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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
avril 1, 2010 07:47
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L'estime de soi
La manière la plus efficace de parvenir à une plus grande estime de soi est de reconnaître véritablement ses sentiments, et de les exprimer calmement et de manière réfléchie. Afin de se libérer intérieurement, on doit être très honnête envers soi; on doit s'abandonner à son moi profond. Peu à peu, on deviendra maître de tous les aspects de notre personnalité. On sera alors en mesure de prendre des décisions, de faire des choix qui seront conformes à nos besoins. Dans ce processus de croissance personnelle, on se débarrassera de nos problèmes non résolus et de nos sentiments contradictoires. Quand on parviendra à s'aimer sincèrement, on ouvrira les portes de la confiance, de la communication et du partage avec le monde extérieur. Nos réactions, ne nous seront pas étrangères. Nos pensées et nos actions s'harmoniseront d'elles-mêmes et uniront leur force pour notre plus grand bien-être. Aujourd'hui, je me regarde dans le miroir de mon âme. De cette façon, j'arrive à me voir véritablement. Aujourd'hui, finis les mensonges qui m'éloignent de mon épanouissement personnel.
"Il y a qu'une seule réussite : pouvoir vivre comme on l'entend ".
(Christopher Morley
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Lady_orchidee 
Canada
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Date du message :
avril 1, 2010 18:01
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Il meurt lentement de Pablo Neruda Celui qui ne voyage pas, Celui qui ne lit pas, Celui qui n'écoute pas de musique, Celui qui ne sait pas trouver Grâce à ses yeux.
Il meurt lentement Celui qui devient esclave de l'habitude, Refaisant tous les jours les mêmes chemins, Celui qui ne change jamais de repère, Ne se risque jamais à changer la couleur De ses vêtements Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement Celui qui évite la passion Et son tourbillon d'émotions Celles qui donnent la lumière dans les yeux Et réparent les cœurs blessés.
Il meurt lentement Celui qui ne change pas de cap Lorsqu'il est malheureux Au travail ou en amour Celui qui ne prend pas de risques Pour réaliser ses rêves, Celui qui, pas une seule fois dans sa vie, N'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant Risque-toi aujourd'hui Agis de suite Ne te laisse pas mourir lentement Ne te prive pas d'être heureux.
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
avril 2, 2010 12:09
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L'arrivée au fleuve. (fragments)
Assis au bord du fleuve et du silence Ecoute le glas d'une église engloutie De la petite ville rhénane Où les enfants de Marie devenaient grand-mères Dans l'espace d'un rêve Et où les tombes mal gardées Laissaient échapper leurs morts sous les rosiers.
C'est cela mourir : s'exclure du temps Jeter à la vague étrangère Le dernier billet de l'autre rivage
Et les mains du fleuve Déchirent ton visage blanc Comme on déchire une lettre inachevée..
Yvan Goll "Elégie de Lackawanna" *Ce message a été édité le 2-Apr-2010 12:10 PM par Marie-elisabeth*
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
avril 5, 2010 07:02
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Si le printemps s'amuse,je suis amoureuse!---quatrains à vers glissant---
Si le printemps s’amuse…
Si le printemps s’amuse, je suis amoureuse! Le soleil sur la véranda ,joue, étincelle, Un rêve se profile, ce jour pour nous deux! J’entend de la ville, des airs de violoncelle
J’ai envie de crier ,chanter, tout ce bonheur! Si le printemps s’amuse, je suis amoureuse! Et les abeilles butinent de fleurs en fleurs… Douces caresses de ce printemps sulfureux.
La frêle violette, déjà bien audacieuse… Parfume ma robe d’une senteur exquise! Si le printemps s’amuse, je suis amoureuse! De ton regard ,de tes égards je suis éprise…
Des désirs fous comme la sève printanière! Me font frémir au cœur de la nuit mystérieuse! Des envies, de te séduire dans la clairière… Si le printemps s’amuse, je suis amoureuse!
Lilas9
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Lady_orchidee 
Canada
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Date du message :
avril 5, 2010 13:07
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Les tribulations d'une ligne droite
Une ligne droite bien tracée, qui en avait assez de se sentir droite, rêvait d'être un cercle. Elle se savait si droite, si insignifiante, pas drôle du tout, que, prête à prendre des risques, elle décida de quitter son espace et de chercher le moyen de réussir. Sur la plaine d'une feuille, elle rencontra une figure en équerre. - Bonjour, ligne droite, lui dit la figure. - Bonjour, répondit-elle, surprise. Qui es-tu? Tu as l'air différent. - Je m'appelle angle. J'ai l'impression que nous devons être de la même famille. Où vas- tu? - J'aimerais apprendre à être un cercle. Pourrais-tu me montrer comment faire? - Un cercle, non, mais si tu veux, un angle. - Intéressant! Qu'est-ce que je dois faire? - C'est très facile. Tu n'as qu'à te plier en deux, comme ça. - Mais dis-moi, on est drôlement bien en angle; c'est bien, plus drôle que d'être simplement une ligne droite. - Et ça ne s'arrête pas là, dit l'angle plein d'enthousiasme. Si tu as 90 degrés, tu t'appelleras angle droit. Si tu en as plus, tu seras obtus. Si tu en as moins, tu seras un angle aigu. Tu vois comme c'est amusant! - Oh oui! répondit la ligne droite, changeant le nombre de degrés pour former différents angles. Un jour, elle en eut assez d'être un angle obtus, un angle droit, un angle aigu, et elle décida de reprendre sa position initiale pour poursuivre sa route. L'angle lui conseilla d'aller voir son cousin le triangle, peut-être que lui... Le triangle était un personnage très amusant. La ligne droite le trouva en train de produire de la musique avec un petit bâton, dans un orchestre. - Toi, tu dois être la ligne droite qui veut être un cercle! L'angle m'a crié que tu allais venir. Si tu veux, je pourrais te montrer comment devenir un triangle, et même jouer dans un orchestre, mais en cercles, je ne m'y connais pas vraiment. Fascinée, la ligne droite l'écoutait, bougeant ses yeux en traits sans ciller. Le triangle vibrait d'enthousiasme et de vie. - Si tu as appris à être un angle, tu dois savoir que moi, j'en ai trois. Divise ta ligne en trois sections: la première et la deuxième en angle aigu et nous joignons la troisième à la première. Tu peux être un triangle isocèle si tes côtés sont plus longs que ta base; un triangle équilatéral si les trois côtés sont égaux. La ligne droite suait à gros degrés pour suivre ces indications. - Très bien, dit le maître en applaudissant. Maintenant nous savons que tu peux être un vrai triangle. Ceci satisfit la ligne droite pour un certain temps; mais bientôt, elle décida qu'être un triangle ne lui suffisait pas. Le triangle lui suggéra alors d'aller rendre visite au carré. Elle trouva ce monsieur très occupé mais quand il eut fini de lire la lettre de recommandation, il accepta de l'aider. - Si tu as pu te transformer en triangle, il n'y a pas de raison que tu ne puisses pas te changer en carré. Maintenant, tu te diviseras en quatre parties égales au lieu de trois. La première, tu la plies vers le haut; la deuxième reste en bas; voilà! Maintenant, tu as un angle droit. La troisième encore vers le haut, en équerre. Maintenant, tu as deux angles droits; et tu joins la quatrième partie à la première. Comme ça, tu as quatre angles droits de 90 degrés. - Tu vois comme c'est facile! Si tu étires l'angle d'en haut et l'angle d'en bas, tu peux te transformer en losange. La ligne droite suivait docilement toutes les instructions de son maître le carré. Après avoir atteint son objectif, elle dit: - Je te remercie, carré, pour toutes tes explications, mais tu sais ? Je voudrais être un cercle et je ne sais pas comment faire. - C'est moins difficile que tu ne le penses, répondit le carré. -Vraiment? -Après avoir été angle, triangle et carré, tu es plus agile et plus souple. Je ne crois pas que ce sera un problème. Voyons, touche la tête avec les pieds... Mais non! Qu'est-ce que je dis! C'est du sérieux, la science, et il toussa. La ligne droite prit congé de lui. Ses yeux brillaient. Sur sa route, elle tomba sur une orange. Ce fut si subit que la ligne droite en perdit la parole d'émotion. - Bonjour, dit l'orange. Qu'est-ce qui t'arrive? La ligne droite cligna des yeux, se sentant découverte. - Tu es belle. (touche la tête avec les pieds... se rappelait-elle) - Merci, répondit l'orange d'un petit air de fleur d'oranger. - Je t'ai tant cherché et maintenant que je t'ai trouvé... - Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi? demanda l'orange, piquant un fard orangé. - Je... je ne sais pas comment le dire, balbutia la ligne droite, morte de honte. - Allez! N'aie pas honte. - Bon. Elle le regarda de biais. Je peux t'embrasser? - M'embrasser ? s'exclama, étonnée, l'orange. - Oui, répondit la ligne, ondulant d'émotion. Si je t'embrasse, je pourrai prendre forme. Le contact avec toi me permettra d'être ce que j'ai toujours voulu être: un cercle! Sans toi, je ne serai qu'une ligne droite parmi d'autres lignes droites, sans grâce, pas drôle du tout. - Ah bon ! répondit l'orange. Je suis heureux de pouvoir te servir à quelque chose. La ligne droite commença à s'allonger jusqu'à devenir une demi-lune. Si seulement je pouvais grandir un peu plus!" soupirait-elle. Sans bouger, l'orange l'encourageait en silence. "Si tu touches la tête avec les pieds, tu mettras le monde à l'envers." Transformée en cercle par le baiser, la ligne remercia chaleureusement l'orange et partit en faisant des bonds. L'orange, émue, pleura une goutte de jus d'orange. Comme cercle, elle découvrit la rondeur du monde, elle rebondissait, se sentant balle, ballon, soleil, bulle de savon; elle entoura un oeuf et se transforma en ovale, mais à peine avait-elle embrassé une étoile qu'elle se rendit compte comme c'était merveilleux d'être une ligne droite. "Et moi qui pensais que j'étais si insignifiante, si plane, j'ai toutes les possibilités de l'univers: si je le souhaite, je peux être un triangle et faire partie d'un orchestre; je peux être une boîte, un soleil ou une étoile; je peux même m'amuser à être un griffonnage ou encore je peux être aussi longue qu'une route. De toutes les formes, de toutes les beautés, j'ai découvert que je suis la plus amusante, parce que je peux me transformer en ce que je veux."
-Conte mexicain-
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
avril 7, 2010 17:48
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Penser et sentir
Tu peux penser et tu peux sentir. Tu peux raisonner et tu peux abandonner toute raison.
Tu peux à la fois comprendre la logique et apprécier la beauté. Tu peux trouver une grande valeur à une formule mathématique tout comme au chœur des grillons une nuit d'été.
Comprends-tu les possibilités infinies qui découlent d'une combinaison aussi puissante ? Peux-tu sentir le pouvoir qui vit dans ton esprit ?
Lorsque tes pensées et tes sentiments se soutiennent, et s’encouragent, et s’amplifient les uns les autres, des choses véritablement formidables se produisent. Lorsque ta créativité est facilitée par la discipline, et lorsque tes pensées sont stimulées par la passion, rien n'est hors de portée. Si tes pensées vagabondent trop loin de ton but, tu peux sentir que tu fais marche arrière. Si tes sentiments te maintiennent coincé dans un seul endroit, tu peux penser à t’en échapper.
Tu es un, et pourtant tu es capable de penser tout autant que de ressentir. Continue à expérimenter plus complètement la plénitude de cette miraculeuse contradiction, et tu sauras qu'il n'y a pas de contradiction du tout.
Ralph S. Marston Jr
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
avril 8, 2010 07:25
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Toi le poète
Toi le poète qui tisse des mots de toutes les couleurs Dépendant l’humeur de tes pensées vagabondes Sur papier, tu essaies de décrire tes pensées et tes rêves Et souvent, les mots se forment seuls… inspirés Parfois, tu te demandes si ces mots viennent de toi ou d’ailleurs ! Tu as vu des lunes passées et t’inspires des mots d’amour, d’allégories… Où, les soleils qui déferlent t’annoncent les saisons Des enfants qui jouent éveillent en toi plein de tendresse Un vieillard qui marche le dos courbé trainant le fardeau d’une vie Sous les amoncellements d’épreuves… ont fait émerger la sagesse Ce n’est pas pour épater… tu cherches une libération ! Ces mots emprisonnés dans ta tête sentent le besoin de sortir Ce que tu cherches, s’est partager avec les autres tes pensées et ta passion La communication d’un poète à l’autre enrichit l’humanité Et dans tous les mots écrits, la modestie aura toujours sa place Tout comme le peintre qui dépose sur sa toile ses émotions Toi, tu déposes tes pensées sur une feuille pour l’immortaliser Ce n’est pas la grandeur du poème qui est important Mais bien ce que les paroles veulent dire, exprimant ton intérieur.
Petitesoie(Jocelyne)
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
avril 9, 2010 10:50
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Les voyages forment la jeunesse.
Comme un homme qui va sur la route gelée Une valise à bout de bras Vers une gare approximative dans la forêt Où ne s'arrête qu'un train sur trois Je marche ce matin avec ma vie qui pèse Le poids de la douleur et des justes denrées Sans rien voir que ce commencement de soleil Pareil à un fond de nid écrasé Je prends mon temps comme un vaincu Arriverai-je A cette minute douce entre deux années Avec un peu de silence autour? En ai-je même le désir ? et que m'importe Le paysage habituel où je vivrai Ce ciel maigre avec des fientes sous la porte Trop jaune sur un blanc mauvais ! Et c'est pourquoi tu tiens à ta triste valise Qui te fait mal et qui te tire de côté Où flotte la fumée d'une seule chemise Très sale avec le bas des manches usé.
René -Guy Cadou. "Oeuvres poétiques complètes"
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
avril 9, 2010 22:22
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L’océan profond de mon être
Je brigue avec ardeur et parfois avec une certaine terreur Ce qui se cache en moi, ce qui perturbe et ensevelit mon cœur. D’ailleurs, peut-on sonder l’abysse de son âme dans ses tréfonds, Sans y découvrir une épave ou les trésors cachés de ses bas-fonds ?
Comme le scaphandrier, solitaire, marchant en aveugle dans les profondeurs J’avance lentement, submergé par mes échecs, mes chimères et mes peurs. J’oublie de me laisser guider par la richesse de la lumière qui sommeille en moi. Je dois déceler ma propre fortune et chasser la noirceur qui indubitablement me noie.
Je suis libre de mes pensées, responsable de mes actes et nantie de mes aptitudes Et trop souvent, je m’enlise dans le raz-de-marée de mes angoisses imaginaires. Trouver la force de nager au-delà du remous de mes eaux troubles, vers la quiétude Souder le maillon qui se lie à la chaîne pour m’ancrer au port de ma vie, mon estuaire.
Seule coupable d’avoir chavirer tout mon être et de lui avoir bâti une cité engloutie, J’ai pleuré de désespoir, puis mes larmes séchées, mon regard a vu renaître un monde, Un monde oublié. J’ai changé mon état d’âme, et j’ai redécouvert l’univers de la vie, J’ai harponné mes idées noires, je les ai ignorées comme de lamentables vagabondes.
Je navigue seule depuis trop longtemps, je gonfle mes voiles au vaisseau de votre énergie Je me nourris de votre lumière, je joins ma flamme à la vôtre, j’aide à créer une synergie. J’explore l’immensité de l’océan inconnu de mon être, j’éveille ma conscience profonde Par vos ondes lumineuses. Je me réjouis à penser que perdurera l’harmonie qui m’inonde.
Écrit par Dannie G. (Lady_orchidée) Ce 1er jour d’août 2009
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
avril 10, 2010 08:56
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Que poser, après ce magnifique poème , Lady Orchidée!
Je ne sui pas Byron.... Poète Elu, je suis obscur encore ; Tous deux, le monde nous rejette, Mais l'âme est russe dans mon corps,
Parti plus tôt, mon temps s'achève, Je créerai peu, je le pressens ; Mon coeur est comme un océan, Où git l'épave de mes rêves.
Qui donc jamais te comprendrait, O toi, sombre océan des houles ? Moi ? Dieu ? Personne ? Et mes secrets, Qui va les revéler aux foules ?
Mikhail Lermontov (Traduction de Katia Granoff )
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
avril 10, 2010 09:52
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Merci Marie-Elizabeth, J'aime jouer avec les mots à mes heures. C'est presque magique et de grande thérapie pour l'âme, le coeur, finalement pour tout notre être.
D’où vient le mal
Un ermite vivait dans la forêt, sans avoir peur des bêtes fauves. L’ermite et les bêtes fauves conversaient ensemble et ils se comprenaient. Un jour, l’ermite s’était étendu sous un arbre ; là s’étaient aussi réunis, pour passer la nuit, un corbeau, un pigeon, un cerf et un serpent. Ces animaux se mirent à disserter sur l’origine du mal dans le monde. Le corbeau disait : – C’est de la faim que vient le mal. Quand tu manges à ta faim, perché sur une branche et croassant, tout te semble riant, bon et joyeux ; mais reste seulement deux journées à jeun, et tu n’auras même plus le cœur de regarder la nature ; tu te sens agité, tu ne peux demeurer en place, tu n’as pas un moment de repos ; qu’un morceau de viande se présente à ta vue, c’est encore pis, tu te jettes dessus sans réfléchir. On a beau te donner des coups de bâton, te lancer des pierres ; chiens et loups ont beau te happer, tu ne lâches pas. Combien la faim en tue ainsi parmi nous ! Tout le mal vient de la faim. Le pigeon disait : – Et pour moi, ce n’est pas de la faim que vient le mal ; tout le mal vient de l’amour. Si nous vivions isolés, nous n’aurions pas tant à souffrir : tandis que nous vivons toujours par couples ; et tu aimes tant ta compagne, que tu n’as plus de repos, tu ne penses qu’à elle : A-t-elle mangé ? A-t-elle assez chaud ? Et quand elle s’éloigne un peu de son ami, alors tu te sens tout à fait perdu ; tu es hanté par la pensée qu’un autour l’a emportée, ou qu’elle a été prise par les hommes. Et tu te mets à sa recherche, et tu tombes toi-même dans la peine, soit dans les serres d’un autour, soit dans les mailles d’un filet. Et si ta compagne est perdue, tu ne manges plus, tu ne bois plus, tu ne fais plus que chercher et pleurer. Combien il en meurt ainsi parmi nous ! Tout le mal vient, non pas de la faim, mais de l’amour. Le serpent disait : – Non, le mal ne vient ni de la faim, ni de l’amour, mais de la méchanceté. Si nous vivions tranquilles, si nous ne nous cherchions pas noise, alors tout irait bien : tandis que, si une chose se fait contre ton gré, tu t’emportes, et tout t’offusque ; tu ne songes qu’à décharger ta colère sur quelqu’un ; et alors, comme affolé, tu ne fais que siffler et te tordre, et chercher à mordre quelqu’un. Et tu n’as plus de pitié pour personne ; tu mordrais père et mère ; tu te mangerais toi-même ; et ta fureur finit par te perdre. Tout le mal vient de la méchanceté. Le cerf disait : – Non, ce n’est ni de la méchanceté, ni de l’amour, ni de la faim que vient tout le mal, mais de la peur. Si on pouvait ne pas avoir peur, tout irait bien. Nos pieds sont légers à la course, et nous sommes vigoureux. D’un petit animal, nous pouvons nous défendre à coups d’andouillers ; un grand, nous pouvons la fuir : mais on ne peut pas ne pas avoir peur. Qu’une branche craque dans la forêt, qu’une feuille remue, et tu trembles tout à coup de frayeur ; ton cœur commence à battre, comme s’il allait sauter hors de ta poitrine ; et tu te mets à voler comme une flèche. D’autres fois, c’est un lièvre qui passe, un oiseau qui agite ses ailes, ou une brindille qui tombe ; tu te vois déjà poursuivi par une bête fauve, et c’est vers le danger que tu cours. Tantôt, pour éviter un chien, tu tombes sur un chasseur, tantôt, pris de peur, tu cours sans savoir où, tu fais un bond, et tu roules dans un précipice où tu trouves la mort. Tu ne dors que d’un œil, toujours sur le qui-vive, toujours épouvanté. Pas de paix ; tout le mal vient de la peur. Alors l’ermite dit : – Ce n’est ni de la faim, ni de l’amour, ni de la méchanceté, ni de la peur que viennent tous nos malheurs : c’est de notre propre nature que vient le mal ; car c’est elle qui engendre et la faim, et l’amour, et la méchanceté, et la peur.
Léon Tolstoï
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
avril 12, 2010 07:52
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jamais plus...avoir peur
La douceur du matin me rend gaie silencieusement,intérieurement Le plaisir de t'avoir tout prés me donne une impression de paix Les étincelles passionnément brillent nous aveuglant c'est vrai Mais le besoin de nous retrouver est si fort avancons gentiment Se découvrir nous donnera joie et surprise et baisers Se rapprocher d'un pas chaque jour nous consolidera les pensées Faites de désirs et d'amour Se protéger enfin de nos éclats
hacky
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
avril 12, 2010 08:43
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Ce pays est le nôtre.
Ce pays, qui ressemble à la tête d'une jument venue au galop de l'Asie lointaine pour se tremper dans la Méditerranée, ce pays est le nôtre.
Poignets en sang, dents serrés, pieds nus, terre qui ressemble à un tapis de soie, cet enfer, ce paradis est le nôtre.
Que les portes se ferment qui sont celles des autres ! Qu'elles se ferment pour toujours ! Que les hommes cessent d'être esclaves des hommes ! Cet appel est le nôtre.
Vivre comme un arbre, seul et libre, vivre en frères comme les arbres d'une forêt, ce rève est le nôtre.
Nazim Hikmet . "C'est un dur métier que l'exil"
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Lady_orchidee 
Canada
Messages : 2978 
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Date du message :
avril 13, 2010 18:17
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La Source
Hors de la terre au bord de la grande route. Elle était entourée d’arbres, encadrée d’une herbe épaisse. Ses eaux, pures comme des larmes, étaient recueillies dans un bassin creusé dans la pierre d’où le trop-plein débordait pour former un ruisseau qui, rapide, courait à travers un pré. Les voyageurs reprirent haleine, à l’ombre, près de la source dont ils burent les eaux. Juste au-dessus d’elle une pierre était dressée, sur laquelle ces mots étaient écrits : Que cette source soit ton modèle ! Les voyageurs ayant lu l’inscription, se demandèrent quel pouvait bien en être le sens. L’un d’eux, un marchand évidemment, dit : – C’est là un bon conseil. La source coule sans arrêt, elle va loin, elle recueille l’eau d’autres sources, elle devient une grande rivière. L’homme doit, comme elle, s’occuper sans cesse de ses affaires ; s’il le fait, il ne connaîtra que les succès et amassera beaucoup de richesses. Le second voyageur était un jeune homme. – Non, dit-il. Selon moi, l’inscription signifie que l’homme doit garder son cœur des mauvaises pensées et des désirs mauvais, afin de le conserver aussi pur que l’eau de cette source. Telle qu’elle est, son eau, à ceux qui, comme nous, se reposent auprès d’elle, donne de la joie et leur rend des forces. Tandis que ce ruisseau pourrait bien parcourir toute la terre, si son eau était trouble et sale, quel service rendrait-il et qui s’y désaltérerait ? Le troisième voyageur, un vieillard, sourit et dit : – Ce jeune homme a dit vrai. Et voici la leçon que nous trouvons ici : à qui a soif, la source est toujours prête à donner son eau pour rien ; elle dit à l’homme : fais du bien à tous, que tes dons soient gratuits et n’attends en retour ni reconnaissance, ni récompense.
Léon Tolstoï
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Marie-elisabeth 
Modérateur
France 
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Date du message :
avril 14, 2010 10:31
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A qui chante. ( à Suzanne Allen)
A qui chante l'orage et l'eau la peau lisse des étendues et le vertige des bateaux rien ni cela n'est défendu et rien ni cela n'est à taire :
Dire redire le mystère vers cela comme un lent poisson plongeant aux fosses de la mer vers cette écoute de grands fonds cette source de fleurs amères.
Tourner au plus creux de la vague livrer la lèvre et les narines au plus humide du nuage à l'essentielle odeur marine
rien ni cela n'est interdit à qui se fait méduse cri étoile nue sur une plage.
Claudine Chonez "La mise au monde"
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