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  Famille : Pensées positives du jour


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Auteur

Sujet : Poèmes, poésies et plus

Lady_orchidee
Canada
Messages : 2978

Date du message : juin 16, 2010  18:24

JE PEUX

Si tu te crois battu, tu le seras;
Si tu n’oses pas, tu n’auras rien;
Si tu veux gagner, mais si tu t’en crois incapable,
Il est presque certain que tu ne gagneras pas.
Si tu crois que tu vas perdre, tu es perdu,
Car, dans le monde, on se rend compte
Que le succès dépend de la confiance en soi;
Tout dépend de notre état d’esprit.
Les batailles de la vie ne sont pas gagnées
Par les plus forts, ni les plus rapides,
Mais par ceux qui croient en eux…
En pensant toujours; "JE PEUX"

(Auteur inconnu)

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juin 18, 2010  12:18

   Ubi et orbi.

- Alors, vous avancez sur les routes de l'âge ?
- Ah ! mon bon monsieur, ce que c'est d'être sâge !

- Vous ne tournez pas le dos à la vie ?
- Vous appellez joie de magma de nuit ?

- Mais les êtres humains affichent leurs prouesses.
- La surdité d'oubli est si loin des promesses !

- Jamais vous-même ne craignez l'aveuglement ?
- Qui donc répudierait son orgueil d'innocent ?

- Jureriez-vous que rien ne s'achève ici-bas ?
- Et comment voulez-vous que vive l'au-delà ?

- Vous ne cherchez donc point réponse à vos questions ?
- J'affirme qu'elles sont ! J'affirme qu'elles sont !

Jean Laugier "Dans la main du monde, " 1994.



Lady_orchidee
Canada
Messages : 2978

Date du message : juin 20, 2010  10:17

Ton avenir t’appartient…

Il y a en toi tous les « possibles »,
tout ce que tu voudras être,
et toute l’énergie pour accomplir
ce que tu veux réaliser…

Imagine-toi comme tu aimerais être,
faisant ce que tu aimerais faire,
et chaque jour, avance d’un pas…
« vers ce but »…

Et même si parfois,
il te paraît trop dur de continuer,
tiens bien tes rêves…

Un beau matin tu te réveilleras
pour découvrir que tu es devenu
la personne dont tu as rêvé,
ayant accompli ce que tu voulais…

Simplement parce que tu as eu
le courage de croire en toi
et en tes rêves…

Auteur : « Inconnu »

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : juin 21, 2010  08:06

en ecoutant...chet baker

Brindille06


La voix en demi-teinte
Funny Valentine
s'estompe

Alors la trompette éclaire
la félure d'un silence
la fumée qui ondule
aimantée par la lune
ronde

Et le souffle s'éteint
Et le réve s'allume

A la clé
de solitude
Le piano
swing soft
Juste en légéreté

Sous son regard
en profondeur
Les mots jazzent
sur ligne mélodique
...et l'on avance
vers autre chose



Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juin 22, 2010  10:45

Viens sur moi.

Viens sur moi sans tes genoux vides
Essaie sans tes doigts que je baise
D'ouvrir ce petit lit lourd de blancheur
J'y ai mis de la braise.
Un souffle chaud de ceux qu'on trouve à la campagne
L'occupe et nous le fait aimer.
Le matin y plonge sans cesse
Avec des fleurs et du papier d'argent.
On sent sous la toile une odeur de foin coupé
Qui monte dans la tête de ceux qui le regardent.
Ecoute-moi ne t'amuse pas à me lancer loin de toi
Admire un peu un objet
Que j'ai confectionné avec ma peau et mon corps engourdi.

Gisèle Prassinos "Facilité crépusculaire". (1937).



Lady_orchidee
Canada
Messages : 2978

Date du message : juin 24, 2010  08:28

En l'honneur de notre fête nationale aujourd'hui au Québec


MON UNIVERS IDÉAL

Tu n'es pas ma terre natale
tu n'es pas la terre de mes ancêtres
pourtant
tu m'es chère
je te préfère à tous ces coins de terre
qui ailleurs
dans le monde
ne parviennent pas à ébranler
mon envie de te revoir

Lorsque l'hiver ta frileuse saison
me fait frémir et gémir
je délire
il m'arrive même de te maudire
aux quatre vents déchaînés
je t'entends rire de mes martyrs
il me suffit de sourire et te laisser
jouir de ce plaisir en espérant t'adoucir

Toi seul
sais comment me séduire au printemps
quand je me surprends à chérir la tranquillité
de ton majestueux fleuve argenté
le cœur toujours gonflé de joie
je contemple la splendeur de tes champs verdoyants
de tes grandioses montagnes
de tes magnifiques vallées
autour de tes fiers sentiers accueillants

Je me plais à demeurer sur ton sol fertile
mon précieux QUÉBEC de toujours
je pleure
et je souffre aussi
lorsque je vois partir mes frères
sans se soucier de la petite place
que tu leur as frayée jadis
en souhaitant leur bonheur
puissent nos rapports chaleureux durer longtemps

Dans l'explosion de ta nature
hautaine et capricieuse
j'observe ton éloquence
ta diligence
parfois
tu t'imposes mille sacrifices
pour préserver ton héritage inestimable
tes racines irremplaçables
de tes élans tapageurs
farouches
je me dis librement
que deviendrais-tu sans tes anciennes parures
car ton goût de la culture dépasse toute mesure
QUÉBEC d'humour
QUÉBEC de musique et de concert
QUÉBEC des expositions de tout genre
QUÉBEC des festivités de toutes sortes
QUÉBEC d'action
QUÉBEC d'émotion
QUÉBEC de passion
QUÉBEC de frisson
QUÉBEC de sensation
QUÉBEC : je me souviens
tu m'as conquise
il y a longtemps
tu seras toujours près de mon cœur

Marie Flore Domond, Extrait du manuscrit PERLE NOIRE

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juin 24, 2010  09:19

La chaleur fera cercle autour de nous..

La chaleur fera cercle autour de nous
installés au fond d'une chambre
sous le treillis d'un feuillage pauvre
ou d'une encoignure fraîche peinte
il y aura ton visage découpé sur le bleu vacant de l'aube
avec les objets quotidiens dans leur signification
   de tendresse
le miel qu'on tire de son bol ocre
le lait qui s'épanouit dans le noir du café
le rideau qui se soulève et n'achève pas sa retombée
tout lente contraction aura abandonné
   tes pensées et tes muscles
je serai couchée au milieu de la lisse métamorphose
glissée sous la palme froide d'un ciel de pierre
vide pour percevoir la traversée de tes paroles
et le monde serait un gong initial
dont on percevrait encore les longs anneaux
   de vibration
dans nos murs de sable.

Marie Uguay "Autoportraits" recueil " Poèmes".

Anthologie de la poésie québécoise . "Poètes du Noroît "

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juin 24, 2010  09:29

Je viens de relire ce texte de Mary Flore Domont, il est bien beau, on y perçoit tant
d'amour, et d'exaltation pour ce si beau pays, on comprend alors, l'attachement, dont font
preuve les habitants du Québec.. merci Lady-Orchidée, pour nous avoir donné à lire, ce
vibrant éloge...

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : juin 28, 2010  08:00

Les plus beaux tableaux, sont toujours éphémères !!

Christobal_33
Assis là, sur un ponton suspendu
Au-dessus d’une rive silencieuse,
Je déguste cette orange sanguine,
Qui dégouline sur le reflet d’argent
D’un tableau ou les images se déversent
Et s’inversent
Sous l’infini paresse,
De ce temps qui s’évade…

Doucement,
L’astre orangé se tasse
Dans un voile d’écumes aériennes,
Pour bientôt disparaître derrière
Des arbres dressés vers l’espace,
Ouvrant peu à peu ses frontières
A l’obscure curiosité, du lointain…

L’étale de la Dordogne
Suspend le temps pour de faux,
Livre à mes yeux ces dernières images lumineuses,
Que je savoure en silence…

La quiétude du moment,
Et des flots ralentis,
Est baisé par le vol des moustiques électrisés,
D’une Palombe,
Qui vagabonde
Nonchalamment
Sur ce velouté
Auréolé par les gobages
D’un monde englouti,
Que l’on devine…

Les carrelets sont éteints,
Nuls bateaux ne naviguent,
Alors que les courants s’entrelacent,
Pour lisser ces eaux,
Qui sont un miroir
Ou les clichés ne se troublent…

Je suis ainsi seul ici,
En ce lieu majestueux
Avec mes bières,
Et ce stylo qui bave comme il peu,
Avant que le noir remplace le bleu…

Cette toile n’attendra pas demain,
L’œil vaniteux d’un homme
Obsédé par l’éternité,
De l’instant…

Il fait déjà nuit,
Le tableau n’est plus…



Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juin 29, 2010  12:26

Les orchidées d'Anna Moor.

Les orchidées poussent dans les forêts tropicales. Il y fait chaud et humide.
Il ne faut pas s'endormir au pied d'un arbre. Il paraît que les fourmis arrivent à
nous dévorer sans nous réveiller. Jaimerais aller dans ce forêts. Pas pour les
fourmis. Pour les orchidées.
J'aimerai mieux que ce soient les orchidées qui dévorent les humains endormis.
J'aime les orchidées. elles ont un air inquiétant un air carnivore. J'aimerais
m'endormir au pied d'un arbre dans un endroit chaud et humide. Et sous
les yeux de millions de fourmis me faire dévorer par une seule orchidée.
Les orchidées s'attachent aux arbres. Elles se nourrissent d'air humide.
Nous nous attachons souvent. Il y a l'air pur et l'air humide. Attachés à un arbre
nous ne sommes que martyrs. Supliciés. Saint Sébastien. Sainte Philomène.
Erotiques.
L'orchidée est une des plantes les plus naturelles du règne végétal.
c'est chaud et c'est humide. Ca sent la fleur de châtaignier. il fait chaud. il
fait humide.
Lever la tête. voir un plafond d'orchidées.
il n'a rien vu
Je n'ai rien senti.
Un jour j'ai reçu une orchidée. je l'ai regardée. Un autre jour elle se fanera.
Ce jour-là je serai triste.
En ce moment et pour bien des jours encore fleurissent un peu partout dans
des mondes chauds et humides bien des orchidées.
En ce moment chez moi et pour quelques jours encore une orchidée. En ce moment
et pour quelques jours encore. Quelque jours encore.
Elle disait : il ne m'a rien laissé pas même un vide. J'ai pensé : il ne nous reste
jamais que des souvenirs. Nous voyons les orchidées. Nous ne voyons pas ce
qu'elles regardent.
Et si je savais pourquoi je préfère les orchidées aux fourmis.
Et si je savais pourquoi les fourmis dévorent les humains endormis.
Et si je savais ce que voient les orchidées du haut des arbres.
Et si je savais la chaleur et l'humidité qui font vivre les orchidées.

Anna Moor né à Berne en Suisse en 1947 "Inédits"

Anthologie 80 préface de Jacques izoard "L'autre pays, la poésie".

G-mate
Admin famille
Canada

Date du message : juillet 5, 2010  08:06

Les plaisirs de l'été

yodvir

Doux
Juillet,
Tu offres
Les jours d'été,
Le ciel souvent bleu,
Les oiseaux nouveaux-nés
Les parfums légers et frais.
Pendant les très longues soirées,
Dans les beaux jardins nous mangerons
Quand le vent très doux nous rafraîchira
Après la chaleur du fort soleil d'été.
Les merles affamés viendront nous demander
Des graines ou du pain pendant la soirée.
Le soleil rougeoyant va se coucher,
La nuit étend son voile argenté,
la lune est venue éclairer
La nature qui dormait.
Les étoiles dansent
Dans la voie lactée.
Douce soirée
D'un été
Si gai.

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juillet 5, 2010  09:21

La Maison paternelle.


Depuis que mes cheveux sont blancs, que je suis vieux,
Une fois j'ai revu notre maison rustique,
Et le peuplier long comme un clocher gothique,
Et le petit jardin tout entouré de pieux.

Une part de mon âme est restée en ces lieux
Où ma calme jeunesse a chanté son cantique.
J'ai remué la cendre au fond de l'âtre antique,
Et des souvenirs morts ont jailli radieux.

Mon sans gêne inconnu paraissait malhonnête,
Et les enfants riaient. Nul ne leur avait dit
Que leur humble demeure avait été mon nid.

Et quand je m'éloignai, tournant souvent la tête,
Ils parlèrent très haut, et j'entendis ceci :
- Ce vieux-là, pourquoi donc vient-il pleurer ici ?

Léon Pamphile Lemay.




Lady_orchidee
Canada
Messages : 2978

Date du message : juillet 5, 2010  18:20

Marie-Elizabeth, je viens de lire ton texte sur les orchidées. Ces fleurs sont mes
préférées autant pour leur formes, leurs couleurs et leur sublime beauté. Pourtant, les
textes les décrivant sont rares, la rose venant en tête de toutes. Alors, je te remercie de
m'avoir fait connaître celui-ci.

Angeline58
Modérateur
Belgique

Date du message : juillet 7, 2010  01:53

La Courbe de tes yeux


La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul ELUARD, Capitale de la douleur, (1926)

Marie-elisabeth
Modérateur
France

Date du message : juillet 7, 2010  14:21

Le point.

Le point n'a pas d'épaisseur
Le point n'a pas de largeur
Le point n'a pas de longueur

Mille fois je t'ai prise dans mes bras
Et de point d'appui en point d'appui
De point de contact en point de contact
De point de repère en point de repère
Nous avons abouti au même point d'arrivée

Mais ce n'était jamais le même voyage

Mille fois nous sommes partis du même point
Et de point de vue en point de vue
De point à la ligne en point à la ligne
De point culminant en point culminant
Nous avons abouti au même point final

Mais ce n'était jamais le même voyage

Mille fois j'ai préludé par un point d'interrogation
Et de point de rencontre en point de rencontre
De point de fusion en point de fusion
De point du jour en point du jour
Nous avons effacé tous les points de suspension

Mais ce n'était jamais le même voyage

Mille fois nous nous sommes examinés point par point
Et de mise au point en mise au point
De point focal en point focal
Du premier point au dernier point
Nous nous somme retrouvés au point capital

Mais ce n'était jamais le même voyage

Mille fois nous avons cédé à nos points faibles
Caresses pointues langues pointeuses
Et les étreintes pointillées du couple
Qui a trouvé sa pointure
Et cet appoint nous a conduits au plus haut point

Mais ce n'était jamais le même voyage
Ce n'est jamais le même voyage

Pourtant les points de départ sont tracés
Les points de rencontre les points de contact
Les points de vue les ronds-points
D'autres les ont déjà inventés
De point en point
Depuis des millénaires

Mais ce n'est jamais le même voyage

Nous ne courons pas pour des bons points
Nous ne voulons pas rendre des points
Nous savons bien que pour un point
Martin perdit son âne

C'est au point que je me demande
Si nous devons faire le point
Il y a toi
Il y a moi

un point
Mais c'est
Tout.

Elie Georges Berreby. 1933.


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