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Pommierouge 
Canada
Messages : 1088
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Date du message :
décembre 3, 2010 18:38
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C'est vraiment très intéressant. Merci Jean.
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Itanotia 
Belgique
Messages : 1418 
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Date du message :
décembre 4, 2010 08:31
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Vraiment heureux de voir Siegfrid à l’honneur sur ce post. Mais a-t-on le droit d’ignorer le « vaisseau fantôme », le Tannhäuser et le tournoi de chant de la Wartburg quand on parle de Wagner ?
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Pommierouge 
Canada
Messages : 1088
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Date du message :
décembre 4, 2010 19:08
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Tu as raison Itanotia ,c'est pourquoi Jean a commencé par le Vaisseau Fantôme Si tu vas voir à la page 1 de ce post, tu trouveras le Vaisseau Fantôme au complet et l'ouverture de Tannhäuser. Si tu nous trouve un lien avec le tournois de chant de la Wartburg,ce sera surement très intéressant. Tes connaissances nous apporterons vraiment des choses passionnantes. Pour le moment avec Jean,nous découvrons la tétralogie de L'OR DU RHEIN. Ce choix a été un peu influencé par le programme de l'opéra du Metropolitain qui est diffusé dans les salles de cinéma cette année. Mais si tu as des oeuvre que tu aimerais nous faire partager ce serait vraiment intéressant pour nous.Au plaisir de les découvrir bientôt.
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Runkel 
Admin famille
Allemagne 
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Date du message :
décembre 5, 2010 02:22
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Bonjour, Yvon,
quand j’ai créé cette rubrique, je ne pensais pas qu’elle se développerait de cette manière. J’ai commencé chronologiquement avec des oeuvres de jeunesse pas très connues, l’ouverture des opéras „Les Fées“ et „La Défense d’aimer”, puis des extraits du premier grand opéra „Rienzi“. Le reste, Jocelyne l’a expliqué ci-dessus. Nous avons donc fait un bond en avant dans le temps, quitte à revenir plus tard en arrière quand nous en aurons terminé avec la Tétralogie. La personne qui nous procure ces vidéos sur Youtube, une jeune italienne de 21 ans qui vit pour le moment au Canada, est actuellement en train de télécharger le premier acte du “Crépuscule des Dieux” à raison de deux ou trois vidéos par jour. J’estime qu’il doit en falloir environ une quinzaine, ce premier acte précédé de son prologue dure pratiquement aussi longtemps que “L’Or du Rhin”. Sinon, sur son c*****, elle propose déjà les intégrales de “Tannhäuser”, “Lohengrin”, “Tristan et Isolde” et “Parsifal”. Il ne manque donc plus que “Les Maîtres chanteurs de Nuremberg”. Je n’ai aucube notion de la technique employée pour télécharger ces vidéos, et c’est dommage parce que je possède des enregistrements des opéras de jeunesse qui sont assez rares, ainsi que d’autres oeuvres mineures. Je surveille les progrès du téléchargement, et je mettrai en ligne le premier acte et son *****yse dès que possible.
Amitiés,
Jean
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Itanotia 
Belgique
Messages : 1418 
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Date du message :
décembre 5, 2010 03:59
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Autant pour moi, merci pommier rouge. Dans les œuvres possédées de Wagner j’ai “Les Maîtres chanteurs de Nuremberg” et les chants de la Wartburg (en 33 tours). Dommage que je ne puisse les «héberger » pour les proposer en partage, mais ils sont sûrement accessibles autrement. *Ce message a été édité le 5-Dec-2010 4:45 AM par Itanotia*
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Pommierouge 
Canada
Messages : 1088
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Date du message :
décembre 5, 2010 23:33
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C'est triste en effet Itanotia. J'aimerais bien entendre ces oeuvres
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Itanotia 
Belgique
Messages : 1418 
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Date du message :
décembre 7, 2010 07:33
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J’observe avec intérêt car l’intégrale de Parsifal me manque.
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Runkel 
Admin famille
Allemagne 
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Date du message :
décembre 12, 2010 06:22
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Le prologue du “Crépuscule des Dieux“ en quatre vidéos
http://www.youtube.com/17/L8xac1_SqkY
http://www.youtube.com/16/eyl9RYpFdTM
http://www.youtube.com/15/SDHBA4YfSuA
http://www.youtube.com/14/zR10Ed91xh8
suivi du „Voyage de Siegfried sur le Rhin“
http://www.youtube.com/13/wuivbFA3rT0
L’a.n.a.l.yse du premier acte et les liens vers les vidéos correspondantes suivent sous peu.
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Runkel 
Admin famille
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Date du message :
décembre 12, 2010 06:24
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En marge du voyage de Siegfried sur le Rhin…
Si l’on admet que le héros a tué le dragon au Drachenfels, sa croisière sur le fleuve pour visiter la cour du royaume burgonde vers Worms s’est déroulée en remonrant le courant, et il se trouve que j’ai effectué quotidiennement une partie de ce trajet pendant environ un an et demi quand nous sommes venus nous installer en Allemagne. J’ai déjà évoqué notre séjour à Sankt Goarshausen, où j’ai travaillé temporairement dans une scierie, le temps d’être au niveau linguistique moyen des autochtones. L’administration de l’entreprise se trouvait là, dans le Land de Rhénanie-Palatinat, mais la scierie elle-même avait été déplacée quelque trente kilomètres en amont, dans la vallée de la Wisper, un petit affluent de la rive droite, près de Lorch. La raison de cette décentralisation était une histoire d’autorisation de produire sa propre électricité en installant une turbine hydraulique qui avait été refusée en Rhénanie-Palatinat: le Land voisin de Hesse ne se l’était pas laissé dire deux fois… S’il existe une unité allemande de fait, elle n’est que superficielle. Le pays a été trop longtemps divisé en une multitude de petits états sans grande signification au-delà de la petite sphère locale ou environnante pour qu’il n’en reste pas des traces. En consequence, chaque commune, chaque canton, chaque Land lutte pour son propre intérêt sans considérer aucunement son appartenance à un tout, et généralement sans souci d’une quelconque image de marque. Comme dans d’autres régions d’Europe du même type, la scierie employait beaucoup de petits fermiers des alentours qui n’auraient pas pu vivre de la seule agriculture, et il y avait aussi beaucoup de travailleurs immigrés comme moi, principalement des Turcs et des Italiens du Sud. L’entreprise louait un autobus de ramassage qui circulait entre Sankt Goarshausen et Lorch. Je l’ai pris le premier jour, pour essayer, et à partir du lendemain, je suis allé travailler à bicyclette parce que j’étais incontestablement plus rapide Chaque jour ouvré, j’effectuais donc mon voyage sir le Rhin au grand air, dans la fraîcjezr matinale, accompagné par la musique de Wagner qui me trottait dans la tête, sur cette route que l’on voit à gauche de la photo ci-dessous, c’est-à-dire sur la rive droite puisque l’on regarde vers l’amont.
http://www.fotocommunity.de/pc/pc/mypics/749031/display/6518473
Le soir, je ne rentrais pas directement par le même chemin, mais chaque fois par un itinéraire légèrement différent ce qui m’a permis de connaître finalement les environs comme ma poche, et même de découvrir Runkel, sans encore pouvoir supposer que nous nous y fixerions un jour.
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Runkel 
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Date du message :
décembre 12, 2010 10:29
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Le premier acte du „Crépuscule des Dieux“ nous transporte au palais des Gibichungs sur les bords du Rhin, sensiblement à la hauteur de Worms, qui sera le terme du voyage fluvial de Siegfried. Nous faisons connaissance avec de nouveaux personnages: Hagen, le fils d’Alberich et de Grimhilde, princesse de la dynastie des Gibichungs, par ailleurs mère de Gunther et de sa soeur Gutrune. Ce trio s’entretient en présence de nombreux courtisans. Hagen, qui n’a de cesse de récupérer le trésor des Nibelungs, ce qu’ignorent son demi- frère et sa demi-soeur, conte les exploits de Siegfried dont il a eu vent, se gardant bien d’évoquer les amours de Siegfried et Brünnhilde. Pour fortifier la dynastie des Gibichungs, il préconise le mariage de Gunther et Brünnhilde, ainsi que celui de Siegfried et Gutrune. Brünnhilde est en principe inaccessible pour Gunther, seul Siegfried pouvant franchir le cercle de flammes qui la protége, mais en administrant à ce dernier un philtre d’amour le rendant dépendant de Gutrune, il deviendrait alors possible de le convaincre de livrer Brünnhilde à Gunther. Outre les thèmes déjà connus, on note l’apparition de “l’Amitié perfide de Hagen” et de la”Trahison par la magie”. L’Appel du fils des bois, d’abord dans le lointain, puis plus proche, annonce l’arrivée de Siegried, qui accoste devant le palais. Il propose à Guntjer le combat ou l’amitié,. Gunther répond par des serments d’alliance et de fidélité. Gutrune tend une coupe à Siefried en signe de bienvenue, sur le nouveau theme de la “Bienvenue de Gutrune” Le philtre opera et Siegfried n’a bientôt plus d’yeux que pour Gutrune, don’t il demande la main à son frère. En échange, il prendra l’aspect de Gunther à l’aide du heaume magique et lui livrera sa future épouse Brünnhilde. Après un court dialogue où résonne le nouveau thème de la “Justice de l’expiation”, les nouveaux frères d’armes se mettent en route vers le rocher des Walkyries. Au début de la scene suivante, Brünnhilde reçoit la visite de sa soeur Waltraute qui lui parle de la détresse des dieux et la supplie de rendre l’anneau qu’elle porte au Rhin. Brünnhilde ne cède pas et Waltraute s’enfuit précipitamment sur fond de chevauchée. On entend alors le Charme des flammes et le Pouvoir du casque, et Siegfried arrive sous l’aspect de Gunther. Brünnhilde est impuissante à comprendre ce qui se passe. Tendis que l’orchestre commente avec la Trahison par la magie, le Sort, le Travail de destruction des Nibelungs, l’Anneau et la Malédiction de l’anneau. Siegfried arrache la bague à Brünnhilde qui tombe brisée dans ses bras. L’acte se termine sur une reprise du Pouvoir du casque.
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Runkel 
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Date du message :
décembre 12, 2010 10:31
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Le premier acte du „Crépuscule des Dieux“ (version Solti).
http://www.youtube.com/12/u67r3aOVDG8
http://www.youtube.com/11/PkyjY1vNv6Q
http://www.youtube.com/10/xsXageSXVL0
http://www.youtube.com/9/waM7mfjt0xM
http://www.youtube.com/8/s6NoxYQrfW0
http://www.youtube.com/7/O_sqI9N1kmI
http://www.youtube.com/6/fDDo9MauJAY
http://www.youtube.com/5/HPsnu86E-Ng
http://www.youtube.com/4/jirAesQli3s
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Runkel 
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Date du message :
décembre 12, 2010 11:32
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Le rôle de Siegfried dans le premier acte du "Crépuscule des Dieux" présente une grande difficulté technique. De par sa métamorphose momentanée en Gunther, il doit chanter dans le registre de celui.ci, qui n'est pas celui d'un ténor mais d'un baryton.
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Runkel 
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Date du message :
décembre 14, 2010 13:53
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Le prélude du second acte du „Crépuscule des Dieux“ est extrêmement sombre. S’il fallait lui trouver un précédent, ce serait sans doute le prélude du second acte de “Fidelio”, l’unique opéra de Ludwig van Beethoven. Il est basé sur les thèmes du Travail de destruction, du Cri de triomphe du Nibelung et de l’Anneau, avec des rythmes syncopés entrecoupés de triolets et des harmonies lugubres. Quand le rideau se lève, Hagen, à moitié endormi, est seul au milieu de profondes ténèbres. Alberich, surgi des profondeurs du Rhin, s’adresse à lui: „-Dors-tu, Hagen, mon fils?“ Les thèmes du prélude persistent. S’y ajoutent ceux de la Puissance de l’anneau et du Regret de l’amour, puis un nouveau motif sinistre, celui de l’Incitation au meurtre. D’autres thèmes sont cités à propos dans le cours du quasi monologue d’Alberich, mais leur importance est secondaire, la couleur sombre prédomine. À la fin de la scène, sur les dernières paroles d’Alberich: “-Sois fidèle, Hagen, mon fils! Sois fidèle!“, le thème d’accompagnement se modifie pour s’éclaircir presque insensiblement, et c’est un nouveau lever de soleil, le dernier, représenté par un canon des huit cors, et apparenté au prélude de l’or du Rhin, puisque le palais de Gunther est situé au bord du fleuve. Siegfried raconte d’abord à Hagen, puis à Gutrune, le rapt de Brünnhilde. Un nouveau thème, une sorte de joyeuse fanfare, fait son apparition, c’est l’Appel au mariage, Hagen appelle les vassaux de Gunther sur les notes du thème de la Servitude, et la scène se remplit petit à petit tandis que se développe un formidable choeur de caractère essentiellement viril et sauvage. On entend des trompes émettre des sonneries d’appel aux dissonances difficilement supportables et le tout culmine par l’arrivée de Gunther et Brünnhilde sur des sauts descendants très lourds du trombone et du tuba contrebasses, d’abord une quinte, puis une septième, une neuvième et enfin une treizième à pleine force avant que l’orchestre ne se calme instantanément sur un discret coup de cymbale. Les vassaux souhaitent la bienvenue à Gunther, d’abord presque à voix basse, puis toujours crescendo jusqu’à la superbe explosion finale.. La fin de l’acte, où la walkyrie déchue tente de faire le point réel de la situation, n’apporte pas de musique nouvelle, mais seulement des combinaisons de motifs déjà connus. Après le départ de Siegfried et de Gutrune, Brünnhilde, pour qui maintenant Siegfried n’est plus qu’in lâche qui l’a trahie, révèle à Hagen le moyen de le tuer. De même qu’on avait plongé Achille dans le Styx en le tenant par le talon, Siegfried a été rendu invulnérable par une immersion, dans le Rhin ou autre part, l’histoire ne le précise pas expressément, mais une feuille morte était restée collée au milieu de son dos: c’est donc là le seul endroit où on peut le frapper. Gunther s’insurge, craignant le chagrin de sa soeur, mais Hagen le fait taire: “-Il aura été tué par un sanglier…” . La mort de Siegfried est donc décidée alors que se forme le cortège nuptial au son de l’Appel au mariage et de la Bienvenue de Gutrune, mais lorsque le rideau se referme, la Vengeance et la Servitude prédominent de nouveau.
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Runkel 
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Date du message :
décembre 14, 2010 13:54
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Le second acte du „Crépuscule des Dieux“ (version Solti)
http://www.youtube.com/7/1cAI4ZdTcJw
http://www.youtube.com/6/huMjnA1_-_E
http://www.youtube.com/5/ZTV0s605-cw
http://www.youtube.com/4/9eg2vU_-sUo
http://www.youtube.com/3/uiqOTQ8eOfk
http://www.youtube.com/2/_t5fvEaA3wI
http://www.youtube.com/1/QGUFBqwWa7E
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Runkel 
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Allemagne 
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Date du message :
décembre 18, 2010 11:01
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Au début du troisième et dernier acte de cette colossale épopée, nous nous trouvons dans une contrée boisée près du Rhin. Nous retrouvons le charmant trio des filles du Rhin qui pleurent la perte de l’Or. L’ambiance paisible contraste avec les tensions du second acte. On entend l’Appel du fils des bois,, et dans le lointain le cor de Gunther et la trompe de chasse de Hagen. Siegfried fait son entrée, charmé par la grâce naïve des ondines qui tentent bientôt de le persuader de leur rendre son anneau. Siegfried refuse, et elles deviennent sérieuses, lui révélant l’existence de la Malédiction de l’or. Siegfried se serait presque laissé fléchir, mais ne cèdera pas à une menace. Voyant l’inutilité de leurs efforts, elles reprennent leurs ébats insouciants et disparaissent tandis qu’on entend les appels de trompe se rapprocher. À l’arrivée des chasseurs, il s’ensuit un récit commenté par l’orchestre d’une manière si éloquente que l’on comprendrait sans les paroles. Il y a là la Forge, la Servitude, le Dragon, l’Épée et l’Oiseau de la forêt. Hagen a préparé un second philtre qui rend la mémoire, et le tend à Siegfried sur le thème de l’Amitié perfide. Siegfried le boit d’un trait sur le thème de la Trahison par la magie, et le récit reprend avec de nouveau les murmures de la forêt, l’Amour héroïque, Brünnhilde, le Charme des flammes, l’Oiseau, Freia, le Sommeil de Brünnhilde, l’Héritage du monde et le Salut au monde. Hagen montre alors à Siegfried les deux corbeaux de Wotan qui passent, l’obligeant ainsi à lui tourner le dos, et lui plante son épieu entre les deux épaules. La Malédiction de l’anneau retentit, et Siegfried, touché à mort, tente de poursuivre son récit: le Sort, le Gardien de l’épée, le Salut au monde, l’Enthousiasme de l’amour. Il meurt sur un dernier rappel du Sort. C’est alors, pendant que s’organise un cortège pour emporter la dépouille de Siegfried, que commence à l’orchestre la plus inconventionnelle marche funèbre jamais imaginée. En fait, c’est toute la vie de Siegfried qui est passée en revue. Les timbales introduisent un rythme heurté, comme un sanglot, qui traversera tout l’épisode, suivi d’un dessin rapide des cordes évoquant la Mort. Les thèmes employés sont tous connus, mais modifiés douloureusement, l’Héroïsme des Wälsungs, la Compassion, l’Amour,, la Race des Wälsungs, tout cela en ut mineur et crescendo, puis la trompette passe brusquement et contre toute attente en ut majeor avec le thème de l’Épée élargi à quatre temps, suivi de Siegfried gardien de l’épée, de l’Appel du fils des bois et de Brünnhilde. À la fin de la marche funèbre commence la scène finale où Brünnhilde va rester seule pendant plus d’une demi-heure. D’abord, c’est le retour des chasseurs au palais des Gibichungs. Gutrune s’évanouit en apprenant la mort de Siegfried, puis Gunther tente de se disculper en accusant Hagen. Ils dégainent et Hagen tue Gunther. Hagen tente alors de s’emparer de l’anneau toujours au doigt de Siegfried, mais celui-ci se dresse comme en proie à la raideur cadavérique tandis qu’éclate encore une fois le thème de l’Épée qui le protège même mort. Devant l’assistance atterrée et silencieuse, Brünnhilde ordonne que l’on dresse un bûcher et que l’on aille chercher Grane, son destrier. Le long monologue final de Brünhilde est accompagné des principaux motifs déjà entendus, la Puissance divine, le Charme des flammes, Siegfried gardien de l’épée, la Chevauchée, le Salut à l’amour, l’Épée, pour la dernière fois, puis elle s’adresse aux dieux après un rappel du Sort. On entend alors le Walhall, l’Annonce d’une nouvelle vie, la Servitude, la Malédiction de l’anneau, la Détresse des dieux et le salut au Walfall. Elle annonce ensuite aux filles du Rhin qu’elle ve leur rendre l’or sous la forme de l’Anneau qui sera purifié de sa malédiction par le feu du bûcher. Alors, ce sont les accents du Traité, le Charme des flammes,, Loge, le Déclin des dieux et les Nornes, puis la walkyrie saisit une torche et met le feu au bûcher, avant de s’adresser à Grane qu’elle chevauchera pour se jeter dans les flammes. Le thème qui résume tout, que l’on n’a entendu qu’une seule fois à la fin de la «Walkyrie», la Rédemption par l’amour, réapparaît conjointement avec Siegfried gardien de l’épée, puis après un dernier rappel du Cri des Walkyries Brünnhilde se jette dans le brasier sur sn cheval au galop. Le Rhin monte et envahit la scène, et Hagen se jette dans les flots pour tenter de récupérer l’anneau, avec lequel jouent de nouveau les filles du Rhin: «-Laissez l’anneau!» sont ses dernières paroles, et en même temps celles du livret. Le reste, l’épilogue, c’est l’orchestre qui va s’en charger, et de quelle manière! Une partie des instruments déroule les ondulations du thème des Filles du Rhin en mesure 6/8, c’est-à-dire à deux temps ternaires, tandis que les cuivres, tubas et trompette basse, élargissent le majestueux thème du Walhall en mesure 3/2, c’est-à-dire à trois temps binaires. Puis c’est la conclusion avec la Rédemption par l’amour.
Le poème comporte quelques vers que Richard Wagner n’a pas jugé utile de mettre en musique, vers la fin de la prophétie de Brünnhilde:
«La race des dieux a passé. Le trésor de ma science sacrée, je le livre au monde. Ce n’est plus l’or, ni le faste seigneurial, ni les liens trompeurs des Traités qui régiront désormais l’Univers, mais la seule chose absolue: l’Amour.»
Je ne manquerai pas de remercier à nouveau chaleureusement Ilaria en notre nom à tous. Elle nous a fait un magnifique cadeau de Noël !
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