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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
mars 15, 2010 07:03
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Je continue mon entraînement
En nous entraînant à ne garder en tête que des pensées positives, nous acquérons une grande maîtrise de nos réactions.
Confrontés à des manifestations de haine, nous apprenons à voir l’inutilité de participer à l’escalade de la violence, nous apprenons à laisser émaner la paix et à désarmer ainsi les personnes chargées d’énergie négatives.
Lorsque nous sommes remplis de lumière et de paix, notre seule présence suffit à diminuer la tension.
Nous n’avons pas à nous préoccuper de ce qu’il faut dire ou faire : nous pouvons nous fier à notre intuition, qui nous dictera les paroles et les gestes appropriés.
Lorsque nous parlons le langage de l’harmonie, ce n’est pas tant par notre parole que par notre façon d’être que nous avons de l’effet sur notre entourage.
Les manifestations concrètes des lois de l’abondance et de l’harmonie, que nous aurons intégrées à notre vie, sont des arguments beaucoup plus puissant
que n’importe quel discours.
Par exemple, si nous apprenons que la santé est une caractéristique inhérente à la vie et que nous évitons de nous retirer du monde par la maladie, notre entourage ne peut que se rendre compte de la puissance de notre croyance.
Ce que nous sommes influence les autres. Transformons-nous et laissons la paix se répandre autour de nous.
"Rien de négatif ne peut résister à la lumière de la paix». "
(Dr Gérard Jampolski)
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
mars 18, 2010 07:59
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Le sourire Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup, Il enrichit ceux qui le reçoivent Sans appauvrir ceux qui le donnent. Il ne dure qu'un instant Mais son souvenir est parfois éternel. Personne n'est assez riche pour s'en passer, Personne n'est assez pauvre pour qu'il soit inutile, Personne n'est assez méprisable pour ne pas le mériter. Il crée le bonheur au foyer, soutient en affaires et au travail, Il est le signe sensible de l'amitié. Un sourire donne du repos à l'être fatigué, Rend courage aux plus découragés. Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler Car il n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne. Et si quelquefois vous rencontrez une personne Qui ne sait plus avoir le sourire, Soyez généreux, donnez-lui le vôtre, Car nul n'a autant besoin d'un sourire Que celui qui ne peut en donner aux autres... Anonyme
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 18, 2010 09:06
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Depuis 76 ans...
Oui je peux vous le dire aujourd'hui depuis soixante-seize ans que je me fréquente : j'ai toujours les mêmes défauts...
Maintenant j'ai en main toutes les cartes de ma destinées : celles auxquelles je n'ai pas assez cru celles que je n'aurai pas dû jouer...
Je les aligne je les reconnais je ne peux plus rien changer...
La peau est généreuse avec l'âge elle s'étend s'étend fait des vallons fait des sillons vous ravine tel un vieux mont. Vous êtes couvert d'hiéroglyphes comme les pierres des Pharaons.
et vous aimez qu'on déchiffre.
Clod'Aria "Inédit", 1992. (Né en 1916)
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
mars 18, 2010 18:44
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Adieux de Gabriel Garcia Marquès
22 mai 2008
Gabriel José de la Concordia García Márquez est un écrivain colombien (essentiellement romancier et nouvelliste) lauréat du prix Nobel de littérature, né le 6 mars 1928. Également journaliste et activiste politique, il a beaucoup voyagé en Europe. Retiré de la vie publique, il vit actuellement à Mexico où il se bat depuis huit ans contre un cancer lymphatique. A présent il semble que son état se soit aggravé. Il a envoyé une lettre d’adieu à ses amis et grâce à Internet elle peut à présent être diffusée. Je vous recommande sa lecture car ce court texte écrit par l’un des plus brillants latino- américains de ces derniers temps est vraiment émouvant. (Texte traduit de l’Espagnol)
Si pour un moment Dieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon et me donner en cadeau une parcelle de vie, j’en profiterais le plus possible. Je ne dirais probablement pas tout ce que je pense mais sûrement je penserais tout ce que je dis. Je donnerais une valeur aux choses, non pas pour ce qu’elles représentent, mais plutôt pour ce qu’elles signifient.
Je dormirais peu, je rêverais davantage, sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux nous perdons soixante secondes de lumière. Je marcherais alors que les autres s’arrêtent ; je me réveillerais quand les autres s’endorment. Si Dieu me faisait cadeau d’un petit peu de vie je m’habillerais simplement, je m’allongerais à plat ventre sur le sol mettant à nu non seulement mon corps mais aussi mon âme.
Aux hommes je prouverais combien ils se trompent en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux. A un enfant je donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler tout seul. Aux vieux j’apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais plutôt avec l’oubli.
J’ai tant appris de vous, les hommes...
J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.
J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre pour la première fois dans sa petite main le doigt de son père il le garde attrapé pour toujours.
J’ai appris qu’un homme a seulement le droit d’en regarder un autre en bas quand il faut l’aider à se relever.
Il y a tant de choses que j’ai pu apprendre de vous !
Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans cette valise malheureusement je serai en train de mourir. Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses. Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois t’endormir je te serrerais fort dans mes bras et je prierais le Seigneur de pouvoir être le gardien de ton âme.
Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois je te dirais “Je t’aime” et j’ignorerais le fait que tu le sais déjà.
Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre opportunité de bien faire les choses; mais si je me trompe et que ce jour-ci est le seul qui nous reste, j’aimerais te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais.
Le lendemain n’est assuré pour personne, jeune ou vieux. Aujourd’hui ce peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. N’attends donc pas davantage, agis aujourd’hui parce que demain n’arrivera peut-être jamais et que sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un” sourire, d’une étreinte, d’un baiser” et où tu as été trop occupé pour leur adresser un ultime souhait.
Garde auprès de toi ceux que tu aimes; dis-leur à l’oreille que tu as besoin d’eux; aime-les et soigne-les bien; prends le temps de leur dire “je te comprends”, “pardonne-moi”, “s’il te plaît”, “merci” et tous les autres mots d’amour que tu connais. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer. Démontre à tes amis et êtres chers combien ils comptent pour toi.”
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
mars 20, 2010 10:19
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L'acceptation, par Nicolas Sarrasin
Accepter ce que nous ne pouvons pas changer
Nous nous révoltons contre ce qui nous déplaît, contre ce qui nous porte préjudice. Cette réaction est saine dans la mesure où elle nous aide à corriger la situation. Mais que se passe-t-il lorsque nous ne pouvons rien changer ? Nous adoptons un comportement combatif, exigeant sur plan émotionnel, et ce, sans obtenir de résultat valable. Au contraire, à partir du moment où nous acceptons les événements, nous cessons de nous battre, ce qui nous aide à les comprendre et à les apprivoiser. Les conséquences positives sont innombrables. L’acceptation fait diminuer l’anxiété, l’aigreur et la culpabilité ; elle permet de mieux nous connaître, d’arrêter de nous juger trop sévèrement et de nous heurter continuellement à des situations que nous ne pouvons changer. Accepter, c’est être capable de traverser des événements pénibles sans nous y opposer constamment. C’est aussi pouvoir se dire, par exemple, « J’accepte qu’une personne ait une opinion peu favorable de moi» ; « Je constate que je ne peux pas changer le passé : il est donc plus utile d’arrêter de me battre » ; «J’essaie de voir les choses d’une manière plus positive » ; « Je peux trouver des aspects positifs à travers mes désagréments». L’acceptation consiste aussi à reconnaître l’existence d’un événement difficile, d’une émotion comme la colère, etc., et à être capable de ne pas les juger continuellement. En effet, la révolte apparaît lorsque nous décrétons qu’une situation est incorrecte. C’est essentiellement le jugement négatif que nous portons sur les événements qui suscite notre colère avec autant d’intensité. L’acceptation équivaut nous aide à nous adapter aux divers changements de la vie en modifiant notre manière de les percevoir pour y faire face plus efficacement. Mais cette attitude nécessite la capacité de nous convaincre des avantages que nous retirons à éliminer la révolte lorsqu’elle ne sert à rien. La difficulté à accepter une situation dépend du sens que nous lui accordons. Tant que nous refusons notre incapacité à changer un événement passé, nous continuons à le considérer comme un problème à résoudre. Les états pénibles qui s’ensuivent – colère ou déprime, par exemple – proviennent directement de la manière dont nous interprétons nos souvenirs.
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
mars 22, 2010 08:04
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Le passage !
fanfan__46 Comme l’eau du moulin, Qui jamais ne s’arrête, Nos vies vont leur chemin, Même en pleine tempête, Filant vers leur destin, Là où la mort nous guette !
Pareil au sablier, Le temps s’écoule aussi, Nous usons nos souliers, A courir après lui, Les ailes à nos pieds, Nous mènent vers la nuit !
Comme file le vent, S’avance le grand âge, De peurs et de tourments, Se chargent les nuages, Et au derniers moments, S’éteindront nos images !
Mais pour le temps qu’il reste, Il faut garder l’envie, Et refaire les gestes, Qui ont emplis nos vies, Si l’horloge funeste, Nous laisse du répit !
Pour franchir le passage, Le jour du grand départ, Armons-nous de courage, Et partageons l’espoir, Qu’au delà du mirage, Nous sortirons du noir !!!
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 23, 2010 12:18
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Le vieux curé.
Le vieux curé montait là-haut au cimetière Avec un gros bouquet de lilas pour sa mère.
Son chien, vieux lui aussi, le suivait lentement, La langue fatiguée pendue entre les dents.
Il était revenu vivre dans son village, Comme dit Du Bellay, le reste de son âge.
Et il se surprenait parfois à chantonner Une vieille chanson où l'on parlait d'un gué
Qu'une fille passait, les jupons relevés. Dominus Vobiscum... Qu'aurait dit son évèque
S'il l'avait entendu chanter ainsi avec Son bouquet de lilas! Mais Dieu, lui, comprenait
Qu'un vieux curé se ressouvienne, au mois de mai, D'une enfance où l'amour tient parfois tant de place
Que la fille du clerc semble un ange qui passe.
Maurice Carême (Brabant 1967).
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
mars 24, 2010 20:09
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COMME UN ARC-EN-CIEL Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d'effort et de volonté, mais réside là, tout près, dans la détente et l'abandon. Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire. Tout ce qui s'élève dans l'esprit n'a aucune importance parce qu'il n'a aucune réalité. Ne t'y attache pas. Ne te juge pas. Laisse le jeu se faire tout seul, s'élever et retomber, sans rien changer, et tout s'évanouit et commence à nouveau sans cesse. Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir. C'est comme un arc-en-ciel qu'on poursuit sans jamais le rattraper. Parce qu'il n'existe pas, qu'il a toujours été là et t'accompagne à chaque instant. Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises, elles sont comme des arcs-en-ciel. A vouloir saisir l'insaisissable, on s'épuise en vain. Dès lors qu'on relâche cette saisie, l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable. Alors, profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus. Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l'éléphant qui est tranquilement à la maison. Rien à faire. Rien à forcer. Rien à vouloir. Et tout s'accomplit spontanément... - Lama Guendune Rinpotché
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
mars 25, 2010 08:03
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Je nettoie le passé
Certaines personnes de notre passé sont comme mortes pour nous : nous avons perdu contact avec elles, nous ne savons pas ce qu’elles sont devenues, ou encore, les liens affectifs nous reliant à elles sont si douloureux que nous préférons considérer qu’elles ont quitté ce monde.
Quelle que soit la raison qui a fait de ces personnes des « disparues », nous pouvons, quand nous y repensons, procéder à un petit exercice pacificateur.
Imaginons que nous reprenons ce que cette personne a encore gardé de nous et que nous lui redonnons ce qui lui appartient.
Coupons ensuite les amarres et laissons la personne dériver de son côté de la vie.
Cet exercice est salutaire pour notre paix intérieure et pour le développement de notre autonomie.
"Aujourd'hui, je regarde en moi pour découvrir ce que je retiens du passé. Je suis prêt à abandonner toutes les vieilles colères et les vieilles rancunes qui me gardent prisonnier(ère) de la tension et de la douleur. Je fais le ménage de mes relations passées afin de libérer le présent"
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 25, 2010 09:43
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Prière du long courrier.
Comment ne pas t'aimer Sourd glissement planétaire de l'avion long-courrier Installé fermement comme sur des rails Au-dessus de l'Atlantique-Nord, Jusqu'à ce que se découvre entre les nuages Le beau Groenland neigeux, massif, secret, Entouré d'icebergs sournois, Jusqu'au vert Labrador Désert, solitaire, intact, où étincellent Les torrents vierges d'un printemps tardif.
Où est la Caravelle qui m'a appris de haut Que le Danube bleu est brun mais splendide Et que Patmos, le soir, Me faisait signe depuis toujours Dans une mer d'argent à peine ridée. Quand les réacteurs Rolls-Royce changeaient de régime Pour l'atterrissage à Héliopolis, C'est du ciel que j'ai lu le message parfait, géométrique Des Pyramides élevées pour vaince la mort A la pointe Sud d'un vert miracle : Delta du Nil. Enfoncé en coin dans l'immense désert ocre d'où a Surgi le Verbe du Dieu unique...
Frédéric Kiesel "L'Autre Regard" 1960.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 26, 2010 15:28
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Vieillir.
Sous le front raviné, trottent des visions d'autrefois.
Dans cet immense espace, galopent les errances des longues chevauchées d'amour.
La lune traînait des grappes d'étoiles sur des rêves d'éternité.
Oh! Se souvenir de la plus lointaine nuit, du premier cri partagé et vieillir dans des douceurs d'herbe léchée de soleil.
Lucy Torrekens "Inédit" 1994.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 28, 2010 12:12
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Attends-moi. Si tu m'attends, je reviendrai, Mais attends-moi très fort. Attends, quand la pluie jaune Apporte la tristesse, Attends quand la neige tournoie, Attends quand triomphe l'été Attends quand le passé s'oublie Et qu'on n' attend plus les autres. Attends quand des pays lointains Il ne viendra plus de courrier, Attends, lorsque seront lassés Ceux qui avec toi attendaient.
Si tu m'attends, je reviendrai. Ne leur pardonne pas, à ceux Qui vont trouver les mots pour dire Qu'est venu le temps de l'oubli.
Et s'ils croient, mon fils et ma mère, S'ils croient, que je ne suis plus, Si les amis las de m'attendre Viennent s'asseoir auprès du feu, Et s'ils portent un toast funèbre A la mémoire de mon âme... Attends. Attends et avec eux refuse de lever ton verre.
Si tu m'attends, je reviendrai En dépit de toutes les morts. Et qui ne m'a pas attendu Peut bien dire : "C'est de la veine". Ceux qui ne m'ont pas attendu D'où le comprendraient-ils, comment En plein milieu du feu, Ton attente M'a sauvé. Comment j'ai survécu, seuls toi et moi Nous le saurons, C'est bien simple, tu auras su m'attendre, Comme personne.
Constantin Simonov . (Russie, né en 1915 )
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
mars 29, 2010 08:12
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Paysage de rêves
lawyer La nuit, avec ses points blancs brillants lumineux Que sont les étoiles de ce ciel bleu obscur, Est le moment le plus beau que la vie procure. Encore faut-il se retrouver en bon lieu !
La plage, assis sur les hauts rochers rugueux Ou sur le doux sable fin, fruits de la Nature, Montre la nuit dans la splendeur de son allure. Mais pourquoi donc tant d'éloges pour ce si peu ?
Dormir à la belle étoile au gré des vaguelettes Et admirer sous la lune voler les mouettes, Les écoutant chanter leur belle mélodie.
Se confier à la vue tout en lançant des galets, Rêver en attendant les prochains ricochets, N'entendre rien d'autres que leurs mous clapotis.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 30, 2010 14:00
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Les ruisseaux suivent mes routes...
Les ruisseaux suivent mes routes Pour consoler les pieds du voyageur L'oiseau sautillant d'arbre en arbre Mange le mil de mes pensées
Tout à l'heure Le vrai chemin Les lèvres rèches Les pieds ensanglantés Et les pensées trop sèches Qui s'éboulent dans les ravins
Là-haut le vent Sera ma récompense.
Pierre Emmanuel "Chanson du dé à coudre" 1947.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
mars 31, 2010 09:45
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Prose des cimes.
De temps à autre, je vais dans la montagne. Neige et feu. Pendant des heures, suivant la ligne noire de la rivière, je monte à pas lents jusqu'au sommet. Ou bien, après la fonte des neiges, je traverse la forêt pour arriver là où l'herbe est rare, parmi les rochers. Besoin de terre vierge. Là-haut, dans le grand silence. Ne pensant à rien; le corps seul en mouvement. Et parfois, une pensée comme l'éclat du soleil dans l'eau. Pensée née de l'intégration du corps. Avançant à un rythme spirituel. Les plus hautes instances.
Kenneth White. "Terre de diamant", 1977
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