|
Badol 
Suisse
Messages : 10702 
|
Date du message :
février 14, 2010 17:36
|
L'âge tendre.
Si l'âge tendre C'est l'âge fragile De l'adolescence en éveil Avec ses rêves fébriles De passion, d'irréel J'ai passé l'âge tendre...
Si l'âge tendre c'est celui de l'amour Que l'on croit éternel et qui prend chaque jour Un nouveau goût de Miel J'ai passé l'âge tendre
Si l'âge tendre C'est celui des baisers Qu'on échange en dansant En jurant de s'aimer Jusqu'à la fin des temps J'ai passé l'âge tendre
Si l'Âge tendre C'est celui où le coeur Fatigué par les ans Se repose en songeant Aux années de bonheur J'ai vraiment l'âge tendre
Si l'âge tendre C'est celui des souvenirs qu'on égrène le soir avant de s'endormir Pour raviver l'espoir J'ai vraiment l'Âge tendre.
G. Courteau
|
|
Badol 
Suisse
Messages : 10702 
|
Date du message :
février 16, 2010 02:50
|
Bruits D'abord un seul bruit La source Ses rebonds sur les rochers Notes joyeuses de musique lègère Longtemps seules dans l'espace-temps Puis l'appel d'un oiseau Simple et direct Sans fioritures Pas de temps à perdre Que dit-il? Puis des grondements d'orage Pas bien méchants Et toujours en fond de tableau Une brise qui passe doucement En silence Hélas même ici l'avion Invisible et lointain Bourdonne un peu
Extérieur jour De sa fenêtre de train il regarde fuir Sous les nuages gris immobiles Les couleurs d’automne et les lignes Champs et collines mêlées Arbres violets et toits rouges Devant lui tout est droit et courbe En bas tout s’en va En haut rien ne bouge
Il contemple assis les ombres rases d’un soleil rare La pique soudaine d’un clocher Les frondaisons des bosquets Où se cachent secrets locaux amours inavouées Il imagine ces vies violées Par son regard TGV De passant mécanique et froid
A quoi pense le voyageur Spectateur de la vie qui passe Sa vie va comme ce train A toute vitesse et sans escale Au bout il faudra descendre Sans être forcément attendu Qui sait
A défaut de certitudes il s’accroche aux traces Dans les champs les arabesques des tracteurs Dans le ciel le V des migrateurs Et le coton blanc des avions Et puis ici et là dans un hasard organisé La fumée qui fuit des cheminées Le pylône crucifié des fils électriques Les rambardes comme des rails Des taches et de l’eau Des morceaux des bribes Les rangées de serres Les filets déployés offrande d’arbres fruitiers L’horrible usine et la vieille ferme Les silos cathédrales Et partout ces barrières infinies
Pas le temps de voir les hommes Ils sont trop petits à cette vitesse On ne voir que leurs indices Et les animaux qui s’accrochent à la terre
A quoi sert de penser Quand tout s’échappe et fuit Tout finit par rien Qui sait
Publié par Lucien *Ce message a été édité le 16-Feb-2010 2:52 AM par Badol*
|
|
Paquerette06 
Modérateur
France 
|
Date du message :
février 19, 2010 10:50
|
l'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu;
l'accent du pays où l'on est né demeure dans l'esprit et dans le coeur, comme dans le langage
l'amour propre est le plus grand de tous les flatteurs (la rochefoucauld)
|
|
Badol 
Suisse
Messages : 10702 
|
Date du message :
février 22, 2010 12:13
|
Pour toi
Sur toi, mes yeux se sont attardés Et mon cœur ne s’est point dérobé Une douce chaleur m’a pénétré Un printemps nouveau a commencé
Envolées les longues nuits d’hiver Et ses fantômes solitaires Ta présence pavoise le rêve Et me permet de passer aux travers
Après la blancheur de ces nuits C’est ton ombre qui m’entoure et luit Et c’est sans effort qu’elle me poursuit Pour féconder l’amour et son fruit
De toi, tu fais l’offrande ardente Aux rêves et désirs de l’enfant Gonflé de ce soleil trop brûlant Joies, agitées fusent passionnément
Sur de longues heures, parler d’amour Qui monte comme un grand jour Croire très très fort au mot toujours Prendre le temps de vivre l’amour
la nudité apprivoisée Par les parcours de nos mains rusées Et la chaleur de nos baisers Se laisser transporter et s’aimer
Et sur tes seins tendus et gonflés Vivre des rêves renouvelés Étroitement unis, sans se quitter Voir dans nos yeux, une éternité
Revêtu de cette douce chaleur Source de désir et de bonheur Monter comme le soleil à son heure Vers les grandes tendresses du cœur
Au-delà des temps qui meurent Il y à des souvenirs toujours vivants Il demeure au fond du cœur Même si nous sommes vieillissants
Bertino
|
|
Anakine 
Belgique
Messages : 920
|
Date du message :
février 22, 2010 17:36
|
Un ami
Il est utile d’avoir un ami, Quelqu’un qui nous comprenne À qui on se confie ! Sans crainte et sans gêne.
Un ami c’est très précieux Quand ça ne va pas ! Quand on sent malheureux, On l’appelle et il est là.
Un ami c’est la confiance, La bonté et la gentillesse. C’est plein de reconnaissance, Il ne perd pas votre adresse.
Avoir un ami auprès de soi, C’est être aimé et protégé Par quelqu’un qui ne vous oublie pas Une personne à qui parler .
Dali
|
|
Paquerette06 
Modérateur
France 
|
Date du message :
février 23, 2010 09:19
|
|
merci anakine, ça fait du bien de lire ce beau poème
|
|
Jackant 
Admin famille
France 
|
Date du message :
février 23, 2010 12:27
|
Quand la vie a fini de jouer La mort remet tout en place
La vie s'amuse La mort fait le ménage Peut importe qu'elle cache sous le tapis
Il y a tant de belles choses qu'elle oublie
|
|
Paquerette06 
Modérateur
France 
|
Date du message :
février 24, 2010 12:38
|
la vérité n'a qu'une couleur, le mensonge en a plusieurs, le mensonge n'a qu'une jambe, la vérité en a deux, la vérité a paru et le mensonge sest dissipé comme une vapeur légère
|
|
Marie-elisabeth 
France
Messages : 14773 
|
Date du message :
février 27, 2010 05:08
|
bonjour Anakine..
Sous le sable.
Ah! ne posez pas trop pesamment sur le sable De cette route neuve ou de ce vieux sentier Dans les feuilles perdu la rose de vos pieds, O jeunes filles du palais ou de l'étable.
En ce matin où le bouton de l'églantier En vos beaux doigts fleurit exquis et périssable, Que votre pas glisse comme un pas de pavane Et soyez légères où que vous passiez.
Car il n'est pas d'endroit où sous un peu de terre Ne repose un amoureux aux deux bras ballants, Un amoureux d'hier à jamais solitaire;
Car sous tous ces rubans de gravier blanc, Sous toute motte de blé noir ou de pré vert Dort quelqu'un qui chantait il y a trois mille ans.
Tristan Klingstor.
|
|
Marie-elisabeth 
France
Messages : 14773 
|
Date du message :
mars 2, 2010 08:29
|
Il a une voiture.
Il a une voiture depuis peu. Il est en vacances. Tous les matins Il vient faire le ménage De sa voiture. Il rentre d'abord dedans Sort le bras gauche Met la main sur le toit Et tapote avec trois doigts En sifflotant Il est content. Puis il sort. Il la regarde En fait le tour La caresse Il l'aime. Il lui flanquerait une petite panne Avec plaisir, Rien que pour pouvoir lui traficoter Le ventre Et se servir des outils tout neufs Dans le bel étui. On se demande où est sa femme Pendant ce temps-là.
Georges Perros.
|
|
Marie-elisabeth 
France
Messages : 14773 
|
Date du message :
mars 4, 2010 05:42
|
A l'usage des humbles.
A l'usage des humbles, de ceux qui s'aiment, j'écris que la terre est dure, que tout passe, hormis l'amour. J'écris ce que je sais et ce que nous savons, mais que nous avons à mieux connaître pour vivre Que la fougère épouse le houblon, Que l'amour n'est jamais malheureux. J'écris à longue haleine parce qu'au bout du souffle il y a le rire à délivrer. J'écris le monde qui sera. Ce n'est pas en un jour qu'il viendra, mais après un long respect, une longue connaissance. J'écris pour assumer le bonheur. Et que m'importe comment si l'herbe au crépuscule a un langage stellaire. Si je dis que tout est familier, ceux qui s'aiment entrent sans hésiter dans le système des gravitations. M'entendez-vous ? La mer est à ma porte et je ne la retiens que par un tout petit peu d'imagination. M'entendez-vous lorsque j'accorde audience aux grands thèmes de passage. Je me bats avec les éclats de rire, les armes de la jeunesse, avec la centaurée sauvage, la bourrache et le lotier. J'appelle au nom de la santé des prés, de la houle des sainfoins, de la sueur des hommes. J'appelle au nom des cheveux de l'aimée, d'une main prise sur l'épaule, d'un avenir commencé à deux. Avec les armes du plaisir, avec les larmes du désir. J'écris le bonheur sur la table.
Jean Malrieu "Les Maisons de feuillages"
|
|
Piednoir 
France
Messages : 21115 
|
Date du message :
mars 11, 2010 11:27
|
LES FEMMES MURES ________________________
J’aime les femmes mûres Je les adore et les vénère Je les admire et les désire Elles connaissent leur corps, ses atours Elles connaissent les secrets de l’amour Quand elles aiment C’est pour de bon, sincèrement Sans ruse, sans faux-semblants Éperdument, intensément, follement ! J’aime les femmes mûres Elles nous viennent comme la fête Comme le fruit d’une bonne récolte Comme la fin d’une longue quête Elles s’offrent tout entières Sans limites, sans frontières Elles viennent effacer le chagrin Apaiser notre faim Comme le bon pain! J’aime les femmes mûres Elles sont succulentes, appétissantes Elles sont épanouies, aimantes Elles sont guerrières et conquérantes Aventurières et imprudentes Elles sont sages parfois démentes Ou surprenantes et émouvantes Elles sont frêles et puissantes Elles sont rebelles et consentantes! J’aime les femmes mûres Elles savent ce qu’elles veulent Elles y vont sans détour Elles ne perdent pas de temps Ou prennent tout leur temps Cela dépend de leur tempérament Cela dépend des saisons Cela dépend de l’envoûtement! J’aime les femmes mûres Elles me donnent soif, me désaltèrent Elles me donnent faim, elles me nourrissent Elles m’appauvrissent, elles m’enrichissent Elles m’avilissent, me chérissent Me font languir, me font frémir Me font pleurer, me font souffrir Elles me font vivre, me font mourir! J’aime les femmes mûres Elles se pavanent comme des reines Sans honte aucune, sans aucune gêne Elles se déhanchent et se dandinent Elles s’étalent et s’exhibent Elles s’ouvrent comme des fleurs Libèrent leur corps Ouvrent leur cœur Elles savourent leur beauté Et explosent de volupté! J’aime les femmes mûres Elles ont trimé, elles ont peiné Elles ont enduré, elles ont donné Elles ont veillé, elles ont prié Elles ont supporté, elles ont pleuré Elles ont attendu, elles ont espéré Elles ont cru à la vie Elles ont le droit d’aimer Et d’être aimées!
inconnu
|
|
Geni 
Koweit
Messages : 3915 
|
Date du message :
avril 9, 2010 16:08
|
......La vie........
....La vie doit etre merveilleuse ....Chaque matin,quand j'ouvre les yeux ....Je m'efforce de croire que cette journée sera radieuse ....Alors,je pense tres fort et je fais un voeu ....Je me dis,que si je vois et je respire ....Ce jour nouveau est un cadeau ....Et pour cela,sur mes lèvres,je dessine un sourire ....Et le soir venu,quand je m'endors ....Je prépare mes reves les plus beaux ....Pour que cette vie ne soit qu'un trésor ....qu'au matin,je souris encore et encore
|