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  Famille : Le conservatoire amicalien


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Auteur

Sujet : Richard wagner (1813-1883)

Pommierouge
Canada
Messages : 1088

Date du message : décembre 3, 2010  18:38

C'est vraiment très intéressant. Merci Jean.

Itanotia
Belgique
Messages : 1418

Date du message : décembre 4, 2010  08:31

Vraiment heureux de voir Siegfrid à l’honneur sur ce post. Mais a-t-on le droit d’ignorer
le « vaisseau fantôme », le Tannhäuser et le tournoi de chant de la Wartburg quand on
parle de Wagner ?

Pommierouge
Canada
Messages : 1088

Date du message : décembre 4, 2010  19:08

Tu as raison Itanotia ,c'est pourquoi Jean a commencé par le Vaisseau Fantôme Si tu
vas voir à la page 1 de ce post, tu trouveras le Vaisseau Fantôme au complet et
l'ouverture de Tannhäuser. Si tu nous trouve un lien avec le tournois de chant de la
Wartburg,ce sera surement très intéressant. Tes connaissances nous apporterons
vraiment des choses passionnantes.
Pour le moment avec Jean,nous découvrons la tétralogie de L'OR DU RHEIN. Ce choix a
été un peu influencé par le programme de l'opéra du Metropolitain qui est diffusé dans
les salles de cinéma cette année. Mais si tu as des oeuvre que tu aimerais nous faire
partager ce serait vraiment intéressant pour nous.Au plaisir de les découvrir bientôt.

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 5, 2010  02:22

Bonjour, Yvon,

quand j’ai créé cette rubrique, je ne pensais pas qu’elle se développerait de cette
manière.
J’ai commencé chronologiquement avec des oeuvres de jeunesse pas très connues,
l’ouverture des opéras „Les Fées“ et „La Défense d’aimer”, puis des extraits du premier
grand opéra „Rienzi“.
Le reste, Jocelyne l’a expliqué ci-dessus. Nous avons donc fait un bond en avant dans le
temps, quitte à revenir plus tard en arrière quand nous en aurons terminé avec la
Tétralogie.
La personne qui nous procure ces vidéos sur Youtube, une jeune italienne de 21 ans qui
vit pour le moment au Canada, est actuellement en train de télécharger le premier acte
du “Crépuscule des Dieux” à raison de deux ou trois vidéos par jour. J’estime qu’il doit en
falloir environ une quinzaine, ce premier acte précédé de son prologue dure pratiquement
aussi longtemps que “L’Or du Rhin”.
Sinon, sur son c*****, elle propose déjà les intégrales
de “Tannhäuser”, “Lohengrin”, “Tristan et Isolde” et “Parsifal”. Il ne manque donc plus
que “Les Maîtres chanteurs de Nuremberg”.
Je n’ai aucube notion de la technique employée pour télécharger ces vidéos, et c’est
dommage parce que je possède des enregistrements des opéras de jeunesse qui sont
assez rares, ainsi que d’autres oeuvres mineures.
Je surveille les progrès du téléchargement, et je mettrai en ligne le premier acte et son
*****yse dès que possible.

Amitiés,

Jean

Itanotia
Belgique
Messages : 1418

Date du message : décembre 5, 2010  03:59

Autant pour moi, merci pommier rouge. Dans les œuvres possédées de Wagner j’ai “Les
Maîtres chanteurs de Nuremberg” et les chants de la Wartburg (en 33 tours).
Dommage que je ne puisse les «héberger » pour les proposer en partage, mais ils sont
sûrement accessibles autrement.
*Ce message a été édité le 5-Dec-2010 4:45 AM par Itanotia*

Pommierouge
Canada
Messages : 1088

Date du message : décembre 5, 2010  23:33

C'est triste en effet Itanotia. J'aimerais bien entendre ces oeuvres

Itanotia
Belgique
Messages : 1418

Date du message : décembre 7, 2010  07:33

J’observe avec intérêt car l’intégrale de Parsifal me manque.

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 12, 2010  06:22

Le prologue du “Crépuscule des Dieux“ en quatre vidéos

http://www.youtube.com/17/L8xac1_SqkY

http://www.youtube.com/16/eyl9RYpFdTM

http://www.youtube.com/15/SDHBA4YfSuA

http://www.youtube.com/14/zR10Ed91xh8

suivi du „Voyage de Siegfried sur le Rhin“

http://www.youtube.com/13/wuivbFA3rT0

L’a.n.a.l.yse du premier acte et les liens vers les vidéos correspondantes suivent sous
peu.


Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 12, 2010  06:24

En marge du voyage de Siegfried sur le Rhin…

Si l’on admet que le héros a tué le dragon au Drachenfels, sa croisière sur le fleuve pour
visiter la cour du royaume burgonde vers Worms s’est déroulée en remonrant le courant,
et il se trouve que j’ai effectué quotidiennement une partie de ce trajet pendant environ un
an et demi quand nous sommes venus nous installer en Allemagne.
J’ai déjà évoqué notre séjour à Sankt Goarshausen, où j’ai travaillé temporairement dans
une scierie, le temps d’être au niveau linguistique moyen des autochtones.
L’administration de l’entreprise se trouvait là, dans le Land de Rhénanie-Palatinat, mais
la scierie elle-même avait été déplacée quelque trente kilomètres en amont, dans la
vallée de la Wisper, un petit affluent de la rive droite, près de Lorch. La raison de cette
décentralisation était une histoire d’autorisation de produire sa propre électricité en
installant une turbine hydraulique qui avait été refusée en Rhénanie-Palatinat: le Land
voisin de Hesse ne se l’était pas laissé dire deux fois…
S’il existe une unité allemande de fait, elle n’est que superficielle. Le pays a été trop
longtemps divisé en une multitude de petits états sans grande signification au-delà de la
petite sphère locale ou environnante pour qu’il n’en reste pas des traces. En
consequence, chaque commune, chaque canton, chaque Land lutte pour son propre
intérêt sans considérer aucunement son appartenance à un tout, et généralement sans
souci d’une quelconque image de marque.
Comme dans d’autres régions d’Europe du même type, la scierie employait beaucoup
de petits fermiers des alentours qui n’auraient pas pu vivre de la seule agriculture, et il y
avait aussi beaucoup de travailleurs immigrés comme moi, principalement des Turcs et
des Italiens du Sud.
L’entreprise louait un autobus de ramassage qui circulait entre Sankt Goarshausen et
Lorch. Je l’ai pris le premier jour, pour essayer, et à partir du lendemain, je suis allé
travailler à bicyclette parce que j’étais incontestablement plus rapide
Chaque jour ouvré, j’effectuais donc mon voyage sir le Rhin au grand air, dans la fraîcjezr
matinale, accompagné par la musique de Wagner qui me trottait dans la tête, sur cette
route que l’on voit à gauche de la photo ci-dessous, c’est-à-dire sur la rive droite puisque
l’on regarde vers l’amont.

http://www.fotocommunity.de/pc/pc/mypics/749031/display/6518473

Le soir, je ne rentrais pas directement par le même chemin, mais chaque fois par un
itinéraire légèrement différent ce qui m’a permis de connaître finalement les environs
comme ma poche, et même de découvrir Runkel, sans encore pouvoir supposer que
nous nous y fixerions un jour.

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 12, 2010  10:29

Le premier acte du „Crépuscule des Dieux“ nous transporte au palais des Gibichungs
sur les bords du Rhin, sensiblement à la hauteur de Worms, qui sera le terme du voyage
fluvial de Siegfried. Nous faisons connaissance avec de nouveaux personnages: Hagen,
le fils d’Alberich et de Grimhilde, princesse de la dynastie des Gibichungs, par ailleurs
mère de Gunther et de sa soeur Gutrune. Ce trio s’entretient en présence de nombreux
courtisans.
Hagen, qui n’a de cesse de récupérer le trésor des Nibelungs, ce qu’ignorent son demi-
frère et sa demi-soeur, conte les exploits de Siegfried dont il a eu vent, se gardant bien
d’évoquer les amours de Siegfried et Brünnhilde. Pour fortifier la dynastie des
Gibichungs, il préconise le mariage de Gunther et Brünnhilde, ainsi que celui de
Siegfried et Gutrune.
Brünnhilde est en principe inaccessible pour Gunther, seul Siegfried pouvant franchir le
cercle de flammes qui la protége, mais en administrant à ce dernier un philtre d’amour le
rendant dépendant de Gutrune, il deviendrait alors possible de le convaincre de livrer
Brünnhilde à Gunther. Outre les thèmes déjà connus, on note l’apparition de “l’Amitié
perfide de Hagen” et de la”Trahison par la magie”.
L’Appel du fils des bois, d’abord dans le lointain, puis plus proche, annonce l’arrivée de
Siegried, qui accoste devant le palais. Il propose à Guntjer le combat ou l’amitié,. Gunther
répond par des serments d’alliance et de fidélité. Gutrune tend une coupe à Siefried en
signe de bienvenue, sur le nouveau theme de la “Bienvenue de Gutrune” Le philtre opera
et Siegfried n’a bientôt plus d’yeux que pour Gutrune, don’t il demande la main à son
frère. En échange, il prendra l’aspect de Gunther à l’aide du heaume magique et lui
livrera sa future épouse Brünnhilde. Après un court dialogue où résonne le nouveau
thème de la “Justice de l’expiation”, les nouveaux frères d’armes se mettent en route vers
le rocher des Walkyries.
Au début de la scene suivante, Brünnhilde reçoit la visite de sa soeur Waltraute qui lui
parle de la détresse des dieux et la supplie de rendre l’anneau qu’elle porte au Rhin.
Brünnhilde ne cède pas et Waltraute s’enfuit précipitamment sur fond de chevauchée.
On entend alors le Charme des flammes et le Pouvoir du casque, et Siegfried arrive
sous l’aspect de Gunther. Brünnhilde est impuissante à comprendre ce qui se passe.
Tendis que l’orchestre commente avec la Trahison par la magie, le Sort, le Travail de
destruction des Nibelungs, l’Anneau et la Malédiction de l’anneau.
Siegfried arrache la bague à Brünnhilde qui tombe brisée dans ses bras. L’acte se
termine sur une reprise du Pouvoir du casque.   

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 12, 2010  10:31

Le premier acte du „Crépuscule des Dieux“ (version Solti).

http://www.youtube.com/12/u67r3aOVDG8

http://www.youtube.com/11/PkyjY1vNv6Q

http://www.youtube.com/10/xsXageSXVL0

http://www.youtube.com/9/waM7mfjt0xM

http://www.youtube.com/8/s6NoxYQrfW0

http://www.youtube.com/7/O_sqI9N1kmI

http://www.youtube.com/6/fDDo9MauJAY

http://www.youtube.com/5/HPsnu86E-Ng

http://www.youtube.com/4/jirAesQli3s

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 12, 2010  11:32

Le rôle de Siegfried dans le premier acte du "Crépuscule des Dieux" présente une
grande difficulté technique. De par sa métamorphose momentanée en Gunther, il doit
chanter dans le registre de celui.ci, qui n'est pas celui d'un ténor mais d'un baryton.

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 14, 2010  13:53

Le prélude du second acte du „Crépuscule des Dieux“ est extrêmement sombre. S’il
fallait lui trouver un précédent, ce serait sans doute le prélude du second acte
de “Fidelio”, l’unique opéra de Ludwig van Beethoven.
Il est basé sur les thèmes du Travail de destruction, du Cri de triomphe du Nibelung et de
l’Anneau, avec des rythmes syncopés entrecoupés de triolets et des harmonies lugubres.
Quand le rideau se lève, Hagen, à moitié endormi, est seul au milieu de profondes
ténèbres.
Alberich, surgi des profondeurs du Rhin, s’adresse à lui: „-Dors-tu, Hagen, mon fils?“
Les thèmes du prélude persistent. S’y ajoutent ceux de la Puissance de l’anneau et du
Regret de l’amour, puis un nouveau motif sinistre, celui de l’Incitation au meurtre.
D’autres thèmes sont cités à propos dans le cours du quasi monologue d’Alberich, mais
leur importance est secondaire, la couleur sombre prédomine. À la fin de la scène, sur
les dernières paroles d’Alberich: “-Sois fidèle, Hagen, mon fils! Sois fidèle!“, le thème
d’accompagnement se modifie pour s’éclaircir presque insensiblement, et c’est un
nouveau lever de soleil, le dernier, représenté par un canon des huit cors, et apparenté
au prélude de l’or du Rhin, puisque le palais de Gunther est situé au bord du fleuve.
Siegfried raconte d’abord à Hagen, puis à Gutrune, le rapt de Brünnhilde.
Un nouveau thème, une sorte de joyeuse fanfare, fait son apparition, c’est l’Appel au
mariage,
Hagen appelle les vassaux de Gunther sur les notes du thème de la Servitude, et la
scène se remplit petit à petit tandis que se développe un formidable choeur de caractère
essentiellement viril et sauvage. On entend des trompes émettre des sonneries d’appel
aux dissonances difficilement supportables et le tout culmine par l’arrivée de Gunther et
Brünnhilde sur des sauts descendants très lourds du trombone et du tuba contrebasses,
d’abord une quinte, puis une septième, une neuvième et enfin une treizième à pleine
force avant que l’orchestre ne se calme instantanément sur un discret coup de cymbale.
Les vassaux souhaitent la bienvenue à Gunther, d’abord presque à voix basse, puis
toujours crescendo jusqu’à la superbe explosion finale..
La fin de l’acte, où la walkyrie déchue tente de faire le point réel de la situation, n’apporte
pas de musique nouvelle, mais seulement des combinaisons de motifs déjà connus.
Après le départ de Siegfried et de Gutrune, Brünnhilde, pour qui maintenant Siegfried
n’est plus qu’in lâche qui l’a trahie, révèle à Hagen le moyen de le tuer. De même qu’on
avait plongé Achille dans le Styx en le tenant par le talon, Siegfried a été rendu
invulnérable par une immersion, dans le Rhin ou autre part, l’histoire ne le précise pas
expressément, mais une feuille morte était restée collée au milieu de son dos: c’est donc
là le seul endroit où on peut le frapper.
Gunther s’insurge, craignant le chagrin de sa soeur, mais Hagen le fait taire: “-Il aura été
tué par un sanglier…” .
La mort de Siegfried est donc décidée alors que se forme le cortège nuptial au son de
l’Appel au mariage et de la Bienvenue de Gutrune, mais lorsque le rideau se referme, la
Vengeance et la Servitude prédominent de nouveau.








Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 14, 2010  13:54

Le second acte du „Crépuscule des Dieux“ (version Solti)

http://www.youtube.com/7/1cAI4ZdTcJw

http://www.youtube.com/6/huMjnA1_-_E

http://www.youtube.com/5/ZTV0s605-cw

http://www.youtube.com/4/9eg2vU_-sUo

http://www.youtube.com/3/uiqOTQ8eOfk

http://www.youtube.com/2/_t5fvEaA3wI

http://www.youtube.com/1/QGUFBqwWa7E

Runkel
Admin famille
Allemagne

Date du message : décembre 18, 2010  11:01

Au début du troisième et dernier acte de cette colossale épopée, nous nous trouvons
dans une contrée boisée près du Rhin. Nous retrouvons le charmant trio des filles du
Rhin qui pleurent la perte de l’Or. L’ambiance paisible contraste avec les tensions du
second acte. On entend l’Appel du fils des bois,, et dans le lointain le cor de Gunther et la
trompe de chasse de Hagen.
Siegfried fait son entrée, charmé par la grâce naïve des ondines qui tentent bientôt de le
persuader de leur rendre son anneau. Siegfried refuse, et elles deviennent sérieuses, lui
révélant l’existence de la Malédiction de l’or. Siegfried se serait presque laissé fléchir,
mais ne cèdera pas à une menace. Voyant l’inutilité de leurs efforts, elles reprennent
leurs ébats insouciants et disparaissent tandis qu’on entend les appels de trompe se
rapprocher.
À l’arrivée des chasseurs, il s’ensuit un récit commenté par l’orchestre d’une manière si
éloquente que l’on comprendrait sans les paroles. Il y a là la Forge, la Servitude, le
Dragon, l’Épée et l’Oiseau de la forêt. Hagen a préparé un second philtre qui rend la
mémoire, et le tend à Siegfried sur le thème de l’Amitié perfide. Siegfried le boit d’un trait
sur le thème de la Trahison par la magie, et le récit reprend avec de nouveau les
murmures de la forêt, l’Amour héroïque, Brünnhilde, le Charme des flammes, l’Oiseau,
Freia, le Sommeil de Brünnhilde, l’Héritage du monde et le Salut au monde. Hagen
montre alors à Siegfried les deux corbeaux de Wotan qui passent, l’obligeant ainsi à lui
tourner le dos, et lui plante son épieu entre les deux épaules. La Malédiction de l’anneau
retentit, et Siegfried, touché à mort, tente de poursuivre son récit: le Sort, le Gardien de
l’épée, le Salut au monde, l’Enthousiasme de l’amour. Il meurt sur un dernier rappel du
Sort.
C’est alors, pendant que s’organise un cortège pour emporter la dépouille de Siegfried,
que commence à l’orchestre la plus inconventionnelle marche funèbre jamais imaginée.
En fait, c’est toute la vie de Siegfried qui est passée en revue. Les timbales introduisent
un rythme heurté, comme un sanglot, qui traversera tout l’épisode, suivi d’un dessin
rapide des cordes évoquant la Mort. Les thèmes employés sont tous connus, mais
modifiés douloureusement, l’Héroïsme des Wälsungs, la Compassion, l’Amour,, la Race
des Wälsungs, tout cela en ut mineur et crescendo, puis la trompette passe
brusquement et contre toute attente en ut majeor avec le thème de l’Épée élargi à quatre
temps, suivi de Siegfried gardien de l’épée, de l’Appel du fils des bois et de Brünnhilde.
À la fin de la marche funèbre commence la scène finale où Brünnhilde va rester seule
pendant plus d’une demi-heure. D’abord, c’est le retour des chasseurs au palais des
Gibichungs. Gutrune s’évanouit en apprenant la mort de Siegfried, puis Gunther tente de
se disculper en accusant Hagen. Ils dégainent et Hagen tue Gunther. Hagen tente alors
de s’emparer de l’anneau toujours au doigt de Siegfried, mais celui-ci se dresse comme
en proie à la raideur cadavérique tandis qu’éclate encore une fois le thème de l’Épée qui
le protège même mort.
Devant l’assistance atterrée et silencieuse, Brünnhilde ordonne que l’on dresse un
bûcher et que l’on aille chercher Grane, son destrier. Le long monologue final de
Brünhilde est accompagné des principaux motifs déjà entendus, la Puissance divine, le
Charme des flammes, Siegfried gardien de l’épée, la Chevauchée, le Salut à l’amour,
l’Épée, pour la dernière fois, puis elle s’adresse aux dieux après un rappel du Sort. On
entend alors le Walhall, l’Annonce d’une nouvelle vie, la Servitude, la Malédiction de
l’anneau, la Détresse des dieux et le salut au Walfall.
Elle annonce ensuite aux filles du Rhin qu’elle ve leur rendre l’or sous la forme de
l’Anneau qui sera purifié de sa malédiction par le feu du bûcher.
Alors, ce sont les accents du Traité, le Charme des flammes,, Loge, le Déclin des dieux
et les Nornes, puis la walkyrie saisit une torche et met le feu au bûcher, avant de
s’adresser à Grane qu’elle chevauchera pour se jeter dans les flammes.
Le thème qui résume tout, que l’on n’a entendu qu’une seule fois à la fin de
la «Walkyrie», la Rédemption par l’amour, réapparaît conjointement avec Siegfried
gardien de l’épée, puis après un dernier rappel du Cri des Walkyries Brünnhilde se jette
dans le brasier sur sn cheval au galop. Le Rhin monte et envahit la scène, et Hagen se
jette dans les flots pour tenter de récupérer l’anneau, avec lequel jouent de nouveau les
filles du Rhin: «-Laissez l’anneau!» sont ses dernières paroles, et en même temps
celles du livret.
Le reste, l’épilogue, c’est l’orchestre qui va s’en charger, et de quelle manière!
Une partie des instruments déroule les ondulations du thème des Filles du Rhin en
mesure 6/8, c’est-à-dire à deux temps ternaires, tandis que les cuivres, tubas et
trompette basse, élargissent le majestueux thème du Walhall en mesure 3/2, c’est-à-dire
à trois temps binaires.
Puis c’est la conclusion avec la Rédemption par l’amour.

Le poème comporte quelques vers que Richard Wagner n’a pas jugé utile de mettre en
musique, vers la fin de la prophétie de Brünnhilde:

«La race des dieux a passé. Le trésor de ma science sacrée, je le livre au monde. Ce
n’est plus l’or, ni le faste seigneurial, ni les liens trompeurs des Traités qui régiront
désormais l’Univers, mais la seule chose absolue: l’Amour.»

Je ne manquerai pas de remercier à nouveau chaleureusement Ilaria en notre nom à
tous.
Elle nous a fait un magnifique cadeau de Noël !

   





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