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G-mate 
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Date du message :
septembre 15, 2011 09:55
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SENSATION
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l'herbe menue : Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature,-heureux comme avec une femme.
Rimbaud
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G-mate 
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Date du message :
septembre 22, 2011 09:11
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L'automne
Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours; Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards.
Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire ; J’aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois.
Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire, À ses regards voilés je trouve plus d’attraits : C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.
Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui, Je me retourne encore, et d’un regard d’envie Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui.
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ! L’air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel : Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel !
Peut-être l’avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ! Peut-être dans la foule une âme que j’ignore Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ; À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu’elle expire, S’exhale comme un son triste et mélodieux.
Premières méditations poétiques Lamartine
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G-mate 
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Date du message :
septembre 29, 2011 09:55
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3
Le Rhin allemand Par Becker Cette chanson était très répandue en Allemagne, à l’époque où était remis en question l’attribution de la rive gauche du Rhin. On comprend que la chanson devint aussitôt en Allemagne une sorte de Marseillaise.
Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, quoiqu’ils le demandent dans leurs cris comme des corbeaux avides ;
Aussi longtemps qu’il roulera paisible, portant sa robe verte ; aussi longtemps qu’une rame frappera ses flots.
Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, aussi longtemps que les cœurs s’abreuveront de son vin de feu ;
Aussi longtemps que les rocs s’élèveront au milieu de son courant ; aussi longtemps que les hautes cathédrales se refléteront dans son miroir.
Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, aussi longtemps que de hardis jeunes gens feront la cour aux jeunes filles élancées.
Ils ne l’auront pas, le libre Rhin allemand, jusqu’à ce que les ossements du dernier homme soient ensevelis dans ses vagues.
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Marie-elisabeth 
France
Messages : 29593 
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Date du message :
octobre 2, 2011 13:59
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L'esprit des rêves.
Je voyage de rêve en rêve, Au fil des vents je glisse et fuis. Je vais où la nuit me conduit, Sur les forêts et sur les grèves, Dans l'odeur des fleurs et des fruits
Je suis dans la houle qui lève L'océan sombre de minuit, Dans les frémissements du buis, Dans l'impatience de la sève Et dans l'étoile au fond du puits.
Le rêve au rêve uni sans trève, Un autre songe un songe suit Le jour est par la nuit séduit. Mais la vie rêvée est trop brève Et son empire se réduit.
Quand l'ardent soleil de son glaive Sépare le jour et la nuit, La lune fuit, la nuit s'achève, L'esprit des rêves fuit sans bruit.
Jacques Charpentreau.
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G-mate 
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Date du message :
octobre 6, 2011 09:02
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3
SI C’EST UN HOMME
Vous qui vivez en toute quiétude Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis, Considérez si c’est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connaît pas de repos, Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui pour un non. Considérez si c’est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux Et jusqu’à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N’oubliez pas que cela fut, Non, ne l’oubliez pas : Gravez ces mots dans votre cœur. Pensez-y chez vous, dans la rue, En vous couchant, en vous levant ; Répétez-le à vos enfants. Ou que votre maison s’écroule, Que la maladie vous accable, Que vos enfants se détournent de vous.
Si c’est un homme Primo Levi
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G-mate 
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Date du message :
octobre 13, 2011 09:26
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OPHELIE
1 Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement couchée en ses longs voiles… -On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir. Voici plus de mille ans que sa douce folie Murmure sa romance à la brise du soir.
Le vent baise ses seins et déploie en corolle Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ; Les saules frissonnants pleurent sur son épaule, Sur son grand front rêveur s’inclinent les roseaux.
Les nénuphars froissés soupirent autour d’elle ; Elle éveille parfois, dans un aune qui dort, Quelque nid, d’où s’échappe un petit frisson d’aile : -Un chant mystérieux tombe des astres d’or.
2 O pâle Ophélia ! belle comme la neige ! Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté ! -C’est que les vents tombant des grands monts de Norwège T’avaient parlé tout bas de l’âpre liberté ;
C’est qu’un souffle, tordant ta grande chevelure, A ton esprit rêveur portait d’étranges bruits ; Que ton cœur écoutait le chant de la Nature Dans les plaintes de l’arbre et les soupirs des nuits ;
C’est que la voix des mers folles, immense râle, Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux ; C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle, Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !
Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle ! Tu te fondais à lui comme une neige au feu ; Tes grandes visions étranglaient ta parole -Et l’Infini terrible effara ton œil bleu !
3 -Et le poète dit qu’aux rayons des étoiles Tu viens chercher la nuit, les fleurs que tu cueillis, Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles, La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.
Arthur Rimbaud
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G-mate 
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Date du message :
octobre 20, 2011 09:16
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Poème sur la jeunesse
La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’effort sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce que l’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui lentement font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort ; Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille, il demande comme l’enfant insatiable : et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement. Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif à ce qui est beau, bon et grand, réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini. Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Samuel Ullman
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G-mate 
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Date du message :
octobre 27, 2011 08:41
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Il suffit d'un regard pour que germe la haine et déferle l'angoisse au fond des galaxies il suffit d'un regard pour que mon être porte aux sommets du plaisir les épaves de toi
Il suffit d'un regard pour que pleure la neige et que monte la sève au levain de l'amour il suffit d'un regard pour se tordre et s'enfuir et d'un regard aussi pour que gicle le rêve!
Il suffit d'un regard pour que gronde la pierre d'un regard qui embrasse et moule l'univers il suffit d'un regard pour dans une prière voir s'étendre la vie au néant vaste et mou!
Nadia Tueni
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G-mate 
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Date du message :
novembre 3, 2011 09:04
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à chacun de choisir !...
Une année comme une boule qui roule doucement, une année comme une fleur qui s'ouvre au printemps, une année comme un coeur qui gonfle d'espoir, une année comme un chant qui monte dans le soir...
Une année pour se pardonner son passé, une année pour grandir de l'intérieur, une année pour sourire de soi, et se sourire aussi, une année pour s'émerveiller d'être là...
Une année pour s'aimer, mais oui, une année pour se laisser aimer, une année pour être aimé, une année pour aimer...
Une année pour semer la vie, une année pour entretenir la vie, une année pour accueillir et cueillir la vie, une année pour aimer la vie...
Une année pour se laisser bousculer, une année pour pleurer, pour rire, une année pour peindre, pour sculpter, une année pour danser, pour chanter, une année pour exprimer son chant de vie...
Une année pour avancer sur son chemin une année pour prendre une main une année pour tendre sa main une année pour, ensemble, aimer la terre...
Une année comme nous la vivrons, reliés au meilleur de nous-même, attentifs à la magie de l'instant, ouverts à la vie toujours nouvelle...
Une année, mon année, ton année, votre année, notre année...
Marie-Odile Cadé
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Marie-elisabeth 
France
Messages : 29593 
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Date du message :
novembre 6, 2011 13:22
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Deux.
Je ne croyais plus qu'en mes doutes Et, seul, je n'attendais plus rien ; Je tournais le dos à la route, Celle du monde et des humains, Pour l'avoir trop montrée en vain.
Mais j'ai rencontré ton visage, Ton regard me disait : "Je suis Un oeil tout rond d'oiseau sauvage Profond comme un ciel sur la nuit, Pour interroger l'infini."
Et tu m'as dit : "Je veux te suivre ; Il faut reprendre tes chemins, Entre les coeurs, entre les livres, Les peintres et les musiciens, Cette maison et le lointain."
Et revoici que je m'étonne, Je suis comme un ressuscité, De cette joie qui carillonne Pour une vie recommencée, En t'apprenant ce que je sais.
j'ai beau connaître le voyage, Si tu savais ce que j'ignore, Comme ils changent les paysages Quand viennent le soir ou l'aurore ! Comme ils changent les paysages, A deux, quand on partage encore !
Pierre Selos Collection "Poètes trop effacés" ;
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G-mate 
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Canada 
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Date du message :
novembre 10, 2011 09:20
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NE PLEUREZ PAS Ne pleurez pas si vous m'aimez. Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous, Ce que nous étions pour les autres, nous le sommes toujours.
Donnez moi le nom que vous m'avez donné, Parlez moi comme vous l'avez toujours fait. N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, Sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié. Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue? Je vous attends. Je ne suis pas loin, Juste de l'autre côté du chemin. Bon voyage, tout est bien.
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G-mate 
Admin famille
Canada 
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Date du message :
novembre 16, 2011 20:41
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Ne vis pas sur cette terre A la façon d'un locataire Ou bien comme en villégiature Dans la Nature. Vis dans ce monde Comme si c'était la maison de ton père. Crois aux grains, A la terre, à la mer, Mais avant tout à l'homme. Aime le nuage, la machine, le livre. Mais avant tout aime l'homme. Sens la tristesse De la branche qui se dessèche De la planète qui s'éteint De l'animal infirme. Mais avant tout sens la tristesse de l'homme. Que tous les biens terrestres Te prodiguent la joie, Que l'ombre et la clarté Te prodiguent la joie, Que les quatre saisons Te prodiguent la joie, Mais avant tout que l'homme Te prodigue la joie."
Nazim HIKMET
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Noemie19491 
Canada
Messages : 6206 
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Date du message :
novembre 17, 2011 10:22
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perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d'amour; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je respire, si je parle; je sais que je t'aime
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Joane- 
Canada
Messages : 1591
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Date du message :
novembre 21, 2011 09:28
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Bien jolis tes mots,Noemie 
Mon cœur se cache....
Mon cœur se cache de l’automne Comme les roses après l’été Seuls quelques rêves tourbillonnent En quête d’un gîte pour s’abriter
Avant de tirer leur révérence Freinant leur course déchaînée Les feuilles font leur dernière danse Dans un ruisseau presque gelé.
Je ne crains pas de voir le vent Sur son passage tout balayer De s’arrêter dans un tournant Le temps d’un tout dernier baiser
Toi qui dis m’aimer plus que tout Serai-je encore dans tes pensées Quand le soleil, comme un voyou Disparaîtra dans ses quartiers
Et quand s’installera l’hiver Lorsque la nuit déjouera l’heure Je t’attendrai dans ma chaumière Près de toi je n’aurai plus peur
Joanne  En espérant que l'hiver qui vient ne soit pas trop rigoureux
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G-mate 
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Canada 
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Date du message :
novembre 23, 2011 18:32
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La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive , une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce que l'on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui lentement font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille, il demande comme l'enfant insatiable: et après? il défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre confiance en vous même, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement. Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif, réceptif à ce qui est beau, bon et grand, réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini. Si un jour votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard."Samuel Ullman
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