lorsque les gens me rendent visite...
Je n'éprouve plus le besoin de récurer ma maison de fond en comble.
Ils sont davantage intéressés à m'écouter leur raconter...
Ce que j'ai fait pendant que j'étais dehors à jouir de ma vie et à avoir du plaisir.
Et si vous n'avez jamais pensé faire pareil...
Laissez-moi vous donner ce conseil :
La vie est courte..... Jouissez-en !
Époussetez si vous le devez...
Mais ne vaudrait-il pas mieux peindre un portrait ou écrire une lettre...
Préparer un gâteau ou planter une semence...
Méditer sur la différence entre volonté et nécessité ?
Époussetez si vous le devez...
Mais en avez-vous le temps...
Avec tous ces appels provenant de ces rivières qui vous invitent à nager...
De ces montagnes à grimper...
De cette musique à écouter....
Et de ces livres à lire, de ces amis à chérir et de la vie à vivre ?
Époussetez si vous le devez....
Mais le monde vous attend dehors vous offrant le soleil ....
Qui brillera dans vos yeux...
Le vent qui caressera vos cheveux...
Un flocon de neige, une douce ondée.
Ce jour à jamais passera et ne reviendra plus.
Époussetez si vous le devez...
Mais gardez à l'esprit que la vieillesse arrivera à son heure....
Et que vous ne lui échapperez pas.
Et que lorsque vous partirez...
Et vous devrez partir, rien ne l'empêchera....
À Vous, et à vous seul....
Vous générerez tellement de poussière !
Partagez ceci avec toutes les merveilleuses femmes du monde !
JE VIENS TOUT JUSTE DE LE FAIRE.
Ce n'est pas ce que vous amassez....
Mais bien ce que vous éparpillez....
Qui témoignera de la vie que vous avez vécue.
Alors pas de ménage...Aujourd'hui.. !
Congé total pour tout le monde...!
Je vous passe le message..
Car moi çà fait longtemps...
Que j'ai compris..!!!
Auteur inconnu
Non...Non...Pas de ménage...
Aujourd'hui...!!!





G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 25, 2012  19:17

Un monde en couleurs !



Viens dans mon nuage, laisse-moi t'emmener,
T'offrir en partage mes rêves cachés.
Je ne sais pas pourquoi ni comment,
Il m'arrive de voir la vie autrement.
Il suffit parfois de si peu
Pour que je m'envole vers d'autres lieux,
Pour que mon esprit vagabonde
Comme s'il voulait refaire le monde.

Si la terre était un tableau,
Je prendrai mes plus beaux pinceaux
Et les tremperais dans mon cœur
Pour y redonner des couleurs.
Je couvrirais le gris de la maladie
Par l'éclatant blanc de la vie
Et je remplacerais le noir
Par le vert, couleur de l'espoir.

Bien sûr, j'en laisserais un peu
Pour les nuits des amoureux.
Quant au rouge, j'en mettrais partout
Car les enfants l'aiment beaucoup.
J'en peindrais le nez des gens pour qu'ils soient moins sérieux
Et à tous, je mettrais de l'or au fond des yeux.

Évidemment, tout cela sort de mon imagination
Mais dans notre cœur, on a tous des pinceaux et des crayons
Pour colorer notre univers.

Il suffit de si peu pour le faire
Et d'ailleurs, si je t'ai fait l'imaginer,
C'est que j'y suis un peu arrivé.





Auteur : Sophie



G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : janvier 30, 2012  19:21


Froissé par les gens ou les événements
Un conférencier bien connu commence son séminaire en tenant bien haut un billet de 20
euros.
Il demande aux gens : Qui aimerait avoir ce billet ?
Les mains commencent à se lever alors il dit : Je vais donner ce billet de 20 euros à
quelqu'un d'entre vous mais avant laissez moi faire quelque chose avec.

Il chiffonne alors le billet avec force et il demande :
Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ?
Les mains continuent à se lever.

Bon, d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela. Il jette le billet froissé par terre et
saute à pied joints dessus, l'écrasant autant que possible et le recouvrant des
poussières du plancher.
Ensuite il demande : Qui veut encore avoir ce billet ?
Évidemment, les mains continuent de se lever !

Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon...
Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a
pas changé, il vaut toujours 20 euros.

Plusieurs fois dans votre vie vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les
événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien mais en réalité votre
valeur n'aura pas changé aux yeux des gens qui vous aiment !

La valeur d'une personne ne tient pas à ce que l'on a fait ou pas, vous pourrez toujours
recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.

Anonyme,

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : février 2, 2012  18:55

LE TEMPS VIENDRA OÙ NOUS SERONT RÉUNIS
Il est parfois difficile dans ma solitude, de me souvenir que quelqu'un m'aime, quelque
part.   Quelqu'un qui m'aime pour ce que je suis et non pour ce qu'il souhaite que je sois
ou pour ce qu'il souhaite faire de moi. Quelqu'un qui m'aime, juste pour moi.

Comme c'est parfois difficile d'accepter d'être si loin d'un de l'autre et de se voir si peu!   
Mais je sais que lorsque le temps viendra pour nous d'être réunis rien ni personne ne
nous en empêchera.

Toi, mon amour, tu vis toujours dans mes rêves, mes espoirs, mes actions. Mais plus
que tout, tu vis dans mon coeur, et ça, mon amour, c'est la chose qu'aucune distance --
aussi grande soit-elle -- ne pourra jamais faire disparaître.

(Patty Holleman

Arausio
France
Messages : 450

Date du message : février 4, 2012  14:25


J'ai aimé ce "JE NE VEUX PLUS ME NIER " d'un auteur
malheureusement inconnu... tout dans ce texte me parle...

Yaelle-
France
Messages : 322

Date du message : février 5, 2012  01:46



Je suis comme toi, Arausio, j'ai trouvé ce texte très intéressant...de même "Qu'entre nous..."

Il faut savoir écouter la petite voix au fond de soi, qu'on a si souvent ( en tout cas, je m'y
retrouve) baîllonnée au nom d'obligations, de principes....
La tolérance envers soi même, il faut parfois une bonne partie de sa vie, pour la trouver....se
réconcilier avec soi même, ne pas se donner sans cesse de règles de conduite....

Chasser le moindre grain de poussière, je l'ai souvent fait, pour avoir une maison
impeccable....ainsi que tout ce qui va avec...
Et j'ai vu où ça m'a mené!

Aujourd'hui, les livres trainent....ils vivent....d'autres objets en ont profité pour entrer : des
pinceaux, des fusains....les restes d'un repas entre amis....le chien qui entre avec les pattes
sales....mais la vie est entrée dans la maison, et en moi....



Dauphin42
France
Messages : 523

Date du message : février 6, 2012  03:55

Leur Aventure… les avait Séparés
Mais… il Avançait… TouJours
Voyageant… dans… un Monde Inconnu
Profond… et Inaccessible.

Maintenant… ils étaient… comme la Mer… et la Lune
Loin… l’Un de l’Autre
Mais… Encore… en Harmonie.

Quand… elle en aurait Fini… avec la Vie… elle le Retrouverait
Et… il n’y aurait plus… d’Obstacles… entre Eux
Ils Danseraient… Ensemble… pour l’Eternité.

Qu’est-ce que la Vie
Si… ce n’est… de Courtes Vacances… Coincées
Entre… Deux Périodes… d’Eternité ?


Danny Scheinmann.

Yaelle-
France
Messages : 322

Date du message : février 6, 2012  12:10





La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un
livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices,
une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un
brin d'herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura,
dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les
volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pale, bleu-violet, sur les paupières d’un
nouveau-né, dans la douceur d’ouvrir une lettre attendue, en différant une seconde l’instant de la
lire, dans le bruit des châtaignes explosant au sol et dans la maladresse d’un chien glissant sur
un étang gelé, j’arrête là, la légèreté , vous voyez bien, elle est partout donnée. Et si en même
temps, elle est rare, d’une rareté incroyable, c’est qu’il nous manque l’art de recevoir,
simplement recevoir ce qui nous est partout donné.


Christian Bobin - "La folle allure" (Extrait)

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : février 6, 2012  19:04


JE NE VEUX PAS SAVOIR...
Je ne veux pas savoir ce que tu fais pour gagner ta vie. Je veux savoir ce qui te
passionne et si tu as le courage de réaliser tes rêves.

Je ne veux pas savoir quel âge tu as. Je veux savoir si tu peux tout risquer pour l'amour,
pour tes rêves, pour l'aventure de la vie.

Je ne veux pas savoir sous quel signe tu es né. Je veux savoir si les épreuves de la vie
ont ouvert ton coeur, ou si, au contraire, elles l'ont fermé à jamais.

Je ne veux pas savoir si tu dis la vérité ou non. Je veux savoir si tu peux supporter le
poids d'une accusation et ne pas trahir ton âme, si tu es fidèle et si je peux ainsi mettre
ma confiance en toi.

Je ne veux pas savoir où tu habites ni combien d'argent tu gagnes. Je veux savoir si tu
peux te relever après avoir connu le désespoir, courbaturé et meurtri jusqu'aux os, et si tu
peux ensuite aider tes enfants.

Je ne veux pas savoir qui tu es ni d'où tu viens. Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu
du feu avec moi, sans reculer.

Je ne veux pas connaître l'objet de tes études. Je veux savoir ce qui t'a permis de
continuer quand tout allait mal. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même, et si tu
apprécies ta compagnie dans les moments de solitude.

(Oriah Mountain Dreamer)




Dauphin42
France
Messages : 523

Date du message : février 7, 2012  18:28


Pour les mots:

C'était un collecteur de mots. Il allait par les rues du village et devant chaque porte demandait
des phrases, des images, des silences. Oui des silences car il pensait que les mots étaient posés
dans le vase des silences. Il allait dans les jardins et caressaient les plantes et susurrait des
secrets aux différentes fleurs. C'était un secret différent pour chacune. Il était amoureux des
ruisseaux et à chaque période de l'année il comparait leurs courants aux variations de la parole.
Et parfois la secheresse le faisait tantôt pleurer tantôt rire aux éclats, car il n'est rien qui
demeure. C'était un collecteur de mots, il avait de grands trésors, un peu partout dans la vaste
poche de son pantalon-mémoire. Pourtant il ne gardait rien pour lui, il était follement épris du
partage. Il partageait les plus précieux, les plus rares mais aussi les mots de tous les jours. Il
ne parlait pas au nom des autres, non les autres parlaient par sa voix et se reconnaissaient.
C'était un collecteur des mots, un diseur de bonne aventure, un conteur de la vie dans la
tristesse ou la joie. On pensait qu'il était un peu fou mais il avait sa place au sein du village.
Un soir il est monté dans une étoile et c'est pourquoi il est fréquent certaines nuits d'entendre
tomber des mots du ciel. Des phrases, des fragments, des poèmes, des silences. Peu importe, il
faut tendre l'oreille dans l'obscurité. Il y a toujours suffisamment d'espoir et de vertiges dans
cette nuit des mots

© Patrick Chemin (2010)

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